Dix sur quinze : tous les espoirs sont permis

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Impact Montréal - NSC Minnesota 2-0

Match joué le 20/08/2011
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MONTRÉAL : Bush, Kreamalmeyer, Knowles, Camara, Gatti, Lowery, Pore (70e Diouf), Westlake, Ubiparipovic, Ilcu (63e Di Lorenzo), Sebrango (88e Montaño)

MINNESOTA : Warren, Clements, Altman, Dias, Davis, Hlavaty, Rodriguez (75e Walker), Gotsmanov (67e Takada), Lorenz, Nuñez (60e Del Do), Bracalello

ARBITRE : M. Navarro

AVERTISSEMENTS : Lowery, Kreamalmeyer, Bush

LES BUTS : 45e Pore (1-0), 83e Sebrango (2-0)


Et voilà, deux victoires de suite. Enfin ! Et la statistique surprenante du jour : l’an dernier, il avait fallu attendre une semaine de plus pour vivre ce bonheur. Comme quoi, rien n’est perdu. Cette victoire contre Minnesota, si elle est bien moins éclatante que celle contre Atlanta la semaine dernière, n’en est pas moins importante.

Nick De Santis a appliqué l’adage qui veut qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Il a donc reconduit, sans rien y changer, le onze qui s’était imposé contre les Géorgiens. Pizzolitto et Billy sont donc toujours cantonnés au banc alors qu’Ilcu a été confirmé comme titulaire (vu sa première sortie convaincante à ce titre, c’était franchement justifié) et Kreamalmeyer conservait son poste d’arrière droit.

Un tir à distance dévié par Warren, une tête trop croisée de Sebrango sur corner, un long ballon vers le même Sebrango qui obligea Warren à sortir à l’entrée de son rectangle : en 10 minutes, ça avait déjà chauffé plusieurs fois devant le but visiteur. Montréal avait la mainmise sur le ballon et confirma cette domination tout au long de la première moitié de la mi-temps.

Malgré tout, c’était quand même très stérile dans la construction du jeu et les dangers venaient surtout d’espaces laissés par erreur par l’adversaire, comme sur des contres. Sur l’un d’eux, Sebrango, lancé sur la droite, tenta le centre-tir : l’envoi n’était pas cadré et ne put être touché par Ilcu, serré de près par deux défenseurs qui avaient quand même du mal à le maîtriser. Deux minutes plus tard, après une belle récupération, Ubiparipovic put progresser de près de 20 mètres sans être inquiété et décida ensuite de tirer, hors-cadre toutefois.

L’attitude de Minnesota reflétait à la fois la place de l’Impact au classement et la visite chez une équipe qui a quand même des qualités. Ainsi, les porteurs des maillots bleus clairs aux numéros orange (encore une fois, merci pour les pauvres commentateurs de télé et de radio qui se sont éclatés les yeux à cause de ça) ne jouaient certainement pas à onze derrière mais ne s’aventuraient pas non plus devant de manière inconsidérée. Il faut dire qu’offensivement, il y avait un manque de solutions : Bracalello, encore une fois très bon, décrochait souvent, mais son partenaire Nuñez était un des plus mauvais de son équipe. Ainsi, Minnesota manquait cruellement de solution au moment d’envoyer le ballon devant.

Ça ne l’a pas empêché de mettre le nez à la fenêtre aux alentours de la demi-heure, profitant d’une bonne dizaine de minutes de laisser-aller de l’Impact. D’abord sur un contre dessiné sur la gauche sur lequel personne ne parvint toutefois à se mettre en bonne position. Le ballon passa de pied en pied jusqu’à se faire envoyer au-dessus par Bracalello. Ensuite par un tir de Davis dans le filet latéral.

Montréal reprit un peu ses esprits avant la pause, ce qui se matérialisa par un tir de Pore au-dessus et un coup franc de Camara lui aussi trop enlevé. On pensait donc que les deux formations rentreraient aux vestiaires sur un partage.

C’était sans compter sur ces petits éclairs de lucidité qui font la différence. On était dans les arrêts de jeu et une fois de plus, Minnesota avait laissé un espace vacant dans l’axe entre le grand rectangle et les 30/35 mètres. Montréal bénéficiait d’une touche et Ilcu avait parfaitement vu cette faute d’inattention. Il demanda donc rapidement le ballon à Gatti, qui l’envoya au bon endroit pour permettre à l’attaquant de semer tout le milieu de terrain adverse. Une fois sa course terminée, Ilcu ouvrit vers la droite sur Pore, dont le tir croisé termina dans le coin opposé du but (1-0).

Un but juste avant le repos, alors que l’équipe peinait quand même à se créer des occasions (on peut résumer les 45 minutes qui ont précédé en disant qu’elle avait souvent été menaçante mais jamais réellement dangereuse), voilà l’adjuvent psychologique idéal et le bon moyen de donner un coup au moral à l’adversaire au moment où il doit recharger ses accus.

Au retour de la pause, on a toutefois vu un Impact très timoré. On jouait dans un seul camp et ça en devenait inquiétant. Néanmoins, Minnesota parvenait tout au plus à se créer des corners sur lesquels Camara s’imposait toujours. Véritable tour défensive, il a repoussé un grand nombre d’assauts (certes timides) visiteurs. Il a fallu attendre plus de 20 minutes pour voir Bush mis à contribution, sur un coup franc de Bracalello qui a filé droit dans ses mains.

Même résultat 10 minutes plus tard, sur une phase de jeu, suite à un beau geste du même Bracalello, dont le tir à ras-de-terre était assez écrasé et sans réel problème pour le portier montréalais.

Il a fallu patienter 33 minutes pour enfin voir un danger montréalais en deuxième période. Sur un contre, Ubiparipovic lança Diouf sur la droite mais il poussa son ballon un peu trop loin et Warren était parfaitement sorti (il a souvent montré au cours du match que c’était un de ses points forts).

Ce n’était que partie remise. Ce fut au tour de Westlake de lancer Diouf sur la droite. Cette fois, Sebrango était impliqué aussi, il avait plongé au deuxième poteau, où le Sénégalais l’avait vu : il lui mit parfaitement le ballon sur le pied et le meilleur buteur montréalais se chargea de mettre fin au suspense (2-0).

Dès lors, le sort de la rencontre ne faisait plus de doute. Minnesota avait abdiqué. Pour son premier ballon, Montaño, sur l’aile gauche, envoya Diouf dans l’espace de l’autre côté du terrain pour un nouveau face à face avec Warren, une fois de plus remporté par ce dernier. La dernière occasion eut pour instigateur Di Lorenzo, de retour sur le terrain après 38 jours d’absence, qui servit Ubiparipovic sur la droite du petit rectangle, mais une fois de plus, Warren avait bien réduit l’angle.

Ce match mettait aussi fin à une série de cinq rencontres consécutives au stade Saputo. Avant qu’elles ne commencent, je pensais qu’il fallait prendre 10 points pour encore croire à la sixième place. C’est exactement le total emmagasiné par l’équipe (trois victoires, une défaite et un nul). L’écart se resserre avec le ventre mou du classement et l’espoir est toujours permis. Pour y arriver, il conviendra aussi d’être plus performant à l’extérieur que depuis le début de la saison (4 points sur 30). C’est la prochaine mission de l’équipe, programmée pour samedi prochain à 18h00, sur le terrain de Minnesota.

Matthias Van Halst

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