Toronto fait Fanni face au bouchon lyonnais

Impact Montréal - Toronto FC 1-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 17/03/2018

 Impact Média
MONTRÉAL : Bush, Fanni, Cabrera, Raitala, Lovitz, Piette, Taïder, Krloicki (66e Béland-Goyette), Petrasso, Piatti (90e Jackson-Hamel), Vargas (85e Donadel)

TORONTO : Bono, Hagglund (59e Delgado), Zavaleta, Moor, Van der Wiel, Morgan (66e Auro), Bradley, Aketxe (59e Hasler), Osorio, Giovinco, Altidore

ARBITRE : M. Sibiga

AVERTISSEMENTS : Piette, Bradley, Krolicki, Vargas, Cabrera, Donadel

LES BUTS : 41e Vargas


Montréal a remporté sa première victoire de la saison lors de ses débuts à domicile, 1-0 contre une équipe de Toronto loin de son niveau habituel. Si les effluves de la Ligue des champions n’y étaient pas pour rien, il ne faut pas pour autant diminuer les mérites des Montréalais qui a perturbé son adversaire avec une réorganisation tactique et une défense centrale à trois emmenée par Rod Fanni dont les débuts ont été plus que réussis.

La composition Montréalaise, pour laquelle il a fallu patienter plus longtemps que d’habitude, réservait ainsi quelques surprises… d’autant que sur le terrain, la disposition n’était pas la même que celle sur le papier. Ainsi, on avait été surpris de voir Fanni, titularisé pour la première fois, annoncé à droite. En fait, il évoluait au sein d’une défense centrale à trois, avec Cabrera et Raitala. Fait inusité à l’Impact : il y avait un seul homme par flanc, Petrasso à droite et Lovitz à gauche. Krolicki, Piette et Taïder évoluaient dans l’entrejeu, parfois sur toute la largeur du terrain. Et devant, Vargas (plus à droite) et Piatti (plus à gauche) jouaient côte à côte. Fait à noter : blessé, Mancosu n’était même pas dans le noyau pour ce match.

En face, la qualification acquise au Mexique mardi avait laissé quelques traces. Vazquez et Morrow n’étaient pas dans le groupe, Mavinga commençait sur le banc. Plus surprenant, Van der Wiel était titulaire (un média torontois bien informé expliquait que Vanney veut donner le plus d’automatismes en cours de match à ses nouveaux). Dans l’entrejeu, Aketxe relayait Delgado, mais Bradley et Osorio étaient confirmés, tout comme Giovinco et Altidore devant eux.

L’organisation inhabituelle de l’Impact a demandé des efforts d’organisation de part et d’autre. Évidemment, côté montréalais, il fallait s’habituer à ce système utilisé en match pour la première fois, sans oublier l’adaptation nécessaire à Fanni. Mais on voyait également que cela posait des problèmes à Toronto qui, même après son habituel quart d’heure d’étude de l’adversaire, n’a trouvé aucune route en direction du but de Bush.

Malheureusement, ce jeu d’échecs qui aurait quand même pu être intéressant bien que peu spectaculaire, fut longtemps tiré vers le bas par 22 acteurs manquant à la fois d’intensité et de justesse technique. Ainsi, on nota un nombre incalculable de pertes de balle de part et d’autre au cours du début de rencontre, donnant le ton à la suite des évènements. Il fallut ainsi attendre plus d’une demi-heure pour voir la première possibilité de la rencontre, un tir à distance de Giovinco que Bush détourna en corner.

Ce Toronto quelque peu en dedans et ce match guère emballant laissait le loisir d’observer la nouvelle organisation montréalaise, et plus particulièrement les débuts de Fanni. Jouant entre ses deux partenaires, il ne lésinait pas sur les consignes, plaçant tout son monde et tentant d’anticiper les actions adverses. Face à un adversaire au jeu bien huilé, on peut se demander si l’engrenage adverse était rouillé à ce point ou si, en peu de temps, il a été très bien étudié tant par le joueur que par l’encadrement technique. L’objectif était de ne pas encaisser et, comme disent les Marseillais, Toronto a fait Fanni (expression de pétanque pour un joueur qui perd sans marquer de point).

Il fallut attendre la toute fin de la première mi-temps pour que Montréal crée enfin le danger. Avant cela, on a quand même noté quelques interventions défensives torontoises à propos pour annihiler l’une ou l’autre occasion potentielle. Ceux qui voulaient de l’opportunisme ont été servi, puisque cette première menace fit mouche immédiatement. Sur un contre, Piatti en profita pour effectuer une longue chevauchée dans un espace ouvert dans l’axe et fixer la défense adverse. Vargas avait suivi et s’était toujours mis judicieusement à sa disposition. Ce qui permit à son équipier de décider du meilleur moment pour lui céder le ballon. Bien placé, le Chilien put ajuster un tir croisé imparable pour Bono (1-0).

Ce but a prolongé l’apathie des joueurs torontois, qui auraient pu le payer cher en fin de mi-temps. Mais Moor s’est jeté deux fois de nulle part pour sauver des envois de Piatti placé en position de tir la première fois grâce à une glissade de Zavaleta, la seconde suite à un contrôle qui avait surpris la défense et lui avait ouvert un angle de frappe.

La deuxième mi-temps a repris sur les mêmes bases, Montréal passant près d’exploiter une nouvelle perte de balle torontoise. Cette fois, Taïder a déboulé sur la gauche avant de tenter sa chance d’un angle fermé, mais il n’est pas parvenu à battre Bono.

Le discours de Vanney à la mi-temps n’avait visiblement pas apporté de solution aux visiteurs, toujours aussi stériles en possession de balle, incapables de provoquer des erreurs ou des fautes à des endroits stratégiques, ni de se reconvertir offensivement assez vite quand leur adversaire perdait le ballon. Un tir à distance quelque peu désespéré de Bradley, qui a fini loin au-dessus, en disait long…

Face à un adversaire hésitant dans sa course à l’égalisation, Montréal était bien plus résolu à profiter de chaque possibilité s’offrant à lui. Surprenant la défense suite à un une-deux dans le rectangle avec Piatti, Taïder a envoyé un tir croisé qui a léché l’extérieur du montant gauche de Bono. Puis sur une nouvelle reconversion rapide, Piatti, plein axe, s’est avancé avec du soutien des deux côtés : il a préféré tirer, ce fut droit sur Bono.

À l’heure de jeu, Toronto a commencé à se montrer un peu plus menaçant. D’abord timidement, quand un corner qui traînait a été repris par Hasler mais contré dès le premier rideau. Ensuite lors d’une de ses rares actions digne de son rang, un ballon de Giovinco par-dessus la défense vers Altidore qui a contrôlé de la poitrine et devancé Bush, plaçant le ballon hors de portée du gardien mais à gauche de son but.

Même si Montréal ne se contentait pas de défendre – tombant entre autres dans le piège du hors-jeu à quelques occasions, dont l’une fut suivie d’un but annulé – les meilleures occasions étaient désormais torontoises. Un tir à distance de Giovinco peu à côté, une reprise de la tête d’Auro bien placée mais pas périlleuse outre mesure pour Bush, ou une demi-volée trop hasardeuse de Bradley pourtant en bonne position sur la gauche du rectangle après un relais avec Delgado.

On crut à l’égalisation à un peu plus de cinq minutes de la fin quand Altidore, sur la droite du rectangle, a effacé quelques adversaires pour se placer en position de tir : une frappe déviée qui a continué son chemin vers le but. Un ballon pas tout à fait hors d’atteinte mais très difficile à négocier pour de rares joueurs des deux camps qui le convoitaient : Petrasso fut le plus prompt, et sauva les meubles juste devant la ligne !

La défense commençait à souffrir. Ça s’est vu entre autres quand elle a dégagé plein axe un centre de la droite, permettant à Bradley de tirer de loin, encore hors-cadre. Mais elle n’était pas abandonnée à son sort, loin de là ! Montréal ne jouait pas à onze derrière (Toronto, très peu inspiré il faut le reconnaître, n’arrivait pas non plus à l’y pousser) et arrivait plus souvent qu’à son tour à conserver le ballon pour permettre à une bonne partie de l’équipe de souffler.

C’était suffisant pour ne plus être menacé par un Toronto loin du sommet de sa forme, aux passes imprécises, manquant de justesse dans son jeu et loin de son meilleur niveau technique. Bien entendu, certains de ses manquements ne sont dus qu’à Toronto, comme en témoigne le coup franc de Giovinco dans les nuages pendant les arrêts de jeu, mais si l’adversaire a déjoué, c’est aussi en bonne partie parce que Montréal a su jouer la partition appropriée.

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