L’Impact mis en boîte à la fin d’un match peu emballant

Chicago Fire - Impact Montréal 1-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 09/05/2018

CHICAGO : Sanchez, Ellis, Kappelhof, Lillard, Vincent, McCarty, Adams (82e Johnson), Schweinsteiger, Katai, Gordon (61e Collier), Nikolic (72e Campos)

MONTRÉAL : Bush, Petrasso, Fanni, Raitala, Lovitz, Piette, Taïder (90e Mancosu), Silva (72e Béland-Goyette), Edwards, Piatti, Jackson-Hamel (78e Oduro)

ARBITRE : M. Stoica

AVERTISSEMENTS : Petrasso, Vincent, Adams

LES BUTS : 89e Ellis (1-0)


Un tir malencontreusement dévié a permis à Chicago de battre Montréal 1-0 dans les toutes dernières minutes d’un match guère emballant, lors duquel l’Impact n’a pas été capable d’exploiter les faiblesses d’un adversaire qui a pris le contrôle des opérations dans la dernière demi-heure.

Faire tourner l’effectif au milieu d’une semaine chargée ou confirmer le onze qui a pris le dessus sur New England ? Rémi Garde a surtout misé sur la continuité, apportant quand même deux changements à l’équipe, Duvall et Cabrera cédant leur place à Petrasso et Fanni. En face, Nikolic et Gordon étaient titularisés de concert alors que Schweinsteiger commençait dans l’entrejeu.

Coutumier des débuts de match ratés, Chicago voulait bâtir sur ses progrès des dernières semaines. L’équipe locale tentait donc de construire, privilégiant avant tout la conservation et la circulation du ballon à toute passe risquée. Et donc, si elle a souvent maîtrisé le cuir, elle a rarement avancé vers le but de Bush. Montréal prenait peu de risques aussi. Les deux équipes se sont armées de patience… tout comme les gens qui regardaient le match (ô combien rares dans ce stade très mal situé).

Il y eut quand même de rares incursions timides dans les deux rectangles. Sur un centre de la gauche de Katai, Fanni a mis le pied pour devancer Nikolic, obligeant Bush à intervenir pour dévier en corner. Côté montréalais, on a longtemps dû se satisfaire d’un centre de Taïder qui a traversé le petit rectangle sans que personne ne touche au ballon ou d’un tir de loin de Silva dont Sanchez s’est emparé bien trop péniblement.

La meilleure occasion visiteuse des 45 premières minutes échut à Piatti, bien servi par Jackson-Hamel auteur d’une passe bien ajustée entre Kappelhof et Adams : isolé, l’Argentin rata toutefois son contrôle, laissant à Sanchez le temps de lui sortir dans les pieds. On nota aussi, car on a dû se contenter de peu, une passe de Lovitz qui a traversé la zone dangereuse en passant devant tout le monde ou un tir à distance de Piette qui a fini dans les nuages. Deux semblants d’occasions avec un beau travail de Taïder à la base de l’action.

Devant l’autre but, c’était à peine plus animé même si les rares dangers étaient plus précis. Après un centre de la gauche au sol, Katai nous a gratifiés d’un beau geste technique pour reprendre le ballon qui a été repoussé par le poteau avant de lui revenir dans les pieds. Il le reprit comme il put, et Lovitz dut sauver les meubles juste devant la ligne. Quelques minutes plus tard, Bush était à la bonne place pour s’emparer d’une reprise de la tête d’Ellis sur corner.

Chicago a souvent aussi souffert en début de deuxième mi-temps cette saison, et ce match n’a pas fait exception. Au retour des vestiaires, Montréal a ainsi d’abord réussi à mieux s’installer dans le camp adverse, et à y créer le danger. D’abord via une action individuelle de Piatti qui a fini en tir trop croisé. Ensuite sur un coup franc de très loin tiré en force par Taïder : un ballon très vicieux pour la défense, qui l’a dévié tant bien que mal, sans le maîtriser, et Edwards a pu le reprendre de la tête. C’était cadré mais n’a pas causé de problème à Sanchez. Le gardien a eu plus chaud peu avant l’heure de jeu sur un pressing de Jackson-Hamel qui l’a mis en difficultés mais il a réussi à s’en sortir.

C’est à ce moment du match que Montréal aurait pu, aurait dû, imposer son jeu. On voyait que sur certaines phases, la défense de Chicago avait du mal. Elle était par exemple particulièrement hésitante sur les ballons qui traversaient son rectangle. Elle a aussi beaucoup souffert depuis le début de saison quand son adversaire posait son jeu. Mais l’Impact n’a pas su prendre cet avantage. Au contraire, l’entrejeu local a repris le dessus, et les changements ont apporté à Chicago plus de poids devant, l’aidant aussi à reprendre le contrôle du match au fil de cette deuxième mi-temps, pourtant péniblement entamée.

À l’approche de l’heure de jeu, Chicago a commencé à prendre du poil de la bête. Fanni a d’abord dû intervenir dans les pieds de Gardon qui s’apprêtait à reprendre un bout portant un centre qui lui avait été remis de la tête. Nikolic a ensuite sauvé l’Impact lors d’un corner, en étant sur la trajectoire d’une reprise de la tête d’Ellis qui se dirigeait vers le but alors que Bush était battu. Chicago a conservé le ballon, qui est allé en retrait vers Schweinsteiger dont l’envoi prenait la bonne direction mais a été contré.

La stratégie montréalaise évoluait. En possession de balle, l’équipe tentait de créer le danger de plus bas - sans s’aventurer à moins de 20 mètres du but adverse - et de façon plus centrale. Les arrières latéraux participaient moins. Sur les ailes, Edwards était de plus en plus discret alors que Piatti était bien muselé par Chicago et moins adroit techniquement qu’à son habitude. L’idée était louable, l’exécution, en revanche, n’était pas au rendez-vous : construction déficiente, trop de mal à conserver le ballon et ratés individuels ont contribué à la léthargie offensive qui a suivi, la faute à des péchés tant individuels que collectifs.

En confiance, l’équipe locale a été, elle, de plus en plus offensive dans le dernier quart d’heure… et aussi de plus en plus dangereuse. Le premier pétard, mouillé, a été allumé par Vincent dont le tir à distance était cadré mais sans danger pour Bush. Le gardien a ensuite dû aller chercher le ballon au fond de ses filets sur un tir de Katai qui pensait avoir gagné son duel avec Fanni sur un long ballon, avant de marquer, mais l’arbitre a sanctionné une faute du joueur local sur le défenseur.

Chicago a aussi envoyé plusieurs centres qui sont passés devant tout le monde. La défense de l’Impact souffrait, mais les attaquants locaux manquaient de présence. Si les visiteurs pliaient de plus en plus, les remplaçants locaux, eux, pesaient tout autant. Ils ont failli s’allier pour l’ouverture du score : Collier et Campos ont tour à tour gagné leur duel avec un arrière de l’Impact, et le dernier nommé est tant bien que mal parvenu à mettre le pied sur le ballon pour l’envoyer dans la bonne direction. Bush a réussi à se coucher de tout son long pour le dévier, mais le ballon est resté libre : en déséquilibre, Katai n’a pas réussi à y arriver assez vite et se l’est fait subtiliser par Béland-Goyette auteur d’un très bon retour.

Les risques de Chicago se matérialisaient par les efforts offensifs d’Ellis. Le défenseur s’est d’abord jeté sur un ballon remis par Schweinsteiger sur un coup franc au deuxième poteau, mais n’a pas réussi à battre Bush. Il a persévéré et été récompensé à un peu plus d’une minute de la fin du temps réglementaire. Après un bel effort sur son flanc droit, il a réussi à rentrer dans le jeu à hauteur de l’entrée du rectangle sans être inquiété et s’est dit qu’il serait bien inspiré de tirer : une foule de joueurs étaient entre lui et le but et, bien malencontreusement, Piette a dévié le ballon qui a fini au fond des filets alors que Bush ne pouvait plus bouger (1-0).

Montréal a eu une occasion d’égaliser, un long ballon prolongé de la tête par Petrasso vers Oduro qui, d’un angle fermé, a tenté une demi-volée difficile, trop croisée.

Si l’Impact ne méritait pas la victoire ce soir, la défaite peut paraître sévère. En même temps, si on se met un instant à la place de Chicago, on dirait que c’est un succès mérité qui récompense les efforts de la dernière demi-heure et le travail des remplaçants qui, sans avoir marqué, ont fini par faire pencher l’équilibre du match. Que l’équipe a su s’ajuster et faire le nécessaire en fin de match pour prendre les trois points.

Il faut reconnaître que l’Impact n’a pas été capable d’exploiter les faiblesses adverses ni de continuer sur la lancée de son bon quatrième quart d’heure, après lequel Chicago a été capable de reprendre le contrôle des opérations. Mais personne n’aurait crié au scandale en cas de match nul. Comme la victoire de samedi dernier, cette défaite ne restera pas longtemps à la dernière ligne de la colonne des résultats puisqu’il y a déjà un match prochainement, ce samedi contre Philadelphie, un adversaire contre lequel Montréal a toujours marqué, et jamais perdu, au cours de leurs six dernières confrontations. De quoi espérer une nouvelle après-midi de joie au stade Saputo !

Calendrier

Prochain match

Cincinnati - Montréal
Mercredi 30 janvier, 19h00

Dernier match

New England - Montréal1-0
Dimanche 28 octobre, 16h30

► Calendrier complet

Classement MLS

JPts
  1. New York3471
  2. Atlanta3469
  3. Kansas City3462
  4. Seattle3459
  5. Los Angeles FC3457
  6. Dallas3457
  7. New York City3456
  8. Portland3454
  9. DC United3451
10. Columbus3451
11. Philadelphie3450
12. Salt Lake3449
13. LA Galaxy3448
14. Vancouver3447
15. MONTRÉAL3446
16. New England3441
17. Houston3438
18. Minnesota3436
19. Toronto3436
20. Chicago3432
21. Colorado3431
22. Orlando3428
23. San José3421
► Classements complets

En direct du forum

4h58 - Départ d'Adam Braz par Gabegeh

23h33 - "Hémorragie financière" pour l'IMFC par Citlec

20h12 - Préparation de la saison 2019 par Bxl Boy

19h14 - Effectif 2019 par Daniel

18h20 - Bilans de saison 2018 par Bxl Boy

15/11 - Championnat Argentin *Topic Officiel* par Alqueb

15/11 - Ligue canadienne: objectif 2019 par Bobyboy

12/11 - Pronostics playoffs MLS 2018 par Pouchkine

► Aller sur le forum

Sur Twitter

Nouvelles de la MLS

Buteurs

 Piatti16 
 Taïder
 Silva
 Vargas
 Mancosu
 Jackson-Hamel
 Edwards
 Amarikwa
 Camacho
 Sagna
 Lovitz
 Raitala
 Fanni
► Toutes les stats

L'homme de la saison

Après 36 matches

1. Piatti
2. Fanni
3. Silva
4. Taïder
5. Bush

► Détails

Quiz

À la fin de la saison 2012, Montréal était en milieu de classement mais, dans le jeu...

  • Était la meilleure équipe de MLS dans certains domaines, la pire dans d'autres
  • Avait des statistiques moyennes, reflétant son classement
  • Était très faible dans tous les aspects et ne méritait pas sa place au classement
► Testez vos connaissances

Jouez avec nous

► Rejoignez la ligue ImpactSoccer.com