À sens unique

New York City FC - Impact Montréal 3-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 11/07/2018

NEW YORK CITY : Johnson, Tinnerholm, Ibehaga, Callens, Sweat, Ring (81e Awuah), Ofori, Moralez, Medina, Wallace (62e Matarrita), McNamara (67e Lewis)

MONTRÉAL : Bush, Petrasso, Fanni, Cabrera, Raitala, Piette (82e Krolicki), Taïder, Shome, Edwards (59e Lovitz), Piatti, Jackson-Hamel (59e Silva)

ARBITRE : M. Kelly

AVERTISSEMENT : McNamara, Tinnerholm, Edwards

LES BUTS : 60e Medina (1-0), 65e Matarrita (2-0), 76e Lewis (3-0)


L’Impact a été dominé d’un bout à l’autre de la rencontre à New York City. N’ayant jamais droit au chapitre, il a flanché quand l’adversaire a été plus rapide et plus précis en deuxième mi-temps, s’inclinant finalement 3-0.

Avec un match de milieu de semaine pris en sandwich entre deux rencontres le week-end, la semaine en cours est la plus chargée cette saison pour Montréal en championnat. Rémi Garde a fait tourner son effectif, avec les titularisations de Cabrera, Shome, Petrasso, Edwards et Jackson-Hamel. Calendrier et blessures ont aussi été à la source d’une rotation dans l’équipe locale.

New York City a largement dominé d’un bout à l’autre de la rencontre, contrôlant le ballon pendant l’essentiel des échanges, tantôt plus haut tantôt plus bas, tentant de percer la défense de l’Impact de diverses manières. L’objectif était de se créer de l’espace sur un petit terrain, et aussi étroit soit-il, la méthode était souvent d’élargir le jeu.

Le premier danger est survenu après une belle construction côté gauche, ponctuée par un tir placé que McNamara a un rien trop croisé. On notera aussi en centre de Sweat repris de la tête par… Moralez du haut de ses 158 centimètres, un ballon toutefois facile pour Bush.

Sans se sentir acculé à son but, Montréal n’en menait pas large et était souvent dépassé. Contrairement aux rencontres précédentes, la mise en place défensive était mise à mal. Du coup, les joueurs locaux parvenaient à créer quelques situations chaudes dans le rectangle, rarement suivie d’effets dans un premier temps, notamment en raison d’un mauvais choix ou d’un manque de précision. Johnson, lui, regardait tout ça d’assez loin.

L’occasion la plus chaude des 45 premières minutes est tombée peu avant la demi-heure. Tout a commencé par un centre de Tinnerholm très mal dégagé, permettant à Sweat d’envoyer un très bon tir de loin sur lequel s’est jeté Medina, prolongeant le ballon à côté… alors que le but était vide, que le tir initial était peut-être cadré et que lui-même était peut-être hors-jeu !

Malgré quelques moments de frayeur pour l’Impact, son adversaire ne se créait alors pas encore tellement d’occasions franches. Une tête et un tir de Wallace, tous les deux au-dessus, furent ainsi les principales menaces jusqu’à ce que Ring y aille d’un envoi à distance bondissant, plus intéressant, mais toujours sans difficulté pour Bush.

Dès la reprise, on a constaté une physionomie du match inchangée, mais avec une équipe new-yorkaise haussant le rythme et plus appliquée. Avec évidemment une conséquence immédiate : les approximations locales en zone de finition se sont transformées en occasions. Et elles furent nombreuses.

On ne rejouait que depuis trois minutes qu’un corner arrivait à Callens qui envoyait une reprise de la tête au premier poteau, repoussée par un gros réflexe de Bush. Le danger est revenu rapidement. Moralez a centré de la droite, cette fois Sweat a émergé dans les airs, d’un coup de tête intéressant mais trop dirigé vers Bush pour l’inquiéter réellement.

Les côtés, toujours les côtés. L’un comme l’autre, selon le moment du match. Cette fois, c’était le flanc gauche de l’Impact qui souffrait. Permettant un centre vers Moralez, qui a enchaîné contrôle, pivot et frappe au-dessus, une action sans danger mais dont l’esthétique traduisait ce début de deuxième mi-temps.

D’un côté à l’autre… ou presque. Et horizontalement, ça va de soi. Cette fois, Sweat, un peu rentré dans le jeu à gauche, était lancé dans l’espace avant d’envoyer un ballon qui est passé derrière tout le monde jusqu’à arriver à Moralez dont la puissante reprise en un temps était déviée par Bush. L’orage devenait intenable, l’Impact avait énormément de mal à se dégager et à arriver dans le camp adverse.

Et à l’heure de jeu, ce qui devait arriver arriva. Sur la droite, le ballon prit la direction du côté opposé en toutes petites passes, jusqu’à arriver dans l’axe où Medina le conserva, se décala, effaça certains adversaires très facilement alors que les autres étaient très bas : un espace de tir s’était ouvert, il tenta sa chance de loin et laissa Bush cloué sur place alors qu’il n’était pas sur ses appuis au moment de la frappe (1-0).

Le verrou avait sauté, et le plus facile semblait fait pour New York City. Cinq minutes après l’ouverture du score, Medina fut lancé sur la gauche au milieu du camp de l’Impact, perdu défensivement avec une incompréhension collective sur le fait de jouer le hors-jeu ou non. Le premier buteur de la soirée profita évidemment de tout l’espace offert pour s’y engouffrer, et avoir le temps de voir l’appel de Matarrita à l’extrémité inverse du terrain. Alors que tout le monde s’attendait à un centre, Medina envoya le ballon au Costaricien qui conclut d’un petit lob subtil sur lequel Bush sembla complètement perdu avant d’aller chercher le ballon au fond de ses filets (2-0).

L’Impact s’approchait à peine du but de Johnson. Et une des rares fois où ça s’est produit, il a perdu le ballon et New York City nous a offert une reconversion rapide sur presque tout le terrain, n’empêchant pas la présence de nombreux joueurs dans le rectangle montréalais. Moralez, légèrement décalé sur la gauche, trouva devant lui Matarrita dont la balle en cloche fut cette fois un centre sur la tête de Lewis, dont la reprise fut une fois de plus fatale pour Bush qui n’était pas dans son meilleur soir (3-0).

La note aurait pu être encore plus salée, puisque dans les derniers instants, Lewis a envoyé un tir de loin sur le poteau. L’Impact, pour sa part, a fini le match sans se créer la moindre occasion !

Niveau des remplaçants, automatismes moins huilés avec eux, qualité de l’adversaire, récupération, jours-sans, relâchement après une grosse période, toutes ces réponses et/ou bien d’autres, toujours est-il que l’Impact a disputé son moins bon match depuis bien longtemps. Une soirée que les supporters oublieront, mais dont l’entraîneur et les joueurs ont des leçons à tirer.

On ne peut pas tout gagner non plus, et cette défaite n’a rien de déshonorant. L’essentiel est évidemment de retrouver les bonnes habitudes des matches précédents dès le prochain rendez-vous, ce samedi à domicile contre San José.

Calendrier

Prochain match

DC United - Montréal
Samedi 29 septembre, 19h00

Dernier match

Montréal - New York City1-1
Samedi 22 septembre, 19h30

► Calendrier complet

Classement MLS

JPts
  1. Atlanta3063
  2. New York3059
  3. Kansas City2951
  4. Los Angeles FC2950
  5. New York City3050
  6. Dallas2850
  7. Portland3047
  8. Columbus3047
  9. Philadelphie3046
10. Salt Lake3045
11. Seattle2844
12. MONTRÉAL3040
13. Vancouver2840
14. LA Galaxy2938
15. DC United2835
16. New England2935
17. Minnesota2933
18. Houston2932
19. Toronto2930
20. Chicago2928
21. Orlando2925
22. Colorado2924
23. San José3020
► Classements complets

En direct du forum

8h03 - Montréal - New York City : l'homme de la saison par gbagrami

7h57 - Montréal - New York City : samedi 22 septembre, 19h30 par gbagrami

6h13 - Philadelphie - Montréal : l'homme de la saison par Bxl Boy

23/9 - section Twittosphere par imfc132

23/9 - Stade Saputo et Ambiance 2018 par imfc132

21/9 - 4 nouvelles équipes d'ici 2020? par Campoozmstnz

► Aller sur le forum

Sur Twitter

Nouvelles de la MLS

Buteurs

 Piatti13 
 Taïder
 Silva
 Vargas
 Mancosu
 Jackson-Hamel
 Edwards
 Amarikwa
 Camacho
 Sagna
 Lovitz
 Raitala
 Fanni
► Toutes les stats

L'homme de la saison

Après 31 matches

1. Fanni
2. Piatti
3. Silva
4. Taïder
5. Piette

► Détails

Quiz

Qu'est-ce que la victoire de DC United à Montréal en août 2015 avait de particulier ?

  • Ils ont marqué sur leur seul tir au but, alors que Montréal a tenté sa chance 25 fois
  • DC United n'a pas tiré une seul fois du match, son but tombant sur un centre contré par un défenseur
  • Les vainqueurs ont joué à 9 contre 11 pendant plus d'une mi-temps
► Testez vos connaissances

Jouez avec nous

► Rejoignez la ligue ImpactSoccer.com