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Bilans de saison 2020 (3) : les joueurs sous la loupe

Posted on 6 January 2021

 Impact de Montréal
Les bilans de saison se poursuivent sur ImpactSoccer.com, avec aujourd’hui les évaluations individuelles. De quoi s’occuper en attendant la présentation de la nouvelle identité du club, repenser aux bons (et moins bons) coups de la saison dernière et voir quel pourrait être l’apport des nombreux joueurs qui seront encore là en 2021.

Romell Quioto : Houston n’en voulait plus et n’a jamais réussi à lui permettre de jouer régulièrement à la pleine mesure de son talent. À Montréal, il a montré qu’il était capable d’être régulier, s’est parfaitement inscrit dans le style désiré par Thierry Henry en étant efficace sur le jeu posé dans le camp de l’adversaire tout en apportant une plus-value sur phases arrêtées. Auteur de neuf buts, il a aussi donné six passes décisives. Le tout lors d’actions ne se ressemblant pas forcément, confirmant qu’il a de nombreuses cordes à son arc.

Clément Diop : Après avoir pris la place d’Evan Bush en fin de saison dernière, le Sénégalais n’a jamais vu sa place au faîte de la hiérarchie des gardiens menacée. Félin et spectaculaire dans ses plongeons - parfois un peu excessivement, au grand plaisir des photographes - il a été l’auteur de nombreux arrêts salvateurs qui ont rapporté des points. Parfois hésitant dans ses sorties sur corner, il a connu un passage à vide avant un passage éclair en France pour raisons personnelles, mais a retrouvé son niveau à son retour.

Zachary Brault-Guillard : Sorti de l’ombre de Bacary Sagna la saison dernière, il est passé de titulaire en puissance a titulaire indiscutable. Cela s’est surtout remarqué lors… de ses absences, toujours regrettées. Si son apport est incontestable, il doit toutefois devenir plus efficace dans ses gestes offensifs et encore trouver le bon équilibre entre ses élans vers l’avant et la protection de sa zone, à travailler avec son coéquipier devant lui. Rappelons qu’il vient de fêter ses 22 ans et est certainement encore loin d’avoir atteint son plein potentiel.

Samuel Piette : Une saison particulière pour la médian québécois, pas mal sorti de sa zone de confort par de nombreuses circonstances - encore plus que les autres. Il a d’abord vu débarquer un joueur désigné pour occuper son poste de prédilection et a ensuite été assigné à un nouveau rôle, a priori pas idéal. Il s’en est sorti honorablement et, surtout, a beaucoup progressé grâce à ça. Ajoutez une première paternité à gérer alors que l’essentiel de la saison s’est joué loin de Montréal. Pour sûr, en 2020, il a beaucoup appris tant sur les terrains qu’en dehors.

Victor Wanyama : Un joueur avec son profil était nécessaire devant la défense, et il a apporté une nouvelle dimension faite de présence physique, calme et sérénité. Il récupère beaucoup de ballons et les joueurs derrière lui semblent se sentir mieux protégés. Les moments de panique et les coups francs concédés à des endroits dangereux ont été bien moins nombreux que la saison dernière une fois que l’entrejeu était effacé par l’adversaire. Il n’y est pas pour rien.

Luis Binks : Révélation de la saison, en tout cas de la première partie. Arrivé de l’équipe réserve de Tottenham avec aucune expérience en équipe première où que ce soit, on pensait qu’il aurait besoin de temps pour apprendre mais a dû jouer tôt, en raison des circonstances, et a immédiatement montré qu’il avait l’étoffe d’un titulaire. Il commet toutefois encore trop d’erreurs et de mauvais choix pour passer au niveau supérieur. Mais il a le temps : il ne fêtera ses 20 ans qu’en septembre.

Bojan Krkic : Un joueur dont on trouve difficilement la place dans un contexte où arrive un nouvel entraîneur qui n’a pas les meilleurs éléments pour occuper les onze places sur le terrain, voilà un contexte compliqué. Heureusement pour le Catalan, l’entraîneur en question était son ancien équipier Thierry Henry. Il lui a assigné un rôle un peu ingrat mais au bénéfice du collectif en début de saison, puis l’a déplacé parce qu’il a trouvé une meilleure formule. Après des hauts et des bas, Bojan a enfin été un des joueurs en vue de l’équipe en fin de saison. Mais avec un bilan de quatre buts (dont un sur penalty) et deux passes décisives, et le choix de ne pas accompagner ses partenaires en Ligue des champions, rares sont les supporters qui regretteront son départ probable.

Mustafa Kizza : Arrière gauche ougandais déniché dans son championnat domestique par Olivier Renard, il ne devait arriver qu’en 2021 et la Covid-19 a bien compliqué ses démarches pour traverser l’océan, mais il a finalement débarqué cette saison. Ce qu’il a montré est prometteur, mais il lui reste des lacunes à combler pour atteindre le niveau requis. Ce n’est pas surprenant, et la préparation de la saison prochaine lui permettra déjà de progresser et de mieux s’intégrer au jeu de l’équipe.

Amar Sejdic : Peu utilisé par Rémi Garde, il a pris une nouvelle dimension cette année et a su se mettre en valeur aux yeux de son nouvel entraîneur, dans un rôle plus offensif qui lui convient mieux. On a remarqué entre autres sa bonne lecture du jeu et sa bonne entente avec Quioto. Prochaine étape de sa montée en grade : être directement impliqué dans davantage de buts, notamment à la dernière passe.

James Pantemis : Il a dû remplacer Diop au pied levé quand celui-ci est partie dare-dare en France, puis été en quarantaine à son retour. Hésitant entre les perches en coupe du Canada l’an dernier, il a rapidement étalé sa confiance, rassuré et montré quelques belles choses, notamment sur son jeu au pied, ses sorties (parfois prématurées, néanmoins) et sa gestion des face-à-face. De quoi se dire qu’en cas de pépin avec le gardien titulaire, il y a de la relève.

Joel Waterman : Arrive en droite ligne de CSL, il n’a pas vraiment eu le temps de s’acclimater au niveau supérieur qu’il était appelé dans le grand bain dès le premier match. Et il a très agréablement surpris. Cela dit, il commet encore des erreurs trop importantes pour être prétendre à un rôle de titulaire quand tout le monde est disponible. Mais on peut compter sur lui pour tout donner, peu importe l’adversaire devant lui.

Ballou Tabla : 143 minutes de jeu, aucune titularisation… mais il a quand même été remplacé moins d’un quart d’heure après être monté a jeu lors de sa dernière apparition. Sa dernière sous le maillot de Montréal ? Il est à souhaiter pour lui qu’il parte dans un club où il se sent désiré pour un rôle qui lui convient et loin de la pression de sa ville d’origine où les attentes semblent démesurées… sauf chez ceux qui l’ont pris en grippe. Sa carrière est en jeu : le talent est là, il ne faut pas le gaspiller.

Rudy Camacho : Il y a des rôles sur le terrain et des joueurs dont on retient avant tout les mauvais coups et on remarque beaucoup moins les qualités. Le poste de défenseur central peut en faire partie et Camacho est en tête de liste de ce palmarès. Bien entendu, son exclusion et ses erreurs ont fait très mal en milieu de saison. Mais sa fin de championnat et sa prestation lors du quart de finale retour de Ligue des champions étaient de grande qualité, ce qui fut nettement moins souligné.

Saphir Taïder : Thierry Henry a réussi à canaliser son jeu : au lieu de courir partout pour essayer de compenser les carences de ses partenaires, l’Algérien s’est concentré sur ses tâches premières. Si certains trouvaient dommage de le voir moins se démener et moins marquer (sauf sur penalty), d’autres ont apprécié de ne plus le trouver “pas mal dans tout mais bien nulle part” et assigné à un travail spécifique. Et s’il était moins souvent présent devant le but, il a quand même offert de nombreuses passes de finition. Avant de partir en Arabie saoudite en cours de saison.

Lassi Lappalainen : Il rêvait d’Euro, a failli en être privé… avant que la compétition ne soit reportée. À son retour, il s’est immédiatement illustré lors d’un match de haute facture au stade Saputo contre Vancouver et fut régulièrement titulaire par la suite. Très impliqué, il doit toutefois apprendre à être décisif sur autre choses que des ballons en profondeur, souvent venus de loin, pour devenir incontournable dans une équipe ambitieuse au complet.

Mason Toye : Arrivé en cours de saison de Minnesota, il a eu l’air d’un mirage pendant une demi-saison, hormis lorsqu’il a offert un but important à Quioto contre DC United. L’illusion fut identique à celle qui laisse croire qu’il est bon de la tête en raison de sa grande taille. Il a des qualités, mais pas forcément celles qu’on pense à première vue. Les mettre en valeur sera une des tâches importantes de Thierry Henry en préparant la saison 2021.

Maxi Urruti : Il a inscrit 5 buts, ce qui est bien mieux que l’année dernière mais son rendement fut encore largement insuffisant. Replacé du côté droit d’un duo de soutien en début de saison, il y a été nettement plus à l’aise et trouvait plus facilement le chemin des filets. Mais la concurrence, les changements de système, les tentatives de le replacer en pointe, les interruptions de saison et des pépins physique ne lui ont jamais permis de confirmer. De quoi se dire que son salaire serait mieux investi ailleurs.

Rod Fanni : Titulaire lors de plus de la moitié des rencontres, il a été plutôt discret cette saison et a peu fait parler de lui, sauf lorsqu’on craignait son absence pour blessure ou que son âge se voyait sur le terrain. Encore bon pied bon œil pour un joueur de 38 ans (39 depuis le 6 décembre), il a certainement fait profiter de son expérience à ses jeunes partenaires. Apprécié des médias et du public pour sa sympathie, il semble néanmoins sur la voie de la retraite. Même si ce n’est pas la première fois qu’on le dit…

Orji Okwonkwo : Meilleur joueur de l’équipe la saison dernière, il s’est illustré contre Saprissa en marquant tôt dans le match puis a dû sortir sur blessure avant la demi-heure. La suite fut beaucoup plus compliquée : visiblement pas au sommet de sa forme, il a souvent dû se contenter d’un rôle de remplaçant et a peiné à se mettre en valeur lorsqu’il recevait sa chance.

Jorge Corrales : On ne peut pas remettre sa volonté en cause, mais il n’a jamais joué au niveau d’un titulaire. Dans ses meilleurs jours, il commettait trop de mauvais choix. Dans d’autres, il était soit invisible, soit dépassé. Sans être exécrable, il est au mieux un remplaçant intéressant, surtout dans un système comme celui de Thierry Henry. L’annonce de son départ n’a rien de surprenant.

Emanuel Maciel : Arrivé en partie comme monnaie d’échange avec Piatti, il ne suscitait pas la moindre attente. Sa première titularisation a surpris tout le monde… sa prestation aussi, agréablement. Ses longues passes ont fait sensation, au grand plaisir, entre autres, de Lappalainen. S’il s’est régalé face aux adversaires qui laissent des espaces car ils prennent des risques ou sont mal organisés, il a cependant bien plus peiné face aux autres équipes, contre lesquelles il pesait très peu sur le match.

Anthony Jackson-Hamel : À 27 ans, il est dans la force de l’âge et devrait vivre les meilleurs moments de sa carrière. Mais à Montréal, elle n’a jamais décollé. Rémi Garde ne le portait peut-être pas dans son cœur, mais il n’a pas davantage brillé depuis le départ de celui-ci. Il va quitter le club et a besoin d’en trouver un où on lui accordera une grande confiance dans un rôle important. Certains ont décrié sa mentalité, mais ce qu’on retiendra de celle-ci c’est sa décision d’être dans le groupe pour affronter Olimpia, contrairement à d’autres qui, comme lui, n’en avaient pas l’obligation en raison de la convention collective.

Shamit Shome : Un temps de jeu famélique, de rares titularisations et une saison loin de confirmer les promesses montrées sous Rémi Garde. Sa saison a suivi la trajectoire inverse de celle de Sejdic. Même s’il a des cassettes de prestations encourageantes en MLS depuis son arrivée à Montréal à montrer afin de convaincre un nouvel employeur, il poursuivra sa carrière au niveau inférieur en retournant à Edmonton.

Jukka Raitala : Nommé capitaine en début de saison, il a visiblement reçu un brassard plein de poisse. Blessé lors de match retour contre Saprissa, il a eu de la chance dans son malheur avec l’annulation de l’Euro qu’il aurait raté sans ça. Alors qu’il avait souvent réussi à se mettre en valeur malgré elle depuis son arrivée, sa sobriété fut, cette saison, trop souvent de la discrétion excessive. Encore exacerbée par le fait qu’il n’était pas sur le terrain lors des trois dernières victoires de l’équipe (contre Miami, DC United et Olimpia) alors que ses deux dernières présences ont coïncidé avec des défaites douloureuses. Ce qu’il a montré par le passé porte à croire que c’est avant tout “la faute à pas de chance” et on lui souhaite de retrouver ses meilleures sensations dans son prochain club.

Karifa Yao : Monté au jeu contre Philadelphie et titulaire lors du match suivant contre New England, il a dû jouer dans des circonstances difficiles mais, pour un défenseur central, c’était l’occasion de se mettre en valeur. Des débuts prometteurs, même si lors de sa seconde apparition, il fut victime des plans de Bruce Arena.

Clément Bayiha : Quelques bribes de match en octobre, pour un joueur qui espérait franchir un cap cette saison, c’est évidemment nettement insuffisant. Cela dit, entre la pandémie et l’absence d’équipe réserve, il n’est pas simple de s’illustrer quand on manque cruellement de temps de jeu…

Jean-Aniel Assi : Le seul des quatre jeunes appelés à gonfler le noyau contre Olimpia qui a reçu du temps de jeu. Impossible évidemment d’en donner une opinion éclairée sur ces quelques minutes, mais le peu qu’on en a vu était plus qu’intéressant.

Evan Bush, Mathieu Choinière, Steeven Saba : N’ont pas joué la moindre minute, ce qui doit les avoir amèrement déçus. Le premier est parti en cours de saison, le dernier n’a pas été conservé, et Choinière devrait visiblement être prêté la saison prochaine.

Jonathan Sirois, Keesan Ferdinand, Thomas Giraldo, Sean Rea, Rida Zouhir, Nathan-Dylan Saliba : Le troisième gardien et ces jeunes promus en équipe première en cours de saison n’ont pas joué la moindre minute, mais ça n’a rien de surprenant. Certains d’entre eux seront sûrement prêtés en 2021, surtout s’il est impossible d’aligner une équipe réserve.

Les bilans de la saison 2020 sur ImpactSoccer.com
1. Le bilan du club
2. Aperçu général de la saison

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Tuesday 15 December, 20:00

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  7. Portland2339
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  9. Minnesota2134
10. Dallas2234
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12. New York2332
13. New England2332
14. Nashville2332
15. San Jose2330
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17. Vancouver2327
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