L'équipe dans le mille, le public au chenil

Impact Montréal - Richmond Kickers 2-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 06/06/2004

 
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MONTRÉAL : Sutton, Di Tullio, Gervais, Pizzolitto, Vincello, Grande, Ze Roberto, Leduc, Biello (86e Budalic), Commodore (72e Ribeiro), Bailey (84e Kolic)

RICHMOND : Pascale, Fox, Luzak, Knight, Simms (74e Lekics), T. Williams, R. Williams, Worthen (80e Cephas), Jeffrey (68e Ukrop), Hayes, Delicate

ARBITRE : M. Petrescu

AVERTISSEMENTS : Ze Roberto, Ribeiro, Fox

EXCLUSION : 69e Leduc

LES BUTS : 47e Bailey (1-0), 83e Grande (2-0)


1. L'équipe dans le mille

Il y a de ces matches qui servent de référence. Parfois parce qu'ils sont extraordinairement bons ou mauvais, d'autres car ils sont un bon point de comparaison pour le reste de la saison, ou encore car ils amènent des situations qui permettent de faire des constatations intéressantes. A mes yeux, cette rencontre face à Richmond en est une, pour les deuxième et troisième points.

Certes, le spectacle n'a pas été grandiose et Pascale, le gardien adverse, n'a pas passé le pire après-midi de sa carrière. Mais, aussi fermé fût-il, ce match était riche d'enseignements. Et d'enseignements très positifs pour l'Impact.

Tout n'avait pourtant pas commencé de la meilleure des manières puisque la première occasion, si tant est qu'on puisse l'appeler comme ça, ne survint qu'à la 21e minute sur un corner de Grande, repris sans danger par Bailey.

De tous les adversaires que l'on a pu voir jusqu'à présent cette saison, Richmond est celui qui a fait la meilleure impression. Bien organisés et bouchant tous les espaces, les Américains empêchaient l'équipe locale de développer son jeu. Ils étaient venus pour un point, et ça se voyait. Ainsi, au cours de la première mi-temps, on a pu assister à de nombreuses scènes d'accordéon avec les visiteurs qui tentaient de resserrer les lignes tant et plus pour forcer Montréal à jouer sur une petite surface tout en laissant des espaces libres pour eux-mêmes partir en contre attaque, et une équipe locale qui essayait d'étirer tout cela au maximum afin de ne pas s'enferrer dans le piège tendu par l'adversaire.

Cela résulta en une bataille de milieu de terrain de laquelle Richmond ne se tirait pas trop mal. D'ailleurs, hormis les toutes premières minutes, ce sont eux qui contrôlaient le ballon. Sans pour autant en faire un bon usage puisque leur seule occasion des 45 premières minutes (mais elle non plus ne mérite pas ce nom) survint au milieu de la période quand Worthen tenta de lober Sutton, qui était quasiment sur sa ligne. Mission impossible en temps normal, cette tentative n'était pas dénuée de tout sens puisque avec le vent tourbillonnant et les ballons modernes parfois imprévisibles, l'envoi aurait pu prendre une trajectoire facétieuse et tromper la vigilance du portier montréalais. Il n'en fut heureusement rien.

Malgré cela, le match était d'un niveau supérieur à ce qu'on avait pu voir... depuis bien longtemps. On remarquait aussi les kilomètres parcourus par Ze Roberto, très généreux même si pas toujours efficace. Et surtout la performance étincelante de Pizzolitto derrière : si Richmond n'avait jamais été dangereux, c'était en grande partie grâce à lui, impérial de la tête. Avec un Gervais assez inspiré également, la défense centrale montréalaise était tout simplement infranchissable. Et même si les offensives adverses n'étaient pas des plus menaçantes, le fait qu'elles soient systématiquement annihilées contribuait à relancer le jeu plus vite et à mettre tout le monde en confiance.

Ces compliments pour la défense, même s'ils viennent à ce moment de la partie, valent pour l'ensemble des 90 minutes. Cette solidité derrière a aussi permis d'y jouer à trois plus souvent qu'à son tour, avec qui Di Tullio qui Grande s'aventurant plus avant. Autre constatation valable pour les 90 minutes, le côté très sportif du match (Richmond a peut-être même été un peu trop tendre et aurait dû mettre plus le pied, mais on ne s'en plaindra pas). Et pourtant, les joueurs de l'Impact faisaient preuve de beaucoup d'engagement. Ca sent la confiance. La prestation de Di Tullio l'illustre : c'est la première fois que je le vois jouer avec Montréal comme en équipe nationale de jeunes. Oui, il était très mal utilisé l'an dernier, mais quand on joue à onze la peur au ventre dans la crainte d'encaisser, ça décuple les carences...

Il n'empêche, les gardiens passaient une mi-temps tranquille et ce n'est pas le tir de Grande loin à côté à cinq minutes du repos qui viendra les perturber. Deux minutes plus tard, un effort solitaire de Biello, peu dérangé il est vrai, aboutit par un beau tir au-dessus. Et à la dernière minute, le public daigna enfin se manifester par rapport à une action qui se passait sur le terrain, mais j'y reviendrai.

Il va sans dire que Nick De Santis avait des choses à dire à ses joueurs au repos. Richmond avait le match rêvé et il fallait changer cela au plus vite. Mais l'entraîneur de Montréal va bientôt se mériter le sobriquet de Tipp ex puisqu'il excelle dans l'art de corriger les fautes (et il a en plus dû se taper la copie criblée de ratures que lui avait laissée son prédécesseur).

Le message, donc, est passé. On ne rejouait pas depuis deux minutes que Bailey ouvrait la marque. Tout avait commencé par une ouverture de Biello qui avait bien lancé Commodore sur la droite. Après un bel effort, ce dernier tira d'un angle fermé : Pascale ne put que repousser dans les pieds de Bailey qui avait bien suivi.
Pause.
Revenons en 2003.
Changeons la phrase pour la remettre aux circonstances de l'époque... Cela donne : Tout avait commencé par une ouverture de Biello qui avait bien lancé Sebrango sur la droite. Après un bel effort, ce dernier tira d'un angle fermé : Pascale ne put que repousser mais personne n'avait suivi puisque Sebrango était déjà à la passe et que tous les autres avaient pour mission de rester derrière.
Certes, c'est un peu caricatural - et encore, à peine - mais cela illustre tellement le changement ! Cette action est aussi représentative de la prestation de Bailey qui, avec ses partenaires à l'attaque, a beaucoup travaillé pour semer la pagaille dans la tête des défenseurs adverses.

Autre preuve de ce gros travail, une récupération de balle dans son camp à la 53e : il a ensuite remonté la moitié du terrain, seul, avant de céder à Vincello dont le centre était menaçant mais c'est une tête adverse qui écarta le danger. Quatre minutes plus tard, Bailey, encore lui, dos au but à l'entrée du rectangle contrôla le ballon avant de se retourner et de tirer. Mais sa frappe était écrasée.

Restons à l'attaque et aux comparaisons avec le passé. D'abord, avec l'an passé. Il aurait alors été tout à fait logique de dire que Bailey avait récupéré un ballon dans son camp puisque c'est là que tout le monde restait, a fortiori quand l'équipe menait au score. Mais cette saison, que nenni ! 0-0 ou 1-0, Bailey et Commodore restaient toujours devant, mobilisant l'attention de plusieurs défenseurs adverses qui, du coup, n'osaient pas prêter main forte devant. D'ailleurs, Montréal continuait à attaquer et cherchait le 2-0 plutôt que de se regrouper devant Sutton en espérant que le temps passe sans heurt. Résultat : moins d'occasions pour l'adversaire et pas de scénario comme on a connu par exemple contre Toronto en 2003.

Si Bailey accomplissait un travail considérable, Commodore, lui, était un danger permanent. La défense de Richmond devait sans cesse le tenir à l'œil car il était toujours sur le qui vive. Même quand le ballon était de l'autre côté du terrain... Voilà certainement qui a fait grand plaisir à De Santis auprès de qui le Ghanéen a encore dû marquer des points.

Deuxième comparaison, celle avec les deux précédents matches à domicile. Devant, il y avait alors deux hommes soutenus par Biello. Ce dernier, dans une position inconfortable entre le milieu du terrain et l'attaque marchait plus souvent qu'à son tour sur les pieds soit des uns soit des autres. En outre, l'espace entre lui et Grande était béant. Cette fois, la donne a changé et Biello, même s'il oscille toujours entre attaque et milieu, a cette fois-ci joué en harmonie avec ses partenaires et était bien plus à l'aise.

Souvent, il y avait trois hommes à l'attaque : Commodore généralement en pointe et les deux autres sur les côtés. Avec Biello encore plus devant, vous direz directement que le trou entre lui et Grande n'était que plus grand. Oui mais... non ! Car Biello devant était moins censé distribuer le jeu et le trou entre lui et le milieu défensif n'était donc pas important. Cependant, il fallait évidemment quelqu'un pour jouer derrière les avants. Comme l'attaque occupait une plus grande largeur du terrain, De Santis a pu resserrer son milieu et Leduc et Ze Roberto ont donc occupé une position plus axiale (et parfois, ils recevaient le soutien de Biello, qui jouait alors à leur hauteur), permettant en plus les montées des arrières latéraux. Ce changement de dispositif a fait une différence énorme dans le jeu.

Pour en finir avec les trois attaquants, si leur position décrite ci-dessus était la règle générale, il arrivait souvent qu'ils permutent (le but l'illustre bien puisque sur cette phase c'est Commodore qui est à droite et Bailey dans l'axe) et que l'un d'eux décroche pour aller chercher un ballon derrière (cela aussi on le constate a plusieurs reprises dans les actions décrites précédemment). Ils ont découvert une vertu essentielle pour les attaquants : la mobilité ! Triste de constater que j'ai dû attendre deux ans pour voir ça ! L'homme des cavernes a découvert la roue, reste maintenant à apprendre à la rentabiliser.

Donc, menant au score, l'Impact cherchait à tuer le match en marquant un deuxième but. Pas étonnant donc de voir de plus en plus d'occasions, avec un adversaire qui ne pouvait plus se contenter de jouer compact. A la 62e d'abord, Di Tullio envoya en centre-tir (hmmm, fallait choisir au lieu de faire moitié l'un moitié l'autre) dans les mains du gardien. A la 65e, on notera le beau travail de Grande qui ouvrit pour Biello dont le centre très haut aboutit sur la tête de Commodore qui ne put tromper le gardien. Enfin, à la 68e, Leduc se fit bousculer dans le rectangle mais l'arbitre ne donna qu'un coup franc (le ballon était, lui, en dehors du rectangle).

Tant qu'on est avec Leduc et puisque sa journée est bientôt finie, il faut aussi revenir sur sa prestation. Cette année, jusqu'à présent en tout cas, il a pris une toute autre dimension. Aujourd'hui, à l'image du match, il a été peut-être moins visible que les fois précédentes. Et pourtant, à gauche, à droite, devant, derrière, qu'est-ce qu'il a récupéré comme ballons ! Son volume de jeu a été considérable et il devient vraiment un joueur complet comme on en voit peu en A-League.

Mais en ce dimanche, il allait devoir quitter la scène avant les autres puisqu'à la 69e, il allait commettre la faute dite nécessaire sur un adversaire qui filait seul au but. "Il a bien fait, a dit à ce propos De Santis après le match. A 1-0 et dans de telles circonstances, c'était la décision qu'il devait prendre." Et il a dû la prendre vite car le joueur était déjà aux abords du rectangle et faucher le type pour se voir exclure et concéder un penalty, c'eût été idiot. L'Impact se retrouvait donc à dix contre onze pour la deuxième fois en trois matches à domicile.

Contre Virginia Beach, le score était encore vierge au moment de l'exclusion de Grande et il était logique qu'on cherche à marquer. Cette fois, on menait au score contre un adversaire qui tenait mieux la route. De Santis a logiquement fait sortir un avant (Commodore en l'occurrence) et a fait monter le joker de service, à savoir Ribeiro. Encore une fois, celui-ci en a fait voir de toutes les couleurs à l'adversaire. On se demandait quand même quelles instructions il allait donner à ses joueurs.

Alors que dans un passé pas si lointain, on se serait réfugié comme des pleutres à douze derrière en menant 1-0 et à quinze ou seize (mais si, mais si, c'est possible) dans le même cas et avec un homme en moins, cette fois, on attaquait encore ! L'objectif était clair : maîtriser le ballon et tenter de porter le danger devant le but de Pascale. D'ailleurs, même quand Richmond était dans le camp montréalais, Bailey restait devant. Oui, ça change !!!

Et c'est là que le côté "référence qui permet de comparer des situations" apparaît. L'autre référence dans ce cas est la partie de l'an dernier contre Calgary. Sur ce coup, c'est Montréal qui a évolué en supériorité numérique. Une heure qui plus est, contre une équipe totalement démobilisée et parmi les plus faibles de la ligue (cette année, personne n'est aussi mauvais à part peut-être Porto Rico). Et en une heure, on n'a pas été capable de se créer une occasion sans erreur de l'adversaire, d'occuper correctement leur camp pendant plusieurs minutes de suite et, encore moins, de marquer un but. Cette fois, c'est nous qui étions à dix. Mais on a continué d'attaquer, imposé notre jeu, nos vues. On a montré qui était le maître sur le terrain. C'est en agissant comme ça, c'est-à-dire de manière digne d'un candidat au titre, qu'on suscite le respect ! Et que les adversaires auront peur de nous au moment de nous affronter.

Tout cela était aussi possible, il faut l'avouer, parce que Richmond était incapable de mettre la pression. Pourtant, il avait inscrit quatre buts contre Virginia Beach une semaine plus tôt. Mais là... Cependant, ce n'est pas parce qu'une chose est possible qu'on l'applique, on l'a assez répété l'an dernier. Cette fois pourtant, De Santis a eu le bon raisonnement : avec un adversaire peu menaçant, en se regroupant derrière et en lui laissant le ballon, le risque d’une mauvaise surprise est là. D'autant plus qu'avec un joueur en plus, ils ont toujours un homme libre... Alors, autant garder le cuir et les faire reculer le plus loin possible.

Cette audace a payé. Suite à une faute sur Ribeiro, Grande nous a sorti un superbe coup franc en plein dans la lucarne gauche de Pascale. Ce but fut suivi d'une toute aussi belle séance collective de plongeons : enfin une célébration digne de ce nom (je veux dire sur le terrain car ce que nous a fait Commodore à l'entrée des vestiaires à Toronto n'était pas mal non plus) ! Puissent les joueurs maintenant aussi manifester leur joie en fin de match.

"Ce but récompense la très bonne prestation de Grande, a dit De Santis à l'issue des débats. Il abat beaucoup de travail ingrat au milieu du terrain et tout le monde ne s'en rend pas toujours compte." Placé à la pointe d'un triangle renversé où figurent aussi Ze Roberto et Leduc, on ne peut en effet que souligner le travail de Grande. A la récupération, à la reconstruction et toujours guide pour ses équipiers (mais de moins en moins, ils y arrivent de mieux en mieux tout seuls), il est aussi de cette race de joueurs qui manquent cruellement à la compétition que l'on peut voir ici. Et si en plus, il nous met des coups francs en pleine lucarne…

A 2-0, la messe (dominicale s'entend) était dite mais Richmond se rebiffait, enfin pourrait-on dire. A 5 minutes de la fin, Urkop, bien servi seul à l'entrée du rectangle fit un contrôle trop long et dut dès lors se précipiter pour arriver au ballon avant Sutton : il y parvint mais tira au-dessus. Deux minutes plus tard, une nouvelle remise en touche incorrecte (si la Fifa commençait par siffler celles de Figo, on n'en serait peut-être pas là) offrit aux visiteurs leur dernière occasion, un tir tendu de l'entrée du rectangle, bloqué par Sutton bien placé.

Les deux derniers dangers furent Montréalais, tous deux provoqués par Grande qui envoya d'abord un coup franc sur le crâne de Kolic (mais la tête était hors cadre) et qui, suite à une très belle série de passes dans les arrêts de jeu, vit un centre contré filer en corner. De belles séries de passes du genre, on en a vu quelques-unes ce dimanche. Et dans un but de construction, pas des échanges entre Sutton et ses défenseurs…

La victoire était amplement méritée et le score est on ne peut plus logique. Certes, il reste encore beaucoup d'améliorations à apporter, mais les nombreux signes montrés aujourd'hui sont les fondations d'une saison réussie. Reste maintenant aux maçons et à l'architecte à continuer à bâtir là-dessus et à nous construire un palace. Prochaine pose de briques à Vancouver, contre un adversaire des plus sérieux et Martin Nash... Ce sera le début d'un voyage dans l'Ouest qui, s'il se passe sans anicroche, sera source d'encore davantage d'espoirs.


2. Le public au chenil

Après toutes ces belles paroles, passons au coup de gueule. Et là, ça ne concerne plus (ou presque, mais ce n'est en tout cas pas contre eux) les joueurs et l'entraîneur. Mais bien ce qu'on a vu autour du terrain et qui était proprement scandaleux, indigne, ridicule, honteux, tout ce que vous voulez.

On a assisté à un match de soccer ce dimanche après-midi. Combien de personnes l'ont vu ? Je serais incapable de le dire, mais il est clair que la majorité des 8112 corps présents au stade s'en est totalement désintéressé. C'est de pire en pire et là, les limites du tolérable ont été franchies.

Que s'est-il passé ? La mascotte, Tak-Tik (qui rime bien avec publik et pathétik) a lancé des objets dans la foule. Des t-shirts, des ballons, des gants de gardien, etc. Et les spectateurs s'intéressaient davantage à lui qu'à la rencontre (voir photo dans la section interactif, je ne met pas une telle chose ici). Ca a duré bien 75 minutes sur les 90.

En fait, ça aurait pu être bien plus court. Car ce chien débile passait, faisait croire qu'il allait lancer un truc, faisait hurler le monde (encore et encore) et partait ailleurs sans avoir rien donné... Puis il lançait l'objet à un moment avant de recommencer ce cinéma ridicule.

Qu'on fasse ça à la mi-temps et avant le match ! De un, ça forcera les gens à arriver à l'heure. De deux, qu'on ne sorte pas l'excuse que ça empêche les gens d'aller acheter à manger : les courses de pizzas et autres animations à la pause en font autant. Et puis zut, c'est un match qu'on est venu voir ! Alors pendant le match, place au match svp !

Le sommet du ridicule a été atteint lors de l'exclusion de Leduc. Que voyait-on et qu'entendait-on ? Des gens debout, tapant dans les mains et poussant des cris de joie ! Parce que médor lançait des t-shirts... Quel manque de respect pour les joueurs ! Le pauvre Leduc a dû se demander ce qui arrivait.

Et puis aussi, quel manque de respect pour les gens qui sont venus voir le match, pour les amoureux du soccer. Car il ne faut pas se leurrer : ce sont eux qui payeront leur place pendant des années et feront vivre le club à long terme, pas des enfants qui viennent une fois par an pour rien ! Mais si on les traite comme ça, ils resteront chez eux ! Je pensais avoir vu le sommet du ridicule en France quand les supporters chantaient "allez les bleus" quand des jaune et rouge jouaient contre des blanc et rouge (j'avais même lancé un allez les verts qui avait pas pris, lol) mais non, là c'est le summum du ridicule et de l'imbécilité. Triste à dire, mais je préfère encore une écharpe brûlée à ça.

Tiens, parlant de sécurité, ces lancers d'objets sont aussi très dangereux. Ils ont provoqué quelques bousculades dans les gradins et un grand dadet de 40 ans près de moi a failli se casser le nez (voire plus) sur la rambarde en bas de la tribune en sautant comme un débile sur un t-shirt. Dommage : d'abord, ça aurait été bien fait pour lui, et ensuite, peut-être qu'un accident aurait empêché la poursuite de ces imbécilités dans l'avenir. Et dire qu'on interdit des fumigènes bien plus sécuritaires...

TakTik au chenil (et piquez-le !), le speaker sur un île, le public à l'asile ! Et pas au Brésil ! Ah si, pourquoi pas, dans un grand stade brésilien, amenez-les tiens. Et alors que sur le terrain, 75.000 personnes se régalent des dribbles des magiciens du ballon rond, 5000 tordus lui tournent le dos et applaudissent un chien en peluche qui lance des t-shirts ! On a tout de suite reconnu les Québécois. Soudain, je suis pas mal moins fier...


 
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