MONTRÉAL : Sutton, Barker (66e Cann), Gervais, Braz, Vincello, Ribeiro (50e Lavrynenko), Ze Roberto, Williams (75e Kolic), Leduc, Sebrango, Commodore
SYRACUSE : Foss, Schweitzer, Sanfilippo, Perry (79e Mack), O'Neill, Lara (50e Hall), Low, Doré, Maher, Suarez (90e Rivas), Lyssand
ARBITRE : M. De Piero
AVERTISSEMENTS : Barker, Low, Maher
LES BUTS : 19e Sebrango (1-0), 53e Vincello (own, 1-1), 71e Surez (pen., 1-2)
Ahlala, il fallait bien que ça arrive. Et puis non, en fait, il ne fallait pas ! Mais bon, quoi qu'il en soit, on a perdu contre Syracuse en jouant notre plus mauvais match de la saison (enfin, euh, de ceux qu'on a vus).
Peut-être qu'après les deux victoires après Rochester, il y a eu relâchement dans le chef de quelques-uns, peut-être que les nombreuses absences ont porté préjudice, peut-être que l'arbitre a une responsabilité dans notre défaite, peut-être De Santis a pour une fois manqué son coup, peut-être qu'il faudrait aussi regarder les mérites de l'adversaire, peut-être ci, peut-être ça, mais on a sûrement perdu et il doit y avoir un peu de vrai dans toutes ces raisons qui, mises ensemble, ont aidé au résultat que l'on connaît.
Alors que l'on a 25 joueurs dans notre noyau, 17 seulement pouvaient être alignés. On retire les trois grands blessés (Fronimadis, François et Di Tullio), Bailey touché à l'aine, les deux partis en équipe nationale (Biello et Pizzolitto), Argento le troisième gardien ainsi que Grande, suspendu, et le compte y est. Commodore avait donc pris place devant en compagnie de Sebrango, Ribeiro avait la charge de les alimenter et Leduc occupait le rôle de Grande. Williams avait glissé au milieu du terrain, Barker évoluant au back droit.
Dans les 20 premières minutes, on a joué dans un camp et pas vraiment celui auquel on s'attendait. Avant le match à Rochester, Nick De Santis avait dit qu'il ne fallait pas aller là-bas dans l'unique esprit de défendre car c'est ce qu'ils attendaient et qu'ainsi, on leur faciliterait la tâche. Laurie Calloway, l'entraîneur de Syracuse, a certainement tenu un discours du même ordre avant la partie. Et il a été écouté. Malgré tout, Montréal n'a pas été capable de contrecarrer leur volonté en début de match et ça, c'est un mauvais point.
Le marquage était serré, près de chaque blanc, il y avait un rouge et noir. Les solutions se faisaient rares et il faut dire que personne n'était bien inspiré pour en chercher. Ce qui explique les nombreuses mauvaises passes et le nombre incalculable de pertes de balle. La circulation de balle était meilleure chez notre adversaire mais seulement jusqu'à un certain niveau. Après, là aussi, une erreur nous permettait de reprendre le jeu à notre compte, mais jamais pour longtemps.
Le premier tir au but vint à la 18e minute : un envoi croisé de Sebrango sur lequel Foss se coucha facilement. Pas vraiment de quoi sonner la charge. Mais une minute plus tard, un superbe centre de Vincello aboutit sur la tête de Sebrango qui avait bien surgi et ne laissa aucun chance au gardien adverse. 1-0, contre le cours du jeu certes, mais 1-0 quand même.
Un déclic ? Oui et non. Oui, car Montréal allait enfin prendre le contrôle des opérations. Non, car l'équipe n'allait pas atteindre le niveau qu'elle nous a déjà montré à plusieurs reprises plus tôt dans la saison.
Le quart d'heure qui a suivi était d'ailleurs très caractéristique de tout cela. Seul un effort solitaire de Ribeiro, ponctué d'un tir du gauche et détourné par le pied de Foss, fera office d'éclair dans la grisaille. En parlant d'éclair, les orages annoncés depuis 4 jours n'avaient toujours pas éclaté et le temps était même idéal pour la pratique du soccer. Le public ne s'y était pas trompé puisque avec 9848 spectateurs, le record d'assistance de l'histoire du club a été battu.
Mais revenons au match et à cette quête de deuxième but plutôt laborieuse. La créativité était totalement absente de nos rangs. Il faut dire que les solutions étaient rares. D'une part à cause du marquage serré de l'adversaire, mais aussi à cause du manque total de mouvement de nos joueurs. Une action en deuxième mi-temps est caractéristique. On était mené 1-2 à ce moment et je ne sais plus combien de nos joueurs attendaient le ballon devant, tous sur la même ligne. Le mot clef de la dernière phrase est attendaient car ils étaient tous scotchés au sol. Puis, à un moment, ils ont bougé... ils ont tous fait un pas en avant, en même temps ! Les joueurs de Syracuse, qui les tenaient de près, on fait eux un pas en arrière et le problème était réglé. Ils auraient fait leur pas dans l'autre sens, tout le monde était hors-jeu, mais c'est une autre histoire.
De l'autre côté, Syracuse laissait faire et comptait sur ses deux avants, Suarez et Lyssand, pour apporter le danger. Un tir de l'entrée du rectangle de ce dernier à la 33e finit sa course au-dessus du but de Sutton mais montrait qu'il fallait rester vigilants face à ses deux véritables poisons.
C'est ensuite que vint l'heure de gloire de Chris Williams. D'abord via un très beau centre qu'il déposa sur la tête de Sebrango mais le heading de ce dernier manquait de puissance et arriva droit dans les mains du gardien. Ensuite, grâce à un bel effort personnel à la suite duquel il servit Commodore. Ce dernier, en bonne position pour créer le danger, centra vraiment n'importe où et n'importe comment.
Tant que nous y sommes, restons avec Williams qui a, contrairement à ce que pourrait laisser penser le passage précédent, eu beaucoup de mal durant la soirée. Positionné bien en avant, il pouvait amener des ballons chauds et c'était intéressant. Mais lorsqu'il était trop loin du but de Foss, c'était une tout autre histoire. Il gardait trop le ballon, permettant aux joueurs adverses de se replacer. Et une fois qu'il levait la tête, il n'avait personne à qui envoyer le ballon (il faut dire que le manque de mobilité de ses équipiers n'aidait pas non plus, mais il aurait dû s'en rendre compte plus tôt au lieu de continuer toujours de la même façon). Il a donc fait beaucoup de passes à l'aveuglette ou téléphonées, permettant à Syracuse de reprendre la balle.
A trois minutes de la fin de la première mi-temps, c'est Suarez qui a passé une partie de notre défense en revue avant de passer en profondeur à un équipier qui aurait pu filer seul vers Sutton. Heureusement, Ze Roberto était bien revenu. Cette saison, le petit Brésilien prend de plus en plus de travail défensif et s'en acquitte bien (on avait vu ce dont il est capable lors de l'élimination contre Rochester l'an dernier). Mais en contrepartie, on ne le voit plus du tout jouer en direction du but adverse. Lui qui a des idées et les moyens d'apporter quelque chose devrait pouvoir en faire plus. Ses débordements sur la gauche, notamment, me manquent beaucoup. Maintenant, il passe trop systématiquement à Vincello (parfois on a l'impression qu'il ne voit pas les autres sur le terrain) et, surtout, est rarement en mesure d'utiliser son énergie débordante pour la cause de la créativité.
La mi-temps se terminera par un centre de Leduc en direction de Sebrango mais qui trouvera d'abord les poings de Foss. Une note positive et l'Impact avait repris la maîtrise du jeu depuis le but. Sutton n'avait rien eu à faire mais quelques belles actions adverses avaient été avortées dans les derniers instants et montraient qu'il fallait bien rester attentif.
Et le début de la deuxième période vint le confirmer. Un ballon contré rebondit entre Williams et Barker. Les deux n'ont pas parlé et Suarez a profité de cette mésentente pour le récupérer. Nos deux joueurs se sont gênés. Il n'en fallait qu'un à cet endroit, Barker logiquement. Peut-être Williams avait-il oublié qu'il était milieu ce soir et pas défenseur... En tout cas, Suarez, lui, n'a pas hésité et comme aucun de ses partenaires n'était libre pour la fameuse passe en retrait meurtrière, il a effectué un puissant centre tendu devant le but. Dans ces cas-là, si une jambe touche le ballon, il y a de fortes chances qu'elle le pousse au fond des filets, volontairement ou malencontreusement. Et la jambe qui traînait était celle de Vincello qui n'a pu faire autrement que de marquer contre son camp.
A 1-1, il fallait réagir. Mais c'est Syracuse qui nous donnait une leçon. Ils jouaient près les uns des autres, combinaient bien et leurs joueurs étaient en mouvement, offrant de la disponibilité au porteur du ballon. Juste avant l'heure de jeu, une toute belle détente de Sutton empêcha Hall de prolonger dans le but un ballon que Doré avait déposé sur sa tête. Dans les instants qui suivirent, Braz s'écroula, apparemment victime d'un coup de coude. Mais son agresseur ne fut pas puni et c'est au contraire Barker qui reçut une carte jaune pour rouspétances ! L'arbitre venait de prendre sa première décision hautement discutable.
A la 63e, une belle interception de Vincello aurait pu donner un meilleur résultat si, ensuite, celui-ci n'avait pas galvaudé son centre. Deux minutes plus tard, sur un contre typique mené par Sebrango, Commodore se retrouva face au gardien qui sortit hors de son rectangle et repoussa le ballon de la poitrine. C'était, cependant, difficile à voir et certains ont pu croire à une faute de main. Le mécontentement envers l'arbitre couvait.
Depuis un quart d'heure, on pouvait aussi admirer un des nouveaux renforts de l'équipe, Youri Lavrynenko, qui avait remplacé Ribeiro. Cann montrera aussi au jeu un peu plus tard. On ne l'a pas vu énormément mais il a montré des choses assez prometteuses. A revoir donc quand il sera un peu plus familier avec ses nouveaux partenaires. En ce qui concerne Lavrynenko, on en reparlera plus loin. Là, il avait donné un coup franc sur la tête de Commodore mais l'envoi du Ghanéen était beaucoup trop croisé.
C'est à la 69e minute que s'amorça l'action de toutes les controverses. Tout est parti d'un mauvais dégagement de Williams (encore), directement sur un adversaire à trois mètres de lui. Du coup, le ballon est arrivé sur le flanc gauche de Syracuse et a été centré vers Lyssand, tenu de très près par Vincello. Le Danois a raté sa reprise du gauche, ensuite, c'est le mystère. J'ai regardé la cassette à toutes les vitesses et dans tous les sens avec les images que nous montre RDS. Au bout d'une bonne quizaine de fois, je me suis fait une petite opinion qui est peut-être bien loin de la vérité car on ne voit pas grand-chose. Il semble donc que Vincello a bien pris le pied droit de son adversaire, ce qui a fait tomber ce dernier, mais a aussi pris le ballon. Quoi, quand, c'est difficile à dire. Lyssand avait-il la moindre chance de faire un usage intéressant de la balle ? Tout aussi impossible à savoir. Reste qu'il n'y a pas de petit penalty et que l'arbitre a vu une faute.
Rien ne dit qu'il avait raison, rien ne dit qu'il avait tort, même d'où il était placé, c'était difficile à voir. Vincello, lui, sait peut-être mais dans le feu de l'action, il ne s'est peut-être pas rendu compte s'il faisait trébucher ou non son adversaire. Sutton, lui, pouvait regarder ça de manière idéale mais il était évidemment plus concentré sur le fait de récupérer le ballon que sur une faute éventuelle de son équipier. En tout cas, s'il en a commis une, elle est involontaire mais ça ne change rien.
Tout le monde s'est alors précipité vers l'arbitre à la suite de cette nouvelle décision litigieuse. Dans quel but ? C'est assez incompréhensible même si tout le monde le fait : quand l'arbitre a montré le point de penalty, il ne reviendra pas sur sa décision. Que croient-ils ? Qu'il a le ralenti sous tous les angles dans sa tête ? Sa décision est prise et, bonne ou mauvaise, elle ne changera pas ! Cependant, c'est compréhensible que le capitaine aille s'expliquer. Sutton et Vincello, qui étaient aux premières loges, peuvent aussi aller expliquer (calmement) leur version des faits. Qui sait s'ils ne le feront pas douter et provoqueront une compensation (consciente ou non) par la suite. Mais se précipiter à onze comme des furies vers lui va juste aider à se le mettre à dos !
Vincello était en tout cas hors de lui et a dû être calmé plusieurs fois. Il a eu de la chance de ne pas être exclu. D'abord pour son comportement envers l'arbitre (même si, finalement, ses équipiers ont réussi à le tenir à distance - et ses propos, on ne les a pas entendus), ensuite parce que s'il descend bien Lyssand, il empêche celui-ci, isolé au petit rectangle, de fusiller Sutton et de marquer un goal tout fait. Ce sera Suarez qui le marquera, en tirant le coup de réparation à gauche de Sutton qui avait pourtant plongé du bon côté.
Le pauvre Vincello était l'anti-héros de la partie. Toutes les apparences étaient contre lui alors qu'il n'a peut-être rien fait de mal. Sur le premier but, l'objectif du centre tendu était de toucher une jambe au hasard, et sur le second, il n'y a peut-être pas faute. Mais bon, il était au mauvais endroit au mauvais moment à deux reprises et y pensera peut-être plus la prochaine fois. Ne pas se laisser avoir par le sort fait aussi partie du talent des footballeurs. Espérons donc que ça l'enrichisse en expérience.
Par contre, Vincello a fait beaucoup de bonnes choses. Le centre de but montréalais, notamment. Mais pas seulement ça. Alors que le milieu était amorphe, c'est souvent de lui que venaient les initiatives et ses nombreuses montées sur le flanc venaient apporter le surnombre. Comme Ze Roberto qui ne peut pas défendre et attaquer en même temps, Vincello ne peut pas être au four et au moulin. Et l'influx qu'il dépense à porter le danger devant le but adverse car ses équipiers n'y parviennent pas, il ne l'a plus quand il s'agit de défendre dans des situations litigieuses. Et voilà ce qui arrive ! Mais ce n'est certainement pas à lui qu'il faut reprocher cette situation. Notons enfin que si on veut faire des reproches, il ne faut pas oublier que les deux buts sont partis d'erreurs de Williams...
Il fallait donc repartir de l'avant rapidement et, en vingt minutes, parvenir à se défaire de la toile tissée par Syracuse qui ne ferait plus dans la dentelle en dégageant le plus loin possible. Le premier danger vint d'un corner botté par Lavrynenko sur la tête de Gervais mais le ballon termina sa course dans les mains de Foss.
Souvent sur le flanc droit, l'Ukrainien manque évidemment d’automatismes dans le jeu avec ses équipiers. Mais pour sa première, il a montré de très belles choses, notamment lors des coups de pied arrêtés même s'il doit encore les travailler un peu et apprendre à les donner dans l'axe du but. Il faudrait peut-être lui montrer le but de l'Allemagne contre les Pays-Bas lors du dernier Euro s'il veut comprendre pourquoi. Mais il s'en est sans doute rendu compte tout seul quand, à un quart d'heure de la fin, un de ses coups francs est passé juste au-dessus de la tête de Sebrango avant de passer du mauvais côté du piquet de Foss, battu ! Gervais, qui traînait justement là, a en outre oublié de mettre le pied afin de pousser le ballon au fond des filets...
Deux minutes plus tard, une balle en profondeur aurait pu permettre à Commodore de partir seul vers le but. Schweitzer a alors fait étalage de toute sa souplesse en dégageant le ballon et... la tête de Commodore. Si ce n'était absolument pas volontaire, il y avait certainement un jeu dangereux là-dessus. Encore une décision limite...
Notre Ghanéen n'était pas dans son meilleur jour mais était aussi bien surveillé. Plus percutant, il est aussi moins mobile que Bailey que l'on voit bien plus souvent se promener un peu partout sur le terrain. Malheureusement, ce match était davantage fait pour ce dernier. Au milieu, Leduc avait quelque peu retrouvé ses esprits par rapport à ses mauvaises sorties contre Rochester. Il était de nouveau avec ses équipiers mais de manière assez moyenne. Il était juste le bon petit joueur qu'on voyait il y a deux ans. Seul hic : ses coups de pied arrêtés totalement catastrophiques qui visaient on ne sait trop quoi en dehors du terrain. Espérons qu'il ne perde pas confiance et revienne vite dans le coup.
Celui qui va revenir bientôt, c'est Grande. Et heureusement ! Car lors des matches contre Rochester, on disait qu'il ne pouvait pas tout faire tout seul. Et quand il n'est pas là... effectivement, personne ne fait rien, ou presque ! Et les défenseurs qui essayent d'apporter quelque chose, Vincello et Gervais, en payent les pots cassés. Si on a déjà parlé de l'Argentin, on aura remarqué que la couverture de notre capitaine d'un soir était un peu déficiente. Pour la même raison en partie, et aussi le voyage dans l'ouest qui ne doit pas y être étranger. Sans oublier qu'à ses côtés, l'absence de Pizzolitto se faisait cruellement ressentir surtout que Braz était tout sauf lumineux.
C'est pas fait exprès mais voilà la transition idéale pour évoquer le fait dont tous les spectateurs ont certainement parlé en racontant la partie à leurs amis : à la 82e minute, alors que Ze Roberto qui avait pour une fois percé la défense adverse se fait contrer à l'entrée du rectangle, les quatre phares cessent de fonctionner tout d'un coup ! Plus de lumière, enfin presque car on voyait assez clair pour circuler dans les tribunes mais évidemment plus assez pour continuer le match.
Après nous avoir dit d'attendre les instructions et de ne pas bouger pour notre sécurité (allait-on attendre le lever du soleil en cas de panne irréparable), le speaker nous laissa dans l'inconnu et l'expectative. Pas d'explications des règles de la A-League dans un tel cas, rien sur la panne et sur le délai de réparation possible. Et quand l'affreux timbre de sa voix daigna enfin se faire entendre (enfin, pour une fois qu'il est muet, on ne s'en plaindra pas), ce fut pour annoncer qu'on avait trouvé un trousseau de clefs dans la tribune !
Après une grosse dizaine de minutes, le courant revint (à noter que les rues et le terrain annexe étaient parfaitement éclairés) et le match repris, sans changement aucun malheureusement. Ce n'est pas faute d'essayer mais les joueurs ont souvent confondu vitesse et précipitation et l'arbitre s'est fait quelques ennemis en ne sifflant pas toujours à propos. Les montées de Sutton dans les arrêts de jeu ont apporté une agréable dose de spectacle qui a certainement charmé le public et aurait pu rapporter quelque chose (et peut-être quelques gros titres dans la presse si c'est lui qui avait marqué).
Dans ces derniers instants, on a aussi montré quelques grosses lacunes dans la pression de fin de match. Les nombreux coups de pieds arrêtés ont été très mal exploités, et pas forcément parce qu'ils étaient mal donnés mais plus par le placement des joueurs qui attendaient le ballon de manière trop prévisible sans forcément se placer à des endroits stratégiques (l'entrée du rectangle par exemple). Balle au pied aussi, on n'a pas été à la hauteur, étant incapables d'entrer dans le rectangle pour provoquer l'adversaire et soit chercher la faute soit le forcer à l'erreur.
Finalement, c'est donc Syracuse qui est reparti avec trois points qu'il n'avait pas tout à fait volés. Ils ont disputé un bon petit match et, surtout, ont trouvé la manière de nous poser beaucoup de problèmes. D'ailleurs, je conseille à toute personne qui a les images de se match de les détruire illico presto de façon à ce qu'aucun autre de nos adversaires ne tombe dessus car elles leur seraient bien utiles. Notons aussi la sportivité des deux entraîneurs en fin de match qui se sont serré la main dignement. Double bravo donc à Laurie Calloway qui a montré deux exemples que n'ont pas toujours suivi ses homologues de Toronto et Rochester.
Notons enfin qu'à l'issue du match sur RDS, Gabriel Gervais a bien laissé entendre qu'il savait qu'on avait battu le record de la plus grosse foule de l'histoire. Ce qui prouve bien que les joueurs entendent toutes les interventions du speaker et les horribles choses du DJ. Voilà qui doit certainement les aider à se concentrer...
Cette première défaite à la maison fait évidemment mal et il faudra l'effacer le plus vite possible. Dès ce vendredi... à Syracuse.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
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Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
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Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
|
| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
|
| 3. Vancouver | 5 | 12 |
|
| 4. San José | 5 | 12 |
|
| 5. San Diego | 4 | 10 |
|
| 6. New York City | 4 | 10 |
|
| 7. Colorado | 5 | 9 |
|
| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
|
| 9. Seattle | 4 | 9 |
|
| 10. Charlotte | 5 | 8 |
|
| 11. Dallas | 5 | 8 |
|
| 12. Chicago | 5 | 7 |
|
| 13. Toronto | 5 | 7 |
|
| 14. Miami | 4 | 7 |
|
| 15. New York | 5 | 7 |
|
| 16. DC United | 5 | 7 |
|
| 17. Houston | 4 | 6 |
|
| 18. Austin | 5 | 5 |
|
| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
|
| 20. Atlanta | 5 | 4 |
|
| 21. Kansas City | 5 | 4 |
|
| 22. Minnesota | 4 | 4 |
|
| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
|
| 24. New England | 4 | 3 |
|
| 25. Portland | 4 | 3 |
|
| 26. Orlando | 5 | 3 |
|
| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
|
| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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