MONTRÉAL : Sutton, Braz, Gervais, Pizzolitto, Vincello, Leduc, Ribeiro (82e Williams), Biello, Lavrynenko, Lemire (76e Commodore), Sebrango
PORTO RICO : Ueltschey, Gores, Ortiz, Rivera, Zuleta, Garay (86e Mourelo), Maliza, Deering, Edivaldo, Salles, Diaz
ARBITRE : M. Petrescu
AVERTISSEMENTS : Vincello, Diaz Arce, Deering
LE BUT : 84e Commodore (1-0)
Si le Porto est un apéritif très apprécié, le Porto Rico d'appellation contrôlée A-League (ce qui n'est pas forcément une garantie de qualité) servait lui aussi de mise en appétit avant la venue très attendue de Vancouver ce vendredi. Mais on n'en prendra qu'un petit verre, ça suffira. Ceux qui veulent en prendre en tant que digestif peuvent aussi toujours venir ce samedi au Campus Loyola à NDG où les Porto Ricains, au Québec pour encore une petite dizaine de jours, se mesureront à une sélection de la ligue élite.
En attendant, il fallait donc se défaire de cette équipe au calendrier très particulier également labellisé A-League et qui en juillet avait fait perdre 5 points à Atlanta à notre plus grand bonheur. L'attraction était sur le banc chez eux puisque leur entraîneur est Hugo Maradona, nul autre que le frère de l'autre, Diego, l'homme à la main de Dieu. A nos yeux, il y avait un deuxième centre d'intérêt dans cette équipe, leur gardien Mike Ueltschey (and you know you are) qui défendait les filets de notre banc la saison dernière.
De mon côté, pour plusieurs raisons qui font qu'en ce moment, il faut absolument que j'évite de trop penser et que j'ai envie de me défouler, j'ai assisté à ce match depuis le kop. Ca m'a aussi évité la séance de gymnastique forcée devenue habituelle et lassante pour la remplacer par une séance volontaire et bien plus intéressante. Ca m'a aussi permis de constater que ma voix tient toujours 90 minutes, ce dont je ne doutais pas mais un peu de pratique n'est pas nous nuire. C'était, aussi, une bonne séance d'entraînement avec les rencontres à domicile à Québec et Sherbrooke où nous jouerons non pas parce que nous sommes punis parce qu'un violent hooligan a renversé le pop corn de quelqu'un avec le ballon heineken mais bien par la volonté de nos dirigeants.
Pour les Ultras Montréal, c'était aussi une séance de répétition avant vendredi, jour où ils ont promis de mettre leur feu, et de test du nouveau calicot (que je ne suis pas sûr à 100% d'avoir su lire, mais j'ai cru voir "No one likes us but we don't care", ce qui serait tout à fait logique vu que, en dehors du but, c'est une chanson de foot bien connue même si c'est vrai, euh, leur répertoire est quand même assez limité...) et des fumigènes nouveau modèle semble-t-il qui seront utilisés lors de ce derby de 4800 km de distance.
Sur le terrain, Nick De Santis était privé de deux éléments par rapport à la semaine dernière : Ze Roberto, suspendu pour abus de cartes jaunes (2 ! alors que pour sa première suspension, il lui en a fallu 5) et Grande, qui a mal quelque part entre le ventre, l'aine et la hanche, mais n'était en tout cas pas en mesure de tenir sa place sans remettre en cause son match de vendredi, autrement plus difficile et plus important. Le choix du coach était donc vite fait.
Il avait aussi décidé de mettre Freddy Tuborg sur le banc pour éviter que l'on détruise le marquoir (par un puissant tir en plein dessus) avant la fin de la saison et de jouer avec cinq milieux : Lemire avait remplacé notre Brésilien à gauche, Ribeiro se retrouvait à sa place de prédilection sur la droite, Leduc et Lavrynenko étaient dans l'axe en soutien d'un Biello plus avancé que d'habitude. Les autres joueurs étaient les titulaires habituels.
En première mi-temps, Porto Rico a démontré que l'équipe a effectivement bien évolué depuis l'arrivée de Maradona et que l'an prochain, si elle ne se battra peut-être pas avec les ténors, elle ne sera certainement plus non plus en fond de classement. Comme quoi, un entraîneur peut faire toute une différence, mais ça, nous sommes bien placés pour le savoir.
Après un round d'observation légèrement dominé par nos adversaires, nous avons décidé de prendre le match en main et d'appliquer la tactique du jour. Le problème dans cette phrase vient du mot là, au singulier, car il ne semblait effectivement n'y avoir qu'une seule tactique. A la base, ça ressemblait à une passe en profondeur pour lancer Sebrango. Mais le résultat n'était pas vraiment celui-là... sans qu'on sache trop vraiment si c'était fait exprès ou non.
C'est que toutes les balles en profondeur pour notre avant de pointe étaient excentrées et très longues. Ce qui fait qu'à chaque fois, il devait courir comme un malade et se retrouvait avec le ballon le long de la ligne de fond, dans la totale impossibilité de tirer. Ce qui, pour un type censé marquer des buts, est assez ennuyeux vous en conviendrez. Il était alors dans l'obligation de centrer en retrait, mais la passe en retrait imparable, il ne connaît pas et puis, ce n'est pas comme ça que sa fonctionne. Et le pauvre gars se retrouvait avec le ballon dans une situation un peu compliquée car la déroulement de l'action avait laissé le temps à la défense adverse de revenir et de se replacer.
Il n'empêche, on s'est créé de nombreuses occasions et trois de nos joueurs ont été très menaçants : Sebrango, Ribeiro et Biello. Avec un seul homme devant lui, notre capitaine avait - enfin - les espaces dont il raffole tant et, surtout, a enfin montré la combativité à laquelle il nous avait habitués l'année passée. Comme s'il était plus motivé quand il devait faire des efforts de dix ou vingt mètres que de deux ou trois. Cependant, il a été pas mal maladroit en phase de conclusion, ce qui ternit quelque peu sa prestation. C'est pourtant à Sebrango que revient la palme de la maladresse, que Commodore lui avait certainement prêtée pour un soir.
De mon côté, ma prestation vocale était pas pire et je découvrais avec bonheur le kop 2004. Beaucoup de nouvelles têtes et quelques anciennes qui ont disparu et sont d'ailleurs peut-être la cause de se repeuplement. Quelques-une manquent, d'autres absolument pas. On saluait aussi avec joie le retour de Daniel qui a passé l'été en Europe juste au moment où il n'y avait pas de foot mais qu'il y en avait ici. Ah, il va avoir un hiver difficile...
La très bonne surprise du jour était la durée des chants, dont un à tenu plusieurs minutes. Ah, bravo ! Euh, en toute modestie, j'ai ma petite contribution là-dedans car je l'ai tenu sans arrêt et j'étais encore prêt à continuer. Et, plus sérieusement, quand il y aura 30 personnes ou plus qui chanteront, ce sera encore plus facile de tenir longtemps car chacun pourra se reposer la voix à tour de rôle... Oui, c'était très bon et durant toute la première mi-temps, ça a pas mal chanté.
Le temps de la pause, du concours où un sous marin court après des pizzas qui essayent de s'échapper de leur boîte et autres joyeusetés bien de chez nous (enfin, de chez vous pour ces trucs-là, merde je veux bien me sentir Québécois mais de là à m'associer à ça, il y a un pas que je ne franchirai pas) et malgré le score vierge, l'optimisme était de rigueur. Il faut dire que ce n'était que la quatorzième (!) fois lors de laquelle il n'y avait encore eu aucun but à la mi-temps cette saison. Et à six reprises - dont une après prolongations - nous nous étions imposés. Finalement, en fait, il n'y avait pas du tout de quoi être optimiste car quand on regarde les chiffres, pour les huit autres matches (ceux avec un but en première mi-temps), il y a sept victoires pour nous...
En attendant, la deuxième mi-temps était repartie comme la première. Toujours des longues balles trop excentrées et des passes en retrait difficiles, une tendance à aller se coller le long de la ligne comme certains joueurs espagnols à Roland Garros et évidemment aucun but. Comme si les joueurs n'étaient pas capables de trouver une solution en dehors de ce qui est prévu et appris. Ah, créativité chérie, ô manque d'initiative... Et cette fois, pas de Grande pour débloquer la situation d'un coup de patte magique.
Sur son flanc gauche, Vincello était très discret et, même si on le voit moins depuis quelque temps, on a pu remarquer que son entente avec Ze Roberto (parfois même trop prononcée) contribue à hausser le niveau de jeu. Chère collectivité... Et puis, il n'a pu reprendre aucun corner mal repoussé car nos coups de pieds arrêtés étaient assez mal donnés et Lavrynenko semblait bien moins à l'aise dans l'axe que sur la droite (mais bon, là on a déjà Ribeiro qui lui, a prouvé que c'était bien sa place à cet endroit en y jouant un tout bon match). Quand on achète douze entrées et trois plats de résistance mais pas de dessert ni de boissons, il y a comme un problème dans le repas...
Sur ce, alors qu'on se régalait toujours de chants, on avait soif de but. Les centres en retrait étaient toujours aussi imprécis mais cela n'empêchait pas nos joueurs de se créer des occasions et de s'en sortir avec tous les honneurs. Mais, au lieu d'avoir des ballons qu'il n'y avait plus qu'à pousser au fond des filets, ils ont dû sortir de beaux tirs brossés d'un côté (souvent le droit) du rectangle. Et, même s'ils se compliquaient la situation tout seuls, ils arrivaient à menacer Ueltschey qui a sorti quelques arrêts extraordinaires. Ce qui démontre bien que les qualités sont là.
De l'autre côté, Sutton a sorti aussi quelques beaux saves et a été plus occupé qu'à l'accoutumée. Ce qui prouvait bien qu'on avait tout intérêt à se mettre à l'abri car une mauvaise surprise était tout à fait possible. La solution, ce n'était pas sorcier : puisque tout ce qui se passait sur le terrain se déroulait de la même façon, il fallait un changement. De Santis l'a compris, assez tard cependant, et a décidé de lancer Commodore dans le bain à quinze minutes du coup de sifflet final.
A peine sur le terrain depuis quatre minutes, le puissant Ghanéen a fait parler la poudre. Son premier but depuis le 9 juillet dernier. D'ailleurs, aussi bien en juin qu'en juillet, il n'a marqué qu'une seule fois. Espérons que là, ce ne soit pas son unique but du mois d'août. Il a d'abord repris un coup franc de Lavrynenko qu'Ueltschey n'a pour une fois pu maîtriser et, ayant bien suivi son geste, il a pu récupérer le ballon pour le propulser au fond des filets.
Du coup, le match était fini, dans le kop en tout cas car les chants n'ont repris que dans les toutes dernières secondes mais se sont prolongés longtemps après le coup de sifflet final. Sur le terrain, Porto Rico voulait mais ne pouvait plus alors que Commodore, apparemment pouvait mais ne voulait plus. Il nous a en tout cas raté une nouvelle occasion grosse comme une maison en faisant preuve de la maladresse et de la nonchalance dont il a le secret.
Quoi qu'il en soit, on a gagné et on repart avec les trois points. On s'est de nouveau crée de nombreuses occasions même si la manière de les amener était trop stéréotypée. Avec plus d'imagination et de réalisme, le score aurait pu être beaucoup plus lourd. Mais c'est contre Vancouver ce vendredi qu'il faudra vraiment faire preuve de ces qualités. Quoique... l'an dernier aussi, on annonçait un duel passionnant entre la pluie et la neige et il nous avait pourtant laissé de glace.
Puisqu'il nous restait de la voix, nous avons poursuivi la soirée sur le terrain de base-ball avoisinant à ne pas regarder le match comme le font tous les spectateurs qui suivent ce sport. Mais nous avons chanté et leur avons offert une meilleure ambiance qu'au Expos, que ce soit à Montréal ou à Porto Rico. Notre digestif à nous en quelque sorte...
Les gars, vous savez quoi ? J'ai envie d'un petit Porto !
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
|
| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
|
| 3. Vancouver | 5 | 12 |
|
| 4. San José | 5 | 12 |
|
| 5. San Diego | 4 | 10 |
|
| 6. New York City | 4 | 10 |
|
| 7. Colorado | 5 | 9 |
|
| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
|
| 9. Seattle | 4 | 9 |
|
| 10. Charlotte | 5 | 8 |
|
| 11. Dallas | 5 | 8 |
|
| 12. Chicago | 5 | 7 |
|
| 13. Toronto | 5 | 7 |
|
| 14. Miami | 4 | 7 |
|
| 15. New York | 5 | 7 |
|
| 16. DC United | 5 | 7 |
|
| 17. Houston | 4 | 6 |
|
| 18. Austin | 5 | 5 |
|
| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
|
| 20. Atlanta | 5 | 4 |
|
| 21. Kansas City | 5 | 4 |
|
| 22. Minnesota | 4 | 4 |
|
| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
|
| 24. New England | 4 | 3 |
|
| 25. Portland | 4 | 3 |
|
| 26. Orlando | 5 | 3 |
|
| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
|
| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
|
| 29. Columbus | 5 | 2 |
|
| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
|
► Classements complets
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