MONTRÉAL : Sutton, Braz, Gervais, Pizzolitto, Vincello, Leduc (99e Lavrynenko), Ribeiro (103e Williams), Biello, Grande, Lemire (61e Commodore, 75e Kolic), Sebrango
VANCOUVER : Marques, Dasovic, Piette, Craveiro (60e Franks), Clarke (81e Heald), Nash (99e Valente), Sulentic, Kindel, Morris, Griffiths (70e Xausa), Jordan
ARBITRE : M. Depiero
AVERTISSEMENTS : Grande, Sulentic
Vous savez qu’il est bien malin Matthias ? Il y a quelques semaines, je lui ai signifié que j’allais prendre une pause du forum, question de compléter la rédaction de ma thèse de doctorat. Voilà, il a trouvé la manière de me forcer à m’impliquer à nouveau en me demandant de rédiger la review du match contre Vancouver. Blague à part, il m’a surtout demandé de faire cette review puisqu’il a quelques contretemps en ce moment. Incapable de refuser de dépanner un ami, j’ai accepté. Mais qu’est-ce que je viens d’avouer ? Euh…, il ne faut pas en abuser quand même ! Donc, pour les plaintes concernant la qualité de ce résumé de match… vous savez à qui vous adresser.
L’Impact disputait son 23e match de la saison, son 10e à domicile, contre les Whitecaps en ce vendredi pluvieux. Comme à l’habitude, malgré les menaces de Dame nature et des météorologistes, les joueurs ne seront trempés qu’à la sueur de leurs efforts et les amateurs… qu’au renversement de leur breuvage par l’un des ballons Heineken. Vancouver et Montréal sont les deux meilleures équipes au pays et ce, à plusieurs égards. Et leur rivalité remonte à la fin des années 80 dans la défunte LCS ; période où les 86ers nous bouffaient tout rond. En conséquence, certains appellent leurs rencontres un derby. Ce n’est pas la définition exacte d’un derby, mais à défaut d’avoir deux équipes dans la même ville… C’est loin d’être le plus grand derby du monde, mais avec plus de 4800 km de distance entre les deux villes, personne ne contestera le fait que ce soit le plus long ! Vous savez, par exemple, combien de fois il faut aller de Mons jusqu’à Liège pour atteindre cette distance ? Environ 35 fois ! Voilà pour la leçon de géographie et venons-en maintenant au match.
Les Whitecaps jouent un 3-5-2 et l’entraîneur montréalais décide de renforcer son milieu et l’on retrouve ainsi Sebrango, eh oui, seul devant. Toujours privé de Ze Roberto, suspendu, DeSantis est cependant heureux de compter sur Grande, rétabli d’une légère blessure. C’est Lavrynenko qui écope et il n’y a pas d’autre changement par rapport au dernier match contre Porto Rico. De son côté, Tony Fonseca, ex-international portugais, décide de laisser sur le banc Carlo Corazzin, Oliver Heald et Davide Xausa. La menace viendra de Griffiths, Morris, Kindel et Nash. Ce dernier dispute son premier match à Montréal depuis son départ pour la côte ouest durant la saison morte. En espérant qu’il ne fasse pas trop souffrir ses anciens coéquipiers…
Les deux équipes trottent en haut du classement de leur conférence respective et, compte tenu des joueurs alignés, on s’attend à une bataille en milieu de terrain. Comme les équipes sont conscientes des qualités de l’adversaire, il y a un grand respect entre les deux, ce qui se traduira sans doute par une grande prudence en début de match et un jeu fermé. En espérant que nous n’assisterons pas à un match d’échecs interminable.
Nonobstant le résultat final, ce match allait s’avérer être historique. La rumeur court depuis un certain temps : les 10 000 spectateurs au CCR, c’est pour ce soir ! Les Ultras n’allaient pas manquer pareille occasion pour attirer l’attention. Plus d’une dizaine de fumigènes ont été allumés ; une chance qu’ils n’ont pas attendu le premier but… La foule a été bruyante pendant la majeure partie du match et ce fut très agréable d’avoir une telle ambiance. “Il y avait une atmosphère des séries ce soir”, déclarait Mauro Biello. C’était même plus que ça. Ce sont finalement non pas 10 000 mais bien plus de 11 000 spectateurs qui se sont présentés au stade ; précisément, 11 019. C’est 1125 personnes de plus que l’ancienne marque de 9894 établie le 14 juillet dernier contre Syracuse. Un gros bravo à l’organisation pour ces succès répétitifs et continus. La cerise sur le sundae est que la joute est présentée en direct à FSWC et un peu plus tard dans la soirée à RDS. C’est la seconde fois de son histoire que l’Impact attire plus de 10 000 spectateurs au CCR, alors que le 15 octobre 1994, lors de la finale de l’APSL, seulement 8169 des quelque 10 000 personnes s’étant présentées au stade avaient eu droit d’y entrer. Mais depuis l’an passé, l’Impact a adopté la philosophie des restaurants buffet et de ceux all you can eat : tant que ça rentre, ça rentre ! Bref, on est plus organisé et on gère mieux les surpeuplements. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule et, surtout, que cette review est écrite quelques jours après le match en question, on apprenait de la plume de Martin Smith du Journal de Montréal que le CCR sera rénové, agrandi et que l’on nous débarrassera de cette maudite piste d’athlétisme. Voilà de quoi nous réjouir davantage !
La première action du match survient à la seconde minute alors que Ribeiro, qui a récupéré un ballon au rond central, fait une course jusqu’aux 25 mètres sans trop d’opposition, si ce n’est que Nash qui vient le talonner un peu, et sa passe parfaite entre deux défenseurs adverses est suivie d’un coup de sifflet de M. Depiero, l’arbitre du match, puisque le capitaine de l’Impact est hors-jeu. Biello a été remuant lors du dernier match contre les insulaires et on espère que ça va se poursuivre aujourd’hui, mais avec plus de précision et de chance, lui qui a manqué de peu quelques occasions dans ce dernier match. Quelques instants plus tard, l’action se transporte de l’autre côté alors que le long centre de Nash est récupéré de la tête par Vincello mais le ballon dévie sur Morris et se retrouve dans les pieds de Griffiths. Dos au but, le numéro 17 des Whitecaps remet le ballon à Morris mais ce dernier, sans trop de leste, le retourne directement dans les pieds de Gervais alors que Griffiths avait déjà amorcé sa course dans l’espace. La défense de l’Impact étant très difficile à pénétrer, il vaut mieux pour ses adversaires ne pas trop gaspiller des occasions aussi nettes.
Dès la cinquième minute, Ribeiro tente à nouveau de lancer Biello. L’action débute au milieu par une passe de Sebrango à Ribeiro qui se débarrasse aisément de Craveiro mais, alors que Sebrango se dirige seul sur l’aile droite, Ribeiro opte pour une passe vers Biello qui se dirige directement vers le but de Marques. Le ballon est facilement stoppé par Dasovic, un autre joueur de Vancouver ayant déjà porté le maillot de l’Impact.
On approche la huitième minute et, comme prévu, le jeu se déroule essentiellement en milieu de terrain, si bien que les gardiens n’ont pas encore touché un seul ballon. Griffiths, l’international jamaïcain que l’on retrouve tantôt à gauche tantôt à droite, subtilise «légalement» le ballon à Ribeiro en zone montréalaise et ce dernier se retrouve au sol, ce qui est suivi de huées puisque l’arbitre laisse l’action se poursuivre. Il n’en fallait pas plus pour que le mal aimé du stade laisse aller son premier cri débile de la soirée, en l’occurrence Don’t, don’t, don’t… Ceci est le moment idéal pour vous présenter mes deux voisins de gauche. Deux Maghrébins qui en sont à leur premier match au CCR (et sans doute à leur dernier). Je ne sais pas pourquoi, mais je savais avant même le coup de sifflet initial qu’ils ne seraient plus là au début de la seconde période. Lors de la première intervention de l’inénarrable annonceur maison, ils restèrent pantois, alors qu’à sa seconde marotte, ils éclatèrent de rire. Comme ils ont rapidement compris que l’on nous casse les oreilles avec la musique ou l’une ou l’autre publicité ou annonce anodine presque à chaque fois que le ballon sort en touche, ils appelèrent des amis à quelques reprises, question d’avoir des témoins et ainsi éviter de passer pour des fous…
Après une petite course le long du rectangle, Sebrango effectue le premier tir du match mais sa frappe du gauche passe nettement au-dessus du but. Ce qui est suivi d’une petite rigolade entre lui et Dasovic, un truc qui est toujours agréable à voir entre deux adversaires. Nash récupère un ballon dans sa zone et centre vers Griffiths à l’entrée du domaine suttonien. Vincello nous démontre alors qu’il est tout aussi agile pour avorter une action que pour l’initier alors qu’il plonge, pied gauche devant, pour dévier le ballon vers la touche. Les 4 minutes suivantes se passent en territoire montréalais mais Vancouver est incapable de percer la défense de l’Impact. Lors de la contre attaque, Vincello, audacieux, tente sa chance d’un tir de très loin, mais le ballon est dévié en corner. Ce dernier est tiré par Lemire, invisible jusqu’ici, et alors que l’on a l’impression que le ballon va passer par-dessus tout le monde, il prend une courbe descendante et est repris de la tête par Pizzolitto. Le ballon se retrouve dans les pieds de Sebrango, idéalement placé à l’intérieur du petit rectangle, mais Morris met le pied juste à temps et, alors que le ballon se dirige en touche à la gauche du but, Pizzolitto plonge pieds devant, mais sa frappe touche l’extérieur du poteau et sort hors du terrain. Dommage que le tir du grand arrière central n’était pas cadré car Marques était assez mal placé sur cette action.
Suite à une passe en retrait de Pizzolitto, Sutton touche son premier ballon à la 18e. Trois minutes plus tard, Jordan passe (trop) facilement Gervais mais il est tellement lent pour récupérer son ballon qu’il n’a d’autre choix que de le donner à Sulentic derrière lui, qui prend alors un bon tir et, même si le ballon est légèrement dévié par Pizzolitto, Sutton s’en empare aisément d’un petit plongeon à sa gauche.
Leduc effectue une belle passe à Biello sur la gauche à travers la défense adverse et Mauro a tout l’espace et le temps voulus (merci à Jeff Clarke) pour ramener le ballon sur son pied droit et centrer directement sur la tête Sebrango, dont la frappe passe de peu à la droite du but du gardien portugais de Vancouver.
Juste avant la demi-heure, Grande, en retard sur le jeu, fauche inutilement Nash dans la moitié adverse du terrain. Grande s’empresse de le relever et même si Nash accepte ses excuses, l’arbitre lui décerne un carton jaune. Ce qui déplut au plus sérieux candidat pour succéder au titre de joueur de l’année décerné par les supporters du club, justement détenu par Nash. Quelques minutes plus tard, Sandro tire trois fois en moins de deux minutes. Le premier, de l’extérieur du rectangle, est trop haut et n’inquiète pas Marques. Le second est sur un très beau coup franc des 18 mètres, dévié au-dessus de la barre transversale du bout des doigts par le gardien des Whitecaps. Suite au corner qui s’en est suivi et à quelques actions très chaudes aux allures de pinball à l’intérieur du rectangle, la frappe de Grande ne touche aucun joueur adverse mais se retrouve, encore, au-dessus du but. Grande passe vraiment près d’être expulsé à la 37e alors que son tackle pieds devant sur Sulentic est en retard et nettement plus dangereux que le précédent. Mais l’arbitre décide de ne pas sévir. Merci ! Sulentic fera le même coup à Grande plus tard en fin de match. Un coup franc juste à l’extérieur de la surface de réparation est accordé à l’Impact à la 45e minute. Grande, encore lui, place son monde et décoche un puissant tir mais le ballon finit sa trajectoire dans les mains du gardien.
La pause est sifflée et devinez quoi ? Eh oui, c’est 0-0. Comme d’habitude. Pour les stats à cet effet, voir les trucs de Matt (interactif – statistiques dans le menu de gauche) car moi j’aime mieux ne pas vérifier, c’est trop déprimant. Place aux superbes concours. Pendant que tout ce beau monde se déchaîne sur le terrain, les fameux ballons Heineken renversent quelques lunchs de la mi-temps…
Les entraîneurs Fonseca et DeSantis n’effectuent aucun changement durant la pause et mes deux voisins n’étaient effectivement plus là au retour des joueurs, et ce n’est pas parce qu’ils avaient trouvé de meilleurs sièges ailleurs. Car des sièges vides, il n’y en avait pas ce soir. La première mi-temps ayant été somme toute correcte, il aurait été intéressant de leur demander la raison de leur départ prématuré – comme si on ne le savait pas !
Le début de la seconde période est terne et à la 50e, Vincello monte dans son couloir et son centre vers Sebrango est légèrement trop haut. Il s’en est fallu de peu puisque l’attaquant montréalais était fin seul devant Marques, ce qui laissait Fonseca songeur. L’arrière gauche argentin monte à nouveau mais, cette fois, le marquage est meilleur et il n’arrive pas à centrer ; il passe alors à Grande qui décoche un tir croisé au ras du sol et force Marques à plonger à sa gauche pour faire l’arrêt. De l’autre côté du terrain, Braz laisse à son tour son poste de défenseur et tente une incursion en territoire adverse, mais le résultat est moins reluisant.
Nick DeSantis en a assez vu et effectue son premier changement : Lemire laisse sa place à Commodore, qui vient seconder Sebrango devant. Le grand Ghanéen se met aussitôt en évidence et est à l’origine de l’une des plus belles actions du match côté montréalais. Il déborde sur la droite et centre dans le rectangle pour Sebrango mais un défenseur adverse plonge courageusement la tête la première dans les pieds de ce dernier. Le ballon est alors récupéré par Grande qui est durement stoppé par Chris Franks, le remplaçant de Nico Craveiro. Pendant que le petit italo-canadien souffre le martyr au sol, Ribeiro décoche un puissant tir – une frappe quasi identique au premier coup franc de Grande en première mi-temps. Même résultat. Quelques instants plus tard, Leduc effectue un joli centre et Pizzolitto tape le ballon au dessus de la cible. Ce geste fut précédé d’une excellente action de Nevio. Il s’est déplacé de sa position rapprochée pour se positionner derrière un défenseur adverse et le centre parfait de Leduc lui a permis de surgir et de se retrouver seul face au gardien, en vain. Pizzolitto dispute un fort bon match. Il est solide en défense, il appuie l’attaque et on l’a même vu en première période récupérer un ballon de brillante façon en milieu de terrain.
Steve Kindel n’a rien à envier à Leduc ou Vincello et effectue un magnifique centre par-dessus la défense montréalaise en direction de Morris qui, suite à une très belle course, effectue une volée très puissante qui aboutit à l’extérieur dans le petit filet. Une très belle combinaison mais l’angle était assez fermé et Sutton, bien positionné. Les rôles sont ensuite inversés. Après des échanges sur la droite entre Xausa (qui a remplacé Griffiths), Nash et Morris, ce dernier centre vers Kindel qui reprend le rebond d’une volée sublime et puissante qui passe entre les jambes de Ribeiro, mais Sutton effectue un arrêt d’une très grande difficulté. Ces tirs puissants au ras du sol à 1 mètre du gardien sont en effet extrêmement difficiles à stopper, surtout pour les grands gardiens. Plus souvent qu’autrement, ce genre de tirs finit sa trajectoire au fond des filets mais Sutton démontre pourquoi il est considéré comme le meilleur gardien de la ligue et préserve ainsi le score vierge.
À 15 minutes de la fin du temps réglementaire, Commodore se blesse à une cheville suite à un pseudo contact avec Clarke. Il est alors remplacé par Darko Kolic. Aussitôt entré, aussitôt hors-jeu le Yougoslave ! Plus de peur que de mal pour Commodore. Son corps compte toujours 206 os et, après quelques jours de repos, il sera disponible pour le match à Québec contre la bande à Maradona.
Dos au but à la limite du rectangle de Vancouver, Biello effectue une jolie talonnade sur la gauche pour Sebrango qui contourne le Texan Piette et prend un tir vif bien placé au ras du sol au premier poteau mais Marques s’allonge et dévie le ballon de la main droite. Un beau tir, suivi d’un bel arrêt. Les occasions montréalaises se poursuivent. Gervais effectue une rare montée sur la droite et centre sur Sebrango - qui d’autre ? - dont la volée passe de peu à côté du but. Il va bien falloir lui trouver un partenaire fiable un jour, non ?
Vincello remet directement le ballon à Xausa qui prend un tir de 30 mètres et sa puissante frappe permet à Sutton d’effectuer une belle détente à sa gauche pour capter le ballon du bout de ses mains – un arrêt beaucoup plus spectaculaire que difficile, ce qui ajoute au spectacle. À chaque fois que je vois un gardien aussi imposant physiquement s’élancer, s’envoler dans les airs à l’horizontale et retomber au sol, je pense toujours à cette baleine que j’ai vu surgir de l’eau lors d’une croisière sur le fleuve St-Laurent à Tadoussac. Enfin, je ne dis pas que Sutton me fait penser à une baleine (et vice-versa !) mais simplement que les deux mouvements sont gracieux et beaux à voir.
Le temps file et à 2 minutes de la fin, Leduc récupère un ballon au milieu, le passe à Kolic qui cafouille et Vincello le reprend et centre sur Biello qui l’envoi de la tête vers Sebrango, mais ce dernier part trop vite vers le but, si bien qu’il doit s’arrêter brusquement et, alors qu’il est en déséquilibre, il n’arrive pas à rediriger le ballon vers le but. Le Cubano-Canadien obtient la dernière occasion du match mais son tir aboutit directement dans les mains de Marques. Coup de sifflet final. Enfin… final… pas vraiment car le score étant à égalité, nous allons en prolongation. À moins qu’il y ait un but, les 11 019 spectateurs (moins deux, au minimum) auront droit à 20 minutes de plus d’un match qui jusqu’alors est, disons, simplement agréable. Sans plus.
Si ce n’est que d’un tir quelconque largement hors-cadre de Valente, entré à la 99e pour remplacer Nash, le favori local, pardon l’ex-favori, et d’une incursion de ce même joueur vite stoppée par Braz, les deux périodes de prolongation serviront à démontrer, encore, encore et encore, le manque de finition, la maladresse, l’impuissance et la malchance des joueurs montréalais devant le filet adverse. L’Impact a en effet totalement dominé les 20 dernières minutes de jeu, se créant ici et là quelques occasions. Il était clair que les joueurs de Fonseca jouaient pour le résultat nul. Si c’est un bon résultat pour eux, ce n’est pas un si mauvais résultat pour nous également. Mais devant une foule aussi imposante, on se doute bien que Nick DeSantis va demander à ses joueurs de fournir un effort supplémentaire et d’offrir au public une spectaculaire victoire et, par le fait même, ce qui permettrait d’obtenir de précieux points supplémentaires au classement. Effort ils fourniront. Les joueurs vont en effet beaucoup courir. Et l’équipe passera bien près de la soirée parfaite. Ah !, si on avait plus de ressources offensives, qui sait ? Et là je ne parle pas uniquement au présent, mais également au passé et au futur.
Revenons donc sur ces occasions ratées.
Grande, plus souvent qu’autrement impliqué dans l’une ou l’autre des phases du jeu, centre sur Kolic mais la tête de ce dernier est trop enlevée. Ça fait quand même plaisir de voir que Darko a la tête haute, lui qui l’avait si basse l’an passé. Si seulement il pouvait nous refaire le coup de l’an dernier en finale de la coupe Can-am ! La finale de cette coupe sans intérêt étant annulée, peut-être nous réserve-t-il son Darko show en grande finale de la A-league ? C’est à souhaiter…
La seconde prolongation est plus animée. La malédiction de Biello devant le filet adverse se poursuit. Le tout débute par une course sur la gauche de Franks, stoppé par Braz et pendant la contre attaque Grande lance Sebrango dans l’espace à droite. Ce dernier centre au ras du sol au milieu du rectangle. Le ballon roule et Kolic, bien marqué par Piette, le laisse filer et Biello se retrouve carrément seul, mais là vraiment seul face au gardien, mais il est - dois-je dire malheureusement ? - légèrement en retard et il ne peut tirer directement. La touche fatale, la touche finale, la touche rêvée, il n’y en aura pas ce soir. Le temps qu’il retrouve son équilibre et qu’il prenne le contrôle de l’objet maudit, Marques a déjà amorcé son plongeon en catastrophe dans les pieds du malheureux numéro 20 et fait ainsi l’arrêt du bout des doigts. Le ballon continue son chemin devant le filet et Sebrango le manque de peu, lui aussi un peu trop en retrait. Le vétéran Dasovic se demande bien comment le ballon n’est pas entré, tout comme Sebrango, Biello, DeSantis, Fonseca, vous et moi, sauf Marques bien sûr !
Quatre minutes après que Lavrynenko ait remplacé Leduc, c’est autour de Ribeiro de laisser sa place à Williams. Ce dernier obtient la meilleure possibilité de la prolongation deux minutes plus tard et manque, de ce fait, l’occasion de faire passer son boss pour un génie de la sub. Vincello capte un dégagement de Marques et passe à Kolic qui dévie d’une jolie touche à Williams qui est lancé vers le filet adverse. Même s’il est bien entouré, il a tout le temps et l’espace pour s’avancer et fixer la cible mais son tir est directement sur Marques, bien avancé pour couvrir l’angle. Je parlais de la meilleure chance pour deux raisons. D’une part, Williams était en parfait contrôle du ballon et, d’autre part, le gardien était très (trop ?) avancé et avec sa petite taille (1m78 – 5’10), il aurait été relativement facile de le lober. Un très mauvais choix de Williams, à mon humble avis. Mais, c’est vrai, Williams n’est pas un buteur naturel. J’aurais aimé voir Sebrango dans une situation identique. Deux ou trois fois auparavant j’étais fâché de voir Eddy sur l’aile droite, alors qu’il aurait plutôt dû être au centre du rectangle (ou enfin se diriger dans cette direction) et là, la seule fois où il aurait dû récupérer ce ballon sur la droite (philosophiquement parlant), il n’y était pas.
Le speaker, jamais en manque de moyen, nous lance la musique thème de la série culte mission impossible. Mission impossible : veut-il lancer un message ? Comme M. Phelps, Nick DeSantis a depuis longtemps accepté la mission. On verra si "ultimement" il la complètera…
La dernière (pseudo)-occasion survient alors que Kolic reçoit une passe de Gervais en plein centre du rectangle, mais Dasovic est en alerte et dégage, ce qui est suivi quelques secondes plus tard du véritable coup de sifflet final. Le plus long derby du monde se termine donc sur le plus court des résultats. Les deux équipes se partagent également les points pour le classement de la coupe des Voyageurs, toujours menée par l’Impact. Vancouver est certainement plus heureux de ce résultat que ne l’est l’Impact. Montréal a en effet dominé la rencontre et a gagné la bataille en milieu de terrain, et a pu ainsi utiliser et exploiter les espaces dans la défense adverse. Malheureusement, en vain.
L’Impact s’est créé de nombreuses occasions lors de ses deux derniers matches. Si à chaque fois il s’est buté (quel mot !) à des gardiens en forme, Ueltschey mercredi et Marques ce soir, c’est surtout le manque d’opportunisme des joueurs qui retient l’attention. C’est quoi l’expression déjà ? Le compas dans l’œil ? Mike Moretto devrait ainsi passer chez Dollarama et acheter un kit de géométrie pour chaque joueur… Déclaration du capitaine : “…nous avons encore créé des occasions de marquer…” Je le confirme amplement. Mais cette phrase revient régulièrement, voire trop souvent. Quoi que c’est nettement moins pathétique que la fameuse phrase de Lilley l’an dernier : “on n’a pas joué assez serré derrière.” Qu’il ne nous manque pas celui-là. Une fois rodée (souvenez-vous que nous sommes en fin de saison), une équipe (de tête de classement, de surcroît) ne devrait pas autant peiner pour marquer des buts. L’équipe domine toutes les phases du jeu et ce, même au niveau des buts puisqu’il est encore plus rare qu’elle en accorde. Mais avec le grand nombre d’occasions qu’elle obtient, comment expliquer cette stérilité offensive ? L’absence de Bailey ? Ce joueur était considéré comme le 4e attaquant en début de saison, derrière Sebrango, Budalic et Commodore. De plus, il n’y a qu’un seul joueur absent à l’attaque, non ? Je fais évidemment allusion au fait que 3 défenseurs (importants) sont blessés depuis fort longtemps et la défense n’en souffre pas pour autant. Pourquoi ? Je le répète : pourquoi ? Dans ce sens, la décision de ramener Lemire (et il n’y a rien de personnel contre lui) au lieu d’ajouter un attaquant plus percutant est difficile à comprendre. De même, l’absence d’un meneur de jeu se fait sentir, même si on nous dit que l’équipe en n’a pas besoin puisqu’elle joue différemment. Nick DeSantis a la volonté de ne pas faire souffrir les partisans de l’équipe (et l’équipe elle-même) comme l’a fait son prédécesseur, mais quand je vois Sebrango (encore) seul devant, ceci me confirme ce que je dis depuis fort longtemps au sujet de nos attaquants. Et comme je l’ai répété à maintes reprises, cette fois-ci je vous l’épargne. Il est donc trop tard pour cette année, mais ce sont des lacunes qu’il va falloir régler… En attendant, l’Impact domine, se créé de nombreuses occasions, mais les buts viennent très difficilement. Ce soir en fut un (autre) très bel exemple…
Fixtures
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Cincinnati - Montreal
Sunday 22 March, 13:00
Last result
Orlando - Montreal2-1
Saturday 14 March, 19:30
► All fixtures
MLS table
| P | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
|
| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
|
| 3. Vancouver | 5 | 12 |
|
| 4. San Jose | 5 | 12 |
|
| 5. San Diego | 4 | 10 |
|
| 6. New York City | 4 | 10 |
|
| 7. Colorado | 5 | 9 |
|
| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
|
| 9. Seattle | 4 | 9 |
|
| 10. Charlotte | 5 | 8 |
|
| 11. Dallas | 5 | 8 |
|
| 12. Chicago | 5 | 7 |
|
| 13. Toronto | 5 | 7 |
|
| 14. Miami | 4 | 7 |
|
| 15. New York | 5 | 7 |
|
| 16. DC United | 5 | 7 |
|
| 17. Houston | 4 | 6 |
|
| 18. Austin | 5 | 5 |
|
| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
|
| 20. Atlanta | 5 | 4 |
|
| 21. Kansas City | 5 | 4 |
|
| 22. Minnesota | 4 | 4 |
|
| 23. St. Louis | 5 | 4 |
|
| 24. New England | 4 | 3 |
|
| 25. Portland | 4 | 3 |
|
| 26. Orlando | 5 | 3 |
|
| 27. MONTREAL | 4 | 3 |
|
| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
|
| 29. Columbus | 5 | 2 |
|
| 30. Philadelphia | 5 | 0 |
|
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Discussion board
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OUT
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