PORTO RICO : Gaudette, Jones, Henry, Krause, Arrieta (86e Villegas), Elcock (62e Noël), Telesford (73e Gbandi), Miranda, N. Delgado, Hansen (64e Ojeda), Atieno (72e Rivera)
MONTRÉAL : Jordan, Braz (89e Matondo), Pizzolitto, Pesoli, Gervais (56e Placentino), Leduc, Gjertsen, Testo, Di Lorenzo (77e Donatelli), Jefferson (56e Biello), Brown
ARBITRE : M. Navarro
AVERTISSEMENTS : Braz, Krause
LE BUT : 5e Hansen (0-1)
Un jour sans : voilà comment qualifier la prestation de l'Impact pour la venue de Porto Rico en ce premier match du mois de juillet. Et c'est dommage à plus d'un titre.
D'abord parce qu'une victoire aurait permis à l'équipe de réaliser la toute bonne opération au classement et de se replacer à la septième place et même à un souffle de la cinquième. Ces trois points perdus renvoient l'Impact à l'avant-dernier rang, qui pourrait même être le dernier quand Rochester aura disputé son match de retard, vendredi contre Seattle. Ce qui imposera aux joueurs une pression supplémentaire dimanche pour la venue des champions en titre.
Ensuite car pour la première fois depuis l'arrivée du trio Limniatis - Di Pietrantonio - Dos Santos, l'équipe avait eu une semaine complète pour préparer son match. De quoi donc travailler dans le calme, et offrir le dimanche le résultat de sept jours d'entraînement. Mais aussi de voir vraiment la mainmise de l'entraîneur de manière totalement sportive. Car, oui, l'équipe est rétablie de ses problèmes de début de saison et le choc psychologique est passé.
Mais voilà, c'est un autre choc qui a assommé les joueurs tout au long des 90 minutes en ce chaud dimanche d'été. Ils étaient carrément endormis en début de rencontre, ce qui permit dès la première minute à Hansen de reprendre de la tête un centre de la droite, après avoir coupé au premier poteau. Heureusement, il n'était pas face au but et envoya le ballon droit devant lui.
À la 5e minute, Di Lorenzo, qui avait laissé ses souliers dorés à la maison et avait probablement chaussé des sabots abandonnés par un paysan en visite au stade, y alla d'un de ses nombreux centre ratés de l'après-midi. Celui-là, au lieu de filer bien trop vers le but comme les autres, était bien trop en retrait. Une passe idéale pour lancer la contre-attaque adverse. Enfin, contre-attaque, il faut le dire vite... puisque c'est en toute quiétude qu'Atieno se promenait avec le ballon sur le flanc gauche, avant de céder à Jones. Le centre de celui-ci trouva la tête d'Hansen qui profita de la somnolence de toute la défense locale (y compris Jordan) pour planter le seul but de la journée.
Porto Rico n'a joué que cinq minutes, disent certains. Déjà, c'est pas vrai : deux minutes plus tard, les visiteurs héritèrent d'un coup franc que Jones plaça à quelques centimètres du montant gauche de Jordan. Ensuite, les visiteurs, bien heureux de mener à la marque, laissèrent le ballon à l'Impact. Et vu que celui-ci n'en faisait rien, les hommes en orange auraient eu tort de changer de tactique. Vous ne pensiez quand même pas qu'ils allaient se lancer la tête baissée vers le but de Jordan et attaquer la fleur au fusil ?
Pendant le reste de la partie, on a donc vu 10 gars en blanc (Jordan avait déjà fini sa journée que, pour une fois, il n'avait pas commencée) se passer un ballon sans oser réellement faire autre chose que des gestes a priori faciles. Quant à ceux qui n'avaient pas le ballon, ils regardaient souvent le match de manière aussi passive que la grande majorité des spectateurs (c'est tout dire !) Des dribbles ? Où ça ? Des passes audacieuses ? Quand ça ? Des duels ? Ohlala, non, s'il vous plaît !
Il y eut de temps à autre une exception. Comme quand Testo alla arracher un ballon sur la droite du rectangle avant de centrer : Brown ne parvint pas à la reprendre, Di Lorenzo bien. Mais l'envoi de l'Argentin fut contré et Gaudette put le maîtriser.
Combien de fois n'ai-je pas failli m'arracher les cheveux en voyant un Montréalais balle au pied et ses équipiers être collés au terrain comme si on les y avait attachés. Il faut quand même reconnaître que les seuls qui se donnaient du mal étaient dans un mauvais jour. Jefferson est probablement celui qui a le plus bougé. Souvent inefficacement et sans succès. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir essayé. Idem pour Di Lorenzo, dont les centres ratés... ont constitué une bonne part du danger en première mi-temps ! C'est que la défense adverse, en plus, ne montrait pas toujours des signes de placidité.
Il y en a eu un qui filait droit en coup de pied de but avant que Gjertsen ne le sauve à même la ligne : le ballon prit la direction de Jefferson dont la reprise acrobatique fila à côté. Il y en eut un autre qui n'allait nulle part d'intéressant mais était fort près de la ligne du but visiteur et Jones dégagea par mesure de sécurité (il n'y avait pas grand Montréalais dans ses parages). Autre centre bizarre de l'Argentin (on aurait dit qu'il le faisait exprès pour obliger Gjertsen à courir alors que celui-ci n'était jamais lancé) qui arriva cette fois à la droite du rectangle : Gjertsen tenta sa chance, son tir contré arriva à Jefferson bien placé. Mais l'envoi du Brésilien fut sauvé par Arrieta à même la ligne. Des gestes complètement ratés sources d'occasions, voilà qui en dit long sur la prestation de l'équipe...
Dans ces cas-là, on l'a dit et répété, trois solutions pour débloquer la situation : l'exploit individuel, le tir de loin et le coup de pied arrêté. Source des trois derniers moments forts de la première mi-temps. Il y eut d'abord l'essai à distance de Testo, tendu et bien placé mais dont Gaudette s'empara sans problème. Il y eut durant les arrêts de jeu un effort personnel de Gjertsen sur la droite, dont le centre-tir n'aboutit nulle part. Entre temps, il y eut peut-être un autre tournant du match.
D'abord l'occasion : suite à un corner et à du tic-tac-toe dans le rectangle, Brown put reprendre le ballon de la tête mais Miranda sauva à même la ligne. Ensuite, la polémique : sur cette même action, Gaudette, passablement peu sûr de ses gestes sportifs, montra qu'il maîtrisait beaucoup mieux l'anti-jeu. Il confondit d'abord le dos de Pesoli avec une vulgaire carpette sur laquelle il essuya ses crampons, avant de montrer à Brown que s'il n'avait pas été joueur de soccer, il aurait pu faire carrière dans le karaté. L'arbitre Navarro qui, lui, aurait mieux fait de se lancer dans le théâtre, laissa jouer cette pièce de mauvais goût sans broncher. Gaudette a montré sa spécialité à plusieurs reprises depuis le début de la saison : foutre la merde avant de calmer tout le monde et de passer pour le gentil. Testo, Brown, Pizzolitto et d'autres ont une opinion différente de lui...
Toujours est-il qu'à la pause, les Portoricains menaient par le plus petit écart et il fallait absolument renverser la vapeur. Mais la deuxième mi-temps, où l'équipe devait faire preuve d'audace et l'entraîneur amener des joueurs capables, par leur vitesse et leur technique, de traverser les lignes visiteurs, fut en dessous de tout. Le scénario de l'adversaire était connu : se recroqueviller devant tante Gaudette et attendre le coup de sifflet final. Ils ont attendu longtemps le danger également...
Puisque le spectacle était très pauvre, Gaudette se chargea de l'assurer 10 minutes après la reprise suite à un tir de Leduc aussi bien placé que lui. Il alla le chercher sans trop de problème sous la transversale et plongea surtout pour les caméras et certainement permettre à Claude Quenneville de sortir un de ses célèbres “Oooh !” (entrecoupés de “Waow” pour assurer la variété) auxquels sont familiers ceux qui suivent les matches de l'Impact à Radio-Canada.
Le puissant calmant qu'avaient pris les joueurs à la place de leur jus d'orange à midi cessa son effet le temps de trois minutes et de trois occasions entre la 68e et la 71e. Pendant ce temps-là, ça a chauffé autrement qu'à cause du soleil, c'est vrai. Mais 3 minutes sur 45, c'est un bien faible ratio...
Il y eut d'abord Placentino qui longea la ligne de but avant de céder à Brown dans le petit rectangle. La reprise était difficile pour le Panaméen mais il surgit et toucha le ballon dans une position inhabituelle. Gaudette plongea lui aussi de manière guère orthodoxe et en toute hâte pour finalement se voir bien heureux de bloquer le ballon.
Ensuite, Di Lorenzo tenta sa chance de loin (les sabots, ça permet aussi de frapper fort) mais son puissant envoi heurta la transversale. Enfin, Gjertsen centra pour Leduc, bien placé, mais le ballon rebondit sur sa hanche puis sur Nigel Henry avant d'arriver à Gaudette.
Après ? De nouveau plus rien jusque dans les toutes dernières secondes, alors que l'alarme d'urgence commençait à sonner. Mais il était trop tard. Pesoli avait beau tenter un tir de loin bondissant et Donatelli reprendre un corner puis un centre venu de la gauche, rien n'y fit. Les trois points sont dans l'escarcelle de Portoricains qui ne les méritent peut-être pas mais les joueurs de l'Impact n'ont pas assez souvent montré qu'ils en avaient envie.
Et pour finir cette journée en beauté, nous apprîmes que les petits Alex et Cristian étaient attendus à la caisse numéro 11 par leur papa. Ah non, ce ne sont pas des enfants perdus ? On les demande où ? Sur le banc ? Euh... d'accord.
Trêve de plaisanterie, en regardant les réactions des joueurs et entraîneurs dans les médias, j'ai été bien plus agréablement surpris que par ce que j'ai vu sur le terrain. Ils avaient bien compris que ce match n'avait absolument rien à voir avec ceux du début de saison (dont l'état d'esprit a d'ailleurs été rigoureusement banni par John Limniatis, sous peine d'en payer les conséquences). C'était un jour sans, rien d'autre. Jordan n'y voyait pas de retour en arrière. Le coach parlait même d'un échauffement bizarre... Ses maîtres mots étaient être plus actif et trouver des solutions. On verra lesquelles lors du prochain match, dimanche contre Seattle.
Fixtures
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Sunday 22 March, 13:00
Last result
Orlando - Montreal2-1
Saturday 14 March, 19:30
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MLS table
| P | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San Jose | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. St. Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTREAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
|
| 29. Columbus | 5 | 2 |
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| 30. Philadelphia | 5 | 0 |
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