Mission accomplie

Impact Montréal - Miami FC 3-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 18/07/2008

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email
MONTRÉAL : Jordan, Di Lorenzo, Pizzolitto, Pesoli, Gatti, Leduc (90e Aguilera), Placentino (69e Braz), Testo, Gjertsen, Jefferson (65e Donatelli), Brown (86e Ribeiro)

MIAMI : Saunders, Williams, Dias (82e Sims), Brunner, Ramirez, Goldberg (89e Cavalcante), Nunes, Vasquez (74e Galavis), Da Mata (84e Mosquera), Afonso, Fraser

ARBITRE : M. Tasev

AVERTISSEMENTS : Jordan, Pizzolitto

LES BUTS : 44e Testo (1-0), 59e Pizzolitto (csc, 1-1), 64e Jefferson (2-1), 81e Pesoli (3-1)


Parfois un match tient à peu de choses. Enfin, lors de ce duel contre Miami, il y en a eu beaucoup, de ces peu de choses. Et elles ont contribué à une victoire très importante pour le moral des troupes.

Tout avait commencé difficilement. Le match offrait quelques similitudes avec celui de la semaine dernière, notamment grâce à la mise en application d'un des nombreux adages shadokiens de l'Impact : “Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. En d'autres termes : plus ça rate et plus on a de chances que ça marche...” (oui, ça ressemble à certaines déclarations de fin de match). Dont acte.

D'abord quand Gjertsen (très remuant tout au long de la rencontre) rata sa reprise de volée sur un centre de Di Lorenzo : le ballon passa juste devant Jefferson et causa à Saunders sa première frayeur de la soirée. Jordan en avait déjà eu une un peu plus tôt quand il dut intervenir face à Fraser à la suite d'un contre.

Ensuite quand Placentino, fin seul sur la gauche avec tout le temps de centrer, envoya une passe imprécise, contrée, qui revient à Gjertsen. Cette passe ratée fut presque un assist car l'ancien Vancouvérois réussit une belle volée qui passa de peu à côté.

Par la suite, guère question de réussites et de ratages, mais bien d'une prise en mains du match par l'adversaire, sans toutefois être menaçant. Le déploiement des deux équipes sur le terrain n'était guère rapide mais les attaquants visiteurs, eux, savaient se servir de leur vitesse pour surgir dans le dos de la défense montréalaise sur des passes tranchantes de leurs médians. Il a souvent fallu toute la vigilance de Pesoli et, à quelques reprises aussi, de Pizzolitto pour corriger des fautes de leurs coéquipiers.

Mais les deux défenseurs centraux furent eux aussi battus quand le très élégant Leo Iniacio Nunez lança le toujours aussi dangereux Fraser seul face à Jordan. Le portier montréalais lança pour sa part sa jambe en direction de l'attaquant, qu'il faucha dans son rectangle : le penalty était indiscutable. Dans ces cas, deux écoles d'arbitrage s'opposent : certains excluent le fautif, appliquant le règlement à la lettre. D'autres estiment que le penalty - et le but qui doit en résulter - est une punition suffisante. M. Tasev est de ceux-là et c'est donc le jaune qui colorait le bristol qu'il sortit à Jordan.

Pour la première fois du match, la balance avait penché côté montréalais. Ça ne faisait que commencer, et aux moments-clefs qui plus est. Penalty, donc. Afonso, meilleur buteur du championnat qui avait déjà converti trois coups de réparation posa s'avança et posa le ballon. Sur le plus parfait des terrains de la D1. Il se croyait donc à l'abri de toute mauvaise surprise de ce côté-là. Sauf que... il y avait bel et bien une motte de terre (on la voit clairement à la tv après son tir) assez grosse qui dépassait et, surtout, qui lui donna l'allure d'un joueur de rugby en train de transformer une pénalité. Mais là, c'était un penalty, et pas du rugby : pas 3 points donc, mais bien 0 but...

Si les visiteurs avaient pris la direction des opérations, Montréal, dans ses offensives, jouait bien plus dans l'axe que la semaine précédente. On sentait qu'il y avait des possibilités. Souvent, d'ailleurs, je me suis fait la réflexion “Ah, dommage !” plutôt que “Mais non hein...”, ce qui, clairement, signifie que les idées étaient là sur le terrain. Mais trop de gestes ratés les empêchaient d'aller à leur terme. On sentait toutefois la fébrilité de l'adversaire, ce qui incitait à un certain optimisme.

Suite au match de la semaine dernière, on avait répété à l'envi qu'on a plus de chances de marquer quand on se retrouve en face du but. Gjertsen avait dû recevoir le message puisqu'on l'a vu bien plus souvent rentrer dans le jeu. Comme sur ce corner mal repoussé qui lui revint : il crocheta pour se mettre en meilleur position de tir et envoya un ballon vicieux qui obligea Saunders à s'y reprendre à plusieurs fois afin de le contrôler devant Brown à l'affût.

Du côté adverse, c'est du flanc droit (et surtout face à Di Lorenzo placé au back gauche) que le danger venait principalement. À cinq minutes du repos, Vasquez et Da Mata s'y amusèrent allègrement avant que le premier cité n'envoie un centre que deux de ses coéquipiers ratèrent de peu : un ballon bouillant !

À nouveau titularisé, Jefferson a confirmé le style qu'on lui connaît depuis son arrivée au premier plan : discret à première vue mais très disponible en réalité. Il bouge beaucoup, essaye, varie les coups. Et même si le succès n'est pas au rendez-vous, il ne se décourage jamais. Sa bonne attitude se voit notamment quand il se retrouve à terre. Son gabarit le rend faible quand les duels deviennent rugueux : lorsqu'il tombe, plutôt que s'en formaliser et aller se plaindre auprès de l'arbitre, il cherche le ballon des yeux et pense à se relever. Il semble aussi très à l'écoute de Brown, qui lui crie parfois copieusement dessus mais il ne faut pas fier à ça : l'entente entre les deux est très bonne.

Jefferson n'est pas le Brésilien individualiste qui ne pense qu'à dribbler tout le monde (ceux-là se retrouvaient en face). Il sait jouer seul balle au pied mais est aussi très collectif. On l'a vu lors d'un une-deux avec Testo qui lui permit de se retrouver au cœur du rectangle et de tirer sur le poteau. Mais son compère blond n'avait pas arrêté de jouer et retrouva le ballon à l'entrée du rectangle. Son tir passa à travers une forêt de jambes adverses (dont les têtes ne semblaient pas encore de retour sur le match) et toucha celle de Brunner : surpris par cette déviation involontaire, Saunders ne put rien et dut s'en aller chercher le ballon au fond de ses filets.

Une nouvelle fois, dame chance avait été du côté des Montréalais. Sauf que pour cela, il fallait tout d'abord que Testo la prenne, sa chance, et envoie un tir qui avait de l'allure. En outre, son réflexe après le une-deux avec Jefferson et surtout le rebond du ballon sur le poteau méritait bien une telle récompense : en quelque sorte, justice a été faite.

Cette avance de 1-0 faillit être de courte durée puisque à peine le ballon remis en jeu, Afonso, une nouvelle fois lancé à toute vitesse sur le côté gauche, entra dans le rectangle puis envoya un tir puissant que Jordan dévia en corner avant de piquer une colère. Il n'y avait heureusement pas de mal et l'Impact pouvait regagner les vestiaires avec, pour la deuxième fois de la saison seulement, un avantage au marquoir.

Après le repos, Miami tenta de reprendre sa domination du deuxième quart d'heure - il leur fallait revenir au score - mais Montréal ne s'en laissa pas compter. Ainsi, un tir de loin de Leduc trop écrasé et trop croisé avait répondu à un coup franc vicieux de Leo Iniacio.

C'est la troisième fois que les deux équipes s'affrontent cette saison, et le constat sur l'adversaire est toujours le même : Miami a énormément de mal à poser son jeu. Ou plutôt, cette équipe en est tout à fait capable mais ensuite, elle manque d'imagination. En revanche, dès que ça accélère et que l'instinct offensif prend le pas sur la réflexion, alors là, ça peut faire très mal. Afonso est certainement le joueur qui illustre le mieux ce comportement de son équipe.

Le meilleur buteur de la compétition y est allé d'une belle démonstration quand, suite à un centre venu de la gauche, d'une talonnade, il initia un une-deux avec Da Mata. Son tir fut alors repoussé par Jordan dans les pieds de Da Mata qui avait bien suivi. Mais une fois de plus, le portier montréalais intervint, et provoqua in extremis un corner. Sa défense était aux abois et, il faut l'admettre, cette occasion méritait mieux. Avec Da Mata dans le rôle de Testo...

La récompense pour les visiteurs allait tomber sur le corner que Jordan repoussa malencontreusement du poing sur l'épaule de Pizzolitto. Le ballon revint aussi vite qu'il était venu, mais pas exactement dans la même direction : quelques centimètres d'écart, suffisants pour qu'il finisse dans le but. Cette fois, la chance était du côté de Miami. Elle avait sans doute oublié de changer de côté à la mi-temps (ou alors, elle préfère être du côté où les supporters chantent)...

Mais ce n'était pas sa mission du jour ! Ce qui fait que son entraîneur à elle la rappela sur le banc ! Après s'être fait copieusement sermonnée, c'est de là qu'elle continua son boulot. On jouait depuis à peine plus de 62 minutes quand le quatrième arbitre chipota sur son panneau électronique pour indiquer le chiffre 11. Vu que Donatelli se tenait près de lui, c'est Jefferson qui allait faire les frais de ce changement. Très bizarre... surtout à 1-1.

Cependant, les faits de match se sont ligués du côté de l'Impact. Pendant une très grosse minute, il n'y eut pas le moindre arrêt de jeu. Ce qui permit à Jefferson de rester sur le terrain et de recevoir une remise de Brown à 20m du but qu'il envoya d'un bon tir bien placé dans le coin de la cage de Saunders ! 2-1 : eh oui, c'est sur la pelouse que devait être le Brésilien !

Pour la troisième fois, les Floridiens allaient tenter de prendre le jeu à leur compte et, surtout, de concrétiser leur essai, de moins en moins convaincant, de domination. Et cette fois, ils ne pouvaient plus compter sur un rebond vicieux et un auto-but montréalais. Certes, il y eut une action bien construite de gauche à droite ponctuée d'un tir à côté et une tentative de loin de Vasquez au-dessus, mais Jordan n'était pas menacé.

C'est encore une fois la vitesse et l'instinct qui servirent le mieux les visiteurs. Suite à une faute entre le rectangle et la ligne de touche, Galavis tenta de profiter de la situation en jouant le coup franc immédiatement. Un une-deux rapide avec Ramirez lui permit de se retrouver dans la zone de Jordan et d'envoyer un tir dangereux que le gardien maîtrisa. Certes, dans ces situations, Miami est capable d'être très dangereux, mais franchement, j'ai beaucoup de mal à voir cette équipe terminer dans le top 7.

Dans le dernier quart d'heure, c'est Montréal qui s'est montré le plus dangereux. D'abord par Gjertsen qui étala sa technique pour entrer dans le rectangle et se jouer de Williams (un des gros maillons faibles adverses) puis se mit sur son pied droit et obligea Saunders à effectuer un bel arrêt.

Le gardien visiteur ne put cependant rien 5 minutes plus tard quand un corner du même Gjertsen fut repris d'une tête puissante et croisée de Pesoli : les filets étaient secoués vigoureusement, le buteur pouvait laisser éclater sa joie, de même que toute l'équipe qui était désormais à l'abri d'une mauvaise surprise. Une belle récompense aussi pour l'Italien qui avait souvent joué au pompier en première mi-temps et voyait son travail défensif couronné... offensivement. Comme lors de sa première réalisation cette saison, il courut se jeter dans les bras de Mauro Biello.

En fin de rencontre, le revenant Ribeiro, servi par Donatelli, vit Saunders avancé et tenta d'alourdir la marque d'une petite balle en cloche, mais le ballon atterrit sur le toit du but. Un tir trop croisé de Cavalcante fut le dernier assaut de visiteurs toujours aussi peu réalistes.

Si la chance a certes aidé l'Impact, la victoire a pas mal de significations positives. Contre un adversaire face auquel les matches sont généralement très ennuyeux et peu prolifiques, un succès 3-1 est un signe de changement. Il montre aussi que les deux défaites précédentes sont un accident puis une erreur de parcours. Face à ce qui était devenu, par la force des choses, un concurrent direct mais surtout une équipe qui aura bien du mal à se qualifier pour la phase finale, il fallait montrer sa supériorité : ça aussi, c'est chose faite. Enfin, avant le déplacement ô combien important à Toronto, il ne fallait pas laisser le doute s'installer. Alors, oui, les éléments ont été favorables, mais on les prendra bien. Ce fut aussi, dans une moindre mesure, le cas lors du premier match sous John Limniatis contre Charleston. Et la victoire a été le début d'une belle série et, surtout, de progrès constants. Espérons que celle-ci suive le même chemin.

 
  • Whatsapp
  • Print
  • Email

Calendrier

Prochain match

Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00

Dernier match

Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30

► Calendrier complet

Classement MLS

JPts
  1. Nashville513
  2. Los Angeles FC513
  3. Vancouver512
  4. San José512
  5. San Diego410
  6. New York City410
  7. Colorado59
  8. Salt Lake49
  9. Seattle49
10. Charlotte58
11. Dallas58
12. Chicago57
13. Toronto57
14. Miami47
15. New York57
16. DC United57
17. Houston46
18. Austin55
19. LA Galaxy44
20. Atlanta54
21. Kansas City54
22. Minnesota44
23. Saint-Louis54
24. New England43
25. Portland43
26. Orlando53
27. MONTRÉAL43
28. Cincinnati43
29. Columbus52
30. Philadelphie50
► Classements complets

En direct du forum

23/5 - DC United - Montréal : l'homme de la saison par Kleinjj

16/5 - Montréal - Chicago : l'homme de la saison par Kleinjj

13/5 - Montréal - Portland : l'Homme de la saison par Kleinjj

► Aller sur le forum

Sur Twitter

Recherche

Écoutez Coup Franc

Buteurs

► Toutes les stats

Transferts

ARRIVÉES

Keita (Jeunes), Thorhallsson (Orlando), Vera (Salt Lake), Aviles (Miami), Nteziryayo (Jeunes), Losenko (Shakhtar Donetsk), Marshall-Rutty (Charlotte), Carmona (New York), Streit (Bâle), Rios (Vancouver)

DÉPARTS

Sirois (Dallas), Alvarez (Deportivo Cali), Duke (Fin de contrat), Pearce (Rupture de contrat), Sealy (Colorado), Vrioni (Fin de contrat), Marshall-Rutty (New York)

► Détails

Quiz

De quel club montréalais Alistair Johnston a-t-il porté les couleurs quand il était enfant ?

  • Lasalle
  • Lakeshore
  • Kirkland
► Testez vos connaissances

Jouez avec nous

► Rejoignez la ligue ImpactSoccer.com