MONTRÉAL : Jordan, Braz, Pesoli, Joqueviel (90e Aguilera), Surprenant, Gatti, Di Lorenzo, Donatelli (55e Brillant), Gjertsen (77e Uwimana), Gregory (61e Ribeiro), Byers
PORTLAND : Harrison, S. Thompson, J. Thompson, Knwoles, Poltl (63e Olum), C. Brown, Little (86e Bagley), Guante (63e N. Dombrowski), Higgins, Alvarez (62e Walker), Suzuki
ARBITRE : M. Petrescu
AVERTISSEMENTS : Little, Suzuki, Gregory, Joqueviel
LES BUTS : 13e Di Lorenzo (1-0), 45e Byers (2-0)
Avant ce match contre Portland, je dois bien l’avouer, j’avais un sentiment double quant à l’issue de la rencontre. J’étais calme et optimiste à propos du résultat, tout en ayant une part d’inquiétude à cause de l’adversaire, qui avait très peu réussi à Montréal cette saison et qui avait lors de ces rencontres montré être moins mauvais que son classement le laisse présager.
Mais celui qui avait le plus d’inquiétudes était certainement John Limniatis, avec de meilleures raisons : son noyau maigrit à vue d’œil. Tout heureux d’avoir récupéré Braz, il a dû se passer de Brown (qu’on ne reverra pas de sitôt), Jefferson, alors que Testo et Grande ont été laissés au repos eux aussi. Et le calendrier de malade est loin d’être fini…
Du coup, Surprenant était titularisé, Gatti avait pris place dans l’axe du milieu de terrain où il avait comme voisin Di Lorenzo (qui a penché à gauche durant toute la rencontre), Donatelli et Gregory recevaient une nouvelle chance sur les ailes et Byers se retrouvait seul devant, avec l’appui lointain de Gjertsen.
Le début de rencontre était calme. Très calme même, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes où le contraste était on ne peut plus frappant avec le match international de samedi, qui est sans aucun doute un repère et un objectif qu’il faut se fixer pour le stade Saputo, mais avec cette fois l’ambiance mise par les supporters de l’équipe qui y joue… Heureusement, pour amoindrir le contraste, les Ultras Montréal étaient bien en voix.
Le reste du public était attentif au match, a applaudi quelques beaux gestes mais il faut reconnaître que les occasions de but lui ont rarement donné l’occasion de s’enthousiasmer (c’est le match, et de loin, où j’ai pris le moins de notes). Ce qui ne veut pas dire pour autant que la rencontre était mauvaise, loin de là même. Si les possibilités de marquer ont été rares et que le rythme était lent (on voyait clairement que le calendrier des deux équipes était chargé et que les joueurs ne pouvaient pas se donner comme s’ils étaient au sommet de leur forme), les deux formations ont fait preuve d’application en d’engagement.
Il a fallu attendre 12 minutes pour voir un peu d’animation. Gjertsen tenta un effort solitaire et son tir, dévié, arriva à Byers qui tenta sa chance à son tour : contré, corner. Celui-ci a été repoussé vers Di Lorenzo qui, ni une ni deux, a repris le ballon d’une volée aussi pure que puissante et précise. Le ballon a filé à toute vitesse se loger dans le but d’Harrison qui peut, sur ce coup, s’enorgueillir d’avoir encaissé un des plus beaux buts de l’histoire du club montréalais ! Ce but à lui tout seul valait le déplacement.
Au quart d’heure, un centre de Guante passa devant toute la défense de l’Impact et arriva de l’autre côté du rectangle à Little, qui reprit le ballon au-dessus. C’était le danger le plus sérieux de Portland en première mi-temps, jusqu’à ce qu’à une minute de la fin, un centre de la gauche venu des pieds de Suzuki ne passe devant Alvarez. Jordan était bien tranquille, même s’il avait réalisé l’une ou l’autre sortie approximative.
Le milieu de terrain montréalais contrôlait le jeu, la défense repoussait sans trop de problème les assauts américains, mais Byers était souvent trop seul devant et les ailiers n’apportaient pas beaucoup de danger. Sans oublier que l’adversaire tenait bien le coup aussi et n’hésitait pas à mettre le pied. Le match a été très correct, le nombre de fautes normal pour un match de foot (mais plus qu’en USL où la moyenne est assez basse), les duels assez peu nombreux même je dirais. Mais quand ça y allait, ça y allait ! Suzuki parfois kamikaze, ses équipiers qui n’hésitaient pas à mettre le pied : il a fallu se farcir ça. Le négatif : le risque qu’un joueur fragile se blesse. Le positif : ça permet de garder l’équipe en éveil et de l’entraîner, dans des conditions de match, à avoir un adversaire qui met le pied. Car en Ligue des champions, les autres équipes ne vivront pas avec un calendrier démentiel et se donneront à fond.
Parlant d’à fond, les sprints de Byers ne sont pas mal du tout. On a eu l’occasion d’en voir un au dernier match, sur le flanc droit, qui a fait forte impression. Mais courir n’est pas tout, on a eu quelques condisciples d’Usain Bolt dans l’équipe incapables de mettre un ballon au fond des filets. Ce n’est pas le cas de Byers qui, juste avant le repos, est allé inscrire un but très différent de celui de Di Lorenzo mais, dans son genre, aussi spectaculaire.
Après s’être emparé du ballon dans le rond central, il a étalé ses qualités balle au pied en se défaisant balle au pied pour filer seul vers Harrison, en plaçant le ballon au bon endroit. C’est important parce que pas mal de joueurs font le plus difficile avant de rater leur coup devant le but. Vitesse donc, mais aussi technique et lucidité (ce qui est ô combien important pour un attaquant) : ce but recelait des ingrédients qui vous font aimer un joueur.
Et du coup, il offrait une avance confortable de deux buts aux Montréalais qui pouvaient rentrer au vestiaire l’esprit léger. D’autant plus que le jeu en deuxième période ressembla pas mal à celui en première : lent mais appliqué, avec des occasions bien rares. Portland devait faire le jeu mais n’y parvenait pas. Et les joueurs montréalais n’allaient certainement pas commencer à courir dans tous les sens alors qu’ils savent bien qu’ils doivent préserver toute leur énergie disponible en fonction des folles semaines à venir !
Portland ne jouait pas mal mais il manquait toujours une solution. Le placement défensif de Gatti et consorts contrecarrait bien leurs plans, il faut dire, mais ils donnaient souvent l’impression de… jouer à dix. À un point tel que je me suis une fois surpris à compter combien ils étaient sur le terrain ! Non, non, il ne manquait personne chez les vers qui pour l’occasion jouaient en grenat (comprenne qui pourra, on dirait que certaines équipes en USL veulent un maillot de chaque couleur).
Finalement, pour Montréal, cette rencontre constituait un bon entraînement. Pour l’aspect physique évoqué plus tôt, mais aussi parce qu’avec le rythme qui n’atteignait pas des sommets, il a souvent été possible de poser son jeu et de travailler la circulation de balle et certains mouvements. Sans oublier la défense car Portland, même s’il n’allait pas au bout de ses mouvements, jouait avec, comme on dit.
À part une combinaison entre les deux Antiguais qui termina au-dessus de la cible, il fallut attendre les cinq dernières minutes pour voir les gardiens mis un tantinet en péril. D’abord par un tir lointain de Di Lorenzo, bien trop faible pour être inquiétant mais à ras du sol et, avec les nombreuses mottes de terre sur le terrain, qui aurait pu prendre une trajectoire surprenante. On ne sait jamais… l’idée n’était pas mauvaise (dans ces circonstances de match, il était permis d’essayer des choses un peu moins orthodoxes, on a même vu Uwimana rester parfois à l’attaque).
Une minute plus tard, Portland s’est forgé sa dernière occasion de la partie quand Olum, au deuxième poteau, reprit du plat du pied un centre venu du côté gauche. C’était joué en finesse mais c’était surtout à côté.
Brillant, qui a souvent eu le chic pour se faire oublier (ce qui est ennuyeux est que ses équipiers l’oubliaient aussi quand il était démarquer) aurait pu se voir octroyer un penalty quand, lancé sur le flanc gauche par une très belle ouverture de Gatti, il se fit clairement accrocher dans le rectangle. Clairement pour tout le monde, sauf pour l’arbitre qui ne broncha pas. Il ne réagit pas davantage une minute plus tard quand Byers tomba dans la surface de réparation suite à un duel solide, certes, mais sur lequel il se lança au sol un peu trop facilement.
Ce n’était pas bien grave (en espérant que la sortie de Joqueviel en fin de match le soit tout aussi peu) puisque les trois points étaient dans la poche et qu’une fois de plus, cela s’était passé sans trop de mal. Même si, selon les propos de John Limniatis après la rencontre, ce fut plus difficile que ça en avait l’air. Il faut dire que les joueurs commencent à sentir le poids des matches. Alors espérons que l’ambition de finir dans le top 7 soit rapidement confirmée mathématiquement pour que la fin de la saison régulière ne veuille plus rien dire et que les joueurs puissent souffler. Car la Ligue des champions arrive très bientôt ! Et il faudra s’y donner corps et âme.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
► Calendrier complet
Classement MLS
| J | Pts | | 1. Nashville | 5 | 13 |
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| 2. Los Angeles FC | 5 | 13 |
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| 3. Vancouver | 5 | 12 |
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| 4. San José | 5 | 12 |
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| 5. San Diego | 4 | 10 |
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 14. Miami | 4 | 7 |
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| 15. New York | 5 | 7 |
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| 16. DC United | 5 | 7 |
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| 17. Houston | 4 | 6 |
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| 18. Austin | 5 | 5 |
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| 19. LA Galaxy | 4 | 4 |
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| 20. Atlanta | 5 | 4 |
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| 21. Kansas City | 5 | 4 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 23. Saint-Louis | 5 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 25. Portland | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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| 28. Cincinnati | 4 | 3 |
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| 29. Columbus | 5 | 2 |
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| 30. Philadelphie | 5 | 0 |
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