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Trois points sans (trop) se fatiguer

Carolina Railhawks - Impact Montréal 0-2 – League game (regular season) played on 30/08/2008

 
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CARY : McClellan, Norkus (82e C. Dombrowski), Gutierrez (70e Curfman), Sanfilippo, Segovia (55e Antoniuk), Fusiller, Low (67e Stokes), M. Nuñez (84e Lilly), Watson, Cerritos, Diallo

MONTRÉAL : Weber, Uwimana, Joqueviel, Pizzolitto, Surprenant (61e Di Lorenzo), Gatti, Donatelli (61e Brillant), Aguilera (71e Ribeiro), Gregory (58e Gjertsen), Byers, Jefferson (22e Testo)

ARBITRE : M. Penso

AVERTISSEMENTS : Uwimana, M. Nuñez, C. Dombrowski

EXCLUSIONS : 14e Pizzolitto, 76e Fusiller

LES BUTS : 45e Byers (0-1), 83e Byers (0-2)


Entre deux matches de Ligue des champions, ce voyage à Cary venait un peu comme un détour obligé dont on aurait pu se passer, une randonnée glissante avec un sac plein de cailloux alors qu'il faut être en forme le lendemain. Une randonnée sous l'orage qui plus est. Mais là, on n'est plus dans la comparaison puisque tonnerre et éclairs ont fait commencé le match avec deux heures de retard.

Les deux premiers fait de match ont été montréalais. D'abord une occasion, Donatelli s'était enfui et avait vu Gjertsen seul sur sa gauche. Il lui passa le ballon derrière lui... mais Byers, bien lancé, arriva à tirer, à côté. Ensuite... une exclusion. Après avoir commis une faute sur Cerritos, Pizzolitto s'est essuyé le coude sur le crâne de son adversaire et l'arbitre le renvoyait à la douche. La bonne nouvelle ? Il ne risquait pas de se blesser ni de se fatiguer !

Sauf que les 10 autres devaient travailler pour 11, et Cary se disait qu'il y avait un bon coup à jouer. Il ne fallut pas attendre longtemps pour voir Fusiller reprendre en un temps un coup franc mal repoussé : à côté. La défense souffrait car elle était à court d'un arrière central et John Limniatis voulait effectuer un changement au plus vite. L'arbitre ne s'exécutant pas assez rapidement à son goût, la discussion devint mouvementée et ce fut au tour de l'entraîneur de l'Impact de se faire exclure (ce qui, contrairement à son joueur, ne lui a pas permis de ne pas se fatiguer).

Après ? Euh, quoi après ? Le dernier, avec un homme de plus, montrait pourquoi il était dernier : totalement incapable d'aller menacer Weber, cette équipe n'était que le pâle reflet de la formation du début de saison. Pour sa deuxième année d'existence, Cary connaît d'ailleurs le même problème : après un départ très prometteur, tout s'écroule en fin de championnat. On ne va pas s'en plaindre car dans des conditions difficiles, il n'a pas fallu trop cravacher afin de rester dans le match.

Ce n'est qu'en fin de mi-temps que ça a commencé à s'animer. Byers mit le feu aux poudres en envoyant un coup franc au deuxième poteau sur la tête de Gregory, qui l'envoya dans les mains de McClellan. Une erreur d'Uwimana profita ensuite à Diallo qui aurait pu filer seul au but mais a, au lieu de cela, attendu que Gatti vienne lui barrer la route. Fusiller, l'homme en orange le plus en vue, y alla aussi d'un joli effort personnel qui lui permit de se retrouver sur la gauche du petit rectangle mais sa tentative de tir fut beaucoup trop croisée.

On jouait les arrêts de jeu mais du côté de Cary, ils pensaient certainement à ce qui allait se dire au vestiaire tant ils avaient la tête ailleurs. Une inattention dont Aguilera profita pour délivrer une superbe passe en plein dans la foulée de Byers, qui s'en alla détourner McClellan et loger le ballon au fond des filets avant que le seul défenseur qui s'était réveillé à temps n'ait eu le temps de revenir (0-1).

La deuxième mi-temps ressembla à la première : un rouge, presque rien à voir avant la fin, et un but. Avec un homme de plus et l'obligation d'égaliser, Cary n'a encore une fois rien montré pendant près d'une demi-heure. Et encore, il fallut la participation de Weber pour leur donner de l'espoir et nous causer des frayeurs. Lancé dans l'axe, Diallo tira du droit et Weber toucha le ballon mais pas suffisamment pour l'empêcher de poursuivre sa course vers son but. Heureusement, le gardien put courir plus vite que la balle et lui sauter dessus avant qu'elle ne franchisse la ligne fatidique.

Puisque Montréal se débrouillait honorablement à 10 et qu'eux ne foutaient absolument rien, les joueurs de Cary se sont peut-être dit qu'en étant eux aussi avec un joueur de moins, ça pourrait, éventuellement, aller mieux. (Au passage, c'est une blague hein) Mais, sérieusement, les deux équipes se sont retrouvées à égalité, et la formation locale privée de son meilleur élément - en réalité, de son seul joueur menaçant du jour - quand Fusiller, à l'issue d'une faute assez dure sur Joqueviel, reçut son deuxième bristol jaune de la tombée de la nuit (il était déjà 23h30).

Ils n'étaient donc plus que dix à tenter d'investir le camp montréalais sans succès, et à être à la merci d'un contre qui ne venait pas. Ah, si, tiens, en voilà un qui pourrait aller à son terme. Il reste 7 minutes dans le temps réglementaire et Gjertsen se retrouve seul face au gardien... Va-t-il tirer ? Non ! Un slalom spécial alors ? Non plus ! Il préfère donner à Byers sur sa droite, qui inscrit son deuxième but de la soirée (0-2).

Maintenant que la messe est dite, plutôt que de continuer à se reposer comme ils le firent pendant une heure vingt-cinq, les joueurs ont décidé de commencer à attaquer. Byers, après avoir effacé un défenseur, obligea McClellan à dévier le ballon en corner. Antoniuk envoya une frappe solide des 20m, droit sur Weber bien placé. Une passe trop longue de Gjertsen, un autre tir d'Antoniuk arrêté par Weber, une autre possibilité pour Gjertsen qui filait seul au but, un tir de Diallo au ras du poteau et un ballon dévié par Di Lorenzo que Weber dut sortir du poing : c'était presque plus qu'on en avait vu durant le reste du match, mais c'était inutile. Aucune de ces possibilités ne changea l'allure du score.

Après le 6 sur 6 contre Atlanta, cette victoire 0-2 est un succès supplémentaire acquis beaucoup plus aisément qu'on aurait pu le penser. De quoi augmenter l'avance de l'équipe sur son tableau de marche de fin de saison en USL, et quasiment lui assurer une place parmi les 7 premiers. Le top 3 est même à sa portée, mais ça ne change pas grand-chose. La meilleure place sera peut-être celle qui évitera un voyage trop fatiguant, car il faut garder les forces vives pour la Ligue des champions. Du moins, si on se qualifie. Réponse mardi, dans un match ô combien plus important que celui de ce samedi soir et où on signerait à deux mains pour qu'il se termine sur le même résultat.

 
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