MONTRÉAL : Bush, Billy, Camara, Pizzolitto, Gatti, Testo, Kreamalmeyer (84e Ilcu), Le Gall (65e Lefèvre), Ribeiro (58eDi Lorenzo), Diouf, Sebrango
FORT LAUDERDALE : Glaeser, Lancaster, Gordon, Stahl, Laing, West (75e Kerr), Arguez (72e Nunez), Le Petit, Coudet, Shriver, Thompson (90e Santamaria)
ARBITRE : M. Oliva
AVERTISSEMENTS : Coudet, Billy, Lefèvre, Laing
LES BUTS : 53e Camara (1-0), 55e Laing (1-1)
Le but tant attendu est enfin tombé mais la victoire se fait toujours autant désirer : Montréal a fait match nul 1-1 contre Fort Lauderdale à l’issue d’un match loin d’être aussi plane que la surface d'un lac sans vent et lors duquel l’Impact a montré de nombreuses limites.
La première mi-temps peut se diviser en trois quart d’heures distincts. Lors du premier, il n’y avait qu’une équipe sur le terrain, celle que tout le stade ou presque encourageait. Les intentions offensives étaient très visibles et surtout beaucoup plus directes quand on les comparait avec le jeu fait de patience développé sous Marc Dos Santos.
Le ballon allait souvent dans le tiers de terrain adverse mais le nombre d’occasions ne traduisait pas la domination. On en a compté deux : un tir de Diouf (dans sa position préférée, c’est-à-dire légèrement excentré côté droit) hors-cadre et un coup franc de Ribeiro sur lequel Le Gall mit le pied mais envoya le ballon à côté. Il aurait dû y en avoir une troisième mais le juge de ligne signala un hors-jeu sur Sebrango qui avait été lancé par un adversaire (décidément, c’est une maladie… on critique le niveau de l’équipe mais celui des hommes au drapeau a de quoi faire blêmir).
Si Montréal a continué d’avoir la mainmise sur le cuir durant le deuxième quart d’heure, les visiteurs ont enfin décidé de prendre des initiatives de temps à autre. Ainsi, Laing, lancé sur la gauche, trouva Thompson, complètement oublié à une douzaine de mètres du but. Heureusement, son tir fila à côté. Le second avertissement vint des pieds de Shriver, parti derrière la défense quelque peu décalé vers l’extérieur. Il repiqua vers le but où Bush avait bien fermé la porte et put repousser son tir.
Incapable de maintenir le rythme, l’Impact montrait pourtant que quand il accélérait, il mettait son adversaire en difficulté. À quelques reprises, les Floridiens eurent toutes les peines du monde à se dégager. Mais c’était de plus en plus rare et ça ne se traduisait que trop peu souvent par du danger concret. Tout au plus y eut-il un centre mal repoussé qui arriva à Ribeiro à l’entrée du rectangle. Son service pour Sebrango était bon mais Glaeser s’interposa de très belle manière devant le néo-ex-retraité.
Le troisième quart d’heure ? On était loin du premier ! Fort Lauderdale avait laissé passer l’orage qui, après s’être transformé en petite pluie à grosses gouttes désagréables mais qui ne causent pas de dommages, était devenu un véritable avis de calme général. Vu que les visiteurs semblaient heureux de rentrer au vestiaire sur un score vierge, on n’eut quasiment plus rien à se mettre sous la dent avant le repos, à l’exception d’une tête de Sebrango qui força Glaeser à un plongeon plus spectaculaire que difficile.
Il y avait de quoi être déçu à la pause et la première mi-temps peut se résumer simplement en disant que la volonté ne suffit pas pour obtenir des résultats à la hauteur… (“Quand on veut, on peut”, c’est la morale à deux sous d’Hollywood, ça, et en plus ça fait des enfants gâtés qui pensent qu’ils peuvent tout avoir s’ils le veulent.) Mais on se disait qu’après un quart d’heure de repos, les joueurs reviendraient revigorés, au moins pour un temps, et que le début de mi-temps pourrait nous offrir la joie de voir l’Impact faire trembler les filets adverses.
Sans ça, il aurait fallu espérer la maxime connue des buts qui tombent quand on a du mal dans le jeu. L’exploit individuel ? Mouais, pas trop ça, non… Si un joueur était capable cette saison de faire basculer un match à lui tout seul, ça se saurait. Ça peut changer (ou arriver exceptionnellement) mais les circonstances actuelles sont loin d’y être propices. L’erreur de l’adversaire ? Là, il y avait davantage d’espoir même si pour qu’il y ait bourde, il faut souvent la provoquer. Le coup de pied arrêté était l’option la plus intéressante, d’autant que quand il venait des côtés (principalement sur les corners), Glaeser sortait rapidement même sur des ballons limite à sa portée. On pouvait miser là-dessus.
Il ne fallait pas trop tarder car l’équipe se rapprochait cruellement de son record d’impuissance offensive en D2, 469 minutes sans marquer, entre le 23 juin et le 22 juillet 2009. Il serait égalé après 53 minutes (donc à la 54e) et battu, forcément, 60 secondes plus tard. Toutes compétitions confondues, il est de 552 minutes, et date de 2008.
Finalement, c’est à 30 secondes du moment fatidique, et sur corner (mais pas en raison d’une sortie approximative du portier visiteur) que la délivrance est tombée. Botté par Kreamalmeyer, il arriva à Pizzolitto qui croqua complètement sa reprise, ce qui eut le don de prendre tout le monde à contre-pied, à l’exception de Camara, qui n’avait pas bougé et qui vit le ballon qui ne lui était pas destiné lui arriver dans les pieds. Profitant du déséquilibre dans la défense, il glissa le ballon dans le but, marquant pour la première fois sous le maillot montréalais en match officiel (1-0).
Joie, joie ô joie… de courte durée. À peine le temps de noter tout ça et de se réjouir, qu’une nouvelle montée de Laing – laissé seul sur son flanc pour la 4312e fois de la partie – combinée au flottement qui suit un but (et que les joueurs de l’Impact ne semblaient plus savoir gérer tellement ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas marqué) fut sanctionné sans pitié. Servi par West, l’arrière gauche local, qui avait une fois de plus échappé à Le Gall, se joua de Billy et envoya un puissant tir croisé sur lequel Bush fut impuissant (1-1).
À peine une minute plus tard, on croyait que les innovations technologiques faisaient une entrée fulgurante au stade Saputo, avec un ralenti non pas sur écran mais directement sur le terrain. Laing avait fait le même coup et se trouvait exactement dans la même position mais sa frappe, tout aussi puissante, repoussée par la transversale nous fit comprendre que, non, nous ne sommes pas encore au 4e millénaire, mais que la défense de l’Impact s’était une nouvelle fois faite rouler dans la farine et qu’on pouvait être heureux de ne pas passer en trois minutes du rêve au cauchemar.
Il était dit que Laing serait l’homme du jour. Après un moment d’égarement de ses partenaires défenseurs laissant trois attaquants montréalais contre un arrière floridien, Sebrango envoya un tir que Glaeser dévia, insuffisamment toutefois, mais Laing s’était replié et dégagea à même la ligne. On s’apprêtait à passer l’heure de jeu et, comme la première période, la seconde valut surtout pour son premier quart d’heure.
Par la suite, l’Impact s’effondra littéralement contre un adversaire qui ne respire pourtant pas la santé (il restait sur un 3/15 et venait de perdre chez lui contre la lanterne rouge, Atlanta) et face à qui il était primordial de s’imposer car il s’agira peut-être du principal concurrent pour la sixième et dernière place (sur 8…) qualificative pour la phase finale de la saison. Mais hormis une tête de Sebrango un peu trop croisée à 10 minutes de la fin, il n’y eut aucune occasion de s’approcher des trois précieux points.
Au contraire, à trois reprises, l’Impact est passé près de la correctionnelle. Bush a dû réaliser un premier très bel arrêt sur un tir de Shriver suite à un contre mené par… Laing. Sur un centre de Le Petit, Gatti intervint de justesse devant Nunez au deuxième poteau. Et Bush y alla d’une belle détente vers son poteau droit suite à une nouvelle situation confuse dans le rectangle montréalais dans les dernières minutes.
Si on regarde le début du match, il faut être déçu de ne pas avoir gagné. Si on regarde la fin, on peut se réjouir d’avoir un point. Mais dans le contexte de la rencontre, il faut davantage parler de deux points perdus que d’un point gagné. Cette semaine est très importante pour relancer l’équipe. Pas seulement en raison de l’ouverture du mercato, mais bien parce que les deux formations les plus faibles de la série se déplacent au stade Saputo. Après une contre-performance contre Fort Lauderdale, la victoire contre Atlanta est impérative ce dimanche.
Calendrier
Prochain match
Cincinnati - Montréal
Dimanche 22 mars, 13h00
Dernier match
Orlando - Montréal2-1
Samedi 14 mars, 19h30
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| 6. New York City | 4 | 10 |
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| 7. Colorado | 5 | 9 |
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| 8. Salt Lake | 4 | 9 |
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| 9. Seattle | 4 | 9 |
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| 10. Charlotte | 5 | 8 |
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| 11. Dallas | 5 | 8 |
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| 12. Chicago | 5 | 7 |
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| 13. Toronto | 5 | 7 |
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| 22. Minnesota | 4 | 4 |
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| 24. New England | 4 | 3 |
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| 26. Orlando | 5 | 3 |
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| 27. MONTRÉAL | 4 | 3 |
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