2009 : Un Impact trois étoiles

Par Martin DesGroseilliers

 Pépé

« Nous en rêvions depuis un certain soir d’octobre 1994… et en ce 18 septembre 2004, le rêve est devenu réalité. Nous ne savons pas lorsqu’il nous sera permis de revivre une telle effervescence et un tel ravissement mais pour l’instant, on ne peut qu’en rêver encore. Jusqu’à la prochaine fois… » C’était, donc, en 2004. Cinq ans plus tard, le 17 octobre 2009 pour être précis, la prochaine fois tant attendue est arrivée contre les Vancouver Whitecaps. Qui plus est, le match ultime a encore eu lieu sur notre terrain (après ceux de 1994 et 2004), et l’Impact a encore brillé, remportant du coup un troisième titre en 17 ans d’histoire.

Si la saison s’est conclue de la plus belle des manières pour les Montréalais, il n’en reste pas moins que l’année 2009 aura également eu son lot de moments houleux : la déception au Mexique, le congédiement de Limniatis, le parcours en championnat du Canada et la cinglante défaite face à Toronto, l’altercation Biello-Grande puis l’expulsion de l’équipe de ce dernier… Mais, comme le précise Marc Dos Santos, la saison 2009 a montré tout le caractère du club et de l’équipe. « J’associe la saison 2009 au caractère, car le caractère, c’est ce que tu fais et la manière dont tu réagis lorsque les choses vont mal. Tout le monde a été impliqué, du président jusqu’en bas. Il y a eu plusieurs épreuves à surmonter, mais à travers ça, le club est devenu de plus en plus fort. »  Pour l’entretien complet, rendez-vous ici.

Un parcours crescendo

Forte d’une étincelante (et inattendue) victoire 2-0 en quart de finale aller contre les Mexicains de Santos Laguna dans un Stade olympique plein à craquer (55 571 spectateurs), due entre autres à son fin renard Eduardo Sebrango, la troupe de John Limniatis se rend à Torréon début mars avec comme seul et unique objectif  de poursuivre sa fabuleuse aventure en Ligue des champions amorcée l’année précédente. L’équipe cendrillon que personne n’attendait à ce stade de la compétition ouvre la marque mais subit possiblement la défaite la plus douloureuse de son histoire : 5-2, dont deux buts concédés dans les arrêts de jeu. Elle rentre à Montréal avec d’énormes regrets et mettra beaucoup de temps à s’en remettre…

Ainsi, les débuts sont difficiles lors du championnat 2009 de la D1 des USL : un partage 0-0 sur le terrain de Charleston est suivi de trois défaites, dont des débuts à domicile ratés (1-2 contre Rochester). La défaite à Toronto en championnat du Canada est de trop : John Limniatis est remercié et Marc Dos Santos, alors adjoint, prend les rênes de l’équipe. Montréal retrouve ses moyens et enregistre 16 points sur une possibilité de 21 au cours des sept parties suivantes.

Le parcours montréalais en championnat du Canada fut à l’opposé de celui de 2008 : l’équipe termine dernière avec au passage la défaite la plus humiliante de son histoire. Le verdict est lourd : 4 défaites en 4 rencontres (deux contre Toronto, deux contre Vancouver), 1 but marqué, 10 encaissés et un lamentable 1-6 contre Toronto le 18 juin. Son équipe déjà éliminée lors de l’ultime duel de la compétition face à Toronto, Dos Santos décide de faire tourner quelque peu son effectif afin de reposer certains éléments clés en vue du duel en USL face à Vancouver deux jours plus tard, qu’il juge plus important. Si à cet égard, il gagne son pari (Montréal bat Vancouver 2-1), les joueurs alignés ne répondent pas présent.

L’Impact traverse en milieu de saison une autre période difficile durant laquelle il ne gagne que deux matchs sur 11 (deux victoires, trois nuls, six défaites). Dans le même temps, il incorpore quatre matchs amicaux contre des formations étrangères à l’intérieur de son calendrier déjà fort chargé, récoltant une victoire (2-1 contre la Syrie), deux matchs nuls (0-0 contre Haïti et 1-1 contre River Plate) et subissant une défaite (1-2 contre Bordeaux). Dans la dernière ligne droite de la saison, les hommes de Dos Santos s’assurent d’une place en phase finale avec une série de sept matchs sans défaite (cinq victoires, deux nuls), avant de conclure le championnat par un revers 2-0 à Cary.

Montréal termine ainsi cinquième (43 points) derrière Portland (58), Cary (55), Puerto Rico (53) et Charleston (53). Rochester (43) et Vancouver (42), respectivement sixième et septième, ont arraché les deux dernières places donnant accès à la deuxième phase de la saison. Les trois (eh oui, trois) affiches des quarts de finale sont donc : Cary - Vancouver, Puerto Rico - Rochester et Charleston - Montréal. Premier au classement, Portland hérite d’un bye.

Quart de finale Montréal - Charleston

L’Impact entame donc sa quête d’un troisième titre à ce niveau face au Charleston Battery. Bonne nouvelle : l’équipe n’a encaissé qu’un seul but en trois matchs contre les résidents de la Caroline du Sud. Mauvaise nouvelle : elle en n’a en revanche marqué aucun. Seul Dan Antoniuk a fait bouger les filets en 270 minutes de jeu (0-0 à Charleston le 18 avril, 0-0 à Montréal le 15 mai et défaite 0-1 le 5 juillet). Tout but marqué, ou encaissé, c’est selon, peut donc être déterminant. Gardiens : vous êtes prévenus.

Huddock absent, Wiggans a la tâche de protéger la cage visiteuse et après 10 minutes, il est déjà sans réponse à la frappe de 30 mètres du gauche de Testo – un tir qu’il aurait dû arrêter. En fin de première mi-temps, Byers débute une course à environ 40-45 mètres du but adverse avec deux défenseurs sur le dos. S’il avait levé la tête, il aurait vu Wiggans posté pratiquement à la limite du rectangle, le lob ayant alors été la meilleure option. Toujours est-il que l’Antiguais se faufile vers le but adverse et force Bobo à commettre une deuxième faute sur lui – ce qui est synonyme de second avertissement et donc d’expulsion. Les Américains doivent ainsi jouer les dernières 45 minutes à 10, tout en ayant un autre morceau de leur secteur défensif indisponible pour le match retour, auquel il faudra ajouter Wiggans pour cause de blessure. Monté au jeu à la place de Byers à la 82e, Placentino ne met que six minutes pour doubler l’avance des siens lorsqu’il décoche un boulet du gauche dont lui seul a le secret. Les hommes de Dos Santos peuvent donc se présenter au Blackbaud Stadium, où il ne fait pas trop bon jouer pour les Montréalais (trois victoires, un nul et six défaites depuis 2001), avec une avance de 2-0.

L’importance du but de Placentino au match aller devient évident lorsque l’on constate que 10 des 14 victoires de Charleston cette année l’ont été par un but d’écart. Si en fin de compte, il n’a pas eu d’importance mathématique, Montréal remportant le deuxième duel 1-2, il aura sans le moindre doute au moins eu un impact sur le mental des deux équipes. Un impact qui s’est quelque peu effacé à la 16e minute lorsque Fuller prolongea de la tête un coup franc tiré par Armstrong au niveau du petit rectangle, réduisant ainsi l’écart à un seul but. Six minutes plus tard, c’était au tour de Brown de fusiller le gardien adverse, en l’occurrence McClellan, le troisième portier du Battery, mais le ballon frappa la transversale et rebondit au sol avant d’être définitivement poussé derrière la ligne par Pizzolitto. Les Montréalais ont conclu ce quart de finale retour avec un savoureux but de Donatelli, qui fut précédé de 29 passes consécutives – trois de plus que celui de l’Argentine contre la Serbie et Monténégro à la Coupe du monde 2006 !

Demi finale Montréal - Puerto Rico

Dos Santos ne manque pas d’arguments pour motiver ses troupes puisque les hommes de Colin Clarke, qui se sont débarrassés de Rochester en quart de finale (5-3 sur l’ensemble des deux matchs), ont remporté les trois duels les opposant à l’Impact plus tôt dans la saison : 3-2 (2 mai), 0-1 (19 juillet) et 1-0 (15 août). J’ai eu le privilège d’assister à la sélection des joueurs pour le voyage du dernier match à Puerto Rico dans le bureau de l’entraîneur montréalais, qui était accompagné de son adjoint Andrea DiPietrantonio. Ce fut un exercice fort intéressant durant lequel les joueurs des deux équipes ont été passés au peigne fin : leurs qualités, leurs faiblesses, leur forme du moment, leur état physique, de même que les schémas tactiques des deux équipes, et durant lequel tous les scénarios ont été anticipés. Selon ces constatations, des solutions sont évoquées. Ceci va en somme conditionner la sélection des joueurs. La chose est tout sauf aléatoire, c’est grandement réfléchi. Sur le terrain, par contre, ça ne manquera pas de sautes d’humeur avec les gardiens Jordan et Gaudette, qui ne manquent pas de caractère.

À l’instar du tour précédent contre Charleston, l’Impact commence chez lui et ne met pas de temps à ouvrir le score. Un coup franc tiré par Donatelli plein axe à 20 mètres du but est dévié par le mur avant de surprendre Gaudette (1-0, 8e). Les locaux doublent leur avance 12 minutes plus tard lorsque Brown prolonge victorieusement de la tête un centre venu de Byers (2-0, 20e). Une extraordinaire volée du gauche de Steele des 30 mètres remet les insulaires dans le match (2-1, 31e). Le score ne changera pas, notamment grâce à Jordan qui s’empara dans les arrêts de jeu d’un centre en retrait de Noël dont la destination prévue était Delgado, qui n’aurait eu qu’à toucher le ballon pour égaliser.

Dans les Caraïbes, autre match, même résultat : victoire avec un but rapide, même très rapide. Byers reprit à la 3e minute de jeu une tentative de Gjertsen bloquée par Gaudette et assène un gros coup dur aux locaux puisque Montréal mène 1-3 sur l’ensemble des deux matchs. Il faut se transporter complètement à l’autre bout de la rencontre pour y voir un changement. Hansen, suite à une main dans la surface, donne un tantinet d’espoir aux insulaires lorsqu’il marque sur penalty. Bien qu’il ne reste que quelques miettes à jouer, il y aura tout de même un autre but inscrit par un joueur tout d’orange vêtu… mais comble de malheur pour lui, ce sera dans son propre but. De son côté gauche, Di Lorenzo centre pour Sebrango, mais c’est plutôt Henry qui touche au ballon et le dévie malencontreusement dans son but. Hormis une volée de Noël qui heurta la transversale, une tête de Krause qu’il repoussa d’un petit plongeon et un tir à bout portant dans les arrêts de jeu qu’il détourna brillamment, Jordan ne fut autrement pas trop inquiété, même s’il a été sollicité tout au long de la partie. Montréal gagne 4-2 sur l’ensemble des deux rencontres et peut préparer sa finale.

L’adversaire : Vancouver

Vancouver a vaincu Cary en quarts de finale (1-0 sur l’ensemble des deux matchs) et Portland en demi-finales (5-4). Les deux seuls clubs canadiens de la compétition se sont affrontés à cinq reprises au cours de la saison. Si Vancouver a eu le dessus en championnat du Canada (deux victoires : 0-2 le 20 mai et 1-0 le 27 mai), Montréal a pour sa part récolté neuf points en trois matchs de D1 des USL (1-2 le 7 juin, 2-1 le 20 juin et 1-0 le 9 septembre). Mais celui qui aura marqué le plus l’histoire entre les deux finalistes a plutôt eu lieu le 18 juin, alors que l’Impact recevait le Toronto FC dans l’ultime match du championnat du Canada. Montréal, est déjà éliminé mais le sort de Toronto et Vancouver dépend du résultat. L’équipe de l’ouest a nettement l’avantage puisque Toronto doit gagner par quatre buts d’avance pour être couronné champion. Ce qui va hélas arriver (1-6). Puisqu’ils vont jouer dans ce même stade maudit deux jours plus tard, les Whitecaps sont déjà en ville, et assistent impuissants et pantois… à un (improbable) couronnement de Toronto à leurs dépens. Malgré cette crotte contre les Montréalais, ils n’ont pas été en mesure de se venger lors des deux duels qui ont ensuite eu lieu entre les deux équipes. Équipes qui alignent plusieurs joueurs ayant également porté les couleurs de l’autre : Djekanovic, Donatelli, Testo, Gjertsen et Sebrango du côté montréalais, Gbeke et Nash du côté vancouvérois. La table est donc mise pour une alléchante (et mémorable…) finale aller-retour toute canadienne – deux premières dans l’histoire.

La finale Montréal – Vancouver

Si Dos Santos trouvait intéressant de jouer le match aller à domicile lors des tours précédents, Montréal commence cette fois en déplacement, car il a terminé la saison régulière avec un point de plus que son adversaire, grâce entre autres aux trois points récoltés contre Vancouver après le deuxième match contre Toronto. Mais lorsqu’il s’agit d’une finale, jouer le match retour chez soi est énorme. Les plus anciens partisans se rappelleront de la Ligue canadienne de soccer, à la fin des années 80, où Montréal n’osait même pas rêver rivaliser avec les résidents du mythique Swangard Stadium… À l’instar du match de saison régulière en juin, l’Impact en sortira encore vainqueur. À la 8e minute, Donatelli s’échappe avant d’être rattrapé par Hirano, puis Brown ne peut profiter quelques secondes plus tard d’un ballon relâché par Nolly suite à un centre de Di Lorenzo pourtant simple à maitriser. Byers travaille comme un acharné avant que le ballon n’aboutisse dans les pieds de Brown à la limite du rectangle. Le Panaméen remet en retrait à Di Lorenzo qui décoche une frappe qui passe à la droite du but. Non, il n’y aura pas de but hâtif. Le médian argentin est toujours au cœur de l’action alors que son centre ne peut être touché par la tête plongeante de Brown. Une autre combinaison Di Lorenzo - Brown n’est pas plus concluante. Donatelli trouve Byers entre deux adversaires : il se débarrasse de l’un d’eux avant de se retrouver seul face à Nolly mais tire directement dessus. À la dernière minute de la première mi-temps, deRoux centre au point de penalty, où se trouvent Brown et Pejic. Ce dernier est le dernier à effleurer le ballon, qui poursuit son chemin jusque dans le petit filet : 0-1. Dans les arrêts de jeu, Braz envoie un long centre dans la surface adverse, Byers arrive avant Nolly mais sa tête passe par-dessus le filet. Hormis deux demi-occasions de Gbeke et Knight, l’Impact a largement dominé cette première mi-temps et mérite pleinement son avance d’un but.

La pause est salutaire pour les acteurs des deux camps, qui vont revenir en force et offrir un spectacle durant lequel les filets trembleront deux fois… de chaque côté. Le meneur de jeu et ancien montréalais Nash, qui est tout sauf un joueur vicieux, a un (très rare) moment d’égarement alors que son tackle en retard pied en avant sur la cheville gauche de Brown signifie la fin de sa contribution sportive dans cette finale, puisque Mme Chenard lui montre – avec raison – le carton rouge (51e). L’avantage numérique ne permet cependant pas aux Montréalais d’accentuer leur avance. Vancouver ne met en fait que quatre minutes pour égaliser par l’entremise d’Haber. La recrue de l’année en USL, jusque-là totalement invisible, reçoit d’abord une magnifique passe de… deRoux (qui eut lui aussi un moment d’égarement), puis effectue une course de 60 mètres avant d’étourdir Joqueviel et Jordan (1-1, 55e). Dès lors, l’Impact reprend le contrôle des hostilités et obtient quelques occasions, notamment une tête trop croisée et un poteau de Brown avant que Byers, lancé par Braz sur la droite, ne trompe Nolly d’un angle plutôt fermé (1-2, 63e). La réplique des Whitecaps est quasi instantanée : suite à une énième remise en touche à l’allure de centre de Knight, le ballon lui revient. Il centre, du pied cette fois, et le remuant James saute plus haut que tout le monde et le stade explose de nouveau : c’est 2-2 (65e). Une action ô combien spectaculaire verra ensuite l’Impact obtenir trois occasions nettes en moins de cinq secondes : deRoux centre sur Brown qui détourne le cuir directement sur la transversale par-dessus Nolly, qui est (beaucoup) trop avancé, puis Sebrango reprend le rebond, lui aussi de la tête, mais le gardien, d’un fabuleux plongeon, repousse le ballon dans les pieds de Brown, qui ne peut faire mieux que de l’envoyer hors cadre. Alors que le cadran indique qu’il ne reste que 90 secondes au match, Placentino fait encore parler son magnifique pied gauche lorsqu’il décoche une violente frappe de l’extérieur du pied. La trajectoire irrégulière et ascendante du ballon oblige Nolly à sortir un grand arrêt, qui ne peut cependant faire mieux que de le dévier en hauteur. Sebrango arrive le premier et procure à Montréal une victoire amplement méritée, mais difficilement obtenue (2-3, 89e). L’Impact effectue somme toute une excellente opération, et Teitur Thordarson devra sortir non seulement son tableau et ses crayons de couleur mais également sa baguette magique, car la tâche s’annonce quand même plutôt compliquée sans Nash sept jours plus tard à l’autre bout du pays… 

Pour le dernier match de l’année 2009, le 17 octobre au stade Saputo, Dos Santos aligne son onze habituel : JordanBraz, Joqueviel, Pizzolitto, deRouxTesto, Donatelli, Di Lorenzo, GjertsenByers, Brown. Leduc (pour Gjertsen, 55e), Sebrango (pour Byers, 69e), Pesoli (pour Testo, 72e), Placentino (pour Donatelli, 72e) et Biello (pour Brown, 80e), qui jouera les dernières minutes de sa carrière, participeront également au match. Les Ultras Montréal avaient déployé pour l’occasion une énorme banderole sur laquelle figurait un seul mot : VICTOIRE. Non seulement les joueurs vont-ils offrir à leurs partisans un troisième sacre, mais également une première mi-temps d’anthologie qui verra les cordages derrière Jay Nolly trembler à trois reprises. Qui plus est, le tout s’est déroulé en moins d’un quart d’heure de jeu, augmentant ainsi l’excitation et la frénésie de tous ceux et celles qui ont eu le bonheur et le privilège d’y assister, incluant nos amis Philippe Germain et Guillaume Dumas sur les ondes de Radio-Canada, qui y sont allés de commentaires colorés très à propos. Le tout débute par un envoi de Di Lorenzo dans l’espace derrière la défense de Vancouver. Le ballon chirurgicalement placé est convoité par Brown et Donatelli : ce dernier l’attaque, le second suit derrière. Nolly, légèrement en retard, fauche l’Américain, puis le Panaméen est sur le point de récupérer le ballon devant un but grand ouvert lorsqu’il est stoppé illégalement par Pejic. M. Gantar siffle penalty et montre ensuite la sortie à Pejic, qui peut rejoindre Nash dans la tribune. Dos Santos désigne Donatelli pour augmenter l’avance montréalaise. Il ne fait rien regretter à son patron, et dès la demi-heure, Montréal mène 4-2 sur l’ensemble des deux matchs avec en prime, si cela n’était pas assez beau comme ça, l’avantage numérique d’un homme pour le reste de la rencontre. Le raid se poursuit avec une magistrale balle de Brown devant le but pour Gjertsen, qui fait preuve de lucidité et de sang-froid pour la prolonger derrière Nolly (2-0). Brown, qui avait déjà frappé à la porte, fusille le pauvre portier vancouvérois à l’entrée du petit rectangle. « Eh bien là, commencez à célébrer Montréal car l’Impact mène 6-2, c’est l’hécatombe pour les Whitecaps. » Comme dirait Roberto Begnini, La vie est belle. Et ce n’est certainement pas le but de Touré 2 minutes plus tard qui va y changer quelque chose. Désolé Vancouver, mais Montréal va vous faire pester une seconde fois cette année : ce titre, il est pour nous.

Même s’il est vrai qu’il reste encore une mi-temps à jouer, des Santos Laguna, ça n’arrive qu’une fois aux 10 ans. Alors non, miracle il n’y aura pas. Cette fois, nos joueurs vont assurer le résultat, si bien que seules les minutes changeront sur le cadran lors de la deuxième mi-temps, qui est nettement moins animée que la première. Mais ça, on s’en fout éperdument. M. Gantar siffle la fin du match et les célébrations, déjà entamées (l’émotion étant trop forte, c’était impossible de se retenir), se poursuivent de plus belle. Où regarder ? Ça court de partout, et dans tous les sens. C’est ça, le bonheur. Autre image forte : le légendaire Mauro Biello qui soulève la coupe, sa dernière en tant que joueur. C’est une exceptionnelle contribution de 15 années qu’il laisse en héritage, et c’est en champion qu’il se retire. Bravo et merci, Mauro ! Mais celui qui extériorise le plus sa joie est certainement Matt Jordan, qui devait sans doute se féliciter d’avoir adopté le projet montréalais que lui a proposé Nick De Santis en 2007. L’emblématique numéro 4 célèbre, quant à lui, son premier titre en tant que directeur technique (il était joueur en 1994 et entraîneur en 2004).

Cette année 2009 aura été tout sauf ennuyeuse. Après la savoureuse victoire contre Santos Laguna devant plus de 55 000 spectateurs au stade olympique, en février, l’Impact a connu une période difficile, mais Marc Dos Santos a su trouver les bons mots et les solutions pour redresser une équipe regorgeant d’individus talentueux. L’équipe a finalement trouvé ses marques et le système mis en place lui a permis de survoler ses adversaires en fin de saison, avec 11 victoires lors de ses 13 derniers matchs. Elle a fait preuve de caractère pour surmonter de nombreuses épreuves et sortir de cette saison avec un trophée, emmenée par un jeune entraîneur qui a montré un très bon potentiel et dont l’avenir est prometteur. Dans les célébrations d’après-match, on parle à la télévision de l’intérêt de l’Impact de se joindre à la MLS, qui doit maintenant devenir la priorité du club. Mais pour l’instant, savourons ce troisième championnat de D2. Jusqu’à la prochaine fois…

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