Tout ce que vous devez savoir sur Dzemaili, arrivé à Montréal ce mardi

Publié le 9 mai 2017

 Impact de Montréal
L’international suisse Blerim Dzemaili est arrivé à Montréal ce mardi et sera qualifié pour affronter Columbus samedi. Entre temps, il aura été présenté aux médias et se sera, évidemment, entraîné avec ses nouveaux coéquipiers. Très expérimenté tant en club qu’en équipe nationale suisse, il possède un profil qui pourrait remodeler l’entrejeu montréalais.

Le passage de Dzemaili à Montréal n’a rien d’une surprise, tellement il est annoncé depuis longtemps. Joey Saputo avait confirmé durant l’hiver qu’au moment de signer à Bologne, le médian avait déjà aussi signé à Montréal, qu’il était censé rallier à l’issue de la saison 16/17 de Serie A. Entre temps, bien des évènements ont eu lieu, dans un sens comme dans l’autre. Tout d’abord, son excellente saison en Italie a vu les supporters et l’entraîneur de Bologne faire des appels du pied à Saputo, homme fort des deux clubs, pour demander que le joueur ne traverse pas l’Atlantique. En vain.

Au contraire, il s’en va même plus tôt que prévu : l’Impact profite du fait que la première période des transferts s’étire très tard dans notre coin du monde (elle a pris fin ce lundi 8 mai, deux mois après le début de la saison !) et que Bologne n’ait plus rien à gagner ni à perdre pour attirer le joueur dès maintenant, alors que son arrivée a longtemps été prévue pour le 10 juillet, date où les transferts seront à nouveau autorisés en MLS. La nouvelle était dans l’air depuis quelque temps, et l’agent du joueur l’avait officialisée à Radio-Canada la semaine dernière, sans donner d’échéancier précis.

Le club a publié l’horaire détaillé de ses premiers pas à Montréal : son avion, en provenance de Francfort, est arrivé ce mardi à 11h50 à Dorval. Mercredi, Dzemaili s’entraînera pour la première fois avec ses nouveaux partenaires à partir de 10h30. Et jeudi, à la même heure, il sera présenté aux médias lors d’une conférence de presse.

On sait aussi désormais que le joueur est, dans un premier temps, prêté par Bologne, sans donner de détails supplémentaires. Selon le journaliste Nicolas A Martineau, le prêt durerait jusqu’en fin de saison, moment où Montréal achèterait le joueur au club italien. Ce dernier a pour sa part publié un communiqué précisant que le prêt s’étale jusqu’au 31 décembre prochain. Les supporters Bolonais espèrent-ils un retour dans quelques mois ?

« Pas ici avec un sentiment de facilité »


Se disant heureux d’être là, enthousiaste à l’idée de relever un nouveau défi et pressé de jouer, Dzemaili a expliqué vouloir chercher une expérience différente après ses années en Suisse, en Italie, en Turquie et en Angleterre. “J’ai vu beaucoup de matches de MLS et, l’an dernier, j’ai souvent regardé Montréal. L’équipe était très bonne et j’espère que nous pourrons rééditer cela. Même si j’ai joué dans de grands championnats, je ne pourrai pas monter sur le terrain avec un sentiment de facilité car le jeu pratiqué en MLS n’est pas simple : je devrai être bien préparé et concentré”, a-t-il déclaré à sa descente de l’avion.

Citant Piatti comme joueur qui lui a fait bonne impression, il a aussi expliqué connaître Donadel, qu’il a côtoyé plusieurs saisons à Naples. Les deux hommes ont discuté avant son arrivée, l’Italien lui disant tout le bien qu’il pensait de la MLS et de son nouveau club. Se disant exigeant envers ses coéquipiers mais surtout envers lui-même, Dzemaili a également rassuré sur son état physique : “Je sors d’une saison lors de laquelle j’ai joué presque chaque match. Mon corps est prêt à continuer. C’est difficile pour moi mais je fais de mon mieux.” S’il a déjà parlé avec Mauro Biello, les deux hommes n’ont pas encore évoqué son rôle spécifique sur le terrain.

Interrogé en anglais dans un premier temps, le joueur, qui a expliqué mettre les pieds au Canada pour la première fois, a un peu répondu en français même si “après dix ans en dehors de Suisse, ce n’est pas facile”. Arrivé seul dans un premier temps, il sera rejoint par sa famille en juin, après le match de l’équipe nationale, auquel il devrait plus que probablement participer. Enfin, quand il s’est fait interroger sur la pression potentielle à Montréal, il a répondu qu’il avait joué à Naples et à Galatasaray… qui sont en effet dans un tout autre monde. Ici, il pourra sortir souper tranquille.

Expérience au sommet, en club et en équipe nationale


Né en Macédoine le 12 avril 1986, Dzemaili a vécu en Suisse dès l’âge de 4 ans. C’est donc là qu’il a suivi sa formation, passant notamment quatre ans à Unterstrass (un quartier de Zurich) mais aussi une saison à l’YF Juventus (qui ne vaut la mention que parce qu’un autre ancien montréalais y a joué, Severino Jefferson). À 15 ans, il signait au FC Zurich, où il effectuait ses débuts professionnels deux ans plus tard. Il quittera le club en 2007, après être devenu international suisse.

Après un passage raté à Bolton en raison d’une blessure, il a relancé sa carrière en Italie, jouant successivement au Torino, à Parme, à Naples, à la Genoa et à Bologne. Au milieu de tout cela, ajoutons une pige, mitigée, sous le maillot de Galatasaray. Fort d’une expérience de 223 matches en Serie A, il compte un riche palmarès en club, comprenant entre autres deux Coupes d'Italie, deux championnats de Suisse, deux Coupes de Suisse, un championnat de Turquie et une Coupe de Turquie.

À ce jour, Dzemaili a porté le maillot de l’équipe nationale suisse à 56 reprises. Un nombre qui aurait pu être plus élevé si deux ruptures des ligaments croisés (une à chaque genou) ne l’avaient pas écarté des terrains, le privant en outre de deux grands rendez-vous : la Coupe du monde 2010, et l’Euro 2008 disputé en Autriche et en Suisse. Ça ne l’a pas empêché d’être de la partie au Mondial à deux reprises : en 2006, où il n’a pas disputé la moindre, minute, et en 2014, où il est monté au jeu à trois reprises et a marqué contre la France.

Il a ensuite gagné sa place de titulaire avec la Nati, puisqu’il était sur le terrain lors des quatre rencontres que celle-ci a disputées à l’Euro 2016. Notons que lors de la préparation de la compétition, il a croisé la route de Laurent Ciman lors d’un match amical Suisse - Belgique remporté 1-2 par les Diables Rouges auquel les deux Montréalais ont participé. Il est toujours international à part entière, et son passage en MLS ne devrait pas lui faire perdre sa place puisque Vladimir Petkovic lui a confirmé qu’il compterait encore sur lui. “Il m’a dit que le décalage horaire serait le principal problème”, a expliqué le joueur, rassuré par les impressions de son sélectionneur sur le rythme et le niveau de la MLS.

Un entrejeu remodelé ?


Lors de l’annonce de l’arrivée de Dzemaili, en décembre dernier, Adam Braz l’avait décrit en ces mots : “C’est un hybride entre un 8 et un 10, bon techniquement, doté de beaucoup de capacités physiques pour jouer box to box et d’une bonne frappe de loin pour marquer des buts. Il a beaucoup d’expérience, a joué au plus haut niveau et va amener beaucoup au groupe, sur le terrain mais aussi dans le vestiaire.”

Cette arrivée va dans un premier temps susciter beaucoup de questions… mais les réponses pourraient arriver bien vite et clarifier la situation à plusieurs niveaux dans l’équipe. Le premier point sera évidemment de voir comment Dzemaili s’intégrera dans l’entrejeu montréalais et comment ce dernier évoluera.

Les joueurs de qualité dans ce secteur sont nombreux et, bien entendu, cette arrivée diminuera le temps de jeu des autres. Qui en fera les frais, entre Bernier, Donadel et Bernardello ? Ou alors, Biello va-t-il complètement réorganiser son milieu de terrain ? S’il pense avoir dans le groupe un joueur dont le profil lui permet de joueur seul devant la défense avec une aide minimale (même en étant plus haut sur le terrain, les éléments du trio précité ont toujours beaucoup défendu), il pourrait essayer une disposition avec deux hommes au lieu de trois dans l’axe de l’entrejeu. Arregui est-il l’homme providentiel ? Cela permettra peut-être aussi de préparer la transition qui suivra la retraite de Bernier.

L’entraîneur devra trouver le bon équilibre car le système qui permet à son équipe d’être meilleure, avec Dzemaili, en sera peut-être un dans lequel d’autres joueurs dans le même secteur ne sont pas capables de tirer leur épingle du jeu et pourraient fortement reculer dans la hiérarchie. La suite des évènements sera donc très intéressante à observer. Bien entendu, il faut aussi que le système choisi permettant de mettre le nouveau joueur désigné dans les meilleures dispositions soit également facile d’application pour tous ceux qui seront autour de lui sur le terrain.

Plus près de Frank Lampard que de Mauro Diaz


Et puis, il y aura l’apport immédiat de Dzemaili. Bien du monde s’attend à ce qu’il soulage la tâche créative de Piatti. Quand on observe ses dernières saisons, toutefois, on se rend compte que ce n’est pas l’homme de la dernière passe, loin de là. En Serie A cette année, il n’a offert que trois buts en tout et pour tout. En revanche, il en a inscrit huit. Son apport offensif (pas forcément son style) peut ainsi davantage être comparé à celui de Frank Lampard dans ses dernières années qu’à celui d’un Mauro Diaz ou un Diego Valeri par exemple.

Joueur d’un gabarit moyen (1,79 m pour 73 kg) qui aime rester dans l’axe, il y fait preuve beaucoup de mobilité verticale. C’est quand son équipe fait le jeu qu’il est le plus à l’aise à la distribution. Endurant, il est capable de se placer où on ne l’attend pas ou de bien se démarquer pour surprendre l’adversaire et tenter sa chance au but. Doté d’une bonne frappe de loin, il sait se montrer opportuniste et est plutôt du genre à suivre un tir repoussé plutôt qu’à baisser les bras suite à une occasion manquée.

Si tous les papiers sont en ordre, Dzemaili sera qualifié pour effectuer ses débuts en MLS dès samedi, face à Columbus. S’il est sans nul doute en forme de match, reste à voir si Mauro Biello le jugera suffisamment apte à intégrer le collectif aussi peu de jours après son arrivée. On se souviendra que Bastian Schweinsteiger avait disputé sa première rencontre pour Chicago, contre Montréal, après être arrivé au milieu de la semaine précédente. Rien n’est donc exclu.

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