Premier bilan du jeu sous Rémi Garde

Publié le 17 mai 2018

 Impact Media
Depuis le début de la semaine, on parle beaucoup des problèmes de l’Impact : mentalité, changements, recrutement, qualité de l’effectif… Et le jeu, alors ? Finalement, on ne parle pas tellement de ballon. Après un tiers de la saison régulière, on peut pourtant déjà se faire une bonne idée des forces et faiblesses de l’équipe de Rémi Garde. Qu’est-ce qui va bien ? Qu’est-ce qui va mal ? Essayons d’analyser tout cela.

Montréal est toujours plus efficace en contre-attaque


La nouvelle saison, et la nouvelle ère annoncée, n’ont rien changé à l’ADN offensif de l’équipe depuis son arrivée en MLS. Pour preuve, les trois victoires remportées l’ont toutes été grâce à des buts qui avaient un point commun essentiel : des pertes de balle suite auxquelles les Montréalais se sont rapidement reconvertis offensivement pour aller marquer.

Contre Toronto (1-0), Bradley se fait devancer par Piette dans son camp ; après un relais avec Taïder, le ballon arrive à Piatti qui traverse quasiment un demi-terrain avant de glisser à Vargas, buteur, le tout en 10 secondes. À Seattle (0-1), Taïder récupère le ballon à hauteur du rectangle suite à un contrôle raté de Francis, talonne vers Piatti qui dribble avant de donner à Vargas, encore buteur. Face à New England (4-2), les trois premiers buts menant à une avance de 3-0 sont consécutifs à des pertes de balle des visiteurs, et pour ouvrir le bal, on a eu une récupération de Taïder, qui a passé à Piatti, auteur d’une ouverture lumineuse pour le buteur, Jackson-Hamel. Si vous ne voyez pas de tendance lourde…

Piatti a été à la passe décisive sur les deux suivants aussi. Et tous ont été, bien entendu, marqués quelques secondes après à la récupération du ballon. Donc, tous les buts significatifs qui ont permis à l’équipe de prendre des points cette saison ont été marqués de la même manière, souvent avec les mêmes acteurs, et toujours avec Piatti à la passe décisive.

Quand on jette un coup d’œil plus large aux buts inscrits, d’autres habitudes anciennes sont toujours de mise : l’équipe est plus à l’aise quand elle combine au sol et passe par l’axe (les points de malaise viendront plus bas, ne vous en faites pas, ils sont nombreux). La dépendance à Piatti est forte, encore bien plus qu’avant. C’est aussi lui qui, par des coups de génie, peut isoler ses équipiers devant le gardien adverse - on l’a vu face à New England, équipe qui hormis ce jour-là a toujours évité ce genre de mésaventure grâce à la vitesse de ses joueurs.

La construction du jeu, ça va mal


Dans le cours du jeu, quand on ne marque pas dans les instants qui suivent la récupération du ballon, ce ballon, il faut le garder, poser le jeu et bâtir des actions qui mèneront à des occasions. Et là, l’Impact est dans le trente-sixième dessous. La première chose à dire à ce sujet est quand même que c’est l’aspect qu’on met le plus de temps à travailler, surtout quand on n’a pas sous la main tous les joueurs que l’on souhaite. En MLS, les maîtres en la matière sont Toronto, Columbus et New York City, qui ont bâti leur équipe sur plusieurs années, ou Atlanta, avec Tata Martino qui a pu construire son équipe en partant de zéro.

En observant de plus près l’équipe dans ce domaine, on peut faire plusieurs constats. D’abord, l’implication de Piatti, bien moindre. En fait, il est surtout à son avantage quand l’équipe garde le ballon près de son but puis envoie un long coup de botte. D’ailleurs, c’est comme ça qu’il a marqué contre New England, ou sur la passe sublime de Raitala face à Los Angeles. Il était aussi à la conclusion du premier but ce jour-là, mais surtout par opportunisme après un ballon repoussé et non pour une participation à une action collective.

Reste que là encore, l’objectif était presque toujours de prendre l’adversaire de vitesse. Dans la colonne des points positifs, on peut d’ailleurs ajouter le fait que Montréal sait créer le danger de loin sur des actions qui ne semblent pas improvisées. Reste qu’elles sont symptomatiques de son jeu. S’installer dans le camp de l’adversaire et poser son jeu, l’Impact ne semble pas en avoir les capacités et n’a que trop rarement montré des choses probantes dans ce domaine. Ce qu’il y a eu de mieux, c’est ce premier but contre Los Angeles, ou encore l’égalisation à Columbus. Et même quand ça ne va pas au fond, quand l’Impact est dangereux en partant d’une conservation du ballon dans le camp adverse, les joueurs-clefs sont davantage Taïder, Silva et… les arrières latéraux (on se souviendra notamment de l’activité de Lovitz lors des deux premières rencontres).

Rajoutons qu’en dehors de la vitesse, l’équipe manque de solutions pour débloquer les possessions de balle qui n’avancent pas. Elle n’a par exemple pas de force de frappe à distance (là, on est dans le cours du jeu, on ne parle pas des coups francs de Vargas). Elle est trop faible au rebond (le but de Piatti contre Los Angeles est une nouvelle fois l’exception). Cela pose plusieurs problèmes, puisque ça crée moins de variété dans le jeu, rendant l’équipe plus prévisible, ça oblige à porter le ballon près du but, ce qu’elle a beaucoup de mal à faire une fois en sa possession dans le camp adverse, et à marquer du premier coup.

D’énorme faiblesses sur les côtés et haut sur le terrain


C’est bien sympathique de jouer avec de “faux ailiers” comme Piatti et Edwards (ou ceux qui occupent leur place) dans un 4-3-3, un 4-2-3-1 ou tout ce que vous voulez quand ils occupent ces rôles, mais sur les côtés, ça n’apporte absolument rien. Leurs bons centres ? Quels bons centres ? Et puis même, quel est leur apport à partir des flancs ? Pour Piatti, il y a eu l’ouverture à Jackson-Hamel lors du 1-0 contre New England. Sinon, rien. En fait, il semblait même davantage jouer sur la largeur quand il était attaquant avec un binôme ; et même toute la largeur, comme contre Seattle où sur le but (décrit plus haut), il était allé offrir une solution de passe immédiate derrière Taïder qui récupérait le ballon côté droit.

Au cours des dernières semaines, en plus, on a de plus en plus vu une équipe coupée en deux. Si vous avez vu les extraits du match à Chicago choisis par Jonathan Beaulieu-Bourgault lors de l’avant-match contre Philadelphie à TVA Sports, c’était frappant, avec Taïder qui avançait et personne en soutien. Piette, qui ne sort quasiment jamais de son camp et dont l’apport vaut surtout pour sa hargne et son efficacité à la récupération, semblait faire figure de point à ne pas dépasser pour les joueurs à vocation défensive. Alors, on peut se demander à quoi ça sert d’avoir deux hommes par flanc quand ceux placés plus haut n’amènent aucune plus-value sur le côté et que les deux arrières ne participent plus. Au moins, avec un seul homme par côté, les latéraux qui participaient pourraient s’y remettre, en étant couverts par le défenseur central supplémentaire se déportant quelque peu, et Piatti pourrait avoir encore plus de liberté.

Non seulement nos “faux ailiers” sont très peu actifs sur les ailes, mais en outre, ils n’offrent pas de solution à la réception de centres quand le ballon est de l’autre côté - et ces solutions ne doivent pas forcément être aériennes, prenons par exemple Davies quand il avait marqué lors du premier match à Vancouver (oui, on a encore une exception, c’est Edwards sur son but à Columbus). De toute façon, avec les seuls arrières latéraux qui envoient rarement des centres intéressants, on dirait presque que plus personne ne se donne la peine d’être disponible à la réception. Un joueur échappe quand même à la règle : Taïder, qui tente souvent de s’infiltrer quand il voit un espace et une possibilité de centre. Est-ce vraiment son rôle ? Si certains lui reprochent de ne pas toujours le remplir adéquatement, il ne faut pas oublier qu’il compense souvent les manquements des autres. Son but à Atlanta, et quelques occasions ratées, illustrent bien ces efforts.

Que le ballon soit sur les côtés ou dans l’axe, il y a aussi un cruel manque de présence dans le petit rectangle adverse. C’est une énorme (et je pèse mes mots) faiblesse de l’équipe depuis plusieurs saisons. Cette année, ce qu’on y vit de plus probant fut quelques actions de Mancosu lors des deux premières rencontres, notamment son but à Vancouver. Reste que c’est bien léger…

Bon, il faudrait aussi parvenir à l’amener dans le petit rectangle, le ballon. Et pour ça, il est souvent plus simple d’arriver à la porter haut sur le terrain au préalable, et d’avoir du monde dans la zone de finition. Ce qu’on ne voit plus guère. Et ça, c’est vraiment dommage car le début de saison était prometteur. On avait notamment vu une équipe qui savait choisir ses moments pour se présenter en nombre dans les 15 derniers mètres adverses. Rare exception depuis lors : l’action qui a mené au 0-1 à Atlanta, impliquant un arrière (Duvall), qui montre que malgré des intentions très défensives, l’équipe a longtemps été capable de faire preuve de lucidité ce jour-là.

Phases arrêtées, jeu aérien et fins de match : remises en contexte


Jusque-là, on a surtout parlé de l’attaque. On va commencer à faire la transition avec la défense car pour le jeu aérien et les phases arrêtées, parler des deux côtés du terrain en même temps amène une autre perspective à l’analyse. Commençons avec le jeu aérien qui, comme vous vous en doutez avec ce qui a été écrit précédemment, n’est pas des plus reluisants devant. Et en toute logique, vu ces points, ce sont Mancosu et Taïder qui ont été les plus menaçants dans ce domaine. Derrière, ce n’est pas terrible non plus, avec pour principaux faits saillants le but de Kamara en début de championnat et celui de Burke samedi dernier. Reste que pour avoir vu beaucoup d’autres matches de MLS depuis le début de la saison, d’autres équipes, et parfois pas des moindres (comme New York City ou Los Angeles), ne semblent pas toujours à l’aise dans les airs non plus, que ce soit devant leur propre but ou celui de l’adversaire. Alors oui, ça peut être grandement amélioré, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus catastrophique dans le portrait global.

Parlant de catastrophe, penchons-nous sur les phases arrêtées. Non, non, pas les buts encaissés. Les buts marqués. Avant de lire la suite, prenez une pause et cherchez-les. Encore. C’est difficile, n’est-ce pas ? Oui, évidemment, il y a ce coup franc majestueux de Vargas (un des points positifs à ajouter à une courte liste). Piatti qui marque sur penalty, aussi. Mais ensuite ? Vous ne trouvez rien… C’est normal. On parle des déficiences derrière sur ces phases, mais devant, c’est certainement bien pire !

Défensivement, les buts encaissés de la sorte sont beaucoup plus faciles à trouver. On n’en dressera pas la liste complète. Reste qu’il faut quelque peu relativiser et voir les choses d’un angle différent que le seul total. Est-ce tant que ça un problème d’exécution défensive ? Il y en a quatre sur penalty, et trois coups francs directs - difficile par exemple de parler de problèmes de marquage dans ce cas. Trois autres ont été inscrits quand tout était joué, chaque fois face au même adversaire (tous quasiment identiques… et tous conclus par Zahibo) - c’est dans ce cas plus un déficit de concentration que de qualité.

Quand on ôte tous ces buts, le total de buts encaissés sur phase arrêtée diminue alors nettement. On repense par exemple au contre son camp de Raitala contre Los Angeles alors que l’équipe, à 10, était en train de rompre, ou au coup franc de Columbus conclu par Zardes en tout début de championnat. Le principal problème ne semble donc pas après la phase arrêtée, mais avant : l’équipe en concède trop, notamment par manque de discipline à des zones cruciales du terrain. Alors, oui, évidemment, l’Impact peut quand même bien mieux défendre sur les phases arrêtées, mais ce n’est pas non plus la peine de paniquer au moindre corner adverse, ce n’est pas vraiment ça qui a coulé l’équipe… Le manque de discipline a en revanche coûté cher, en raison des buts engendrés, mais aussi de cartons rouges aux conséquences fâcheuses.

Autre thème récurrent lié aux problèmes défensifs : les buts encaissés en fin de match. Là aussi, on peut parler de circonstances atténuantes dans certains cas (buts inscrits quand la messe était déjà dite, effondrements en infériorité numérique ou contre un adversaire nettement supérieur) qui, quand on en tient compte, permettent de relativiser ce premier bilan : il n’est toujours pas bon, mais pas aussi catastrophique que le laissent entrevoir les apparences.

Une défense bien en place mais mal protégée


Des changements de joueurs, des blessures : on sait que le temps et la stabilité sont essentiels à la constitution d’une défense fiable. Néanmoins, parmi les points positifs à ce stade-ci de la saison, on a vu une défense quand même bien en place dans le cours du jeu, en tout cas à onze contre onze. Des équipes qui ont l’art de détricoter une ligne arrière comme Columbus et Atlanta ont par exemple eu besoin de phases arrêtées pour arriver à leurs fins. On voit de temps à autre des choses se dessiner : il y a des progrès par rapport à la saison dernière et, quand les circonstances le permettent, on voit aussi une certaine évolution cette saison. Si Garde avait pu garder le même système et la même ligne arrière depuis le début de l’année, ça aurait évidemment été plus facile et plus perceptible.

Il y a quand même un déséquilibre dans cette défense : les flancs. À gauche, ce n’est pas si mal. Lovitz, et Raitala quand il l’a occupé, sont loin d’être les plus à blâmer. Par contre à droite, c’est la bérézina : en plus d’être le côté où le moins de jeu offensif est créé, c’est celui qui laisse le plus l’adversaire jouer et, surtout, centrer. Du premier but de Vancouver lors de la première journée à l’ouverture du score la semaine dernière, les journées portes ouvertes se multiplient. Et si sur ces deux buts, Petrasso occupait le poste, Duvall fut lui aussi loin d’être exempt de tout reproche, à New York notamment.

Si certains laissent l’adversaire jouer trop facilement, d’autres lui offrent carrément le ballon. Garde a souvent pesté, à raison, contre le nombre excessif de pertes de balle. Non seulement, celles-ci offrent trop d’occasions à l’adversaire de rapidement se reconvertir offensivement (voir la description des buts montréalais en début de texte - les autres équipes savent faire ça aussi), mais en outre, cela empêche évidemment l’équipe de construire le jeu, ce qu’elle éprouve déjà du mal à faire. Et parfois, il y a des erreurs encore plus flagrantes : si certains pointeront les hauts et les bas de Bush, la plus évidente est sans doute celle de Cabrera à New York. Ou comment une offrande peut anéantir tout le travail de mise en place…

Il n’y a pas que ça qui doit rendre fou certains défenseurs. Pointés du doigt en raison du grand nombre de buts encaissés, certains d’entre eux doivent sûrement se sentir boucs émissaires, et mal protégés (ou trahis par leur voisin). Devant le rectangle, ce fut souvent perceptible. C’est évidemment là que furent commises les fautes menant aux nombreux coups francs dangereux, mais on a aussi souvent vu des actions où les défenseurs centraux semblaient laissés à eux-mêmes lors d’une percée d’un adversaire dans l’axe.

En fait, c’est toute la défense qui est mal protégée. Sur toute la largeur du terrain, les adversaires rentrent avec beaucoup trop d’aisance dans les 15 derniers mètres de l’Impact, et ils y manœuvrent comme ils l’entendent. Que ce soient des actions bien construites, des erreurs (dernière en date, le 0-2 de Philadelphie), du laxisme (à la source du but de Chicago il y a une semaine) : ce à quoi la défense fait face est tout sauf unidimensionnel, mais quand elle est submergée parce que la digue devant elle cède trop facilement, à un moment, la dernière ligne rompt elle aussi.

Autre conséquence d’un adversaire qui passe beaucoup de temps près du but avec le ballon : cela multiplie les possibilités de fautes dans cette zone, et donc de penalties ou de coups francs dangereux… À éviter, encore plus quand l’équipe manque de discipline… Vient un moment où en observant l’Impact, les entraîneurs adverses doivent se dire qu’il ne vaut mieux pas tenter de déstabiliser le bloc défensif pour faire une passe tranchante vers le but, mais que l’objectif doit être de masser du monde à moins de 15 mètres de celui-ci, moment à partir duquel la tâche de leur équipe sera grandement facilitée.

Ce qui vaut d’un côté du terrain vaut aussi de l’autre, et qui dit équipe qui porte le ballon haut, dit facilités à l’envoyer dans le petit rectangle si nécessaire. Et contre l’Impact, c’est on ne peut plus utile. Car sa gestion de cette aire collée au but est une de ses grandes carences depuis le début de la saison. Que ce soit sur phase arrêtée (le contre son camp en mode panique contre Los Angeles), dans les airs (Kamara qui marque le premier but encaissé par l’équipe cette saison) ou au sol (Murillo qui marque après un ballon qui passe devant des Montréalais spectateurs) et j’en passe, il n’y a aucune maîtrise dans la surface où le gardien est censé régner en seul maître. Et si le but de Blessing à la suite d’une bourde de Bush en disait finalement plus sur sa saison que ses nombreux arrêts-réflexes ?

Conclusion


Difficile de conclure ce texte de manière synthétique tant il y a eu d’éléments différents. Défensivement dans le cours du jeu, il faut beaucoup plus de discipline, mieux protéger la défense, moins laisser monter l’adversaire et davantage s’imposer dans certaines zones du terrain. Offensivement, la référence d’objectif vers lequel tendre pour sortir de la Piatti-dépendance et d’une efficacité de plus en plus prévisible semble la partie du match contre Los Angeles que Montréal a jouée à onze, avec des éléments que l’on n’a malheureusement presque jamais revus dans d’autres circonstances. Mais pour les solutions, je vous laisse débattre des qui, quoi, comment, etc. !
Matthias Van Halst

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