Coup de tonnerre : Rémi Garde licencié !

Publié le 21 août 2019

 Impact de Montréal
Ce mercredi matin, le temps était à l’orage. Tant et si bien que le club a annulé l’inauguration d’un mini-terrain dans Pointe-Saint-Charles. Mais le coup de tonnerre le plus puissant ne fut pas météorologique : Rémi Garde a été licencié ! Wilmer Cabrera lui succède.

“UNE DÉCISION LONGUEMENT RÉFLÉCHIE”


Une fois de plus, ce sont les résultats qui ont motivé la décision de se séparer de l’entraîneur. “Puisque j'ai un très grand respect pour Rémi comme personne et comme professionnel, cette décision a été très difficile et longuement réfléchie, mais nos insuccès des derniers mois et la façon dont le club se comporte sur le terrain nous ont mené vers ce changement”, a ainsi déclaré le président Kevin Gilmore qui “espère qu'une confiance nouvelle pourra être insufflée aux joueurs.” Le fameux choc psychologique…

Ses propos ont surpris bien du monde. Il faut dire qu’il y a deux semaines à peine, le président qualifiait la reconduction du contrat de l’entraîneur de “priorité”. Et le 9 août dernier, il y a donc 12 jours, il tenait les propos suivants au micro d’Olivier Brett lors du FC 919 : “Le parcours de Rémi, ce qu’il a accompli au plus haut niveau dans le domaine du soccer… Ce n’est pas comme si c’était un entraîneur qui avait deux ans d’expérience (et devait constamment se prouver). Il a fait ses preuves, il a fait ses preuves ici (…) Une fois qu’on a passé cette période d’ajustement (en début de saison dernière), les performances sous Rémi ont été excellentes.”

Trois matches plus tard, Garde est donc licencié. Il n’est pas le seul membre du staff technique à quitter le club, puisque Joël Bats et Robert Duverne suivent le même chemin. Si la nomination d’un nouveau préparateur physique n’a pas été annoncée, en revanche, l’Impact a annoncé que Patrice Bernier serait un des adjoints de Cabrera, en compagnie de Wilfried Nancy, qui conserve son poste tout comme l’entraîneur des gardiens Rémy Vercoutre.

La carrière d’un entraîneur est faite de rebondissements, et ce n’est pas le nouveau titulaire du poste à Montréal qui dira le contraire. En effet, il a été démis de ses fonctions à Houston le 13 août dernier, il y a 8 jours à peine ! Houston, dont le directeur général est Matt Jordan, bien connu de la maison IMFC. On peut se demander quel rôle il a joué dans ces sagas. Mais on peut surtout se demander ce qui a motivé le choix de Cabrera chez les dirigeants montréalais (au sein desquels, rappelons-le, personne n’assume la moindre direction sportive), et s’il est là pour un séjour qui se prolongera à l’issue de la saison. On en apprendra peut-être davantage lors de la conférence de presse de ce jeudi après l’entraînement.

LE PARCOURS DE CABRERA


En attendant, on peut jeter un œil sur le parcours du Colombien de 51 ans, dont la carrière de joueur a été pour le moins fructueuse, avec plus de 400 rencontres dans son pays, dont la majorité sous le maillot de l’América de Cali, un club très réputé, mais également 48 sélections en équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde en 1990 (sans jouer) et en 1998 (sur le terrain lors des trois rencontres de son pays).

Il s’installe aux États-Unis en 2004 et se rapproche rapidement de la MLS et de la fédération américaine. Après quelques petits projets communautaires ou dans des équipes de jeunes, sa carrière d’entraîneur est lancée quand il est nommé à la tête des -17 ans américains en 2007. Quelques moins plus tard, il s’occupe des -18 ans, équipe dont il veillera aux destinées jusqu’en 2012. Il effectue alors ses débuts en MLS comme entraîneur adjoint de Colorado. Il y restera pendant deux saisons.

Le premier club dont il est entraîneur principal n’est pas un cadeau : Chivas USA, en pleine déliquescence et dont ce sera la dernière saison. Il ne peut pas empêcher un naufrage sportif attendu, même si quelques joueurs se mettent en valeur. Il en subit aussi les conséquences, ne revenant en MLS que pour la saison 2017 lors de laquelle Houston lui donne sa chance. Sa première saison est la meilleure, avec une 10e place au classement général et un bon parcours en phase finale. Seulement 17e (sur 23) la saison dernière, Houston remporte la Coupe des États-Unis, plus qu’un beau lot de consolation.

Cela ouvre les portes de la Ligue des champions à l’équipe orange : éliminée par Tigres en quarts de finale après avoir écarté un adversaire guatémaltèque au tour précédent, elle est toutefois en grande forme puisqu’elle s’impose six fois lors des huit premières journées de championnat. La suite est bien moins rose, avec trois petites victoires lors des 17 rencontres suivantes. Lorsque Cabrera est congédié, son équipe reste sur un 7/42.

Y A-T-IL UN STYLE CABRERA ?


On peut aussi examiner les forces et faiblesses offensives et défensives qu’avaient Houston sous sa férule au cours des dernières saisons grâce aux informations fournies par Vision du Jeu. Avant ça, quelques rappels rapides sur celles de l’Impact cette années.

Montréal a surtout marqué en reconversion rapide et sur phases arrêtées (principalement sur corner et sur penalty), en envoyant des joueurs seuls face au gardien, en profitant d’erreurs adverses et a marqué quelques buts importants dans les premier et dernier quarts d’heure. En revanche, l’Impact a été particulièrement faible en possession de balle, sur les tirs de loin, sur les centres et sur les deuxièmes ballons.

Derrière, Montréal s’est montré dans des jours favorables pour tenir tête à un adversaire qui posait son jeu, pour bien bloquer les flancs, pour empêcher les centres et pour réagir aux deuxièmes ballons. En revanche, l’Impact a été à la peine derrière en raison d’erreurs, de faiblesses dans le jeu aérien, de débuts de rencontre ratés, sans oublier les phases arrêtées et les dernières minutes, surtout (très) pénibles ces dernières semaines.

Cette saison, le visage offensif de l’ex-équipe de Wilmer Cabrera peut difficilement davantage contraster avec celui de l’IMFC : une tonne de buts marqués en possession de balle, peu sur phases arrêtées et seulement deux (!) en reconversion rapide, ADN Montréalais depuis 2012. Les centres, quasiment toujours au cordeau, était une grande force de l’équipe, qui avait besoin de porter le ballon dans les 15 derniers mètres adverses pour se montrer à son avantage. Jeu aérien, face-à-face et passage par l’axe permettaient très rarement à Houston de trouver le fond des filets. L’an dernier, les Texans étaient bien meilleurs sur reconversions rapides, lors des face-à-face et lors des situations confuses dans la défense adverse, ce qui n’était pas forcément le cas en 2017. En revanche, le jeu très haut et les centres au cordeau étaient à la base de leur efficacité offensive lors de toutes leurs saisons sous Cabrera.

Défensivement, il y a aussi pas mal de contrastes. Commençons par les bonnes nouvelles : Houston se repliait bien en perte de balle et sa défense était relativement disciplinée (elle n’a cependant encaissé qu’un but de moins que l’Impact sur corner). En revanche, elle a beaucoup peiné face à des adversaires en possession de balle et dans le jeu aérien. En dehors de cela, elle était moyenne dans les autres compartiments, sans vraiment de forces ni de faiblesses. Ici encore, sans entrer dans les détails, on note aussi plusieurs différences importantes d’une saison sur l’autre (malgré aussi quelques points communs).

Sachant cela, on est en droit de se poser quelques questions. La première, un peu moins importante, est de se demander pourquoi certains modèles de jeu de l’équipe de Cabrera ont changé entre les saisons. La seconde, bien plus cruciale, est de savoir si le nouvel entraîneur pourra imposer certains de ses principes qui contrastent avec le jeu de l’Impact ou si les joueurs qu’il a sous la main ne sont tout simplement pas faits pour le style de jeu qu’il a voulu développer au Texas. À moins que ce ne soient les joueurs qui lui imposent ce qu’on verra sur le terrain.

Début de réponse ce samedi à Toronto !

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