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Impact Montréal - CD Olimpia 1-1 – Match de Ligue des champions joué le 21/10/2008

MONTRÉAL : Jordan, Braz, Pizzolitto, Pesoli, Gatti, Grande, Di Lorenzo, Donatelli (62e Brillant), Placentino (77e Ribeiro), Gjertsen, Brown (90e Byers)

OLIMPIA : Valladeres, Mendoza (85e Silva), Palacios, De Souza, Morales, Turcios, Thomas, Castro, Nunez (77e Garcia), Velasquez (64e Dos Santos), Bruschi

ARBITRE : M. Archundia (Mex)

AVERTISSEMENTS : Di Lorenzo, Brown

LES BUTS : 40e Brown (1-0), 45e Bruschi (1-1)


21 octobre 2008. Je crois que cette date restera longtemps dans les mémoires des amoureux du ballon rond au Québec. Pour… à peu près tout ce qu’il s’est passé au stade ce soir-là : qualification, bien sûr, mais aussi qualité du jeu, météo, ambiance, etc. Tout était au rendez-vous pour marquer les esprits et rendre la fête encore plus grande.

Petit point de la situation avant la rencontre, pour ceux qui n’étaient pas au courant ou ceux qui reliront ce texte dans 10 ans et ne se souviendront pas de tout (ou voudront en apprendre plus sur les premiers exploits internationaux de Montréal). C’était la cinquième et avant-dernière journée du groupe C de la Ligue des champions. Avec 10 points, Montréal en occupait la tête, et un nul lors d’une des deux dernières rencontres lui suffisait à aller en quart de finale. Mais il ne fallait pas fêter trop vite car les deux duels promettaient d’être serrés, contre les deux favoris du groupe : d’abord la visite d’Olimpia au stade Saputo avant de se rendre à Atlante.

Olimpia était dans une mauvaise position. En cas de victoire d’Atlante contre Joe Public (le quatrième larron, corrigé une semaine plus tôt par Donatelli et consorts), les Honduriens devaient absolument prendre les trois points au Québec pour ne pas être éliminés. Victoire quasi-obligatoire pour les uns, donc, alors que les autres allaient se battre pour le point décisif : c’était déjà prometteur.

Les invités surprise de la soirée s’appelaient pluie, vent et, dans une moindre mesure, froid. Pas que la température était douce - le thermomètre affichait entre 2 et 5 degrés - mais bien parce que c’était plus prévisible que les gouttes fraîches (heureusement, pas de la grosse pluie d’orage comme on avait connu souvent plus tôt dans la saison) et les bourrasques (dignes, elles, d’une tempête) qui l’accompagnaient. Tout pour donner à cette rencontre une allure de combat de boue, ce qui rend les exploits des hommes qui s’y livrent en duel encore plus mémorables.

Bien entendu, pour que la victoire soit grande, il ne faut pas que le combat soit déséquilibré. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, dit-on. La crainte était présente avant le coup d’envoi, à voir des visiteurs frigorifiés, que ce soit en montant sur le terrain pour l’échauffement ou pour le match. Mais dès les premières minutes, ils s’administrèrent le remède le plus efficace contre les grelottements : courir vite et longtemps. Comme les Montréalais se posèrent le même diagnostic, le match n’y gagna qu’en engagement. Merci Messieurs !

En l’absence de Testo, c’est Di Lorenzo qui évoluait aux côtés de Grande au centre du jeu. Gatti occupait le poste d’arrière gauche. Devant lui, Placentino avait reçu la préséance sur Brillant alors qu’en pointe, Brown avait été préféré à Byers. Pour le reste, John Limniatis alignait son équipe habituelle de Ligue des champions qui, si vous voulez mon avis, a toutes les allures de son onze de base.

En face, les forces offensives étaient bien présentes. Velasquez ne commençait cette fois pas sur le banc mais bien en pointe, Turcios était évidemment sur son flanc droit, de retour de suspension, alors que Nunez, son pendant à gauche, était aussi aligné d’entrée. Le petit mais déroutant Bruschi (attaque) et le très présent Castro (médian offensif) appuyaient le tout.

Malgré les conditions météo Olimpia montra donc d’emblée qu’il ne comptait pas se laisser impressionner et était là pour faire le jeu et, surtout, prendre les trois points. Pas frileux pour un sou, ils prirent d’emblée le contrôle du ballon et la direction des opérations. Les visiteurs étaient clairement mieux entrés dans le match mais, mis à part des corners, ne se créèrent pas grand-chose.

Bien qu’il y eut quelques velléités de l’Impact entre la 10e et la 20e minute, c’était bel et bien Olimpia qui faisait l’essentiel du jeu, combinant vite et bien. Il fallut attendre la moitié de la première mi-temps pour que ça se concrétise en occasion : un beau mouvement sur la droite où quatre joueurs se passèrent le ballon en un temps. Il arriva à Velasquez au cœur du rectangle qui, d’un angle difficile, l’envoya hors-cadre.

Si le terrain était en nettement meilleur état que début septembre (et a beaucoup mieux résisté que lors de la rencontre Canada - Honduras, par exemple), il souffrait quelque peu. Pas assez pour gâcher le match, loin de là même, mais suffisamment pour gêner une équipe dont l’essentiel du jeu est fait de balles à terre. Et pourtant, de la première à la dernière minute, cela n’empêcha jamais ou presque Olimpia de bien combiner au sol. C’est dire la maîtrise technique dont faisaient preuve les visiteurs du soir.

Côté montréalais, les qualités techniques n’étaient peut-être pas aussi spectaculaires, mais il n’y avait certainement ni à rougir ni à être scandaleusement jaloux. En conclusion, nous avons eu deux adversaires qui ont réussi à prendre le dessus sur le terrain grâce à leurs capacités à manier le ballon. Encore un signe d’un grand match.

Bien entendu, quand la pluie et surtout le vent s’en mêlaient, ça devenait beaucoup plus compliqué. Cela expliquait, en partie, la grande quantité de déchets dans le jeu des deux formations, notamment en début de rencontre. Mais, contrairement à ce qu’on voit, notamment en USL, un geste raté et une récupération de balle n’étaient pas accompagnés d’une tête basse d’un côté et d’un joueur se demandant quoi faire de la patate chaude de l’autre. Non, il y avait 22 acteurs très alertes et prêts à se déployer aussi bien offensivement que défensivement, en tout temps.

Si bien que malgré l’absence évidente d’occasions durant une grosse demi-heure, le match était extrêmement plaisant à suivre et, le suspense aidant, très haletant pour les supporters aussi bien que les spectateurs neutres. Restait aux deux équipes à travailler la dernière passe, qui était jusqu’alors la déficience principale (en raison du temps mais aussi des qualités défensives des protagonistes). Car si Olimpia dominait, Montréal avait aussi pu construire quelques attaques.

C’est d’ailleurs en direction de Valladeres que partit la deuxième occasion franche de la rencontre, à quelque dix minutes du repos. Après un long raid sur la gauche, Placentino centra en retrait vers Grande qui, plein axe à 20m du but, tenta sa chance d’une frappe de l’extérieur du droit. Trop croisée, malheureusement.

Si les deux équipes arrivaient quand même régulièrement dans le tiers offensif adverse, beaucoup de choses se jouaient en milieu de terrain. Et là, il faut reconnaître qu’Olimpia avait le dessus. Clairement ? Presque… Pas assez, en tout cas, pour prendre les pleins pouvoirs sur le match et acculer Montréal dos à son but. Tout cela, c’est la faute (ou plutôt le mérite, de notre point de vue) d’un homme : Sandro Grande. Abattant un travail considérable, notamment à la chasse aux ballons et à la récupération, il empêcha Olimpia de remporter la bataille du milieu de terrain, qui aurait pu être décisive dans le résultat final. Certes, il fit, en première mi-temps surtout, un mauvais usage de beaucoup de ballons. Mais c’en étaient pour autant des ballons que ses défenseurs ne voyaient jamais arriver car, avant, il y avait l’essuie-glace Grande. Et cela a pesé de tout son poids dans la balance de cette rencontre.

L’autre comportement, moins glorieux, qui aurait pu peser lourd, était celui de Brown. Certes, ses adversaires ne l’épargnaient pas, mais c’est le lot des attaquants de pointe de se prendre des coups, souvent quand les arbitres ne le voient pas. Il n’y avait pas non plus eu, jusque-là, de gestes honteux non sanctionnés. Mais le Panaméen perdait plus d’énergie à se plaindre qu’il en dépensait à courir. À certaines reprises, il s’était même arrêté de jouer alors que s’il avait suivi le mouvement, il se serait retrouvé en situation dangereuse.

Il eut une attitude bien plus positive quand, à cinq minutes de la pause, il y alla d’un une deux avec Grande où, une nouvelle fois, les Montréalais montraient qu’ils avaient eux aussi des qualités techniques. Excentré sur la droite, notre divin chauve ne parvint pas à tirer comme il l’aurait souhaité, la faute à Valladeres, sorti à ses devants. Mais le gardien visiteur ne put que dévier le ballon, qui retourna à Brown, lequel avait, cette fois, bien suivi le mouvement. Dans une position difficile, dos au but, l’attaquant parvint à envoyer avec pureté le cuir au fond des filets. 1-0, c’était le délire total !

Olimpia ne se sentit pas du tout assommé par ce but. Que du contraire, ils tentèrent directement de recoller à la marque, et y parvinrent avant même la mi-temps. On disputait les arrêts de jeu quand Bruschi, parfaitement lancé, laissa Pizzolitto cloué sur place et prit de vitesse Pesoli, qui était parvenu à se retourner et lui courait derrière, en vain. Seul Jordan pouvait s’interposer et il était bien sorti à la rencontre de l’attaquant hondurien. Mais d’une parfaite petite pichenette - on ne pouvait qu’apprécier la beauté du geste même si le résultat ne faisait guère plaisir - il loba le gardien et logea le ballon dans le but.

L’égalisation juste avant la mi-temps fouetta tellement les Honduriens qu’ils se réunirent même en plein centre du terrain pour y tenir une petite réunion d’équipe ! On était loin de leur état frigorifié trois quarts d’heure auparavant.

Le meilleur moyen de les empêcher d’en profiter au retour des vestiaires était ce qu’on pourrait presque nommer à Montréal la “méthode Grande” : les prendre à la gorge directement. Après moins de deux minutes, on était déjà dans les parages de Valladeres, qui plaçait ses joueurs pour un corner.

Celui-ci, botté au deuxième poteau, trouva la tête de Di Lorenzo dont la reprise fut repoussée juste devant la ligne ! Mais le défenseur avait à peine touché au ballon, qui traînait toujours dans une zone très dangereuse. Tout le monde se précipita dessus comme des affamés sur un vieux pain et c’est Pizzolitto qui faillit en faire le meilleur usage, parvenant à tirer, mais il fut directement contré. Le ballon avait quitté le petit rectangle mais était toujours dans le grand, arrivant à Brown qui eut à peine le temps de le contrôler qu’il se fit retourner comme une crêpe ! Alors que tout le stade voulait engloutir en penalty, l’arbitre ne broncha pas et le condamna au jeûne.

Olimpia en profita pour appliquer une recette bien connue des équipes d’expérience : pendant que tu te demandes ce qui arrive, moi je pars en contre-attaque. Alors que bien du monde avait encore la tête au penalty, Jordan dut sortir des poings mais le ballon arriva à Nunez dont la puissante reprise était, heureusement, trop croisée. L’avertissement était resté sans frais.

Si notre gardien dut encore s’employer sur un tir de Castro, sans trop de difficultés toutefois puisque le ballon lui arriva dans les bras, c’est bel et bien de l’autre côté que le danger se précisait. Un corner mal repoussé arriva devant le rectangle où Di Lorenzo le reprit en un temps, une belle frappe mais un peu trop enlevée.

La menace continuait dans le même sens. Cette fois, une passe subtile de Donatelli au-dessus de toute la défense, arriva à Grande qui avait plongé au cœur du grand rectangle, légèrement décalé sur la gauche, et envoya une belle demi-volée du gauche juste au-dessus.

L’incroyable était en train de se produire. Depuis la reprise, il n’y avait qu’une équipe sur le terrain, et certainement pas celle qu’on attendait. Mais ce n’était pas ça l’incroyable. On approchait de l’heure de jeu quand, première historique à Montréal, tout le stade s’est mis à chanter de lui-même. Sans que quelconque artifice ne vienne lui donner des ordres. Non, le kop avait, comme d’habitude, lancé un de ses chants, et l’ensemble du stade l’a repris comme un seul homme. Officiellement, ils n’étaient que 5500 spectateurs mais ils mettaient alors une bien meilleure ambiance que lors des matches joués à guichets fermés durant l’été. Quel bonheur ! Aussi certainement pour les joueurs, qui devaient se sentir portés par celui qui jouait, enfin, réellement son rôle de douzième homme comme il se doit.

La rencontre se poursuivait sur le même rythme, et dans le même sens : un beau mouvement sur la gauche, mêlant tactique, patience, construction et collectif, fut ponctué d’un centre de Di Lorenzo pour la tête de Placentino. Mais il aurait fallu à celui-ci une tête de plus au-dessus de celle qu’il a déjà pour espérer toucher au ballon (dommage, il s’était très bien isolé). Le centre de l’Argentin était néanmoins cadré et Valladeres dut, encore, intervenir.

Olimpia tentait sa chance de loin. Via Turcios, d’abord, peu à côté. Après un corner, c’est cette fois un centre qui se transforma en occasion très dangereuse. La faute au vent, bien entendu, qui soufflait de plus en plus fort dans le dos des Honduriens, ce dont ils essayaient de profiter. Le ballon venu du flanc gauche flottait dans les airs et fut porté par Eole jusque sur l’intérieur du poteau gauche de Jordan ! Heureusement, il fut renvoyé dans le jeu, en position dangereuse toutefois. Pizzolitto puis les autres Montréalais se précipitèrent dessus, empêchant les nombreux joueurs d’Olimpia présents dans le rectangle d’en faire bon usage.

Vous vous souvenez du penalty non sifflé sur Brown et, surtout, de ce qui a suivi ? Attention, ça recommence, en dehors du rectangle. Cette fois, en protégeant son ballon, Thomas lance son bras derrière lui de manière très vigoureuse, et Placentino se prend une belle gifle. Peut-être pas fait exprès mais vu le geste, il aurait dû être sanctionné. L’arbitre ne dit rien. Olimpia ne s’arrête pas de jouer et, au contraire, profite du contre qui se dessine. Bruschi se présente seul face à Jordan mais, heureusement, glisse le ballon à côté du but. Une deuxième fois lors de cette rencontre, le manque d’expérience à ce niveau a failli coûter cher. Une grande équipe en aurait profité, et cela prouve que la cuvée 2008 d’Olimpia n’en est pas une. On ne peut pas reprocher aux Montréalais de devoir encore apprendre, eux qui en sont à leurs débuts en Ligue des champions. D’autant que l’évolution des rencontres (et celle-ci particulièrement) a prouvé qu’ils étaient de très bons élèves.

Si, contrairement au début de saison par exemple (ahem ahem, oui…) les tirs qui ont l’air de passer proche (mais en fait ne sont pas dangereux) sont moins nombreux, on ne comptait plus les “presque occasions”, si je puis dire, pour l’Impact. Des mouvements que l’on sent bien construits, qui ont le potentiel pour aller au bout autrement que par hasard, mais auxquels il manquait toujours un petit quelque chose, ou contrecarrés par un adversaire qui, ne l’oublions pas, était de qualité.

Techniquement, Montréal n’était pas en reste face à une formation qui a, en deux rencontres, montré ses vertus balle au pied. Dans tous les secteurs, nos joueurs faisaient preuve d’une maîtrise du ballon digne de la Ligue des champions. Je ne vais pas me lancer dans une longue énumération, mais juste relever un exemple : quelques montées de Gatti sur le flanc gauche, pas piquées des vers !

Cependant, après un début de mi-temps en fanfare, l’Impact levait quelque peu le pied. Olimpia accélérait aussi le rythme, sachant certainement qu’Atlante était en passe de prendre les trois points à Joe Public. Mais comme depuis le premier match contre ce même adversaire Trinidadien, la défense montréalaise restait soudée et attentive : rien ne passait. Il y avait toujours un pied ou une tête pour renvoyer le ballon. Sans oublier la patience et le bon placement qui ont perturbé les visiteurs, les obligeant à commettre pas mal de mauvaises passes.

Les changements de fin de rencontre de Juan de Dios Castillo n’apportèrent certainement pas la contribution qu’il souhaitait. Seul Dos Santos (le leur, le nôtre ne peut pas monter sur le terrain mais est ô combien important sur le banc), monté plus tôt dans la rencontre, a commencé à causer quelques problèmes après être entré dans son match. Toujours est-il qu’on s’approchait dangereusement du coup de sifflet final et que les minutes devenaient de plus en plus courtes pour les visiteurs.

Pour Montréal, le point du nul suffisait mais pas question d’abandonner le ballon à l’adversaire et de ne pas franchir la ligne médiane. Au contraire, le 2-1 aurait plié les débats. Brillant passa bien près de l’inscrire. Légèrement décalé sur la gauche à l’entrée du rectangle, il tenta sa chance d’un tir travaillé que Valladeres dut sortir d’une belle claquette pour l’empêcher de se loger sous sa transversale.

Olimpia repartait de plus belle. Jordan, qui ne donnait plus les coups de pied de but depuis belle lurette, allait avoir du travail. Pas de plongeon spectaculaire, car on ne lui opposa même pas de tir digne de ce nom. Mais deux sorties importantes des poings, sur un centre-tir de Turcios d’abord, sur un autre long ballon de l’international convoité par la tête de Dos Santos ensuite.

On entre dans les arrêts de jeu. Tout le public est debout. D’habitude, cela arrive un quart d’heure plus tôt, et c’est pour prendre la direction du parking ! Là, ils sont tous ou presque rivés en direction du terrain, occupés à applaudir ! Du jamais vu ici non plus. Ah, quel match, quelle soirée mémorable.

Olimpia attaque encore. C’est le rush final. Trop tard. Il ne parvient pas à se créer d’occasions contre la solide défense montréalaise. Celle-ci a le panache de ne pas se contenter de bétonner : quand ils le peuvent, nos joueurs ne rechignent pas à aller loin dans le camp adverse. Ils doivent se méfier d’Olimpia, très rapide en contre. Mais ils accomplissent leur mission jusqu’au bout. Il ne faut plus se méfier de rien : c’est fini !

L’arbitre siffle les trois coups de sifflets salvateurs. Nous sommes en quart de finale, Mesdames, Messieurs. Extraordinaire ! Qui l’aurait prévu avant le début de la compétition ? Soyons honnêtes : personne ou presque. À l’aube de cette Ligue des champions, personne ne savait trop où on s’en irait. L’expédition était périlleuse, les terres inconnues. Mais comme celle de Christophe Colomb lors de l’automne 1492, elle est arrivée à bon port. Cet automne 2008 est celui lors duquel Montréal a découvert l’Amérique… et l’Amérique découvert Montréal.

Cette fois, il n’y a pas d’excuse, de circonstance atténuante à ce succès. Le froid ? Dès le début, on a pu se rendre compte que ça ne constituait nullement un handicap pour les latino-américains. Ils ne partaient pas non plus dans l’inconnue, face à un adversaire d’un petit pays de soccer, le Canada, qu’ils auraient sous-estimé. Les deux équipes s’étaient déjà affrontées, avaient vu les qualités et défauts l’une de l’autre. Et les meilleurs étaient sur le terrain. Les armes étaient égales en début de rencontre et si le partage est équitable au vu du déroulement des évènements, il arrange beaucoup mieux un camp que l’autre…

Mais bien davantage que le résultat et ce qu’il implique, c’est vraiment toute la soirée qui est mémorable. Point de vue jeu, point de vue ambiance, c’est ce dont on peut être le plus fier dans l’histoire du club. C’était un match de football de haut niveau, à tous points de vue. D’ailleurs, ce n’est pas compliqué, si je veux montrer l’équipe de Montréal a des gens à l’étranger, je sais que c’est en ressortant l’enregistrement de ce soir du 21 octobre que je les séduirai le plus. Oui, cette soirée est historique à plus d’un titre pour notre sport au Québec. Nous ne l’oublierons pas de sitôt.

La jubilation était totale, les joueurs sont allés célébrer avec leurs plus fidèles supporters, d’un plongeon collectif qui était, lui aussi, une première dans l’histoire du club. Ils auraient bien donné plus et ne sentaient certainement pas le froid sur leurs cuisses. Le meilleur exemple ? Sandro Grande, qui envoya son short dans la foule ! Les chants résonnèrent encore de longues minutes dans le Parc olympique et, portés par le vent, ont dû se faire entendre dans le quartier. Rendez-vous en février !

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