Un succès important contre des taureaux impuissants

Impact Montréal - New York Red Bulls 1-0 – Match de Ligue des champions joué le 17/09/2014

 Impact de Montréal / Rogerio Barbosa
MONTRÉAL : Bush, Camara, Ferrari, Pearce, Miller, Gagnon-Laparé, Mallace, Romero, Piatti (81e Lefèvre), Duka (90e Jackson-Hamel), Di Vaio (81e McInerney)

NEW YORK : Meara, Eckersley, Perrinelle, Armando, Kimura, Stevenson, Kristianson, Obekop, Bover (81e McCarty), Lane, Sene (79e Alexander)

ARBITRE : M. Brizon (T-T)

AVERTISSEMENTS : Perrinelle, Ferrari, Romero, Di Vaio

EXCLUSION : 76e Lade (2j.)

LES BUTS : 16e Di Vaio (1-0)


Montréal a un pied en quart de finale de la Ligue des champions après sa victoire 1-0 contre New York. Di Vaio a marqué après un quart d’heure le seul but d’une rencontre lors de laquelle des visiteurs impuissants n’ont jamais été en mesure de prendre le dessus sur des montréalais plus appliqués ne prenant pas le moindre risque.

Affichant clairement son ambition de finir en tête de son groupe, Montréal ne pouvait pas aligner sa meilleure équipe, en raison des blessures de Bernier, Mapp et Larrea ainsi que des suspensions de Felipe et Krol. Ainsi, Miller recevait sa chance sur le flanc gauche, on avait droit au jeune duo Mallace - Gagnon-Laparé devant la défense et, plus surprenant, Pearce était préféré à Lefèvre. En face, le désintérêt pour la scène continentale était clairement affiché, avec une équipe B sur le terrain.

Mais qui que soient les joueurs sur la pelouse, New York est coutumier des débuts de match au ralenti, et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Après à peine plus de deux minutes, Piatti a reçu suffisamment d’espace pour envoyer un tir des 25 mètres placé et tendu, repoussé par le poteau. Sans vouloir imposer de pressing de tous les diables, Montréal contrôlait clairement le jeu face à un adversaire évoluant en mode escargot.

Il a fallu dix minutes aux visiteurs pour entrer dans leur match et prendre plus résolument la possession du ballon. Normal, c’est leur modèle de jeu. Sauf qu’à part se le passer, ils ne faisaient pas grand-chose dudit ballon, rencontrant toutes les misères du monde à déstabiliser une défense montréalaise bien en place.

Le manque de concentration et l’indiscipline dans les 20 derniers mètres font partie des gros points faibles de l’arrière-garde new yorkaise. On en eut un très bel exemple juste après le quart d’heure quand, après s’être dégagé, elle a pensé avoir réussi le plus difficile et fit preuve d’un flagrant manque d’attention. Le ballon est arrivé à Piatti, sur la gauche, qui a envoyé une bonne longue passe à Di Vaio, bien plus concentré que les défenseurs : premier sur le ballon, il l’a envoyé au fond des filets d’une reprise croisée (1-0).

Le but a refroidi ce qu’on peut pourtant difficilement appeler les ardeurs new yorkaises, et le temps que les hommes de Mike Petke reprennent leurs esprits, un beau mouvement montréalais développé sur la droite suivi d’une accélération est arrivé à l’entrée du rectangle où Duka, après son crochet habituel, a envoyé un tir qui a fini à côté.

La suite ? New York a eu de longs moments de possession de balle, mais se contentait surtout de la faire circuler. Et lors des moments où Montréal était en contrôle, les visiteurs avaient l’air totalement impuissants dans la quête du but égalisateur, même si Meara n’était pas inquiété.

New York a quand même eu quelques occasions, davantage tombées du ciel que fruits d’une action bien développée. Ainsi, un coup franc de Stevenson sur la gauche était prolongé par Eckersley, obligeant Bush à sortir un réflexe pour détourner en corner : sa première intervention importante, après plus d’une demi-heure de jeu. Puisque son équipe ne parvenait pas à rentrer dans le rectangle pour y être dangereux, Stevenson a ponctué une longue période de possession de balle d’un tir à distance brossé et bien placé, mais Bush était sur sa trajectoire, son dernier arrêt difficile… à près d’une heure du coup de sifflet final.

En deuxième mi-temps, on a continué à avoir les mêmes alternances - celles des moments de possession de balle - et les mêmes constantes, à savoir la stérilité des taureaux ailés tant quand ils construisaient que quand ils voulaient contrer, ainsi que la concentration de Montréalais ne prenant pas le moindre risque.

Ce qui donna une rencontre tout sauf pétillante. À la décharge de l’Impact, ce n’était clairement pas à lui de l’emballer vu qu’il menait au score, et chaque minute qui passait était à son avantage. Alors, pour énumérer des occasions, il a fallu se contenter d’un long coup franc de Stevenson sur lequel Perrinelle s’est jeté pour tenter de le prolonger du bout du pied, mais il n’est pas arrivé à ses fins.

La tâche des visiteurs s’est encore corsée davantage à un quart d’heure de la fin quand, coup sur coup, Lade s’est pris deux cartons jaunes pour des fautes sur Camara et Gagnon-Laparé qui, s’ils avaient été dans l’autre sens, auraient été copieusement hués par le public habituel du stade Saputo. Habituel car, comme souvent en Ligue des champions, les supporters étaient bien plus attentifs aux évènements sur le terrain et l’ambiance était plus positive qu’en championnat.

Il faut évidemment dire que le résultat aidait, et il n’a jamais été remis en question. Au contraire, on est passé très près du 2-0 quand un contre montréalais s’est terminé par un une-deux entre Duka et Romero isolant ce dernier face à Meara, mais le tir de l’Argentin était un rien trop croisé. Et dans les arrêts de jeu, Jackson-Hamel a pris le dessus sur Armando à l’entrée du rectangle pour filer seul au but mais a placé son envoi à côté.

Dommage car la différence de buts pourrait peser dans le décompte final. Néanmoins, l’essentiel ce soir était la victoire, et pour revendiquer une place au tour suivant, New York n’a plus le moindre droit à l’erreur, que ce soit à FAS lors de son prochain match (s’il ne gagne pas, la qualification de Montréal sera officielle) ou chez lui contre les bleu-blanc-noir lors du dernier match du groupe, le 22 octobre, dans un duel qui pourrait s’avérer décisif. L’Impact a un pied au tour suivant, pourrait se qualifier sans jouer, mais devra peut-être quand même fournir un dernier effort difficile pour passer l’hiver continental au chaud.

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