Première défaite de la saison

FC Dallas - Impact Montréal 2-0 – Match de championnat (phase classique) joué le 19/03/2016

DALLAS : Gonzalez, Hollingshead, Zimmerman, Hedges, Figueroa, Gruezo (77e Acosta), Ulloa, Barrios, Diaz, Castillo (75e Akindele), Urruti (90e Rosales)

MONTRÉAL : Bush, Camara, Cabrera, Ciman, Toia, Mallace, Alexander, Ontivero (70e Drogba), Piatti, Shipp (81e Jackson-Hamel), Oduro (85e Venegas)

ARBITRE : M. Villarreal

AVERTISSEMENTS : Zimmerman, Toia, Figueroa

LES BUTS : 79e Diaz (1-0), 87e Urruti (2-0)


Battu 2-0 à Dallas, Montréal a encaissé sa première défaite de la saison. Même s’il a très peu mis son adversaire en danger, il a semblé bien le contenir jusqu’à ce que Diaz ne marque sur coup franc indirect à 10 minutes du terme. Malgré la présence de Drogba, l’Impact a cependant été incapable de réagir offensivement pour aller chercher le point qu’il convoitait.

Même si Drogba était dans les 18 pour la première fois de la saison, Mauro Biello avait, en toute logique, décidé de ne pas le titulariser. Rien ne changeait dans l’organisation offensive, mais le fait qu’Oyongo était resté à Montréal obligeait l’entraîneur à effectuer des retouches derrière. Rien de révolutionnaire, puisque Toia retrouvait son poste d’arrière gauche, alors que Camara disputait ses premières minutes de la saison, à droite.

Après sa défaite 5-0 de la semaine dernière à Houston, Dallas devait une revanche à son public et retrouver la confiance. Dès le coup d’envoi, les Texans ont dès lors investi le camp de Montréalais consentants. Attention, pas en mode victime, mais bien avec la volonté d’attendre leur adversaire, de faire valoir leurs qualités d’organisation et de profiter des espaces.

Les espaces, Dallas aime ça aussi. On l’a vu après à peine cinq minutes, lorsqu’une superbe ouverture de Castillo a lancé Urruti qui a réussi à contourner Bush mais s’est un peu trop décalé. Aucun de ses équipiers n’avait suivi, alors il a dû se débrouiller tout seul d’une position difficile : il a tenté un centre-tir, heureusement que Ciman était au premier poteau pour écarter le danger.

Si l’équipe locale tentait de poser son jeu dans la moitié de terrain adverse, elle éprouvait toutefois d’importantes difficultés à créer le danger. Le jeu penchait beaucoup sur la gauche, où Castillo devait trouver la clef d’une défense visiteuse qui verrouillait bien la porte. En revanche, lorsque Diaz cherchait des espaces en voulant la déstabiliser d’une passe tranchante, il la poussait dans ses derniers retranchements. C’est souvent passé tout près… mais ce n’est jamais complètement passé.

La volonté de Dallas n’était pas négligeable. Pour preuve, puisque les joueurs offensifs ne parvenaient pas à faire la différence, ils ont été épaulés, notamment par Hollingshead. Ce dernier a d’abord envoyé un centre très dangereux qui est passé devant tout le monde, avant de tenter sa chance quelques minutes plus tard d’un tir de loin qui a fini hors-cadre.

C’était une belle preuve que plusieurs joueurs texans évoluaient haut par rapport à leur position théorique sur le terrain. Ce qui aurait pu laisser des espaces à l’Impact si celui avait réussi à partir en contre. Sauf qu’il n’y arrivait pas. C’était aussi un des mérites de l’organisation de Dallas – où, par exemple, Gruezo surveillait Piatti de près – dont les joueurs se couvraient bien les uns les autres pour neutraliser les tentatives de reconversions rapides montréalaises.

Dans les apparences, les supporters de l’Impact n’avaient pas de quoi être aussi rassurés, car la défense de leurs favoris n’était pas toujours académique. Si c’était parfois inquiétant, c’était néanmoins très efficace : elle fermait les espaces au bon moment et, en fin de compte, les occasions adverses ont été on ne peut plus rares avant le repos.

Il en allait de même en face, où Gonzalez a dû attendre les dernières minutes de la première mi-temps pour effectuer sa première intervention sérieuse de la soirée. Sur la droite, Oduro avait envoyé un long centre, passé devant Ontivero mais que Piatti est parvenu à sauver avant qu’il ne sorte en coup de pied de but. Il a immédiatement cédé le ballon d’une bonne passe en retrait à son compatriote dont la reprise en un temps à obligé le gardien adverse à intervenir.

La deuxième mi-temps a été tout aussi intéressante mais plus animée dans les parages des gardiens. On rejouait depuis moins de deux minutes que Barrios, sur la droite, s’est enfoncé dans la défense avant d’envoyer un centre mal repoussé par Camara ; le ballon est arrivé à Hollingshead en position très dangereuse, mais il a complètement raté son tir.

Maladresse épisode 2, mais dans le chef d’un attaquant cette fois, puisqu’après avoir reçu un long ballon bondissant de Diaz et vu Cabrera et Bush hésiter, Urruti n’a pas pu en profiter, s’emmêlant tellement les pinceaux que le ballon a même fini en coup de pied de but. Barrios fut bien plus habile deux minutes plus tard, en reprenant d’une jolie demi-volée un ballon passé au-dessus de la défense, mais sa frappe était un rien trop croisée.

À l’heure de jeu, on a vu l’Impact mettre le nez à la fenêtre et immédiatement se montrer menaçant. Ontivero a tenté sa chance de loin, une frappe légèrement déviée qui a néanmoins fini très peu à côté de la cible. Dans les secondes qui ont suivi, profitant d’un mauvais dégagement adverse, Shipp a trouvé Ontivero malgré le peu de solutions devant lui : décalé sur la droite, l’Argentin a tiré dans le filet latéral.

La réplique texane fut immédiate. Sur la gauche, Castillo nous a gratifiés d’un bel effort personnel avant d’envoyer un puissant tir d’un angle fermé, que Bush a repoussé plein axe où Diaz était en position idéale, mais il a touché le ballon du bras et l’arbitre l’a sanctionné.

Le premier regain offensif montréalais a donc été de courte durée. Mais à vingt minutes du terme, Drogba a remplacé Ontivero. Quelques instants à peine après sa montée au jeu, il a repris de la tête un centre d’Oduro, passé à droite, mais le ballon a fini sa course tout juste à l’extérieur du poteau. Le second espoir de prise de la direction des opérations fut toutefois de courte durée puisque Dallas a ensuite repris sa domination, le ballon restant très loin des parages de Gonzalez mais aussi de l’attaque montréalaise.

Lors d’une énième situation chaude plein axe, la défense de l’Impact a cette fois fermé la porte avec trop de véhémence, puisque Cabrera a commis une faute, offrant un coup franc en position idéale. Diaz l’a superbement brossé : le ballon est passé au-dessus du mur avant de lécher le dessous de la transversale. Bush, qui n’avait même pas bougé, a pu aller le chercher au fond de ses filets (1-0).

Si certains se montraient durs envers l’attaque montréalaise jusque-là, on pouvait aussi se dire que le plan de match était de jouer avec sérieux pour ramener un point de Dallas plutôt que partir vers le but la fleur au fusil. Avant l’ouverture du score, dans l’ensemble, il n’avait pas si mal fonctionné. Sauf que désormais, il y avait un but à rattraper et la mission de l’équipe avait changé. Mise face à d’autres responsabilités, sa réaction fut toutefois décevante et on ne sentait pas l’égalisation proche.

À trois minutes de la fin du temps réglementaire, le match fut définitivement plié. Un long dégagement de Gonzalez a été prolongé de la tête par Akindele en direction d’Urruti. Il s’est facilement joué de la défense avant d’envoyer une frappe hors de portée de Bush et de fixer les chiffres à 2-0.

Gonflés de confiance, les joueurs locaux sont passés à côté du troisième but quand Barrios a envoyé un beau centre au deuxième poteau en direction d’Akindele, en bonne position mais qui a toutefois préféré remettre le ballon à Diaz, face au but. La Mauro le plus heureux de la soirée a effectué un contrôle et peu trop long, ce qui l’a empêché de tirer.

La dernière occasion de la soirée a quand même été montréalaise, à l’issue d’un beau mouvement initié côté gauche par Piatti qui a servi Drogba à l’entrée du rectangle : l’Ivoirien a remis en un temps à Jackson-Hamel, auteur d’un bel enchaînement contrôle-frappe qui n’a toutefois pas mis en péril Gonzalez, à la bonne place.

Même si la différence entre les deux équipes n’a pas été énorme, Dallas s’est montré le plus dangereux et l’Impact n’a pas réussi à fermer la porte jusqu’au bout. Il aurait pu revendiquer le nul, mais sa réaction décevante après l’ouverture du score confirme que la victoire locale est le score le plus logique. Six sur neuf pour commencer la saison, cela reste toutefois un bon bilan, surtout avec un calendrier tout sauf simple. Et il continuera d’être difficile puisqu’après une semaine de repos, le prochain rendez-vous est fixé à Seattle.

Calendrier

Prochain match

Montréal - Salt Lake
Samedi 19 août, 19h30

Dernier match

Montréal - Chicago3-0
Mercredi 16 août, 19h30

► Calendrier complet

Classement MLS

JPts
  1. Toronto2447
  2. New York City2443
  3. Chicago2441
  4. New York2338
  5. Houston2437
  6. Seattle2437
  7. Kansas City2437
  8. Columbus2535
  9. Atlanta2235
10. Dallas2235
11. Portland2534
12. MONTRÉAL2333
13. San José2432
14. Vancouver2231
15. Orlando2430
16. New England2329
17. Philadelphie2429
18. Salt Lake2529
19. LA Galaxy2323
20. Minnesota2322
21. Colorado2222
22. DC United2419
► Classements complets

En direct du forum

18h23 - Déplacement 12 août Philadelphie par gbagrami

18h04 - Foot-business (le sujet économique) par penz

5h00 - Piatti par Citlec

4h25 - Montréal - Chicago : l'homme de la saison par Alqueb

1h43 - Liste des anciens de l'Impact par Mr.Stats

22h53 - Montréal - Chicago : mercredi 16 août, 19h30 par Napule

20h41 - MLS - saison 2017 par penz

16/8 - CDM 2026 : candidature canadienne? par condor

16/8 - US Open Cup 2017 par Taliah

16/8 - Philadelphie - Montréal : l'homme de la saison par imfc132

► Aller sur le forum

Sur Twitter

Nouvelles de la MLS

Buteurs

 Piatti14 
 Jackson-Hamel
 Dzemaili
 Mancosu
 Tabla
 Salazar
 Duvall
 Choinière
 Donadel
 Oduro
 Fisher
 Oyongo Bitolo
► Toutes les stats

L'homme de la saison

Après 25 matches

1. Piatti
2. Bernier
3. Fisher
4. Ciman
5. Tabla

► Détails

Quiz

Helder Filipe da Costa Soares, meneur de jeu du club en 2010, se faisait appeler Filipe Pastel : pourquoi ?

  • Parce qu'il abusait des pâtisseries et avait un certain embonpoint
  • Parce que ses parents sont boulangers
  • À cause d'un ancien grand joueur portugais à qui il ressemble et qui porte le nom de Pastel
► Testez vos connaissances

Jouez avec nous

► Rejoignez la ligue ImpactSoccer.com