Un bon point après un mauvais match

New York City FC - Impact Montréal 1-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 27/04/2016

NEW YORK CITY : Saunders, Allen (68e White), Brillant, Hernandez, Matarrita, Bravo, Pirlo (77e Diskerud), Lopez, McNamara, Shelton (61e Mendoza), Villa

MONTRÉAL : Bush, Oyongo, Lefèvre, Ciman, Tissot, Donadel (72e Shipp), Bekker (81e Ontivero), Bernier, Venegas (63e Oduro), Piatti, Drogba

ARBITRE : M. Petrescu

AVERTISSEMENTS : Lopez, Bravo, Piatti, Donadel, White, Bernier, Lefèvre

LES BUTS : 51e Allen (1-0), 90e Oduro (1-1)


Un but tombé de nulle part signé Oduro a permis à Montréal d’arracher un point à New York City après une prestation très décevante, pauvre en occasions et encore plus en jeu, même si également marquée par un penalty non sifflé sur Piatti.

Sur l’exigu terrain du Yankee Stadium, on retrouvait deux équipes privées de plusieurs fers de lance. Dans le camp local, Diskerud et Poku étaient sur le banc, Lampard blessé. Côté montréalais, on notera, entre autres, que Lefèvre a été préféré à Cabrera, que Donadel, Bernier et Bekker constituaient le triangle dans l’entrejeu et que Venegas et Piatti soutenaient Drogba dans un trident offensif.

Au cours des dernières semaines, Patrick Vieira a souvent déclaré que son équipe avait été la meilleure malgré le résultat. Difficile de dire s’il y a un lien de cause à effet, mais en début de rencontre, ses hommes n’ont pas vraiment pris d’initiatives. Le premier quart d’heure a donc été contrôlé par Montréal, qui devait reprendre ses marques dans ce stade bizarre.

Les occasions, elles, ont été on ne peut plus rares. On ne peut pas donner ce nom à la reprise de la tête de Villa sur un centre de Matarrita, tant cela manquait de puissance et de précision, le ballon filant droit sur Bush. Mais il n’y avait rien d’autre à se mettre sous la dent. Ce fut d’ailleurs le principal danger porté par l’équipe locale au cours des 45 premières minutes, même si elle a pris le deuxième quart d’heure à son compte.

On ne peut pas parler non plus de possibilités de but en première mi-temps pour l’Impact, mais… on était au moins un peu plus proche d’occasions. Par exemple quand Saunders a dû sortir très à propos dans les pieds de Drogba suite à une très belle ouverture de Piatti.

Le ballon allait rapidement d’un bout à l’autre du terrain et se promenait sur toute sa relative largeur. Néanmoins, malgré l’implication des arrières latéraux, les nombreux centres étaient soit dégagés soit directement dans les mains d’un des deux gardiens. Dans l’axe, tous les angles étaient fermés et pour passer, il fallait une idée lumineuse, ce que personne n’avait.

Une exception cependant, peu avant la demi-heure, Oyongo était rentré dans le jeu avant d’envoyer un ballon au-dessus de la défense dans les pieds de Piatti : le temps que l’Argentin le contrôle, Allen avait effectué un excellent retour pour pousser le ballon en corner.

Dans une fin de période plus équilibrée, le danger allait encore venir de Montréal et de Piatti. Tout a commencé par une récupération de balle signée Ciman, qui s’est servi de Tissot comme relais pour permettre à Piatti de partir seul. En fin de course, il a tenté de passer entre Allen et Brillant avant de s’effondrer dans le rectangle. M. Petrescu l’a sanctionné d’un carton jaune pour simulation, mais même si sa chute était digne d’un entrechat de Maurice Béjart, la faute semblait évidente.

Alors que depuis le début de saison, le discours de Patrick Vieira à la pause semblait avoir du mal à passer, cette fois l’entraîneur français a su trouver les mots justes pour motiver ses joueurs à faire la différence. Dès la reprise, New York City a pris le dessus. Cela s’est matérialisé une première fois après une longue relance de la main de Saunders vers Villa qui a lancé McNamara sur la droite. L’ancien pensionnaire de Chivas USA a décoché le premier tir cadré digne de ce nom, forçant Bush à dévier le ballon en corner.

Malgré la petite taille du terrain, c’est sur une reconversion rapide que l’Impact s’est fait berner. Monté bien haut, l’arrière droit Allen a accéléré dans le camp adverse avant de céder le ballon à Shelton. Ensuite, tout s’est passé en un temps : aussi bien le centre vers McNamara que la remise de celui-ci à Allen qui avait poursuivi son effort que le tir victorieux du défenseur (1-0).

À peine le ballon remis en jeu, un long ballon a été envoyé vers Villa au petit rectangle, et si Ciman ne s’était pas jeté, c’était 2-0. Pendant 10 minutes, l’attaquant espagnol en a fait voir de toutes les couleurs à la défense montréalaise. D’abord en prenant le dessus sur Tissot sur la gauche du rectangle avant d’envoyer un tir croisé sur lequel Bush était bien placé. Ensuite grâce à un bel envoi à distance, repoussé par un plongeon de Bush.

Le temps passait et il ne restait plus qu’un quart d’heure à jouer sans qu’on ait l’impression que l’Impact tentait de rattraper un but de retard, puisque sa seule tentative depuis le but avait été un tir de loin un peu désespéré de Drogba. Et le danger semblait surtout de l’autre côté, avec une action plutôt bizarre, où une séance de dribbles de Mendoza s’est terminée par une passe un peu longue vers Oyongo, seul au milieu du rectangle mais entouré de deux adversaires, dont Pirlo à qui était destiné le ballon.

La fin de match fut à peine mieux, mais l’Impact attaquait un peu plus et s’est créé une possibilité sur un centre à l’aveugle de Drogba repris d’une tête piquée par Shipp et dévié par Saunders qui, sur cette intervention, a justifié son salaire de la soirée. Sinon, il fallait se contenter de séances de dribbles de Piatti dans un rectangle, pourtant de la même taille que les rectangles de tous les terrains de soccer du monde, tellement surpeuplé que tout ce que l’Argentin essayait était repoussé, qu’il joue personnel ou collectif (on ne peut pas l’accuser d’excès d’individualisme ce soir).

Et puis, le but sorti de nulle part est tombé dans les tout derniers instants. Drogba a botté un coup franc sur le côté droit du rectangle, l’envoyant parfaitement dans un paquet duquel s’est extirpé Oduro pour propulser le ballon de la tête au fond des filets (1-1).

New York City a tenté de reprendre l’avantage dans les arrêts de jeu, et a espéré y parvenir quand une belle action a permis à McNamara de placer Diskerud en position de tir : trop collectif, l’international américain a préféré chercher Villa, encore mieux placé que lui, mais a complètement loupé sa passe…

Du beau gâchis, à l’image de ce résultat pour New York City qui a laissé filer deux points qu’il avait bien en mains. Côté Montréalais, on peut évidemment regretter le penalty non sifflé sur Piatti et être satisfait de ce nul obtenu de justesse, mais il convient surtout de s’inquiéter particulièrement du jeu offert après l’ouverture du score, alors que l’Impact n’a jamais été capable de construire quoi que ce soit de menaçant à un moment où il devait absolument marquer.

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