Un très mauvais match, un très bon point

DC United - Impact Montréal 1-1 – Match de championnat (phase classique) joué le 31/07/2016

DC UNITED : Hamid, Kemp, Boswell, Birnbaum, Franklin, Marcelo, Nyarko (63e Igboananike), Acosta, Jeffrey (56e Vincent), DeLeon, Mullins (80e Saborio)

MONTRÉAL : Bush, Camara, Cabrera, Ciman, Oyongo, Bekker (71e Bernardello), Donadel, Salazar (66e Oduro), Piatti, Shipp (75e Mancosu), Drogba

ARBITRE : M. Unkel

AVERTISSEMENTS : Sarvas, Bekker, Mullins, Bernardello

EXCLUSION : 81e Drogba

LES BUTS : 20e Mullins (1-0), 86e Bernardello (1-1)


Une exclusion, un penalty adverse probablement oublié mais, surtout, une très mauvaise prestation : Montréal aurait dû revenir bredouille de DC United mais a profité de la maladresse de son adversaire pour ne pas sombrer, avant que Bernardello, bien aidé par Mancosu, n’égalise en fin de match.

Ciman et Donadel aptes au service, Bernier malade, Mallace blessé : les circonstances avaient poussé Mauro Biello à effectuer quelques changements. Bekker en était le principal bénéficiaire, Toia la principale victime. En face, on notait les débuts de Mullins, fraîchement arrivé de New York City.

Le début de rencontre eut des allures de long round d’observation entre deux équipes, il faut le dire, qui sont parmi les moins perméables mais également les moins prolifiques durant le premier quart d’heure. Elles n’étaient en rien aidées par l’énorme fébrilité qui régnait des deux côtés. En outre, à la moindre perte de balle, DC United envoyait une armée entourer Piatti, dont les gestes techniques ne suffisaient pas à mener les contres à bien.

Fébrilité, perte de balle, technique : ces ingrédients allaient être à la base de la recette de la première occasion quand Drogba, côté gauche, a chipé le ballon à Boswell avant de tenter un tir enroulé en direction de la lucarne. Ce n’est pas passé loin, surtout compte tenu de l’angle difficile.

Deux minutes plus tard, la réponse a fait bien plus mal. Complètement oublié, Mullins a repris un centre de Kemp d’une tête piquée. Semblant plonger uniquement pour la forme, Bush a été chercher le ballon au fond de ses filets (1-0). La passivité quasi-générale de l’Impact sur cette action contrastait drastiquement avec son visage flamboyant de la semaine dernière.

Ce but a davantage plongé l’équipe dans le cirage. Cela a notamment permis à Nyarko, côté gauche, de glisser une petite passe vers Jeffrey qui est passé à côté de ballon, ce qui n’a pas empêché l’objet du désir (qui, souvent, ressemblait davantage à une boule de feu) se transformer en balle de ping pong entre Bush et Ciman, et Montréal fut bien heureux après avoir finalement réussi à se dégager.

L’espoir résidait à vrai dire dans les bourdes de l’adversaire. Et il y en avait de temps à autre. Ainsi, en ratant une passe en retrait vers son gardien, Birnbaum a offert un cadeau monumental à Piatti. L’Argentin a contourné Hamid, mais avait dû légèrement se déporter pour y parvenir, et a tiré sur l’extérieur du montant.

À chaque erreur de la défense succédait toutefois rapidement une occasion pour l’équipe locale. Souvent offerte par une hésitation adverse. Comme lorsque Cabrera fut très faible sur un duel aérien avec Acosta, lui permettant de partir seul vers Bush, mais le joueur local a été gêné par un bon retour de Ciman et n’a pas pu se rendre au bout de son action.

Les ballons chauds ne manquaient pas dans le rectangle de Bush, en plus des occasions pour l’équipe locale, aussi maladroite devant que derrière. On sentait vraiment un stress énorme dans les rangs des deux équipes, et cela se concrétisait surtout par les ratés de celle qui attaquait. À la réception d’un corner, Nyarko a donné le ballon en retrait à Acosta qui avait tout l’espace pour tirer, mais n’a même pas cadré. Après un duel perdu par Donadel, le ballon est arrivé rapidement côté gauche où Nyarko l’a glissé vers DeLeon qui n’a pas suffisamment redressé sa reprise.

Il y avait quand même moyen de jeter un œil optimiste sur les évènements pendant le repos : grâce à la maladresse de son adversaire, l’Impact n’avait qu’un but de retard. Et on connaît ses bons débuts de deuxième mi-temps cette saison. En revanche, DC United peine souvent à se remettre dans le rythme lors des minutes qui suivent le retour des vestiaires.

Cet espoir a rapidement pris forme quand Drogba a tenté un coup franc direct de loin, un envoi bondissant qu’Hamid a toutefois calmement regardé passer à côté. Cette occasion était néanmoins un leurre : le scénario des 45 premières minutes a rapidement repris son cours, et l’Impact fut tout sauf menaçant.

Pendant une grosse demi-heure, on assista à la suite du festival d’occasions et de maladresses de DC United. Maladresse à la finition, car le petit point de DeLeon à Cabrera après une action rapide sur le flanc droit était bien beau, et suivi d’un service vers Nyarko qui a glissé le ballon à Acosta, mieux placé. Après avoir contrôlé, ce dernier a une nouvelle fois complètement raté sa frappe, au-dessus.

Incapable d’inscrire un deuxième but, DC United aurait pu compter sur une aide commune de son adversaire et de l’arbitre pour y parvenir. Lançant un contre sur la droite, Acosta a traversé tout le terrain, puis s’est appuyé tour à tour sur Nyarko et Mullins. Un une-deux avec ce dernier lui a permis de passer derrière la défense, mais il n’a pu aller au bout de son action, apparemment accroché par Donadel. M. Unkel n’a toutefois pas vu de faute… il est l’un des rares.

Montréal tentait de revenir mais manquait cruellement d’inspiration. Il y a eu l’un ou l’autre tir de loin, souvent désespéré, le plus intéressant étant signé Salazar : légèrement dévié, il a fini à côté. Difficile de dire si la défense de DC United jouait un très bon match tant l’opposition était timide. Du côté de l’Impact, en revanche, c’était souvent faible, très faible.

Une perte de balle dans l’entrejeu a profité à Sarvas qui a immédiatement lancé DeLeon dont le tir tendu était dévié par Bush. Peu après, Acosta a profité d’un ballon qui traînait pour s’en emparer, fixer les défenseurs devant lui et envoyer un tir des 20 mètres… juste à l’extérieur du poteau. On ajoute à cela les ballons qui ont traversé le rectangle de droite à gauche, causant des frayeurs sans pour autant se transformer en possibilité de but.

Rien ne fonctionnait pour l’Impact et, à dix minutes du terme, cela semblait aller de mal en pis. Après un duel avec Sarvas, Drogba a accroché son adversaire alors qu’il se relevait, puis lui a donné un petit coup de genou après l’avoir fait trébucher. Rien de violent, mais deux gestes gratuits lors desquels il n’a jamais pensé au ballon : il semblait vouloir rentrer au vestiaire avant les autres, souhait accordé par l’arbitre qui l’a exclu.

En supériorité numérique, DC United a continué de chercher le deuxième but… en vain. Saborio a été au centre de deux occasions monumentales. D’abord en ratant sa reprise suite à une passe en retrait de DeLeon. Ensuite en était à l’origine et à la conclusion d’une contre-attaque : s’il a été contré par Ciman dans un premier temps, le ballon est allé vers Acosta qui, d’une louche, l’a fait passer au-dessus de la défense en direction du Costaricien dont la belle frappe a été repoussée par l’angle du but. Cette fois, la malchance avait remplacé la maladresse.

Sur une rare incursion montréalaise dans le camp adverse au cours de ces dernières minutes, l’équipe a gagné un corner qui est arrivé vers Mancosu, au coin du rectangle. Voyant qu’il n’avait quasiment aucune possibilité de faire une bonne utilisation du ballon, il l’a légèrement touché pour le placer parfaitement devant Bernardello, qui était juste derrière lui. La reprise de l’Argentin a pris la bonne direction et a subi une déviation qui a trompé Hamid (1-1).

À peine le ballon remis en jeu, Piatti filait en contre, mais Hamid a remporté le face à face. Pas mal refroidi, DC United aurait quand même bien aimé s’emparer des trois points qu’il avait eus en poche pendant presque toute la rencontre, sans même craindre de les perdre. Mais à part un centre d’Acosta au deuxième poteau que DeLeon a repris de la tête dans le filet latéral, Bush n’a plus été inquiété.

Une semaine après avoir offert une démonstration contre un adversaire qui aime et est capable de jouer, une équipe de Montréal extrêmement timorée peut s’estimer très heureuse d’avoir pris un point tant elle a mal joué. Heureusement, son adversaire était extrêmement maladroit. On dit souvent que les points pris quand on joue mal sont d’autant plus précieux. Celui-là vaut donc de l’or.

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