Qui des deux est en reconstruction ?

Impact Montréal - Chicago Fire 0-3 – Match de championnat (phase classique) joué le 20/08/2016

 Impact de Montréal
MONTRÉAL : Bush, Camara, Lefèvre (77e Jackson-Hamel), Ciman, Toia, Donadel, Bernardello (81e Bekker), Mallace (46e Salazar), Piatti, Mancosu, Drogba

CHICAGO : Johnson, Kappelhof, Campbell, Meira, Vincent, Cocis (59e Thiam), Polster, Goossens (72e Alvarez), De Leeuw (80e Harrington), Accam, Solignac

ARBITRE : M. Gantar

AVERTISSEMENTS : Solignac, Ciman, Drogba

LE BUT : 15e Solignac (0-1), 73e Alvarez (0-2), 88e Polster (0-3)


Montréal a été humilié 0-3 chez lui par Chicago, équipe de bas de classement qui n’avait plus gagné à l’extérieur depuis deux ans. Plus que le résultat, l’inquiétude réside dans la manière, dans le jeu, ou plutôt dans l’absence de jeu développé, l’équipe misant sur des longs ballons, des phases arrêtées et des exploits individuels, ne construisant que deux actions digne de ce nom en 90 minutes.

Après un match très difficile à New York, Mauro Biello passait un message clair : faire jouer Mancosu et Drogba devant, ce n’était pas un essai isolé. Idem pour l’association de Donadel, Bernardello et Mallace. Ainsi, les médians et les attaquants qui étaient sur le terrain au coup d’envoi la semaine dernière ont tous été reconduits. Parfois dans des rôles un peu différents (Mancosu a évolué davantage sur la droite) mais avec quand même beaucoup de similitudes. Derrière, Toia relayant Oyongo suspendu alors que Cabrera payait ses prestations décevantes des dernières semaines en étant remplacé par Lefèvre.

En reconstruction permanente, Chicago est une équipe difficile à analyser. D’autant que depuis le début de la saison, elle est très peu efficace offensivement. Seule constante : une propension à tenter des centres au cordeau - ces petits ballons glissés juste devant le but. Et c’est de la sorte que les visiteurs se sont procuré la première occasion : le centre de Kappelhof, côté droit, a obligé Bush à se coucher dans son petit rectangle et à repousser de la main. Un ballon brûlant mais heureusement pour l’Impact, aucun adversaire n’était à l’affût.

De l’autre côté, Johnson a dû effectuer sa première intervention en écartant, de manière plus spectaculaire que difficile, un coup franc des 30 mètres de Drogba, puissant et cadré. Cela donnait le ton de la soirée : du travail pour le gardien face à une individualité, qui tentait sa chance soit suite à une action personnelle soit sur phase arrêtée.

Parmi les mystères de Chicago, la qualité de ses contre-attaques. Depuis de long mois, on a régulièrement vu cette équipe foncer vers le but adverse après avoir récupéré le ballon, mais avorter son occasion. Sauf que les Gilberto et autre Igboananike ne sont plus là, alors que Solignac, fraîchement arrivé de Colorado, est plus lucide sur les actions jouées à grande vitesse. Accam, lui, est toujours au club, et a mené un contre “à l’ancienne”, partant seul sur la gauche avant de tirer hors-cadre alors que Goossens avait suivi et se trouvait seul à l’entrée du rectangle.

Il dut attendre à peine quatre minutes avant de se racheter. Autre contre, toujours avec Accam, qui a rapidement vu une grappe de défenseurs fondre sur lui. Mais cette fois, il a donné au moment idéal à Solignac, côté gauche. La glissade de Bernardello a permis à son compatriote de s’en jouer encore plus facilement, avant d’envoyer un tir croisé qui a fait trembler les filets (0-1).

Décidément en verve, Accam a une fois de plus tenté d’inscrire son petit but. Cette fois, côté gauche et libre de tout marquage, il bénéficiait de tout le temps et de l’espace nécessaire pour se mettre en position de frappe. Un envoi puissant légèrement dévié par Bush : heureusement, car le ballon est ensuite allé heurter la barre !

Collectivement, l’Impact était incapable de développer quoi que ce soit – et c’était tout sauf la faute de son adversaire. Durant la première mi-temps, la seule combinaison dans l’axe digne de ce nom a été dessinée peu avant la demi-heure. Cela a permis au ballon de se rendre jusque dans le rectangle en déstabilisant l’adversaire. Certes, il manquait le dernier geste, mais c’était la voie à suivre. Personne ne semblait le savoir dans les rangs de l’Impact.

Le danger ? On tentait de le créer en allant chercher des corners ou des coups francs. Poser le jeu ? Ça ne semblait pas être le plan de match, ou alors le système en place n’en permettait pas l’exécution. Les longs ballons se multipliaient, option en alternance avec les chevauchées en solitaire. Piatti jouait très haut, Mancosu semblait perdu sur le flanc droit, et Drogba complétait un trio mal soutenu derrière lequel il y avait un trou béant. Alors évidemment, dans ces conditions, construire dans l’axe, où Chicago est pourtant faible, était extrêmement difficile…

Johnson avait quand même du travail. On vous laisse deviner le genre d’actions qui en étaient à l’origine… Eh oui, vous avez deviné ! Tout d’abord un coup franc, joué en deux temps cette fois mais se terminant toujours par une frappe de Drogba, que le portier visiteur a sortie d’une belle claquette. Ce fut ensuite au tour de l’action en solitaire, tentée par Piatti après avoir récupéré un ballon : la passe était une autre option, mais il avait également l’espace pour aller au but, ce qu’il a bien fait, obligeant le dernier rempart visiteur à repousser sa tentative.

On avait attendu 28 minutes pour une première action construite digne de ce nom, on a dû en attendre 28 supplémentaires pour la seconde… et dernière – qui était aussi la première occasion après le retour des vestiaires. Le ballon a bien circulé pour arriver à Piatti, devant l’entrée du rectangle juste à gauche de l’arc de cercle. Le ballon piqué du joueur portant le brassard de capitaine avait deux cibles, mais Mancosu a raté sa reprise de la tête alors que Drogba est arrivé un peu trop tard.

À peine le temps de s’en remettre qu’Accam partait comme une flèche sur la gauche, prenant de vitesse Camara qui avait tenté de le retenir, avant de venir buter sur Bush. Pas toujours efficace, il faisait quand même cruellement mal car il constituait un danger permanent.

En face, le topo ne changeait pas, malgré la montée au jeu de Salazar à la place de Mallace. Donadel tentait sa chance de loin, obligeant Johnson à dévier un tir qui, finalement, n’était peut-être pas cadré. Piatti tentait d’y aller seul au milieu d’une forêt de joueurs après avoir récupéré un ballon, une nouvelle action personnelle qui s’est terminée par un tir dévié au-dessus. En lisant ce texte, on peut se dire qu’il est retombé dans certains travers. On ne peut toutefois pas le lui reprocher, tant il manquait d’appui (ce qui n’est pas un reproche à Drogba, très entouré).

Si on ne vit plus de belle action construite montréalaise, Chicago, de son côté, a également montré qu’il pouvait de temps à autre aussi poser son jeu. Un beau mouvement a abouti côté droit à De Leeuw dont le centre au cordeau était repris par Alvarez. Sur la trajectoire, Accam a ralenti le ballon mais Bush n’a pas pu l’empêcher de rentrer lentement dans le but (0-2).

Biello a eu beau sortir Lefèvre pour faire rentrer Jackson-Hamel, Montréal ne s’est créé aucune occasion au cours des 20 dernières minutes ! En revanche, son adversaire a eu plusieurs possibilités d’alourdir la marque. Bush a d’abord repoussé un tir à mi-hauteur d’Accam qui était rentré dans le rectangle avec beaucoup de facilité. Alvarez a ensuite bénéficié d’un peu de chance pour faire un grand pont à Ciman avant de filer seul au but mais de rater le plus facile en tirant à côté.

À deux minutes du terme, Solignac a conclu une action menée sur la droite par un tir croisé obligeant Bush à intervenir. Ça sentait le 0-3 et l’incapacité de la défense à se dégager a matérialisé cette odeur. Le ballon est arrivé sur la gauche du rectangle à Polster, dont le tir enroulé a fait mouche et obligé Bush à aller chercher le ballon au fond de ses filets pour la troisième fois de la soirée.

Dans les arrêts de jeu, Accam, sur la gauche du rectangle, a donné en retrait à Thiam, qui a tiré au-dessus. Une partie du public, qui avait quitté le stade après le troisième but, n’en a rien vu. Parmi les autres, certains ont copieusement hué au moment du coup de sifflet final. Rare, quand on sait les supporters très cléments avec leur équipe lorsqu’ils sont au stade.

Après l’échec de New York, Biello a étonnamment conservé les mêmes joueurs dans l’entrejeu et devant, changeant certes un peu l’animation. Ce n’était pas plus convaincant, loin de là, et le résultat fut le même : une défaite. Reste que perdre à New York, c’est une chose. Se faire humilier chez soi par une équipe qui n’avait plus gagné en déplacement depuis deux ans, c’en est une autre. C’est vraiment à se demander qui de Chicago ou Montréal est actuellement en pleine reconstruction… Autant la défaite de la semaine dernière pouvait servir à échafauder des plans, autant celle de ce soir laisse sérieusement croire que des plans, il n’y en a pas, ou plus. Et ce, à l’entame du sprint final de la saison régulière. À l’Impact de nous démontrer le contraire mercredi contre DC United.

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