Les mal classés font la loi au stade Saputo

Impact Montréal - New England Revolution 1-3 – Match de championnat (phase classique) joué le 17/09/2016

 Impact de Montréal
MONTRÉAL : Bush, Toia (46e Cabrera), Camara, Ciman, Oyongo, Donadel, Bernardello, Ontivero (60e Mancosu), Piatti, Shipp (68e Oduro), Drogba

NEW ENGLAND : Knighton, Goncalves, Farrell, Woodberry, Tierney, Caldwell, Nguyen (88e Hollinger-Janzen), Rowe, Agudelo (82e Bunbury), Kamara, Fagundez

ARBITRE : M. Chapman

AVERTISSEMENTS : Gonçalves, Shipp, Cabrera, Fagundez

LES BUTS : 1re Kamara (0-1), 28e Rowe (0-2), 50e Drogba (pen., 1-2), 59e Rowe (1-3)


Après Chicago et Orlando, ce fut au tour de New England de venir dicter la loi des mal classés au stade Saputo, s’imposant 1-3 après avoir ouvert la marque avant même que l’Impact n’ait touché son premier ballon.

Ceux qui ont suivi les nouvelles de l’équipe dans les médias cette semaine ont entendu Mauro Biello insister sur quelques points précis. La cohésion, notamment. L’équipe a aussi clairement annoncé son intention de miser sur la contre-attaque d’ici la fin de la saison régulière. Et l’entraîneur a annoncé qu’au cours des prochaines semaines, il miserait sur la stabilité dans le onze de base. Une nouvelle qui a dû réjouir Shipp et Ontivero quand ils ont vu qu’ils étaient dans l’équipe, au contraire de Bernier, Mancosu et Oduro. Derrière l’attaquant, on retrouvait donc un trio souvent vu en début de saison, avec Piatti dans l’axe.

Pour la troisième fois en quatre rencontres à domicile, un adversaire plus faible mais mystérieux se présentait au stade Saputo : après Chicago en reconstruction et Orlando dirigé par un nouvel entraîneur, on avait droit à New England qui, après un 1/18, venait de gagner deux rencontres consécutives. Mais celles-ci avaient été jouées sans Kei Kamara, d’abord en équipe nationale puis légèrement blessé, et dans un nouveau dispositif. Alors, quelle tactique pour les visiteurs, et avec ou sans Kei Kamara ?

La bête noire de l’Impact était bel et bien sur le terrain. Et il n’a fallu que 30 secondes à l’ancien buteur de Columbus pour frapper. Tout a commencé par une combinaison de New England sur le flanc droit lors de laquelle Oyongo s’est fait rouler dans la farine par Agudelo, qui a ensuite donné le ballon en retrait à Rowe dont le centre à hauteur du point de penalty était prolongé par la tête de Kamara au fond des filets (0-1).

L’Impact n’avait toujours pas touché au ballon, et il put le faire une première fois pour le ramasser dans son propre but… Une fois de plus Kei Kamara, avait fait mouche. Pourtant, il n’a plus rien du redoutable buteur qu’il était naguère à Columbus ou, il y a plus longtemps, à Kansas City : depuis son arrivée à New England, il n’a marqué que cinq buts en championnat… dont trois au stade Saputo !

Bon, toute la semaine, on a entendu des Montréalais dire qu’ils n’étaient jamais aussi bons que sous pression, que rien ne les sublimait autant que les circonstances difficiles, etc. C’était presque à croire qu’ils avaient envie de se retrouver au plus tôt dans une telle situation. Et, en effet, la réaction fut immédiate. L’équipe a haussé le rythme et cinq minutes après l’ouverture du score, sur une passe de Piatti, Drogba a profité du mauvais jugement de deux défenseurs pour se retrouver seul face à Knighton qui, sorti aux devants de l’attaquant, a repoussé le ballon.

Mais le pied s’est bien rapidement levé du champignon. Certes, Piatti a encore profité d’une défense molle d’un joueur qui le tenait de près sans le gêner le moins du monde pour, du coin gauche du rectangle, se retourner et tenter sa chance. Ce n’était pas cadré et cela sonnait surtout la fin des émissions en bleu, blanc, noir. On avait à peine dépassé le quart d’heure de jeu.

L’antenne de New England était, elle, encore bel et bien ouverte. Suite à un contre, Nguyen a tenté sa chance de loin : Bush a certes repoussé cette tentative, mais très mal. Agudelo avait suivi, et alors que tout le monde s’attendait au but, il a tiré sur le poteau. L’Impact l’avait échappé belle. Un avertissement sans frais, mais qui n’a pas été retenu. Il faut dire que le niveau d’ensemble était très faible, tant d’un côté que de l’autre, avec entre autres un nombre incalculable de passes faciles ratées.

On s’approchait de la demi-heure quand une nouvelle action amorcée côté droit s’est développée en combinaison de passes dont la dernière fut un ballon en retrait de Kamara vers Rowe : de l’entrée du rectangle, il a envoyé un tir qui a heurté l’intérieur du poteau avant de finir dans le but de Bush (0-2).

Déjà que l’attitude de plusieurs joueurs n’avait rien de reluisant, ce deuxième but a fait baisser encore plus de têtes. Depuis le coup d’envoi, on se demandait ce qu’Ontivero était capable de faire de bon. Jouer seul… oui. Il l’a montré en tentant une action individuelle sur la droite, assez réussie dans un premier temps, puisqu’il s’est bien ouvert un espace de tir, mais sa frappe était complètement ratée… même si un défenseur adverse a failli dévier le ballon dans son propre but. Une action à l’image d’un match très en-deçà du niveau moyen de la MLS. Et du jeu collectif montréalais déficient de ces dernières semaines.

Malgré son ouverture du score juste après le coup d’envoi, New England n’a souvent pas semblé rassuré. Déjà sous pression, l’Impact a encore davantage perdu pied. On aurait dit un match entre deux adversaires luttant contre relégation… dans un championnat où il n’y en a pourtant pas, tant la majorité des 22 acteurs évoluaient la peur au ventre.

Les quelques optimistes se disaient que néanmoins, New England était déjà venu ici il y a quelques mois, et qu’à l’époque aussi, il avait pris deux buts d’avance, avant de s’incliner. Et si le scénario se répétait ? Oyongo, qui avait fort à faire défensivement, avait aussi devant lui le côté faible de la défense adverse. Il en a profité une première fois pour envoyer un centre sur la tête de Drogba au petit rectangle mais le repli de Tierney a empêché la réduction du score.

Rayon optimisme-souvenirs toujours, on se rappelait des forts débuts de deuxième mi-temps du début de saison. Montréal est une des meilleures équipes cette année en MLS à ce moment du match… durant lequel elle n’a cependant plus marqué depuis la visite de Philadelphie fin juillet. Ça commence à faire long…

Ça ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices puisque la première occasion après le repos fut visiteuse. Après s’être amusé sur la droite du rectangle, Kamara glissé le ballon latéralement vers Rowe qui, incompréhensiblement, a pu recevoir la passe et tirer. Heureusement, cette fois, Bush était attentif.

New England, c’est un adversaire contre lequel il faut oser tirer de loin. Ce fut déjà fructueux pour d’autres équipes. L’Impact n’avait pas trop essayé cela, jusqu’à ce que Shipp tente sa chance à distance. Woodberry s’est élancé pour se mettre sur la trajectoire du ballon avant de rapidement replier le bras pour éviter la faute. Néanmoins, une partie de son membre traînait toujours et le ballon y a touché : l’arbitre a sifflé, logiquement… et désigné le point de penalty, alors que le coupable était juste en dehors du rectangle ! Drogba a pris Knighton à contre-pied (1-2), ramenant le suspense dans la rencontre.

Relancé par ce cadeau arbitral, Montréal s’est senti pousser des ailes. Il a pressé son adversaire tant et plus. Après un une-deux avec Drogba sur la gauche, Patti s’est retrouvé seul face à Knighton, mais l’Argentin a canonné dans les nuages. Cette fois, le but permettant d’effacer et d’oublier une prestation médiocre n’est pas tombé.

Il fallait se méfier de la vitesse des joueurs offensifs de New England. Héritant d’un long ballon sur la gauche, Kamara a filé dans l’espace avant de centrer vers Agudelo, seul devant le but vide, qui a lamentablement envoyé sa reprise de la tête sur le poteau. Le ballon est revenu dans les pieds de Rowe, qui a cadré sa frappe, mais Cabrera a réussi un arrêt extraordinaire pour sauver ses couleurs.

Un sauvetage qui ne fit effet que quelques secondes. Sur le corner, Bush a complètement manqué sa sortie (déjà qu’il n’était pas tout blanc sur l’action précédente, et qu’il disputait un mauvais match). Cette fois, personne n’a pu empêcher Rowe d’inscrire son deuxième but de la soirée (1-3).

La suite fut plutôt décousue, avec un Impact qui essayait sans trop y croire, ayant l’air davantage de vouloir sauver l’honneur tout en espérant une énième remontée spectaculaire, et une équipe de New England pensant avant tout à protéger son avance tout en évitant le piège de reculer en laissant le ballon à son adversaire. Mauro Biello, lui, avait rapidement effectué ses trois changements.

Sur un centre de Camara, une reprise de Shipp a filé dans les airs avant de retomber sur le toit du but. Mancosu, monté au jeu peu auparavant, a été à la base d’une rare action construite : côté gauche, il a donné le ballon à Piatti qui, lancé, s’est bien infiltré dans le rectangle avant de donner une petite passe aérienne reprise par Drogba d’une tête plongeante qui a fini juste à côté.

En face aussi, il y avait du danger de temps à autre. En trois passes, les visiteurs se sont encore retrouvés devant le but : heureusement pour l’Impact, ça s’est cette fois terminé par un tir de Kamara au-dessus. Cinq minutes plus tard, sur la droite du rectangle, Agudelo a tenté un tir croisé que Bush a une fois de plus hyper mal repoussé : Kamara avait suivi mais le repli d’Oyongo a permis de contrer son tir.

Les deux dernières occasions ont été montréalaises : Drogba a envoyé un joli ballon piqué vers Mancosu, qui avait parfaitement joué le coup pour échapper au hors-jeu. À hauteur du point de penalty et seul face à Knighton, il a enchaîné un très bon contrôle… et un tir hors-cadre. Enfin, à une minute de la fin, Oyongo s’est jeté pour mettre fin à un cafouillage suite à un coup franc sur la droite, mais sa reprise a filé au-dessus.

Après l’humiliation contre Chicago et celle contre Orlando, l’Impact a encore été piteux contre un adversaire plus faible et, comble du hasard ou non, dont la tactique était incertaine avant le match. On parle beaucoup du mental des hommes de Mauro Biello ces derniers temps mais cette équipe était presque la même il y a un an et renversait quasiment tout sur son passage. Le doute n’est pas la raison des problèmes, mais davantage une conséquence – qui ensuite crée de nouvelles complications : quand les joueurs voient que ce qu’ils tentent ne fonctionne pas, ils perdent confiance… Et en ce moment, ils en ont cruellement besoin !

Le bilan chiffré des dernières rencontres au stade Saputo est sans appel : l’Impact y a affronté quatre adversaires plus mal classés que lui, a pris un point sur douze, a marqué trois buts et en a encaissé onze. À cinq rencontres de la fin, dont la prochaine à New York, un déplacement qui lui réussit très mal, les inquiétudes sont de plus en plus nombreuses et l’optimisme du début de saison, pourtant légitime, prend des allures de vague souvenir auquel se raccrocher. Mais comment cette équipe a-t-elle pu régresser ainsi ?

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10. New York City710
11. Toronto710
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