Sortie par la porte rouge

Impact Montréal - Toronto FC 0-0 – Match de Coupe du Canada joué le 08/06/2016

 
MONTRÉAL : Kronberg, Camara, Cabrera, Lefèvre, Oyongo (87e Choinière), Bekker (67e Porter), Alexander, Ontivero, Shipp (57e Oduro), Salazar, Drogba

TORONTO : Irwin, Beitashour, Zavaleta, Moor, Morgan, W. Johnson (80e Morrow), Cheyrou, Babouli (69e Hagglund), Osorio, Lovitz, Hamilton (74e Giovinco)

ARBITRE : M. Petrescu

AVERTISSEMENTS : Zavaleta, Drogba, Oduro

EXCLUSION : 60e Ontivero


Une prestation collective d’une infinie faiblesse et un nouvel exclu, Ontivero cette fois, ont précipité l’élimination de Montréal dès son entrée en lice en Coupe du Canada, face à Toronto à qui il a suffi de défendre avec sérieux. Un verdict extrêmement décevant à la hauteur de l’inquiétude suscitée par le jeu pratiqué par l’équipe depuis deux mois, au cours desquels elle n’a remporté qu’une seule de ses neuf rencontres.

Avec deux buts à remonter, et une solidité défensive à retrouver pour se faciliter la tâche, l’équipe récupérait avec joie Oyongo et Cabrera derrière. Quant à Mauro Biello, il avait décidé de commencer avec deux attaquants, Salazar se chargeant d’épauler Drogba. Shipp revenait en grâce et était aligné sur la gauche alors qu’Oduro commençait sur le banc, Ontivero se chargeant de l’aile droite.

Dès le coup d’envoi, on put se faire une bonne idée de la physionomie que prendrait la rencontre. Toronto attendait son adversaire, Montréal s’installait dans la moitié de terrain visiteuse tout en faisant preuve de patience, évitant les risques. Il laissait de temps à autre son adversaire venir dans son camp, histoire de réduire le nombre de joueurs et d’augmenter les espaces à l’autre bout du terrain. Sans succès toutefois, car les longs ballons et les reconversions offensives étaient trop approximatives.

Tant et si bien que longtemps, les gardiens n’ont pas eu à s’illustrer. Irwin s’est surtout fait remarquer par tout le temps qu’il gagnait – souvent légitimement, car il avait le ballon au pied et attendait qu’un joueur lui vienne dessus pour le prendre en mains. Quant à Kronberg, on l’a surtout vu quand il a envoyé un coup franc directement en touche.

Pour autant, on ne pouvait pas reprocher à Drogba, Shipp et Salazar d’être immobiles. Ils couraient beaucoup, soit horizontalement soit sur la largeur du terrain, mais cela traduisait davantage leurs bonnes intentions personnelles qu’une coordination collective. En outre, cela n’apportait pas de changements de rythme lors des tentatives de construction dans le camp adverse – ce qu’Oduro est capable de faire, au passage. Et puis, il faut souligner que la défense de Toronto était bien en place, et qu’elle n’est pas dénuée de qualités.

En deuxième moitié de première mi-temps, Toronto a plus souvent forcé son adversaire à reculer. Ce sont aussi les visiteurs qui ont envoyé le premier semblant de tir semi-dangereux, une frappe à distance de Babouli, au-dessus. Il a fallu attendre 27 minutes pour voir un mouvement un tant soit peu menaçant de l’Impact. S’il a avorté avant son terme, le ballon s’est quand même rendu à l’entrée du rectangle où, sous la pression mal inspirée d’une partie du public, Bekker a tenté un tir, croqué et à côté.

Il faudra patienter dix minutes supplémentaires pour assister au premier – et seul – sauvetage d’un gardien avant la pause. Salazar, qui avait bien décroché, s’est retrouvé seul à 25-30 mètres du but, ce qui lui a permis de servir Ontivero dont l’enchaînement dribbles - tir a sorti Irwin de sa routine.

L’autre moment passionnant de la première période fut… un enchaînement de corners. Sur le dernier d’entre eux, Salazar s’est retrouvé en bonne position mais, après un contrôle difficile, a frappé à la fois le ballon et la jambe de Beitashour au moment de son tir.

La mission de marquer un but par mi-temps n’était pas remplie, mais l’espoir était intact. Il fallait quand même accélérer, et ne pas tarder. Il y a eu quelques bons débuts de deuxième mi-temps à domicile cette saison, c’était la première voie à suivre. Ça partait bien. Avec un coup franc suivi de passes en retrait consécutives, jusqu’à ce que Salazar puisse tenter sa chance : un envoi intéressant mais hors-cadre.

Ça n’a toutefois pas duré. Au contraire, Toronto a hérité de sa meilleure occasion quand un centre en retrait d’Hamilton est arrivé à Beitashour, en excellente position à l’entrée du rectangle. L’international iranien a tenté de placer sa frappe, un tir aussi maladroit que mou, pourtant relâché par Kronberg, ce dont Lovitz a été incapable de profiter. Quelques minutes plus tard, Babouli a pu slalomer sur la gauche du rectangle, mais son centre-tir a ensuite été repoussé.

Il y avait déjà eu davantage d’animation en un quart d’heure après la pause que durant l’ensemble de la première mi-temps. Et ça allait encore chauffer, mais pour les mauvaises raisons. À l’heure de jeu, Ontivero s’est infiltré dans le rectangle avant de chercher on ne peut plus grossièrement un penalty. Lorsqu’il s’est relevé, Johnson lui a fait savoir ce qu’il en pensait, certainement avec des mots doux. Ce à quoi l’Argentin a répliqué d’un mouvement du haut du corps en direction de son adversaire, qu’il a touché, mais à peine. Ce qui n’a pas empêché l’international canadien de chuter, lui aussi, grossièrement. L’arbitre s’est-il fait berner ou a-t-il puni l’intention de l’Argentin ? Toujours est-il qu’il n’a pas hésité à l’exclure pour son geste naïf digne d’une menace de règlement de compte dans une ruelle. Pour une deuxième fois en une semaine, l’Impact allait finir à dix.

Montréal ne jetait pas l’éponge pour autant. Pour preuve, la montée au jeu de Porter, qui s’est créé une des meilleures occasions de la soirée. Recevant le ballon dos au but au cœur du rectangle, il a réussi à se retourner et à tirer, mais Irwin était bien placé à son premier poteau. La dernière occasion montréalaise échut à Salazar, une pointure trop court pour reprendre un centre de Drogba alors qu’il avait pris le dessus sur Moor.

Deux tirs mous de Giovinco droit dans les mains de Kronberg viendront saluer la montée de l’Italien dans les dix dernières minutes (sans même le moindre chant de supporters pour lui rappeler que Ciman, lui, est à l’Euro…), sans rien changer au verdict de cette rencontre, très fidèle à sa physionomie, 0-0.

Montréal est donc sorti de la Coupe du Canada dès son entrée en lice dans la compétition. Un résultat extrêmement décevant, mais pas tant que le jeu proposé lors des deux rencontres. Ce soir, pourtant, quand on prend les joueurs un par un, tous ou presque peuvent être crédités d’une meilleure note que le jeu collectif de l’équipe, qui n’a remporté qu’une seule de ses neuf dernières rencontres. Il y a de quoi commencer à s’inquiéter plus sérieusement.

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