Un Montréal lucide dévore un DC United angoissé

DC United - Impact Montréal 2-4 – Match de championnat (phase finale) joué le 27/10/2016

 
DC UNITED : Hamid, Kemp, Boswell, Birnbaum, DeLeon, Vincent, Nyarko, Jeffrey (46e Sarvas), Acosta (65e Büscher), Sam (60e Neagle), Mullins

MONTRÉAL : Bush, Camara, Cabrera, Ciman, Oyongo, Donadel (77e Venegas), Bernardello, Bernier (71e Mallace), Oduro, Piatti (84e Lefèvre), Mancosu

ARBITRE : M. Marrufo

LES BUTS : 4e Ciman (0-1), 43e Mancosu (0-2), 58e Mancosu (0-3), 83e Piatti (0-4), 89e Neagle (1-4), 90e Kemp (2-4)


Face à une équipe de DC United nerveuse et qui n’a joué à son réel niveau que dans le dernier quart d’heure, Montréal a fait preuve de beaucoup de lucidité : après avoir ouvert la marque dans les premiers instants, il a bien mieux maîtrisé son match et largement gagné la bataille des nerfs pour s’imposer 2-4 et franchir avec brio le premier tour de la phase finale de la Coupe MLS.

En l’absence de Didier Drogba (qui n’a pas voyagé avec l’équipe… mais était bien au stade), Mauro Biello n’a réservé aucune surprise dans son onze de base – le passage de Camara dans l’axe fut finalement de courte durée. De son côté, Ben Olsen devait faire sans Korb, Rolfe, Franklin et Sarvas (ce dernier était néanmoins sur le banc).

Si au coup d’envoi, on sentait les deux équipes très stressées, il fallut à peine deux minutes pour faire pencher la balance nerveuse. Suite à un centre d’Oyongo sur lequel Hamid avait crié, Boswell, pourtant sans personne derrière lui, a paniqué et poussé le ballon en corner. Mal lui en prit ! Sur le coup de coin, Ciman, mal tenu, a repris le ballon d’un tir croisé qui n’a laissé aucune chance au gardien local (0-1).

Une des missions de Montréal était de gagner la bataille aérienne derrière. Et c’est un de ses défenseurs qui a ouvert la marque sur un corner ! Ça commençait bien. L’autre, c’était de ne pas laisser DC United s’installer dans son camp pour y poser son jeu. Et là aussi, les signes positifs n’ont pas tardé. Dès qu’un joueur de DC United entrait en possession du ballon, il avait immédiatement quelqu’un sur le dos, ce qui provoquait moult pertes de balles et erreurs techniques. Les Montréalais allaient au duel, et gagnaient ces duels. L’équipe au complet effectuait un pressing intense qui a d’emblée étouffé les Américains.

Il fallut un quart d’heure pour voir l’équipe locale créer le danger pour une première, et rare, fois. Après avoir effacé Ciman et Cabrera, DeLeon a tenté de trouver Mullins en pleine course, qui n’aurait plus eu que Bush à battre. Mais derrière l’attaquant, Donadel a tendu la jambe pour envoyer le ballon en corner.

Malgré quelques beaux gestes techniques, DC United ne parvenait pas à faire grand-chose. La faute aux Montréalais, mais aussi à eux-mêmes. Rapidement après l’ouverture du score, on a vu un contraste saisissant entre les deux équipes : l’une semblait tenter tout et n’importe quoi, une improvisation désordonnée, alors que les Montréalais, qui venaient de prendre un bain de confiance, étaient tout aussi placides que lucides. Et les visiteurs ont été les plus dangereux.

Un long dégagement montréalais a été mal remis, droit sur Piatti qui a lancé Mancosu en direction du but : DeLeon a réussi à revenir sur l’attaquant et à suffisamment le gêner pour qu’il doive se décaler et envoyer un tir trop croisé. Un nouveau contre quelques minutes plus tard a certes traîné mais s’est terminé en service d’Oduro pour Mancosu qui a écrasé son tir, une autre possibilité de but intéressante.

On avait besoin d’un Piatti des grands soirs pour passer ce premier tour, et ce fut le cas. Même quand il ne pouvait mener ses actions à leur terme, il y avait du régal dans ses pieds. Comme lorsque, servi par Oduro, il a éliminé DeLeon d’un contrôle mais a vu un autre défenseur replié contrer son tir.

Déjà nerveux, les joueurs locaux étaient en outre mécontents. Ils trouvaient que l’arbitre sifflait davantage les petites fautes d’un côté plutôt que de l’autre. Comme quand Acosta, après avoir débordé Oyongo qui venait de l’accrocher, est entré dans le rectangle où il a chuté après que Bernardello ne lui arrive à toute vitesse dans le dos. Ce n’était pas la première fois qu’une telle situation litigieuse l’impliquant laissait l’arbitre de marbre, ce qui a rendu le joueur furieux.

Pas de polémique trois minutes plus tard quand, auteur d’une belle montée, Camara n’a eu besoin de l’aide de personne pour rentrer dans le rectangle et tenter sa chance d’un angle fermé : heureusement pour DC United qu’Hamid était là, sinon c’était 0-2. Le portier local n’a rien pu faire quand un tir de loin de Piatti, qui avait bénéficié d’énormément d’espace pour envoyer une frappe à distance, l’a pris à contre-pied. Il fut soulagé de voir le ballon passer à côté. Ce n’était toutefois que partie remise.

Il restait un peu plus de deux minutes avant la pause quand Piatti, côté gauche, s’est rendu compte que toute la défense avait les rivés yeux sur lui… tel des spectateurs, alors que Mancosu, lui, surgissait tel un diable dans une boîte. Servi par la passe idéale, au bon endroit, au bon moment, l’Italien a fait mouche d’une reprise en un temps (0-2).

Au retour des vestiaires, Ben Olsen avait fait monter Sarvas et son équipe tentait de retourner la situation au plus vite. Mais hormis le centre très aérien de Kemp qui est arrivé au deuxième poteau où DeLeon a tenté une belle volée qui a fini au-dessus, il n’y eut guère de raison de stresser dans les rangs montréalais.

Par contre, il y eut une raison de jubiler. Voyant un ballon qui traînait, Oyongo a eu tout le loisir de le récupérer et de centrer vers Mancosu : le marquage de Birnbaum était déficient, contrairement à la reprise de la tête qui, elle, était excellente : 0-3 ! À plus d’une demi-heure du terme, le suspense semblait bel et bien remisé au placard pour de bon.

Il ne restait à DC United qu’à sauver l’honneur – ou peut-être à marquer pour retrouver un mince espoir. Avant cela, l’équipe locale devait commencer à se créer des occasions. Il y en eut une quand sur un long ballon, Vincent a contourné Bush mais, emporté par sa vitesse, il s’est trop écarté et a tiré dans le filet latéral. Mis à part cela, DC United tentait sa chance de loin encore et encore. Hors-cadre, toujours et… presque toujours. En fait, jusqu’à ce que Bush ne doive plonger pour dévier en corner un tir de loin de Büscher.

Le premier tir cadré de l’équipe locale ! Il restait un quart d’heure à jouer… Enfin, DC United a commencé à évoluer au niveau qui fut le sien en fin de saison régulière. Oduro a dû se jeter pour sauver à même la ligne et envoyer sur le toit du but une reprise de la tête de Birnbaum qui pensait bien avoir prolongé une longue remise en touche au fond des filets. Quatre minutes plus tard, il eut le même espoir, cette fois suite à un corner, mais Bernardello a montré toute l’importance de placer un joueur au premier poteau en repoussant le ballon devant la ligne.

Bien entendu, DC United s’exposait aux reconversions rapides. Et il y avait encore de la lucidité dans les rangs montréalais. Suite à un contrôle un peu approximatif d’un joueur local à l’entrée du rectangle, Venegas a immédiatement lancé un contre qui, ni une ni deux, a abouti à l’autre bout du terrain où, après un échange de politesses avec Mancosu, Piatti a porté la note à 0-4.

Salé, très salé. DC United a néanmoins rendu le verdict chiffré moins humiliant. D’abord quand Neagle a repris victorieusement un centre de la droite de Nyarko (1-4), ensuite quand Kemp a ponctué d’un but un bel effort personnel : 2-4, mais c’était trop peu, trop tard pour l’équipe locale, méconnaissable pendant plus des trois-quarts de la rencontre.

Montréal peut être fier de sa victoire. Et pas seulement en raison de la sévérité des chiffres. Il a parfaitement muselé un adversaire qui avait inscrit 34 buts lors de ses 13 dernières sorties et n’est pas tombé dans le piège de l’attendre passivement pour miser sur le contre. Il a gagné les duels clefs et a remporté haut la main la bataille des nerfs.

Une victoire qui lui permet de passer au tour suivant, où il affrontera New York. Match aller dimanche prochain au stade Saputo, match retour une semaine plus tard sur les bords de l’Hudson.

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