Pire qu'un mauvais film de série Z

Impact Montréal - Pittsburgh Riverhounds 0-1 (a.p.) – Match de championnat (phase classique) joué le 23/07/2003

MONTRÉAL : Sutton, Gervais, Pizzolitto, Di Tullio, François, Barker (69e Fronimadis), De Santis (72e Matondo), Nash, Rowland, Biello (91e Kolic), Sebrango (10e Ze Roberto)

PITTSBURGH : Dedini, Chulis, Wright, Green, Tripoli (82e Worthen), Potteiger, De Palma, Villar, Glowienka (69e Sondaal), Martins, Flavius (61e Woolfolk)

ARBITRE : M. Marciello

AVERTISSEMENTS : Pizzolitto, Potteiger

LE BUT : 94e Potteiger (0-1)


Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qu'on a vu sur le terrain ce mercredi lors du match entre Montréal et Pittsburgh. Il eût été remis qu'on en aurait vu davantage ! On aurait même pu espérer un orage comme à Richmond la veille, ce qui obligea Rochester à reprendre la partie le lendemain et vit notre adversaire le plus direct se faire battre. On aurait logé nos visiteurs dans le plus miteux des hôtels, ils n'en auraient pas dormi de la nuit et... Et non, vu la prestation de l'Impact, même les coquerelles qui infestent le taudis évoqué seraient parvenues à gagner !

Oui, c'était lamentable, nul, pourri, à chier, déplorable, navrant, pitoyable, pénible, attristant, désastreux, piteux, minable, désolant, affligeant, navrant, mauvais, exécrable, épouvantable, abominable, catastrophique et désespérant à la fois. Non, ce n'était pas un film d'horreur de série Z mais ça ne valait pas mieux. D'ailleurs, l'inquiétude fut grande en fin de partie lorsque le speaker lança son éternel "soyez très prudent pour le retour à la maison" : j'espère qu'il n'y a pas eu d'accident car il était facile de s'endormir au volant après avoir absorbé une heure et demie d'un aussi puissant somnifère.

Jamais, au grand jamais, je n'ai vu ça de ma vie et je peux dire sans peine que c'est la rencontre la plus nulle à laquelle j'ai eu le loisir d'assister (et Dieu sait si j'en ai vu). Les spectateurs qui découvraient le soccer à cette occasion ne s'en sont pas fait une belle image, à raison, et ne reviendront certainement pas, à tort. Mais on peut les comprendre. C'était presque aussi poche que ces sports d'obèses coupés toutes les 2 minutes par des pauses pour leur permettre de retrouver leur souffle. Et même les obèses en question auraient eu l'air de sportifs en forme à côté de nos joueurs que nous aimons tant encourager.

Barker, mon préféré, était à côté de son match. Comme les autres. Mais comme je l'apprécie particulièrement, c'est sur lui que je tape en premier pour qu'on ne m'accuse pas de favoritisme. En fait, tout le monde était à son niveau, même si l'un ou l'autre (comme Biello) se démenait un peu plus pour essayer de sortir l'équipe de ce bourbier. Même Di Tullio avait l'air bon à côté des autres, c'est tout dire !

De son côté, Pittsburgh effectuait ce déplacement à Montréal dans des conditions difficiles. Il leur manquait Justin Evans, leur capitaine, suspendu pour abus de cartes jaunes. Quant à Aleksey Korol, il n'a pas fait le voyage à cause de problèmes d'immigration. Il en allait de même pour... l'entraîneur des visiteurs, Ricardo Iribarren (et non Tim Carter comme indiqué sur des documents de l'Impact), à la fois suspendu et interdit de passer la frontière. C'était donc Randy Dedini, le gardien, qui devait être coach et Hannig le remplacer dans le but. Mais Hannig est tombé malade et Dedini a dû jouer. Ce qui, finalement, a fait que l'équipe a été coachée par... le gardien de but remplaçant !

On pourrait croire que le tournant du match a eu lieu après cinq minutes à peine. Sebrango vient de s'écrouler dans le rectangle, chaque équipier qui passe le voir se précipite directement après en direction du banc, la civière monte sur le terrain. C'est grave, pense-t-on. Finalement, il s'est tordu le genou mais ne se sentait pas trop mal à la mi-temps. Il doit quand même sortir, évidemment. C'est la deuxième fois en trois matches qu'il se blesse. Serait-il fragile ? Non. A-t-il été fragilisé ? Oui ! Avec les kilomètres inutiles qu'il parcourt quand on joue à onze derrière (c'est-à-dire sur tous les coups de pied arrêtés adverses ou presque et dès qu'on mène au score et que Bob panique), il a été vidé. Heureusement, il se remplit vite. Jusqu'à ce que...

Mais ce n'est pas vraiment le tournant du match. Certes, la sortie de Sebrango a déstabilisé ses équipiers. Mais qu'on n'aille pas me dire qu'ils ont été incapables de s'en remettre en cours de partie. Cela fait partie des aléas du football et il n'y a non plus rien de grave. Ce sont des professionnels que diable ! Non, cette blessure n'a fait que mettre au grand jour les carences de l'équipe et de sa façon de jouer.

En plus, Sebrango n'a pas de remplaçant attitré. La saison dernière, il était notre homme-buts. Monsieur 50%. Si avec François, un solide défenseur a été acquis pour remplacer Gervais ou Pizzolitto en cas de pépin, on n'a pas son équivalent devant. Et pourtant, il est indispensable. Et évidemment l'absence de notre Cubain fraîchement naturalisé est toujours une source d'inquiétude. Sans lui, on s'en était très bien tiré contre Charlotte. Mais bon, c'était Charlotte et on avait marqué très tôt. Contre Atlanta, Bob n'a même pas jugé bon de s'en passer. Pourtant, ce n'était qu'Atlanta...

Alors que l'équipe et le système changent à chaque match ou presque, il y a quand même des constantes : Eddy, démerde-toi devant, reviens loin en défense dès qu'on mène, court, court, court et reste tout seul car quand on a un but d'avance, les autres doivent défendre, et si vous savez pas quoi faire du ballon, passez-le à Nash, il trouvera bien une solution. Ce n'est pas ce qu'on peut appeler des bases solides. C'est presque un aveu d'impuissance. Pour une équipe parmi les meilleures de la ligue, qui joue la tête et est censée imposer son jeu. Mais quel jeu ? C'est déplorable !

L'Impact vient de disputer quatre matches consécutifs à domicile, devant une bonne foule à chaque fois, dont les deux meilleures de son histoire. Les quatre adversaires étaient à sa portée (c'est le moins qu'on puisse dire) et on s'en sort avec deux défaites et deux victoires peu convaincantes contre des équipes de la cave du classement. De nombreux jeunes assistent à ces rencontres et leurs coaches souhaitent leur montrer comment font les grands, à titre d'exemple. Grâce à Bob Lilley, ils n'ont rien eu à montrer. Ou plutôt non, ils ont eu des démonstrations de ce qu'il ne faut pas faire. Ce qui est quand même très utile finalement...

Contre Syracuse : comment se créer un minimum d'occasions (ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir autant de réussite que l'Impact ce jour-là) et empêcher l'adversaire d'être dangereux de façon à offrir un minimum de spectacle. Contre Toronto : comment gâcher une superbe première mi-temps en défendant et un cassant un système qui était pourtant efficace et offrir la victoire à un adversaire qui n'aurait jamais dû être menaçant. Contre Atlanta : le gâchis pour les nuls, ou comment arriver à manquer tout ce qui est possible et imaginable et ne jamais mettre la pression sur l'adversaire le plus faible que l'on rencontrera cette saison pour finalement ne le battre que sur le plus petit écart. Contre Pittsburgh : un match raté par excellence, la démonstration parfaite de la défaite collective, ou Mais c'est pas possible, ils ont fait une orgie aux laxatifs pour être aussi minables.

Bob the Coach a cette fois été grandiose. Si jusque-là je contestais ses choix mais prétendais qu'il devait conserver son poste, son crédit commence doucement à être épuisé. Il a comme de coutume changé de système, mais cette fois il s'est même amuser à modifier tout ça plusieurs fois en cours de match ! Sans résultats tangibles évidemment. On est passé par un 3-5-2 et un système avec une occupation des flancs déséquilibrée mais ce qu'on a vu le plus souvent ressemblait à cela (tenez-vous bien) : dans l'axe central derrière les autres défenseurs, Gervais et Pizzolitto. En étant cruel, je dirai que c'est la première fois que je vois une équipe jouer avec deux liberos ! Devant eux, une ligne composée de trois hommes : Di Tullio à droite, Barker à gauche et François dans l'axe. Devant eux, De Santis en milieu défensif.

Stop, on compte. Ca fait six. Plus Sutton dans le goal. Sept joueurs à vocation défensive dans une partie à domicile contre un adversaire largement à notre portée. Et aucun d'entre eux impliqué dans la construction. Les arrières latéraux ne sont presque jamais montés balle au pied, tout comme les deux liberos. Gervais et Di Tullio le font pourtant de temps en temps mais c'est à croire que cette fois, on les avait attachés. Les trois arrières-centraux montaient certes sur les coups de pied arrêtés mais hormis un coup franc de Nash pour Gervais à la demi-heure sur lequel l'arbitre siffla une faute montréalaise et un corner dévié par Ze Roberto dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, les phases répétées ne donnèrent rien. A noter que le coup franc mentionné était le premier danger réel venu de l'Impact ! A la 35e, sur un autre coup franc, mieux placé, Nash avait tenté directement sa chance au but mais ça ne donna rien. Il ne peut pas faire des miracles à chaque fois non plus...

De l'autre côté, ce n'était guère mieux, mais quand même. Devant, ils avaient le toujours dangereux Thiago Martins et surtout De Palma et Villar, très remuants et toujours prêts à trouver leur buteur. Dans les dernières minutes précédant le repos, on faillit par deux fois voir les visiteurs prendre l'avance : d'abord par un tir de de l'entrée du rectangle ponctuant un mouvement à trois, ensuite par une course de Flavius qui filait seul vers Sutton mais qui poussa son ballon trop loin, permettant à notre portier de s'en emparer lors de sa sortie.

C'est tout pour la première mi-temps. Mais nous n'avions pas fini de compter. Onze moins sept, ça fait quatre. Ca, ce sont les éléments offensifs (qui, contrairement à leurs collègues de derrière, doivent eux aller collaborer dans l'autre moitié du terrain). On a eu un beau losange constitué de Nash à la manœuvre, Ze Roberto à gauche, Biello à droite et Rowland cours Forrest, cours devant. Même avec de la bonne volonté de la part des joueurs, il leur était difficile de réaliser des miracles dans de telles conditions. En plus, la bonne volonté, il leur en a souvent manqué... ET n'allez pas me dire que l'absence de Sebrango justifie tout. Déjà, c'est totalement anormal d'être aussi amorphes sans lui. Mais des équipes qui développent un football offensif voire alléchant avec un seul voire sans attaquant spécifique, ça existe.

Au moment des trois coups de sifflet sanctionnant la mi-temps, un public digne de ce nom aurait copieusement conspué ses favoris qui ne leur en donnaient pas pour leur argent (faudrait rembourser des matches pareils !). Et, voyant que ça continuait de la sorte après la pause, il aurait vigoureusement encouragé les adversaires à coups de "olé" et hué les siens à chacune de leurs touches de balles, jusqu'à ce qu'ils se reprennent. Mais bon, à Montréal, le public est souvent aussi amorphe que les joueurs l'étaient hier...

Les trois (!) meilleures minutes du match (enfin, les trois seules potables) vinrent après la reprise. Montréal a alors exercé un mini-pressing (c'est ça, en plus intense, qu'il fallait faire contre Atlanta) ponctué par une tête lobée de Biello qui aboutit légèrement au-dessus. Pressing car dès que le ballon était récupéré, il repartait directement vers l'avant (et pas n'importe où), obligeant les joueurs de Pittsburgh à rester dans leur rectangle. Mini, car ce n'était pas non plus l'enfer pour les visiteurs. Et pourtant, c'est ce qu'il y a eu de mieux à voir lors de cette soirée.

A noter aussi que l'Impact était remonté sur le terrain avec les onze mêmes acteurs que ceux qui étaient rentrés aux vestiaires. Si ce bon début laissait entrevoir de meilleures intentions, on a vite compris que finalement, il n'y aurait aucun changement, ni dans les hommes, ni dans la manière. Après une demi-occasion de chaque côté, il fallut attendre l'heure de jeu et une action lors de laquelle Nash, Rowland et Biello allaient se présenter à trois contre deux défenseurs adverses. En majorité, ils parvinrent encore à envoyer le ballon là où il y avait un joueur de Pittsburgh pour monter la garde...

La même action se produisit de l'autre côté à une minute de la fin. A cette occasion, les deux défenseurs montréalais se précipitèrent sur le joueur en possession du ballon, dans l'axe, lequel servit Martins sur la droite juste avant leur arrivée. Le buteur brésilien croisa toutefois trop son tir. Mais sur ce coup, au moins, l'action est allée jusqu'à son terme...

Ce fut une des actions les plus dangereuses des visiteurs. Ils avaient déjà failli ouvrir la marque à la 66e alors que la balle traînait à 20 mètres du but de Sutton sans que personne ne semble s'en préoccuper et que Villar, complètement oublié lui aussi, tire en toute quiétude. Heureusement, notre portier nous gratifia d'une belle détente empêchant ainsi l'ouverture du score.

De l'autre côté, c'est à chaque fois Biello qui faillit nous donner une avance plus que flattée. D'abord à la 63e après avoir dribblé la défense adverse de façon à se retrouver seul devant Dedini mais son tir lécha la transversale. Une très belle action. Sur le coup, les éternels optimistes furent... heureux de la malchance du capitaine montréalais, se disant avec justesse qu'en cas de but, on aurait pu oublier le spectacle pour le reste de la partie. Mais même sans ce but, de spectacle, il ne fut jamais question...

A un quart d'heure du terme, Fronimadis perça sur la droite et trouva Nash dont le centre-tir heurta de plein fouet la tête de Biello (qui doit être bien dure). Le rebond surprit tout le monde mais le ballon ne se dirigea pas vers le cadre. Enfin, à une minute de la fin, un centre de Nash trouva notre chevelu n°20 dont la reprise en force fut repoussée juste devant la ligne.

Dans les arrêts de jeu, un nouveau cafouillage dans le rectangle de Sutton faillit profiter à Worthen mais il était dit qu'on pouvait se préparer à prolonger notre souffrance. Une prolongation qui ne dura pas si longtemps puisque après quatre minutes, un tir croisé de Potteiger fit trembler les filets de Sutton. Si Pittsburgh n'a peut-être pas mérité sa victoire, Montréal a largement mérité sa défaite, eu égard au lamentable spectacle qui a été offert.

On ne peut pas clôturer tout ceci sans les réactions d'après match, elles sont affligeantes. La pire venant de Bob Lilley : "Ils ont tout simplement travaillé plus fort que nous". Si c'est pour dire ça... On peut mettre un robot qui répète la même chose à chaque fois qu'on perd. Puis même le plus robineux des BS a travaillé plus fort que l'Impact ce mercredi soir. Cette défaite est loin d'être une simple question de travail et encore plus loin de mérite de l'adversaire. Enfin, si mériter c'est gagner un sandwich parce qu'on est assis à la bonne place, alors on peut discuter...

Biello aussi a été assez fort : "Il nous manquait notre principale cible à l’avant, mais nous n’avons pas changé de stratégie". Voilà qui est encore plus inquiétant et illustre une nouvelle fois tout le poids qui repose sur Sebrango. Mais soyons optimistes et disons que Mauro a déclaré une telle ineptie sous le coup de... de... euh, de n'importe quoi qui lui a fait perdre le bon sens.

La tactique ultra-défensive à en faire pâlir Tomislav Ivic lui-même n'a pas porté ses fruits. On s'en serait douté. On se répète et... ça devient lassant, pour tout le monde. Cette parodie de football contre Pittsburgh est le sommet dans la médiocrité. Ce qui nous laisse avec la pensée positive suivante : ça ne peut pas être pire. Mais pour que mieux il y ait, il faut une réaction. Pour cela, nous faisons confiance aux dirigeants du club qui ont déjà à maintes reprises montré leur savoir-faire.

Il faut peut-être même un électrochoc. Le changement d'entraîneur est le meilleur choc psychologique. Mais faire venir quelqu'un en dehors de la maison qui doit s'habituer à l'équipe à un peu plus d'un mois des séries est un risque énorme. Et donner la place de coach à quelqu'un de la maison qui suivrait le même modèle n'est pas non plus la solution. C'est donc à Bob Lilley de se ressaisir s'il ne veut pas que nous le voyions partir avec joie au terme de la saison. Un autre choc pourrait être l'arrivée d'un attaquant pour soutenir Sebrango. Soit un titulaire, soit un remplaçant de luxe comme l'est François en défense. Ou alors, une bonne gueulante du président suffirait peut-être à réveiller tout le monde.

Finalement, s'il n'y avait rien à voir lors de ce match contre Pittsburgh, il y a beaucoup à en redire. Espérons que le voyage à Atlanta donne une nouvelle bouffée d'oxygène à notre équipe et qu'elle entame de la meilleure façon qui soit la fin de saison en s'imposant contre Rochester la semaine prochaine en finale de la Coupe Can Am. Mais pour cela, il faudra jouer autrement que lors des quatre derniers matches.

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