Je viens de terminer la lecture et ce bout-là en particulier m'apparaît shortsighted en maudit. Les jeunes de 25 ans ne peuvent jamais être ton public cible pour des billets de saison "payants" (i.e., autrement qu'en section supporter) parce que généralement ils ont moins d'argent parce que moins établis dans la milieu du travail.joe a écrit : ↑24 février 2021 22:01
Entrevue très intéressante avec KG en lien avec le rebranding. La section sur la perception de la clientèle cible et des détenteurs de billets de saisons suggère que les fans de longue date ne font plus partie du publique cible et désiré. Ça explique aussi peut-être en partie le pourquoi de la création du Collectif CFM: car le public cible c’est les jeunes et ils n’achètent pas des billets de saison.
"So, how do we get them in and give them the ability to buy when they want, how they want and come when they want? That's part of the technology because once again, if you're gonna do that, it's got to be accessible here. It's got to be, ‘Hey, you know what, it's Friday. I just got a notification. I can buy two seats. Let's go."
C'est un peu comme dire que tu cherches des "impulsive buys", mais pour ces gens-là, la nouveauté va s'estomper vite. Y'a rien de "glamour" pour le jeune qu'il décrit d'aller glander à côté du stade olympique un vendredi soir. Tu sors où après? Au cinéma Guzzo? En plus, les dernières communications suggèrent fortement que c'est les kids du West Island plus que ceux de Hochelag' ou de Tétreaultville qu'il veut aller chercher.
Pis quand ils seront rendus à 35 ans avec 2 enfants, si le jeune qui n'est pas prêt à s'engager aujourd'hui n'a pas cultivé son lien avec le club depuis 10 ans, ils les achètera pas tes billets de saisons à 1 500 $ la paire. En fait, il va s'en crisser du club.
L'émotion, le lien émotif, comme il dit, ça ne s'achète pas à grand coups de patentes à gosses, de merch "plus belle" ou plus jeune ou de faux happening à la con. Ça se crée dans l'euphorie de la victoire, l'agonie de la défaite, dans l'espoir et l'espoir déchu. En balayant du revers de la main tes partisans les plus hardcores, tu fais exactement le contraire de ce qu'il essaie de décrire avec le Canadien: le gars qui a hérité des billets de saison de son père et avant ça de son grand-père et qui va même des fois travailler une 2e job pour se les payer.
Ces gens là, s'ils existent un jour, ce seront les fils et les filles des Ultras, des 1642, de la 127. Ce sont mes filles, qui en avaient rien à cirer du soccer mais qui ont appris à aimer ça en allant au stade. Ce sont les gars qui amènent leur père de 75 ans au stade voir leur 1er match.
Bref, je suis un peu usé de ce marketing qu'on essaie de nous enfoncer dans la gorge. Ça me rappelle les deux premières lignes d'une toune de Guérilla Poubelle qui illustre bien l'affaire:
Le disquaire de mon enfance
Est devenu un shop de hipster
Hostie que j'aurais aimé que l'Impact ne devienne pas un shop de hipster!









