Bilans de saison 2018 (4) : les joueurs sous la loupe

Publié le 15 novembre 2018

 Impact Media
Les bilans de saison se poursuivent sur ImpactSoccer.com avec aujourd’hui les évaluations individuelles. Reconnaissons qu’elles reflètent surtout l’image laissée par les joueurs lors de la deuxième partie de saison ; si elles pourraient être plus sévères, et objectives, elles sont peut-être une indication plus juste des opinions actuelles sur l’apport potentiel de chacun pour la saison prochaine.

Ignacio Piatti : Ses mérites sont nombreux. Oui, il a encore porté le secteur offensif de l’Impact sur ses épaules. Sixième du classement des buteurs du championnat avec 16 buts, il a aussi été auteur de la dernière passe sur 11 autres, ce qui en fait aussi le sixième pourvoyeur de la compétition… et ce, alors qu’il n’avait pas de buteur patenté à qui donner le ballon. Son altruisme en progrès ne fut pas seulement offensif, puisque son travail défensif a soulagé la tâche d’un flanc gauche qui fut parmi les moins perméables de la compétition. Ajoutons à la liste le fait qu’il conserve son niveau année après année, ce qui est tout sauf facile.

Rod Fanni : Arrivé en début de saison pour dépanner suite à la succession de blessures en défense centrale, il suscitait autant d’enthousiasme en raison de son expérience et de ses qualités que de craintes dues à son âge et au fait qu’il ne jouait plus depuis six mois. Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour qu’il s’adapte tant au style de jeu de la MLS qu’à l’équipe, et devienne le patron d’une arrière-garde dont il n’est pas étranger à la bonne tenue, l’organisation et la mise en place sur le terrain. Son apport est autant sous-estimé que l’importance d’avoir de bons défenseurs dans de nombreux clubs de MLS.

Alejandro Silva : Un joueur qui n’est pas fait pour le moule de la contre-attaque et qui brille davantage quand il rentre dans le jeu que sur son flanc, où il se sent toutefois plus à l’aise… On comprend que les débuts ont été hésitants, entre sa découverte de la MLS et le temps pour l’entraîneur de démêler les nœuds pour trouver la meilleure utilisation à faire de l’Uruguayen. Mais lorsqu’il a pris ses marques, il a largement contribué au renouveau offensif et, malgré un ralentissement en fin de saison, peut considérer ses premiers mois à Montréal comme réussis.

Saphir Taïder : Ses détracteurs trouvent qu’il ne fait rien de spécial. Peut-être… Mais il fait tout, ou presque. Arrivé de Bologne où il était habitué à des tâches défensives, il a en plus dû soutenir un secteur offensif faiblard, et compenser plusieurs carences… au point même de souvent se retrouver à la réception des centres ! Lors de certaines rencontres, on le retrouvait partout sur le terrain, à toucher des ballons dans toutes sortes de circonstances. Un apport qui n’est peut-être pas spectaculaire pour une partie du public, mais ô combien utile pour son équipe.

Evan Bush : Une métamorphose ! L’an dernier, il ne lui restait plus que ses réflexes et son impressionnante souplesse. Cette saison, il a retrouvé, voire découvert, une meilleure prise de décision, une meilleure prise d’appuis, une mobilité aux moments opportuns, en plus d’effectuer de gros progrès techniques. Bombardé en début de saison, il a gagné en confiance et ça s’est notamment vu dans ses sorties en fin d’année. Le mérite lui revient, car il fallait y arriver, mais Joël Bats y prend aussi une grande part. Reste à savoir où Bats mènerait un autre gardien prêt pour la MLS, et qui a huit saisons à Montréal devant plutôt que derrière lui.

Samuel Piette : Le jeune milieu défensif se mettait en valeur par son travail acharné en début de saison au milieu d’une équipe dont on retenait surtout les difficultés. On en a beaucoup moins parlé à la fin de l’année. Et pourtant, après un léger coup de mou, compréhensible vu qu’il a été titularisé lors de chaque match, il a gagné en régularité ce qu’il a perdu en flamboyance. Cela a certainement permis à Rémi Garde de se faire une opinion de lui juste, et qui ne se limite pas à ses efforts et sa volonté. Et puis, le short dans le maillot, c’est classe.

Daniel Lovitz : On l’a beaucoup entendu parler, mais on en a peu parlé. Et pourtant, il a réussi une mission qui n’était pas évidente. C’est le seul défenseur parmi les anciens qui s’est parfaitement adapté à la mise en place défensive de Rémi Garde. Il a profité du fait que Raitala doive dépanner dans l’axe pour gagner sa place d’arrière gauche, et d’un meilleur coaching (tant dans les instructions que dans les choix tactiques) pour apprendre et mettre le tout rapidement en pratique sur le terrain. Souvent dépassé l’an dernier, il a, bien aidé par Piatti et Taïder, fait de son flanc gauche l’un des plus solides défensivement du championnat.

Jukka Raitala : Arrivé en tant qu’arrière gauche, il a rapidement dû dépanner en défense centrale, où il n’avait plus joué depuis une éternité. Sa polyvalence a fait des merveilles, tant et si bien que lorsque tout le monde était disponible, il n’avait pas disparu de la liste des titulaires, parfois à gauche mais souvent dans l’axe. Souvent satisfaisant, rarement décevant, il a vite trouvé ses repères avec Fanni. Et vous savez quoi ? Barré sur le flanc gauche en équipe nationale, il y évolue au poste… d’arrière droit !

Micheal Azira : Mais quelle mouche a piqué l’entraîneur de Colorado de ne plus vouloir de lui ? Rare satisfaction de son équipe lors de la calamiteuse saison 2017 (tiens, comme un certain Donny Toia en son temps), il a apporté son sens du placement à l’entrejeu et soulagé Piette de plusieurs tâches défensives. C’est d’ailleurs dans celles-ci qu’il excelle, et il ne jouait pas tout à fait à sa meilleure place, ce qui fait qu’il a montré ses limites quand il devait participer aux dernières étapes de la construction.

Bacary Sagna : Au moment de son arrivée, l’ancien international français avait peu joué depuis un an, mais son bref passage à Benevento laissait entrevoir qu’il avait encore de beaux restes. Malgré quelques rencontres plus difficiles, notamment à Toronto, et quelques incompréhensions défensives, il a été la pierre manquante à l’édifice de la mise en place qui, avant son arrivée, sombrait trop souvent de son côté, forçant aussi d’autres joueurs à se commettre inutilement. Malgré toutes les critiques entendues en France, sa contribution au jeu offensif est plus qu’intéressante, et il fut l’un des rares à ne pas tomber dans l’excès d’attentisme lors de la dernière ligne droite.

Quincy Amarikwa : Arrivé au mercato estival, l’attaquant n’a pas tardé à gagner sa place. Il ne fut pas le buteur espéré par certains, mais son parcours ne le laissait pas non plus présager. Dès lors, il a été très apprécié pour presque toutes ses contributions, mais bien davantage critiqué quand l’essentiel de celles-ci étaient liées à la finition. Il a quand même amené une dynamique différente, permettant, avant le recul montréalais de fin de saison, de faire davantage reculer les défenses adverses. Il a aussi rapidement marqué par son charisme en dehors du terrain.

Rudy Camacho : Une saison en dents de scie pour le défenseur central arrivé de Beveren alors que le championnat de Belgique tirait à sa fin et que la MLS avait déjà commencé. En plus de ne pas avoir de période de repos et d’arriver dans un championnat sans trêve, il a traîné une légère blessure qui l’a souvent handicapé. Dans ses meilleurs jours, il formait une excellente paire avec Fanni, et se démarquait par son jeu élégant. Mais quand il était diminué, il a trop souvent été dépassé. À revoir en meilleure forme et avec une préparation complète avec le club dans les jambes.

Ken Krolicki : La révélation de la première moitié de saison. Arrivé par le truchement du recrutement universitaire annuel, où il fut le seul joueur attiré par le club, il est très rapidement devenu titulaire dans l’entrejeu. On peut féliciter les entraîneurs d’avoir reconnu en lui un besoin à combler. Il a compensé ses limites par une attention à ne pas commettre les mêmes erreurs d’un match à l’autre. Il a en revanche manqué d’endurance, soit en match, soit en cours de saison : après avoir fourni de gros efforts lors du ralentissement de Piette, il était à bout de souffle et il était temps qu’Azira arrive.

Chris Duvall : Un début de saison difficile et deux blessures ont terni son année. Il a pourtant ravi la place de Petrasso et, lors de ses dernières semaines sur le terrain, été beaucoup plus convaincant. Mais un pépin physique et l’arrivée de Sagna l’ont écarté définitivement. Il a quand même eu un grand rôle grâce à un autre fait d’armes cette saison : un coup de gueule qui a mis anciens et nouveaux devant leurs responsabilités, et donné une impulsion mentale ô combien nécessaire à ce moment-là.

Raheem Edwards : Le rêve a tourné court pour l’ancien torontois, qui avait à cœur de montrer qu’il n’était pas seulement un remplaçant de luxe dans un noyau trop étoffé pour lui. Ne pouvant concurrencer Piatti à gauche, il a été placé à droite où il se réjouissait de jouer avec son ami Petrasso. Mais son éthique de travail n’était pas la meilleure et il a cruellement manqué de régularité. Est parti pour Chicago après quelques mois seulement.

Victor Cabrera : En début de saison, suite à la pléthore de blessures, il devait être le patron de la défense centrale. Mais hormis, un petit quart d’heure, en fin de saison, on ne l’a plus revu après le 11 août. Il était pourtant revenu dans l’équipe après s’être blessé à son tour à la fin du printemps. Difficile de croire qu’il est dans les plans d’avenir.

Jeisson Vargas : Enfin un joueur à Montréal qui sait tirer les coups francs directs et ne s’appelle pas Didier Drogba (ou Laurent Ciman, ajouteront les inconditionnels du néo-Dijonnais). Il a connu ses meilleurs moments lorsqu’il a formé un duo en pointe avec Piatti. Mais sa contribution offensive quand il a été seul devant fut aussi décevante que son jeu collectif aux différents postes où il a été essayé dans l’entrejeu. Sa bonne patte pourrait être utile sur corners ou sur des centres… encore faut-il l’utiliser à bon escient et ne pas se limiter à cela.

Matteo Mancosu : Une saison très difficile pour l’attaquant italien, auteur de trois malheureux petits buts. Il a continué sur l’élan de son année 2017 décevante et n’a pas su profiter des changements et des nombreuses chances qui lui ont été accordées pour se relancer. Reste qu’il a été pris en grippe par certains supporters qui ont été jusqu’à le huer de façon quelque peu éhontée. N’avait plus trop l’air d’avoir envie d’être là en fin de saison, son départ a d’ailleurs été parmi les premiers annoncés.

Clément Diop : Il s’est limité à jouer les deux matches de coupe du Canada, lors desquels il a montré quelques belles choses sans toutefois devoir s’illustrer outre mesure face à un adversaire qui n’avait rien d’extraordinaire. Difficile à évaluer dans de telles conditions.

Shamit Shome : A peu joué (335 minutes sur l’ensemble de la saison) et surtout joué les deuxième violons lors de matches où Rémi Garde faisait tourner son effectif. A malgré tout sorti une très bonne prestation contre Kansas City, peut-être le match le plus abouti de l’équipe cette saison, alors qu’il a dû remplacer Piette au pied levé en fin de première mi-temps.

Anthony Jackson-Hamel : Le point d’interrogation de la saison. Après avoir percé en 2017, il avait pour mission de devenir l’attaquant numéro un cette année. Mais des blessures précoces et une préparation lors de laquelle il a eu du mal à atteindre les standards de l’encadrement technique ont entamé son crédit. Ce qu’il a montré tant en match qu’à l’entraînement n’a visiblement pas satisfait Rémi Garde, puisque lors des trois derniers mois, son temps de jeu a été limité à une vingtaine de minutes.

Mathieu Choinière : Trois apparitions en fin de match au milieu de l’été, trois autres en fin de saison : rien pour tirer des conclusions, sauf celle qu’il a convaincu Rémi Garde de lui donner ces minutes, et qu’il devrait en passer davantage sur le terrain la saison prochaine.

Louis Béland-Goyette : Le jeune médian peut maudire le destin : alors qu’il y avait dans l’entrejeu une place à prendre qui aurait pu être taillée à sa mesure, il a manqué la préparation en raison d’une blessure et, alors qu’il retrouvait à peine le rythme, s’est ensuite cassé le pied. Il n’a jamais pu être dans le coup et peut se chercher un autre club.

Marco Donadel : Sa saison s’est limitée à une montée au jeu contre Toronto et une titularisation ô combien surprenante en défense centrale face au LA Galaxy, où il ne s’en est pas si mal tiré. A bien passé le flambeau à Piette à son poste de prédilection, avant de quitter Montréal, où il était en famille, à la fin de l’année scolaire.

Michael Petrasso : Un des internationaux canadiens arrivés en début de saison, il était auréolé de quelques années d’expérience dans les divisions inférieures anglaises où il avait toutefois peu joué. On le pensait médian, il a été considéré comme défenseur, mais son côté droit fut longtemps une vraie passoire. Tour à tour, Duvall a retrouvé ses meilleures sensations, son ami Edwards est parti, et Sagna est arrivé, plongeant chaque fois Petrasso davantage dans l’oubli. Et visiblement, il n’a pas su convaincre aux entraînements de recevoir sa chance à un poste plus offensif.

Les blessures ont eu raison des saisons de Zakaria Diallo, Kyle Fisher et David Choinière, on n’aura pas plus vu les gardiens suppléants James Pantemis et Jason Beaulieu, alors que Dominic Oduro, Nick Depuy et Michael Salazar ont rapidement été rayés des plans de l’entraîneur.

Les bilans de la saison 2018 sur ImpactSoccer.com
1. Le bilan du club
2. Le bilan de l’émission Coup Franc
3. Aperçu général de la saison

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