Bilans de saison 2018 (6) : le jeu

Publié le 27 novembre 2018

 Impact Media
La première saison sous Rémi Garde annonçait de grands changements dans le jeu montréalais. Avec un “entraîneur désigné”, l’équipe devait passer au niveau supérieur. C’est pourquoi, dans notre dernier bilan de saison de l’année, nous avons décidé de décortiquer cela en profondeur. Comment et d’où l’équipe attaque-t-elle le mieux ? Quelle a été la contribution individuelle et collective des joueurs le plus impliqués ? Dans quelle situation sont tombés les buts qui ont coûté le plus cher ? Qu’est-ce qui a été constant et qu’est-ce qui évolué au cours de la saison ? Et surtout, qu’est-ce qui a été le plus efficace et a rapporté le plus de points ? Analyse.

UN DÉBUT DE SAISON SOUS LE SIGNE DU CONTRE


Le bilan du jeu en 2018 est l’un des plus compliqués à effectuer depuis l’entrée de l’équipe en MLS. La raison en est bien simple : le portrait a radicalement changé entre le début et la fin de la saison. Et on ne parle pas seulement des résultats. Le style a évolué, des carences ont été corrigées, de nouveaux joueurs ont eu une influence sur l’identité de jeu et les principes de Rémi Garde se sont implantés au fil du temps. On avait déjà pu s’en rendre compte plus tôt dans l’année, avec nos constats effectués au tiers de la saison régulière et trois mois plus tard. Ce qui explique qu’il y a des différences notables entre le portrait global sur l’ensemble de 2018 et les variations en cours de saison. Nous essayerons de décortiquer ça de façon simple, et aussi de différencier ce qui a été constant, en évolution ou encore circonstanciel.

Commençons par le jeu offensif et le positif, soit les 46 points obtenus, ce qui constitue le troisième meilleur total en saison régulière depuis l’arrivée du club en MLS… avec une unité de plus qu’en 2016, saison achevée en finale de conférence. Nous allons observer plus particulièrement la construction des buts inscrits grâce aux données ô combien précieuses et pertinentes de Vision du Jeu. Pour cela, nous allons les diviser en trois catégories : jeu de possession, reconversions rapides et phases arrêtées. Rappel : une reconversion rapide, c’est passer du mode défense au mode attaque très vite après la récupération de balle, peu importe où sur le terrain - c’est donc, par définition, l’inverse du jeu de possession.

Cette saison, Montréal a pris environ 40% de ses points grâce à des buts marqués sur reconversion rapide, à peu près autant grâce à des buts consécutifs à un jeu de possession et plus ou moins 20% grâce aux phases arrêtées. A priori, le contre, sa force offensive habituelle (saison après saison, elle y est parmi les meilleurs en MLS) fut encore un atout cette saison. Voilà le bilan global. Quand on regarde l’évolution, le portrait n’est pas tout à fait le même.

Les 12 premiers points remportés l’ont tous été exclusivement grâce à des reconversions rapides. Durant cette période, l’Impact a eu un bilan peu élogieux de… 12 points sur 45. Une fois que les défaites se sont raréfiées, ce genre de but à eu tendance à disparaître lors des résultats positifs. Il y a la victoire début juillet contre Colorado (dont la défense est parmi les cancres de MLS pour la reconversion en perte de balle), celle de mi-septembre à Philadelphie (chez elle, l’Union est très joueuse et à tendance à se découvrir) et, si on tire un peu par les cheveux, le penalty provoqué contre Toronto suite à un mauvais dégagement des visiteurs. Disons que le portrait de l’été et de l’automne est bien loin de celui de “l’équipe de contre” dont on a souvent entendu parler en fin de saison, notamment après la sortie à Philadelphie.

LES SOURCES DES POINTS GAGNÉS À PARTIR DE JUIN


À partir de la mi-juin et de la victoire contre Orlando, la saison se divise en parties relativement distinctes. Ce succès marque les premiers points pris grâce à une phase arrêtée (ouverture du score sur un penalty consécutif à un corner) mais par la suite, hormis l’exception contre Colorado (non comptabilisée dans le total qui suivra), les buts qui ont rapporté des points l’ont été grâce à du jeu de possession, et ce jusqu’au partage contre DC United inclus. Notons aussi un but sur penalty obtenu suite à un coup franc contre Kansas City, mais il confortait une avance déjà acquise (2-0). Bilan : 15 points sur 30 (18/33 en comptant Colorado), et surtout une équipe beaucoup plus entreprenante.

Le jeu de possession s’est alors un peu enraillé. Vous remarquerez que jusqu’à présent, il y a un absent de marque : les phases arrêtées. Offensivement, ce fut une énorme faiblesse cette saison. Peu d’équipes ont fait pire, que l’on exclue ou non les penalties. Mais il y eut cette période de grâce d’un petit mois qui a permis à l’IMFC de rester dans la course en prenant des points très précieux à Salt Lake, contre Chicago et contre New York grâce à des phases arrêtées, pour remporter 7 unités sur 12.

En fouillant un peu plus, on a découvert une autre constante très intéressante durant cette période d’environ trois mois (entre la victoire contre Orlando et celle contre New York) : lors de chaque match où Montréal a pris des points (à l’exception, à nouveau, de celui contre Colorado), l’action menant à la passe décisive d’au moins un but important, et souvent de tous, s’est déroulée à moins de 15 mètres de la ligne de fond. Cela confirme que Montréal est capable d’être dangereux en attaquant haut ; après cela, c’est davantage la zone entre le grand rectangle adverse et le rond central qui fut la source des buts.

Vint alors le fameux match à Philadelphie, dont tout le monde retient - et c’est fort compréhensible - le festival de contre-attaques montréalaises. Elles ont permis de faire pencher la balance, mais si vous revoyez le résumé du match, vous remarquerez que le 1-2 et le 1-3 sont des possessions construites de Montréal face à une défense en place (haut, certes, mais en place). Et les points glanés par la suite l’ont été grâce à des phases de possession, hormis le penalty décrit auparavant contre Toronto. L’Impact a achevé sa saison en prenant 7 points sur 15.

LES BUTS DE PIATTI ET TAÏDER


Voilà pour l’évolution des principes de base au cours de la saison. Quand on observe le tout d’encore plus près, et que l’on regarde qui a fait quoi et comment, on multiplie les découvertes captivantes. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que trois joueurs sont particulièrement impliqués dans les buts montréalais. Piatti et Silva (peu importe l’ordre) sont les deux derniers à avoir touché le ballon lors de 7 buts : seule la paire Almiron - Martinez fait mieux en MLS. Mais ils n’ont pas assez souvent permis d’émerger de situations difficiles, car hormis à Philadelphie, ils ont été marqués soit pour conforter une avance déjà acquise, soit lors d’une défaite. Les duos Silva - Taïder et Piatti - Taïder, 4 buts chacun, ont aussi été performants.

Les spécialités de ces trois-là sont pour le moins différentes et peuvent varier selon les circonstances. Meilleur buteur de l’équipe, Piatti a inscrit 10 buts en jeu de possession, ce qui en fait un des bons élèves de MLS. Toutefois, un seul d’entre eux a permis de faire la différence entre une victoire et des points perdus. 7 de ces 10 buts ont été inscrits alors que l’IMFC était déjà en avance et étaient le dernier de l’équipe ce jour-là. Piatti, qui a aussi trouvé le fond des filets 4 fois sur penalty et 2 sur reconversion rapide, a marqué 5 de ses 16 buts dans le dernier quart d’heure (seuls Wright-Phillips et Almiron font mieux). Pour schématiser : sauf penalty, un but de Piatti, ça arrive souvent tard, quand l’Impact va déjà bien pour lui permettre d’aller mieux.

La contribution de Taïder est très intéressante à observer. Joueur plutôt à vocation défensive avant son arrivée au Québec, il a passé la saison à compenser de nombreuses lacunes de l’équipe, notamment celle d’un finisseur, à partir d’une position sur le terrain où ce n’était pas sa tâche principale, loin de là. Il a trouvé le fond des filets à 7 reprises, lors de 6 rencontres différentes… et lors de chacune d’elles, il a marqué lorsque les deux équipes étaient à égalité ! Ces buts ont aidé à prendre 13 points sur 18. Impressionnant !

PIATTI ET SILVA : POINTS COMMUNS ET CONTRASTES


En plus d’être le meilleur buteur de l’équipe, Piatti en est aussi le roi de la dernière passe. Et il brille particulièrement en reconversion rapide, puisqu’il fut la rampe de lancement de 8 buts inscrits de la sorte (dominant ainsi de la tête et des épaules la MLS, où personne d’autre ne fait mieux que… 4). Ces passes ont rapporté quasiment tous les points glanés par l’Impact grâce à des buts en reconversion rapide. Quand l’équipe pose le jeu, on le retrouve bien plus souvent à la finition qu’à la construction, où il ne fut à la dernière passe que sur deux buts, rapportant toutefois eux aussi de précieuses unités. Le meilleur distributeur de l’équipe en jeu de possession est Silva, avec 6 passes décisives, mais elles ont moins souvent fait la différence que celles de Piatti.

Autre contraste entre Piatti et Silva, leurs zones d’influence à la construction du jeu. Celle de Piatti est, la plupart du temps, hors de la zone située à moins de 15 mètres de la ligne de fond, lieu déterminant des actions de moins de 20% ses passes décisives. La proportion est doublée pour Silva, qui semble alimenter ses coéquipiers davantage sur toute la longueur du terrain.

En revanche, quant on se penche sur la largeur, ils se rejoignent davantage. Tous les buts inscrits par Silva ont été crées dans l’axe du jeu. C’est aussi le cas de 13 des 16 réalisations de Piatti. Les deux brillent l’un comme l’autre sur les combinaisons de passes. À la construction, ils exploitent également davantage l’axe que le flanc où ils sont positionnés sur la feuille de match. Le jeu de passe et le passage par l’axe, c’est, avec les reconversions rapides, l’une des forces offensives de l’Impact saison après saison, peu importent les changements sur le terrain ou sur le banc.

Autre point où l’équipe brille : sa capacité à isoler un joueur face au gardien adverse. Pour cela, il faut de la vitesse : soit dans les jambes, soit à l’exécution, souvent dans les deux, et il y en a toujours eu. Ainsi, cette année, Piatti a marqué six buts de la sorte : un seul joueur de MLS fait mieux (un morceau de robot à ceux qui devinent, c’est tout sauf facile…), et aucun d’entre eux ne fut inscrit sur reconversion rapide. En revanche, tous étaient dans les 7 buts qui ont permis à l’équipe de conforter une avance. Cela en dit donc encore plus sur sa contribution à la finition.

Mais Piatti sait aussi lancer ses partenaires seuls face au gardien : cela leur a offert 7 buts, ce qui fait de lui le meilleur passeur de MLS dans cet exercice. Et là, changement de style, puisque 6 d’entre eux l’ont été en reconversion rapide ! Il n’est pas le seul joueur de l’équipe à exceller dans le domaine, puisqu’avec 4 passes décisives, Silva est aussi dans les meilleurs de la compétition. Là encore, contraste, puisque seule une d’entre elles a eu lieu lors d’une reconversion rapide.

LES CARENCES CONSTANTES D’UN BOUT À L’AUTRE DE LA SAISON


Parmi les autres points positifs, citons aussi la propension à profiter des erreurs de l’équipe adverse, ce qui a permis à l’Impact d’inscrire 14% de ses buts, un record en MLS cette saison. Cela a surtout permis de repartir en contre-attaque, mais s’est aussi concrétisé par des ballons envoyés par un adversaire dans son propre but.

C’est le moment de revenir aux absents de marque. Vous avez sans doute remarqué qu’on a peu parlé du jeu par les flancs. Et pour cause ! Personne ne s’y est illustré. Seul Lovitz s’en est bien sorti, avec ses trois passes décisives côté gauche, toutes venues de très haut sur le terrain. Il est aussi le joueur de l’équipe qui a offert le plus de buts sur centre.

Car si on a parlé de ce qui avait bien été, plus ou moins efficacement, grâce à de la régularité ou à une certaine évolution, il y aussi eu d’énormes carences constantes. Les centres (aussi bien aériens qu’au sol) furent l’une d’entre elles. Tant en raison de la propension de certains joueurs à rentrer dans le jeu ou à préférer combiner (Silva notamment) que du manquement des éléments sur les ailes et de l’absence d’un finisseur en pointe. Reste que Mancosu, Amarikwa et consorts n’ont pas eu des tonnes de bons centres à se mettre sous la dent.

Enfin, que ce soit sur centre ou lors de constructions plus courtes et combinées, le flanc droit n’a pas du tout été performant offensivement et ce, peu importe qui y jouait. On laissera toutefois un bénéfice du doute à Sagna qui, après un temps d’adaptation, n’a pas lésiné sur les efforts en fin de saison mais n’était vraiment pas aidé. Reste que presque personne en MLS n’a moins souvent développé d’actions décisives de ce côté.

Avec tout ça, et en connaissant les joueurs qui étaient là cette saison, vous ne serez pas non plus surpris d’apprendre que dans le jeu de tête, l’Impact figure aussi parmi les diplômés du dernier rang. Certes, ce n’est pas la spécialité de Mancosu et d’Amarikwa, mais ils ne sont pas aussi mauvais dans cet exercice qu’on veut bien le croire. Toutefois, avant même le coup d’envoi, c’est une menace que l’adversaire pouvait quasi-systématiquement rayer de sa liste (oui, la victoire contre New York avec deux buts de la tête sur phase arrêtée a quelque chose de surréaliste).

Autre faiblesse notable : les buts inscrits à partir du petit rectangle. Seul San José a fait pire et, après deux réalisations inutiles à Vancouver (défaite) et contre New England (alors que la messe était dite), l’Impact n’a marqué à partir de là que lors de trois matches (Orlando, New York, Philadelphie) en près de six mois.

Enfin, on notera aussi un manque de réactivité au rebond ou après les occasions ratées, puisque trop peu d’entre elles ont été suivies d’un but, ce qui devra également être travaillé.

LES DEUX VISAGES DE LA DÉFENSE


Assez parlé des buts marqués, passons à ceux encaissés. Là aussi, il convient de différencier le portrait global, l’évolution et, parfois, les circonstances. On peut aisément diviser la saison en deux : avant et après la pause de la Coupe du monde. Une pause salutaire qui a permis de peaufiner la mise en place derrière, et de retrouver le moral grâce aux victoires contre Orlando.

Le bilan d’ensemble n’est pas mauvais, mais il y a quelques énormes points noirs. Pendant longtemps, on en a pointé trois : les phases arrêtées, les erreurs et les fins de match. Avec raison, dans un premier temps, puisque des tonnes de buts sont tombés ainsi durant le début de la compétition. Parfois, néanmoins, dans des circonstances qui donnaient une apparence encore plus grave à des problèmes certes réels. Par exemple, les buts encaissés sur phase arrêtée l’étaient plus souvent de façon directe (penalty, coup franc direct) qu’indirecte, ce qui témoignait davantage d’un problème de discipline dans le cours du jeu que de marquage sur corner, touche ou coup franc…

L’évolution, elle, confirme que les apparences étaient trompeuses. Ainsi, à partir du début de l’été, aucun but encaissé en fin de match n’en a changé l’allure : la victoire était déjà acquise, ou la pente impossible à remonter. Les erreurs ont énormément diminué. Et la seule phase arrêtée qui a coûté cher fut le penalty ayant permis à Salt Lake d’ouvrir la marque.

Ce qui est encore beaucoup plus intéressant, en regardant tous les buts encaissés au cours de cette deuxième moitié de saison satisfaisante aux yeux de bien du monde, c’est que lors de quasiment tous les matches où l’Impact a perdu des plumes, il a encaissé des buts importants à des moments où il laissait l’adversaire construire son jeu. Bien entendu, cela arrive souvent dans le foot, d’autant qu’en fin de saison, l’Impact a parfois été très attentiste. Reste que la tendance est très lourde, et porte à croire que ce n’était pas forcément le meilleur plan de match. Il convient quand même de relativiser, puisqu’en face, il y a eu quelques sérieux adeptes de la possession de balle, comme Atlanta, New York City et même un DC United requinqué.

Tant que nous sommes dans les problèmes défensifs, n’oublions pas la facilité avec laquelle les adversaires pouvaient monter et manœuvrer balle au pied très haut sur le terrain. Certes, cela a été corrigé au cours des deux derniers mois de la saison régulière, mais on peut se demander si ce n’est pas lié au style de jeu bien plus attentiste, qui a alors laissé les autres équipes plus loin du but, certes, mais y jouer à leur guise. On soulignera aussi que devant la défense, l’axe du jeu a été très mal protégé lors de certaines des soirées les plus difficiles de l’été et de l’automne, les voyages à New York City, DC United et New England. Enfin, à l’image de l’attaque, un des défauts récurrents de la défense et du gardien fut le manque de réactivité au rebond ou après les occasions ratées, offrant trop de secondes chances à l’adversaire.

UN ÉQUILIBRE DÉFENSIF AU DÉTAIL PRÈS


Malgré la tonne de buts encaissés en début de saison, la mise en place défensive montréalaise fait partie du top 8 en MLS. On a vu au fil des mois les automatismes se mettre en place, et on a compris qu’ils avaient énormément d’importance dans le système de l’entraîneur : la moindre brèche peut rompre complètement tout l’équilibre.

Ce qui a marché rapidement, c’est le replacement en perte de balle : après des premières semaines très difficiles dans cet exercice, chacun a compris la tâche qui lui était assignée, et hormis quelques prises de risques lorsque l’écart était serré, la réorganisation fut généralement à la hauteur. Même en possession de balle, l’adversaire pouvait rarement miser sur sa vitesse d’exécution : casser les lignes ainsi était très difficile face à Fanni et consorts. Seule exception, DC United, maître en la matière : lors du fameux 5-0, cela a certainement contribué à déboussoler des joueurs répétant souvent se focaliser sur ce qu’ils peuvent contrôler. Ce jour-là, ils n’étaient plus en contrôle d’une de leurs principales forces…

Les deux flancs ont aussi parfaitement illustré tous les efforts nécessaires pour une telle mise en place. À droite, ce fut tout bonnement catastrophique. Petrasso laissait les adversaires s’engouffrer comme le vent dans les voiles, Duvall a eu un début de saison difficile - et après s’être ressaisi à partir du juin, il a été blessé. Sagna a eu besoin de temps pour s’adapter (passant notamment à travers du match à Toronto). Reste qu’une fois qu’il a pris ses marques, son arrivée à quand même contribué à établir l’équilibre global ô combien important - dont les problèmes étaient avant cela souvent compensés par Fanni, dont on sous-estime trop souvent l’apport.

À gauche, la saison de Lovitz est passée sous silence. Et pourtant… Ce qui est arrivé de l’autre côté montre qu’il était tout sauf simple de se mettre au diapason de toutes nouvelles instructions. D’ailleurs, en défense centrale, tous les anciens ont disparu de la circulation. Lovitz a non seulement réussi à gagner sa place, mais il a en outre fait de son flanc l’un des moins perméables de la compétition, bien aidé par Piatti et Taïder qui lui ont prêté main forte. De l’autre côté, soyons honnêtes en disant que les Silva, Krolicki et Azira n’ont pas non plus rechigné à leurs tâches défensives.

En plus du flanc gauche, de la mise en place et des reconversions défensives, parmi les autres points positifs, on retiendra le jeu aérien, qui n’a pas causé trop de problème. Il est peut-être aussi parmi les raisons de la bonne tenue sur phase arrêtée en fin de saison (oui, c’est une répétition, mais celle-ci est importante, on ne l’a pas assez souligné).

CONCLUSION


En 2018, Montréal a offert de nombreux visages. Celui qui nous était jusqu’alors le plus familier a été affiché en début de saison, le temps que les principes de Rémi Garde se mettent en place. Construire et manœuvrer haut balle au pied n’a jamais fait partie de l’ADN de l’Impact, mais on a vu qu’une évolution était possible. Avec, toutefois, une bonne mise en place défensive qui doit servir d’assise au tout. Paradoxes et apparences trompeuses n’ont pas manqué au cours de cette saison, dont l’évolution confirme qu’elle était de transition. Certains équilibres doivent être maintenus, d’autre corrigés, et des renforts sont obligatoires pour mettre fin à certaines carences trop importantes pour espérer avoir de plus hautes ambitions qu’une simple qualification pour la phase finale. Quels changements dans l’effectif cela laisse-t-il augurer pour 2019 ? C’est ce à quoi nous répondrons dans notre prochain bilan, qui sera publié en milieu de semaine.

Les bilans de la saison 2018 sur ImpactSoccer.com
1. Le bilan du club
2. Le bilan de l’émission Coup Franc
3. Aperçu général de la saison
4. Évaluations individuelles
5. Stats en vrac
Matthias Van Halst

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