Bilans de saison 2018 (7) : quels mouvements pour 2019 ?

Publié le 29 novembre 2018

 Impact Media
L’heure est à notre dernier bilan de saison, qui est en fait la suite logique, voire une conclusion, du précédent consacré au jeu, dont la lecture est indispensable afin de bien comprendre les raisonnements ci-dessous. Car c’est sur ces bases que nous nous posons la question suivante : quels changements dans l’effectif cela laisse-t-il augurer pour 2019 ?

Si la saison 2018 doit servir de bases à 2019, il ne fait aucun doute que le modèle à suivre est celui de la période de trois mois entre les victoires contre Orlando et à Philadelphie. Dès lors, on peut se dire qu’offensivement, le jeu de possession pourrait être un plan A, qu’il ne faut pas perdre ses facultés de jeu en vitesse et en reconversion rapide - notamment face aux équipes qui ont du mal en perte de balle ou prennent des risques - et que les phases arrêtées doivent être améliorées de façon drastique. On a aussi vu que l’équipe était capable de manœuvrer efficacement dans les 15 derniers mètres adverses, et il ne faudra certainement pas s’en priver.

Il n’est pas farfelu de penser que la dynamique dans l’axe de l’entrejeu va évoluer. Avec le joueur le plus flamboyant dont le jeu se base avant tout sur la récupération, et à ses côtés deux éléments évoluant un cran plus haut que ce à quoi ils ont toujours été habitués, on se doute qu’il y a quasiment davantage d’aisance au moment de vouloir reprendre le ballon à l’adversaire qu’à celui de le dominer patiemment. Il y a là un balancier à renverser pour éviter la tentation d’un jeu trop attentiste comme à la fin de la saison écoulée.

Ce sont certainement tous ces équilibres, qui n’en feront qu’un au bout du compte, que le médian convoité par Rémi Garde devra apporter. On ne serait pas surpris qu’il cherche un joueur qui a la volonté de voir l’équipe construire patiemment, capable de faire la différence en offrant des ballons de but dans le jeu de possession, tant en étant dans les parages du but adverse que plus bas, et qui a une bonne patte sur phase arrêtée. Si vous voulez un nom connu comme exemple, Dimitri Payet est ce type de joueur.

Au moment d’écrire ces lignes, tous les éléments qui ont beaucoup joué cette année au milieu sont sous contrat ou ont vu leur option levée. Tout le monde s’attend à ce qu’Azira fasse place au nouveau venu, pour prendre place sur le banc, reste que ses prestations ont plaidé en sa faveur. Rien ne garantit non plus que Garde ne brassera pas certaines cartes tactiques.

Sur les côtés, Piatti et Silva devront aussi avoir des doublures offrant certaines garanties. Mathieu Choinière devrait être l’une d’entre elles. L’option sur Vargas a été levée, il pourrait donc être l’autre mais on l’imagine mal rester, ce qui pourrait ouvrir une porte à Bayiha. Reste qu’un joueur qui ne dépareillerait ni sur le terrain ni sur le banc et aurait un profil à la Justin Mapp de ses beaux jours serait le bienvenu. Offensivement, il faudra en effet énormément s’améliorer sur les ailes, et notamment trouver une dynamique côté droit qui permette d’exploiter ce flanc-là tout en évitant qu’il soit aussi perméable que cette saison. Renforts et/ou rééquilibrage global doivent aider à y parvenir.

Bien entendu, un finisseur est indispensable. Sans surprise, cela devrait être un attaquant bon de la tête, capable de faire des dégâts dans le petit rectangle adverse, à l’aise face aux défenses bien en place et qui ne rechigne pas aux tâches collectives. Un profil similaire à celui de Jimmy Briand, ce qui prouve que Garde a de la suite dans les idées. Et si vous ne connaissez pas l’attaquant français, vous êtes sans doute plus familier avec Kei Kamara qui offre le même genre d’atouts.

Le visage de l’attaque va, quoi qu’il arrive, radicalement changer. Il n’y aura probablement pas qu’un seul nouveau venu. En effet, Mancosu et Amarikwa sont arrivés en fin de contrat et le club ne semble pas en voie de les conserver (Rémi Garde l’a officialisé pour l’Italien, c’est moins clair pour l’Américain). Salazar peut partir et si le temps de jeu de Jackson-Hamel en 2018 est garant de son avenir, celui-ci s’écrira ailleurs. On devrait donc voir signer deux voire trois nouveaux attaquants, et surveiller aussi l’arrivée d’un jeune ou d’un élément recruté lors du SuperDraft.

Il faudra quand même aussi trouver des solutions pour envoyer des centres de meilleure qualité et que le nouveau venu devant ne soit pas l’unique cible potentielle à la réception. D’ailleurs, plus globalement, l’efficacité offensive ne devra pas reposer quasiment exclusivement sur les épaules de seulement trois joueurs. Si le portrait défensif global est satisfaisant, c’est peut-être de là que viendra une surprise dans le recrutement : trouver un joueur à vocation défensive qui s’intègre toujours aussi bien dans l’engrenage collectif, mais participe davantage offensivement. On peut également espérer que Sagna, s’il reste, profite de sa présence dès la préparation pour avoir davantage de contribution vers le but adverse.

Le club discute toujours avec Sagna et Fanni, arrivés en fin de contrat, dont l’option n’a pas été levée mais qui pourraient quand même rester. En cas d’accord, la défense qui commencera la saison prochaine pourrait être identique à celle qui a terminé 2018. Même sur le banc, hormis le départ de Fisher, tout le monde est sous contrat pour 2019. Il devrait toutefois y avoir un important dégraissage. Le polyvalent Raitala est une assurance tous risques. Avec lui, Lovitz et l’arrivée de Kinumbe, le côté gauche semble parlé. Il peut aussi jouer dans l’axe, où on a aussi Fanni, Camacho, Diallo et Cabrera : trop de monde, d’autant qu’ils prennent tous une place de joueur étranger. Difficile d’imaginer l’Argentin rester, mais il pourrait ne pas être le seul départ. À droite, Duvall pourrait rester, Raitala (encore) est une option en cas de besoin, et Petrasso ne devrait plus entrer en ligne de compte.

La situation des gardiens est pour le moins alambiquée : ils sont cinq ! Va-t-on encore en avoir quatre dans l’effectif la saison prochaine ? Garde a déjà annoncé vouloir continuer à confier le poste de titulaire à Bush, dont le contrat est arrivé à échéance et qui négocie une prolongation. Crépeau, de retour d’Ottawa où il a franchi un cap, veut jouer et ne rechignerait pas à un échange ailleurs en MLS. Diop aimerait recevoir une chance, mais accepte aussi de prendre place sur le banc. Quant à Pantemis et Beaulieu, ils pourraient à un moment être tiraillés entre l’envie de travailler et de progresser sous Joël Bats et leur besoin de temps de jeu.

N’oublions pas non plus qu’il va falloir davantage de solutions de rechange sur le banc. Garde a dit qu’il devait sentir qu’un joueur pouvait retourner la situation d’un match mal embarqué pour le faire monter au jeu : le fait que seuls 12 joueurs ont passé le cap des 90 minutes sur le terrain au cours des huit dernières rencontres de la saison écoulée prouve que c’était insuffisant cette année. Derrière, ce n’est pas si mal, et devant, avec les places disponibles, le recrutement devrait y parer. Dans l’entrejeu, Krolicki voudra franchir un palier après des débuts prometteurs chez les pros, et les situations de Shome et Vargas laissent peut-être le plus perplexe. N’oublions pas non plus que l’entraîneur ne veut pas forcément compter sur un noyau pléthorique. Cela laisse augurer qu’en 2019, plusieurs valeurs sûres de 2018 feront face à une nouvelle concurrence et qu’il n’y aura plus assez de 11 places pour tout le monde, renvoyant davantage de titulaires potentiels enrichir le banc.

Avec les options de recrutement évoquées, l’équipe sera plus complète, les équilibres qui donnent du rendement seront maintenus et, objectif ultime, le danger pourra venir de bien plus de manières différentes, rendant l’équipe beaucoup moins prévisible offensivement. Défensivement, beaucoup dépendra aussi des choix de jeu globaux, des automatismes et, on y pense trop peu souvent, du fait que chacun confirme ce qu’il a montré de bon au cours de l’année écoulée. Avoir davantage de choix dans le noyau pour apporter plus de variété et s’intégrer sans problème à l’harmonie collective contribuera aussi à récolter quelques points supplémentaires. Avec tout cela, Montréal pourra ambitionner une saison régulière sans inquiétude au-dessus de la ligne rouge et une place dans le premier tiers du classement.

Les bilans de la saison 2018 sur ImpactSoccer.com
1. Le bilan du club
2. Le bilan de l’émission Coup Franc
3. Aperçu général de la saison
4. Évaluations individuelles
5. Stats en vrac
6. Le jeu

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