Wilfried Nancy nommé entraîneur

Publié le 8 mars 2021

 
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La CF Montréal a décidé de confier le rôle d’entraîneur principal à Wilfried Nancy. Il occupait le poste par intérim depuis la reprise des entraînements la semaine dernière. Il succède à Thierry Henry, dont il était l’un des adjoints.

“Après le départ de Thierry, nous avons décidé de lui faire confiance et de lui donner l’opportunité de poursuivre le travail entamé la saison dernière en conservant la même vision”, a déclaré le directeur sportif Olivier Renard.

Ce dernier a reçu des candidatures et sondé les prétendants les mieux placés à ses yeux. Nancy en faisait partie. “J’étais assez relax dès le début car Wil a toujours été une personne en haut de la liste pour nous, mais j’étais obligé de regarder les possibilités autour. J’avais des idées de gens à voir, c’est ce que j’ai fait. Pas plus de 5 personnes, je vais être honnête avec vous, même si on a reçu beaucoup de messages. Et Wil en faisait partie. Avait-il les meilleurs papiers pour être coach ? Non. Car il n’a pas l’expérience d’être coach principal. Mais c’était peut-être le seul point négatif. Et il sait qu’il va pouvoir s’appuyer sur moi et le reste du club.”

NANCY A FAIT LE PREMIER PAS


Au cours des dix derniers jours, bien du monde a dit et écrit que choisir Nancy, c’était aussi éviter d’attirer quelqu’un qui pouvait être effrayé de vivre la même situation que l’an dernier, avec l’équipe dans sa bulle pendant une partie de la saison en raison de la pandémie. Ce que Renard dément, tout en détaillant un peu plus son processus de recherche : “Beaucoup d’entraîneurs ont fait part de leur intérêt à venir. Ils connaissaient la situation du club, ça ne leur faisait pas peur. J’ai parlé avec des gens en Europe et dans cette partie-ci du monde. Certains d’entre eux sont sous contrat en club actuellement. On a demandé l’autorisation du club avant. Mais vous comprenez pourquoi je ne donnerai pas de nom, vous pouvez imaginer la situation… La quarantaine avant de pouvoir commencer à entraîner l’équipe n’a pas non plus été le plus gros des problèmes. Quand on fait un choix, ce n’est pas pour précipiter les choses. C’est un choix important pour le club, il ne vient pas à 14 jours près.”

Alors que son téléphone était sûrement en train de vibrer pour signaler la réception d’une candidature, le directeur sportif entendait aussi toquer à sa porte… “Wil est venu dans mon bureau m’expliquer qu’il était sûr de vouloir le poste. Quand on voit quelqu’un qui fait le premier pas comme ça et que sa volonté se voit dans ses yeux, il marque des points. Ce n’est pas pour ça que j’étais d’accord sur le coup. Je sais ce qu’il peut faire pour le club, et il connaît la philosophie du club. Regarder ce que peuvent apporter les gens en interne en fait partie. Cela dit, ce n’est pas juste lui donner une chance, il mérite cette chance.”

“En discutant avec Olivier, qui a mis en place une philosophie au club, on s’est rendu compte que j’avais un potentiel, par rapport à ma façon de voir le football, à mon passé d’entraîneur. Il y a eu plusieurs facteurs qui ont fait que je cochais plusieurs cases, et ça s’est fait naturellement, sur des discussions, sur des échanges, explique pour sa part le nouveau T1 du club. Le football est ma passion. Vers 22 ans, j’ai commencé à passer mes diplômes d’entraîneur. C’est un pas en avant, je suis prêt : j’aime regarder plein de matches, je suis passionné, je suis très heureux.”

À côté de cela, il y a aussi la nouvelle identité du club, et son désir de rayonnement international. Un sujet qui, visiblement, n’était pas sur la liste des critères de sélection de Renard : “On n’en a même pas discuté ! C’est un choix sportif, le club est un club de football avant tout. Ce qui est important est de faire connaître le club à travers les résultats. On est conscients qu’avoir Thierry Henry nous a apporté beaucoup et qu’il a fait beaucoup de bonnes choses. Wil ne va pas m’en vouloir de ne pas le mettre sur la même échelle au nouveau mondial. Mais en tant que directeur sportif, je dois continuer mon travail au niveau sportif. Je n’ai eu aucune pression de qui que ce soit concernant l’importance du nom.”

Pendant ce temps, Nancy dirigeait déjà les entraînements. Et avait ses partisans. Quant aux joueurs, ils se faisaient poser la question-piège : serait-il un bon choix ? “Quand les journalistes demandent aux joueurs si Wil est candidat, ils ont évidemment tous dit oui, explique Renard. Un avis, c’est très facile pour ne pas choquer quelqu’un. Une décision, c’est autre chose. Il est venu dans mon bureau, on s’est vus plusieurs fois pendant la semaine pour parler uniquement sportif. L’aspect contractuel s’est passé assez rapidement à la fin de la semaine.”

Alors, qu’est-ce qui l’a convaincu ? “Une de ses plus grandes qualités est la communication avec les jeunes. On en a besoin. Le fait de connaître le club, mes idées depuis un an et ce que j’aime voir chez un staff technique, savoir comment répondre aux médias de Montréal. C’est vrai que c’est ‘facile’ de le choisir par rapport aux circonstances, mais ce ne sont pas les circonstances qui nous ont fait le choisir. On est sûr, on le sent mûr, il a un staff et une direction autour de lui qui croient en lui, on va tout faire pour l’aider sur ce chemin.”

UN AN DE CONTRAT


Candidat, Nancy n’a toutefois pas exercé de chantage en menaçant, par exemple, de s’en aller s’il n’était pas choisi. Il se sentait prêt, certes, mais aurait accepté de rempiler comme adjoint. “Tout a été clair, explique-t-il. C’est ma première expérience en tant qu’entraîneur. J’ai été joueur professionnel, je sais comment ça se passe. Si le club allait dans une autre direction, je n’aurais pas sauté au plafond mais j’aurais compris la décision et je l’aurais pris calmement. Aujourd’hui, c’est moi ; demain, ce sera quelqu’un s’autre. Ce n’aurait pas été moi, ce n’aurait pas été la fin du monde…”

Une prudence dans ses propos qui se reflète aussi dans le contrat qu’il a signé : une durée d’un an, assortie de plusieurs options. “C’est nouveau pour lui. Et le voir dans une autre position est nouveau aussi pour nous, explique Renard. Il n’’a pas le couteau sous la gorge pour avoir des résultats directement. Je suis conscient de l’arrivée de beaucoup de nouveaux joueurs, de la jeunesse du noyau et du fait qu’on sera loin de Montréal pendant longtemps au début de la saison.” Ainsi, par exemple, le contrat de comprend aucune clause de renouvellement, ou non, associé à une qualification, ou non, de l’équipe pour la phase finale de la Coupe MLS. Ce dont ceux qui ont vécu l’ère Schällibaum ne se plaindront certainement pas, vu les tumultes que ça a créé !

Le principal intéressé ne s’offusque pas de la courte durée du contrat. “Je comprends pourquoi le club m’a donné un an. Mais pour moi, la durée n’est pas un problème. Ce qui m’intéresse, c’est le projet qu’Olivier veut mettre en place. Il m’a dit qu’à ses yeux, oui, il y a les résultats, mais ce qui est important, c’est la progression des joueurs.”

Aux yeux de certains, engager un entraîneur moins renommé réduit aussi le risque de rumeurs de départ… Renard n’est pas vraiment d’accord, et ça n’a visiblement eu aucun poids à l’heure du choix : “Quand un coach fait de très bons résultats, il suscite aussi les intérêts d’autres clubs. Son profil, ce n’est pas par rapport à qui était là avant lui. Il rentre dans la philosophie de promouvoir les gens qui font du bon travail dans l’entreprise. Il ne faut pas toujours chercher très loin pour trouver de la qualité.”

DANS LA CONTINUITÉ


Aux commandes depuis une semaine, même s’il y avait de nombreux absents encore en quarantaine et que le groupe est censé être au complet ces jours-ci, Nancy va désormais devoir mettre l’équipe à sa main. S’il a évidemment ses propres idées et ses méthodes de travail, les joueurs seront certainement ravis d’apprendre qu’il compte opter pour la continuité. “L’an dernier, on a fait un bon travail, explique-t-il. Ce n’était pas facile. J’aimerais continuer à pratiquer ce style de jeu. Avoir une jeune équipe, ça correspond à mon style. J’aime prendre l’initiative sur pas mal de choses. Quand je parle d’une équipe proactive et dynamique, ça veut aussi dire avoir des joueurs qui reconnaissent les moments où défendre et attaquer. J’aime quand tout est clair et simple pour les joueurs, et qu’ils puissent s’exprimer sur le terrain.”

D’ailleurs, qu’a-t-il retenu de Thierry Henry après cette année de travail à ses côtés ? “Il y a tellement de choses ! J’ai travaillé aux côtés d’un champion. Tout le monde a sa façon de faire. Thierry était une vedette comme joueur, et j’ai compris pourquoi. Il est très exigeant et pour lui, il est très difficile d’accepter l’erreur d’un joueur. Quand il a quelque chose en tête, il est prêt à le faire. Son désir de gagner… C’est la première fois que je pouvais voir ça de près.”

Adjoint depuis 2016, il a surtout travaillé avec des jeunes au cours des dix années précédentes. On parle souvent de lui comme un formateur. Appréhende-t-il de devoir diriger des éléments plus chevronnés ? “J’ai appris que les très grands joueurs sont très faciles à entraîner, insiste-t-il en donnant l’exemple d’Ignacio Piatti. J’ai formé beaucoup de jeunes, je me considère aussi comme un coach formateur. Mais je sais faire la part des choses et j’au autant de plaisir avec les jeunes qu’avec les plus vieux. Ce qui m’intéresse, c’est que tout le monde parle le même langage sur le terrain. Oui, le club a décidé de prendre la direction de la jeunesse. Je ne m’en cache pas, je suis très content de ça. Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est de développer des joueurs passés par le club, dans ses équipes de jeunes ou non, et qu’ils fassent une grande carrière.”

Passionné de foot, Nancy ne l’est pas que de ce qu’il se passe sur le terrain mais aussi par la gestion des différents types de personnalité qu’il dirige. De façon à ce que chacun puisse être dans les meilleures conditions afin d’être performant sur le terrain. “Gérer les hommes est quelque chose que j’adore mais est très difficile. C’est ce qu’on appelle la psychologie sociale. Un joueur a peut-être des qualités, mais pour qu’il exprime ces qualités, il doit se sentir bien. Il faut à la fois être clair et ferme sur ce qu’on veut tout en les laissant s’exprimer : il faut les persuader et les convaincre, mettre les choses en place pour qu’ils s’expriment. Oui, il faut être bon tactiquement et être expert de ce qu’on fait, mais il faut aussi comprendre les hommes pour avancer. Parfois, puisque vous (les journalistes) n’êtes pas là, vous ne pouvez pas comprendre tout ce qu’il se passe dans un vestiaire, on ressent des choses qu’on n’est pas capable d’expliquer. Il faut trouver le bon équilibre entre l’exigence et l’autonomie. C’est un défi hyper enthousiasmant.”

JOUEUR EN FRANCE, ENTRAÎNEUR AU QUÉBEC


Nancy, qui fêtera ses 43 ans le 9 avril, est né au Havre, dans le Nord-Ouest de la France, mais c’est à Toulon, dans le Sud-Est qu’il a achevé se formation. Avant d’être adjoint d’Henry à Montréal, il l’avait d’ailleurs croisé sur les terrains lors d’un Toulon - Monaco en Coupe Gambardella (coupe de France des -19 ans) 1996. Croisé de près puisque Nancy était défenseur central.

Intégré en équipe première l’été suivant, alors que Toulon évoluait en D2, il y a passé deux saisons et demie avant d’écumer les divisions inférieures françaises, défendant les couleurs de Beaucaire, Raon-l’Étape, Ivry, Noisy-le-Sec (à une époque où un certain Hassoun Camara y jouait en équipes de jeunes), Châtellerault et Orléans. En 2005, il décide de changer de vie et prend la direction du Québec.

Il y passe d’abord sur les bancs de l’université, puisqu’il s’inscrit au certificat en anglais de l’UQAM, dont il défend également les couleurs de l’équipe de soccer… et est nommé meilleur joueur du championnat québécois étudiant cette année-là ! En 2006, il entame sa carrière d’entraîneur et est directement parachuté avec des équipes de Ligue élite de la Rive-Sud. Il ne lui faut qu’une saison pour convaincre en plus haut lieu, puisqu’en 2007, la Fédération de soccer du Québec lui demande, en parallèle, d’être entraîneur d’une des équipes représentant la province aux championnats canadiens. En 2008, Nancy devient directeur technique adjoint de son association régionale, tout en continuant de servir la FSQ, comme entraîneur mais aussi conseiller dans divers comités.

Il se fait facilement remarquer, c’est le moins qu’on puisse dire, et l’Impact voit aussi en lui un formateur de qualité. En 2011, le club, qui n’est pas encore en MLS, décide d’avoir ses propres équipes de jeunes et demande à Nancy de prendre en charge les -18 ans. Il entraînera aussi les -21 ans en puis les -16 ans. En 2014, il obtient son Diplôme d’Entraîneur Formateur d’Élite, fruit d’une formation mise en place dans le cadre du partenariat entre la MLS et la Fédération Française de Football.

À l’aube de la saison 2016, il intègre l’encadrement technique de l’équipe première, alors dirigée par Mauro Biello depuis le cours de la saison précédente. Nancy sera ensuite adjoint de Rémi Garde, Wilmer Cabrera et Thierry Henry, résistant aux divers changements d’entraîneurs et de leur entourage.

ADJOINTS ET CAPITAINE


Le club a profité de cette nomination pour officialiser l’équipe qui l’épaulera. On savait déjà que Laurent Ciman en ferait partie. Kwame Ampadu, amené par Thierry Henry la saison dernière, reste au club et sera donc adjoint de Nancy. Rémy Vercoutre demeure entraîneur des gardiens, et Jules Gueguen conserve son poste de préparateur physique.

Un encadrement technique qu’Olivier Renard est prêt à élargir : “Si Wil a besoin et veut agrandir le staff, il sait que je suis ouvert à le mettre dans les meilleures conditions possibles, mais je pense qu’on va rester comme on en est actuellement”, a-t-il déclaré.

Une porte que Nancy ne referme pas : “Pour l’instant, je réfléchis à la situation et je prends mon temps pour analyser les choses. À l’heure actuelle, je suis content du staff. Si j’ai besoin d’un adjoint, je le prendrai, sinon, je n’en prendrai pas… La qualité principale d’un adjoint est de confronter l’entraîneur avec respect, pour qu’il soit capable de prendre la meilleure décision possible.”

D’ici le début de la saison, il devra aussi attribuer le brassard de capitaine. Et même s’il est avec l’équipe depuis plusieurs années, il ne veut pas se précipiter. “Chaque chose en son temps. J’aime bien analyser, voir, échanger avant de prendre la décision. On est obligés de donner le capitanat à quelqu’un, mais c’est important d’avoir plusieurs leaders dans l’équipe : j’aime avoir des leaders jeunes, vieux et de différentes cultures car le football est une mini-société. Et les personnes qui ne seront pas capitaines auront aussi le mandat de s’exprimer.”

DIRECTION LA FLORIDE


Une saison qu’il faut préparer dans les conditions que l’on connaît. Aux dernières nouvelles, soit il y a une dizaine de jours, le club envisageait un séjour d’une semaine à Vancouver assorti de duels amicaux contre les hommes de Marc Dos Santos. Ça ne se fera pas. “C’est trop difficile, a expliqué Renard. Dans les prochains jours, de 8 à 10 joueurs partiront en équipe nationale. Ensuite, ils auraient dû faire leur quarantaine de 14 jours au Canada. Alors, ils ne reviendront pas au pays mais iront directement en Floride, où nous serons pour le début de la saison.”

Le directeur sportif en a profité pour dévoiler les plans pour la fin de la préparation et la première partie de la saison : “Le 6 avril, nous irons une dizaine de jours en stage à Orlando et nous devrions jouer deux matches amicaux, normalement le 8 et le 11. Ensuite, nous nous installerons à Fort Lauderdale. J’espère que nous pourrons organiser des matches amicaux au Canada avant, mais je ne pense pas que ce sera possible. On jouera nos matches à domicile au stade de l’Inter Miami.” Pour rappel, le coup d’envoi du championnat sera donné le 17 avril.

Obligés une nouvelle fois de s’exiler en raison de la Covid-19, les trois clubs canadiens ont tous changé de camp de base par rapport à la saison dernière : Vancouver sera en Utah et non à Portland, Toronto délaisse le Connecticut (qui lui avait pourtant bien réussi) pour la Floride, et Montréal, peu en verve sur le terrain des New York Red Bulls, prend donc la direction de Fort Lauderdale. Et ce ne sera pas le seul changement, on s’en doute.

“L’an dernier, c’était nouveau : on a fait de bonnes choses mais aussi des erreurs. On est en mesure de procéder à des ajustements pour que les joueurs se sentent bien, explique Nancy. Peut-être que les familles pourront venir, mais rien n’est encore fixé. Cette année, les choses seront plus claires : on a une meilleure idée de combien de temps on sera parti, et les joueurs sont davantage prêts à rester un peu plus longtemps ou à revenir un petit peu plus tôt.”

Cela dit, ces nombreuses contraintes d’organisation compliquent sérieusement la préparation, et le nouvel entraîneur va devoir faire preuve d’inventivité pour que dès le 17 avril, son équipe soit compétitive et au niveau de celles qui ont pu travailler dans des circonstances plus favorables. “On va devoir être créatif : jouer des matches entre nous, mettre des stratégies en place pour que les joueurs sortent de leur zone de confort plus souvent. Tout est analysé, on va essayer d’être le plus logique possible. Je ne vous cache pas que ce sera une préparation différente, on va devoir s’ajuster. C’est la réalité. Mais on va être prêt, non seulement pour le premier match, mais aussi pour toute la saison.”

Pour ses débuts à ce niveau, Nancy est immédiatement propulsé dans le grand bain ! Mais la vitesse à laquelle il a convaincu à différents échelons depuis ses premiers pas d’entraîneur montre qu’il n’a pas peur de se jeter à l’eau. Soit-elle glacée ou infestée de requins.
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