NEW YORK : Horvath, Dos Santos (61
e Mina), Voloder, Che, Marshall-Rutty (77
e Valencia), Mehmeti, Forsberg, Hall (85
e Mitchell), Cowell (85
e Rojas), Ruvalcaba, Choupo-Moting (61
e Mosquera)
MONTRÉAL : Gillier, Aviles (61
e Hidalgo), Morales, Vera, Thorhalsson, Loturi, Longstaff (86
e Escobar), Petrasso, Carmona (81
e Piette), Jaime (61
e Streit), Owusu (61
e Rios)
ARBITRE : M. Boiko
AVERTISSEMENTS : Che
LES BUTS : 7
e Owusu (0-1), 45
e Carmona (0-2), 68
e Carmona (0-3)
Une disposition qui avait fait ses preuves pendant plusieurs saisons avant l’entraîneur actuel, des joueurs à leur place de prédilection et dans leur zone de confort, un adversaire dont la jeunesse ne peut pas faire des miracles chaque semaine et un Carmona très inspiré sur les terres de ses anciennes couleurs ont permis à Montréal de s’imposer 0-3 à New York et de prendre ses premiers points de la saison.
LE JOUEUR CLEF
- Auteur d’un doublé grâce à des gestes judicieux, Carmona a mis son équipe à l’abri, mais même en dehors de ses buts, on peut souligner son travail de protection du ballon et de couverture de l’adversaire tant dans les phases offensives que défensives. Quand, en plus, on connaît sa polyvalence, cela accroît certainement encore le nombre de points qu’il a marqués aujourd’hui.
LE JEU
- La jeunesse, ça ose et ça peut offrir de belles choses… on l’a vu lors des deux premières rencontres de New York cette saison. Mais ça a aussi ses défauts : avoir du mal à trouver des solutions quand on a l’impression de faire de son mieux, ou confondre vitesse et précipitation. C’est à cette version dont on a eu droit ce dimanche… restait à la coincer dans ses travers, ce que Montréal a réussi.
LE MOMENT CHARNIÈRE
- On vient à peine de commencer le match que Jaime, sur la gauche du rectangle se joue de Che, qui touche d’abord le ballon avant d’envoyer son adversaire au sol : l’arbitre siffle penalty, ce qui n’a rien de scandaleux. Owusu le convertit et oblige les locaux à courir après le score… Des efforts qui seront vains.
L’HISTOIRE
- Avant le coup d’envoi, Carmona avait été honoré par le club local, où il a passé cinq saisons. De quoi le motiver ? Toujours est-il qu’il a marqué deux buts contre ses anciennes couleurs !
TROIS AUTRES POINTS À RETENIR
- Marco Donadel a retrouvé le chaudron magique des ères l’ayant précédé depuis l’arrivée de Thierry Henry, à savoir une charnière à trois défenseurs centraux, qu’il avait jetée aux oubliettes dès son arrivée. Avec une ligne de quatre devant lui. Comme quand l’équipe avait un style de jeu fiable (sauf à la fin). Certains joueurs retrouvaient aussi leur poste de prédilection. Et soudainement, quand les pièces de l’engrenage sont mieux positionnées, celui-ci tourne beaucoup mieux…
- Meilleure illustration de ce qui précède : fini l’entêtement à faire jouer Jaime en créateur axial, on lui a rendu de l’espace sur la gauche, où il se sent mieux. Et il n’a pas eu besoin de cinq minutes pour le prouver, étant ainsi à la source du penalty qui a mis Montréal sur le chemin de la victoire.
- Le rythme du match n’a pas été vraiment emballant. C’était la tâche des joueurs locaux de l’accélérer… et on ne peut pas reprocher à Montréal d’avoir, lors de longues périodes, regardé son adversaire ne rien faire avec le ballon. New York a montré du mieux après les changements à l’heure de jeu, mais fut tout aussi incapable de trouver la faille. Montréal y trouvera certainement des raisons de satisfaction, car il y a sa part de mérite.
RÉCIT
On joue depuis à peine plus de cinq minutes et Che se jette sur Jaime, sur la gauche du rectangle : certes il touche d’abord le ballon, mais il emporte aussi son adversaire, et concède un penalty, converti par Owusu (0-1).
Si New York a tenté de répliquer rapidement par un tir de loin de Forsberg bien placé mais dévié en corner par Gillier, ce n’était qu’un feu de paille d’un match que les locaux n’ont jamais réussi à emballer.
Au contraire, il fallut une intervention de Che au cœur du rectangle pour empêcher un centre de Thorhalsson de trouver un de ses coéquipiers à l’affût. L’envoi à distance d’Hall droit sur Gillier n’y changera rien.
Juste avant la pause, Carmona a appliqué le conseil (judicieux) “Jean-Claude Dusse” sur un coup franc excentré : un tir au sol mais surtout cadré : “si personne n’y touche, sur un malentendu, ça peut rentrer…” La mésentente était new-yorkaise, le but montréalais (0-2) !
Au repos, Michael Bradley n’a visiblement pas trouvé les mots pour remobiliser ses troupes, la seconde mi-temps se résumant à un ping-pong d’occasions, toujours rares mais moins qu’avant la pause, mais surtout guère annonciatrices d’une réduction de l’écart par les locaux.
Ainsi, on eut droit tour à tour à un dégagement de Vera sur Forsberg qui rebondit droit vers Gillier, à un tir un peu mou de Jaime sans problème pour Horvath, à une tentative à distance de Marshall-Rutty déviée un rien au-dessus par Vera, à un contre sur lequel Carmoma fila seul au but avant de tirer à côté ou encore à un tir de loin hors-cadre de Mosquera.
Avec deux buts de retard, New York pouvait encore légèrement y croire. Ses espoirs se sont définitivement estompés après un coup de pied de but collectivement lamentable : à l’affût, Carmona ne demandait pas mieux et surgit pour porter les chiffres à 0-3.
L’effort fut bien plus présent que l’envie pour New York en fin de match, qui aurait quand même voulu sauver l’honneur, en vain : une frappe de Mina obligea Gillier à se coucher, un centre de Mosquera fut dévié à côté par Voloder, et le portier visiteur était à la bonne place sur un tir d’un angle fermé de Cowell.
La dernière occasion fut même montréalaise, avec un tir de Streit, bien placé, dans les nuages.