ORLANDO : Otero, Dorsey (87
e Reid-Brown), Brekalo, Teodoro, Marin, B. Ojeda, Pasalic (69
e Spicer), Atuesta (61
e Guske), Angulo, M. Ojeda (87
e Leao), McGuire (61
e Taifi)
MONTRÉAL : Gillier, Aviles, Morales (87
e Escobar), Vera (46
e Hidalgo), Thorhallsson (57
e Jaime), Loturi, Longstaff (57
e Piette), Petrasso, Synchuk (76
e Streit), Carmona, Owusu
ARBITRE : M. Marrufo
AVERTISSEMENT : Atuesta
LES BUTS : 18
e McGuire (1-0), 23
e Owusu (1-1), 31
e M. Ojeda (2-1)
Dans un match entre équipes qui méritent leur place en bas de classement en ce début de saison, Orlando a pris ses trois premiers points de 2026 après une victoire 2-1 contre Montréal, qui n’a pas profité des approximations du gardien adverse pour au moins ramener un petit pécule de Floride, où le changement d’entraîneur effectué cette semaine s’est, à tout le moins à court terme, avéré payant.
LE JEU
- Il se cherchait… En fait, les équipes se cherchaient, les joueurs se cherchaient… Mais par moments, Orlando arrivait à accélérer le jeu d’une façon que Montréal était incapable de suivre, même s’il aurait dû l’être. Cela a mené à ses deux buts et à quelques grosses occasions ratées.
LE JOUEUR CLEF
- Auteur du tir sur le poteau menant au premier but local, ainsi que de relais lors de plusieurs passes en un temps – dont la décisive – menant au second, Angulo a illustré la différence de créativité entre les deux équipes et a certainement été décisif sur les actions permettant à la sienne de remporter les trois points.
LE MOMENT CHARNIÈRE
- Étonnamment, l’égalisation. Elle n’a pas fait basculer le match, non. Elle a illustré le fait qu’une des deux équipes se demandait “On est revenu au point de départ, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?” alors que l’autre se disait : “Continuons comme depuis le début, ce 1-1 n’est qu’une péripétie, ce qu’on fait finira par porter ses fruits.” À juste titre. En toute logique, le dernier raisonnement vaut pour une équipe au travail plus abouti que celui de la première. Et pourtant, c’est bien elle qui avait changé d’entraîneur il y a quelques jours à peine.
L’HISTOIRE
- Suspendu, Maxime Crépeau n’a, pour le moment, pas trop de souci à se faire pour sa place de titulaire à Orlando… Mais vu la prestation de son remplaçant du soir, son club serait bien inspiré de trouver un autre gardien en cas d’absence du Québécois… Lui, peut-être qu’il risque de lui faire de l’ombre… mais avant tout, car c’est l’essentiel, de donner moins de sueurs froides aux supporters des Floridiens vêtus de mauve.
TROIS AUTRES POINTS À RETENIR
- Certes, Jaime a commencé sur le banc, mais la victoire à New York a convaincu Marco Donadel dans la mesure où celui-ci a reconduit une défense centrale à trois dont il n’avait pas voulu entendre parler pendant un an.
- Après sa montée au jeu, on a vraiment senti toute la pression sur les épaules de Jaime : les fleurs, l’énorme envie de se montrer, mettant la défense adverse en difficultés ; le pot, trop d’excès d’individualisme, faisant avorter certaines actions au grand dam de plusieurs de ses coéquipiers, à commencer par Owusu.
- Les joueurs offensifs de Montréal ne se comprennent pas : on ne compte pas les appels suivis d’une passe loin de l’endroit demandé et les fois où ils se sont marché sur les pieds.
RÉCIT
Après dix premières minutes difficiles pour Montréal, entre sorties approximatives, centres dangereux mais non exploités et l’un ou l’autre tir pour Orlando, on pense que l’orage est passé. Mais une action locale faite de verticalité, de contre, de poteau, et surtout toujours de joueur d’Orlando premier sur le ballon qui traîne permet à McGuire de marquer trop facilement (1-0).
Cinq minutes plus tard, sur un corner, alors que le gardien d’Orlando se demande s’il doit avancer ou reculer, Owusu ne se pose aucune question pour se démarquer au point de chute du ballon et d’égaliser de la tête (1-1)
Quelques instants après un tir de Carmona dévié en corner, une belle action locale construite en un temps a complètement déboussolé les visiteurs, ne sachant plus s’ils devaient continuer à appliquer le marquage individuel à la culotte ou regagner une quelconque zone… finissant par suivre comme des enfants un ballon dont M. Ojeda a fait bon usage bien trop facilement (2-1)
L’écart aurait pu être plus lourd au repos suri Brekalo, pourtant en position idéale sur un corner au deuxième poteau, n’avait pas placé sa reprise de la tête à côté ou si Gillier n’avait pas remporté son face-à-face avec McGuire étonnamment seul sur un centre de M. Ojeda.
Orlando a été plus attentiste en deuxième mi-temps et failli rapidement le payer, entre un tir de loin de Synchuk qui a manqué la lucarne de peu et un centre raté par la mauvaise sortir d’Otero, arrivant au même Synchuk qui a tiré… droit sur Owusu.
Ce fut ensuite un peu plus équilibré, en ce qui concerne les occasions intéressantes en tout cas : à la réception d’un long ballon, M. Ojeda vit un angle difficile et Gillier lui fermer la porte du but, alors qu’à peine entré en jeu, Taifi tira droit sur le portier montréalais ; en face, il fallut un superbe tackle de Marin pour empêcher Synchuk d’être lancé seul au but par Jaime puis une rare (très) bonne intervention d’Otero pour détourner un tir enroulé de Jaime.
Il ne restait plus qu’un quart d’heure, mais les idées se faisaient rares. Il fallut une énorme bourde de Morales pour lancer Spicer seul au but : l’hésitation du joueur local laissa le temps à Giller de faire le bon choix lors du face-à-face. Sur le corner, la reprise d’Ojeda ne passa pas bien loin.
Et le temps filait… on approchait déjà des derniers instants qu’escobar tenta sa chance de loin : Otero n’a toujours pas compris la manière peu académique dont il a repoussé le ballon. Et dans les arrêts de jeu, part seul au but, Jaime a dribblé une partie des joueurs qui sont revenus se replacer avant de tirer sur un des autres…