Satisfaisant, dans les circonstances

Impact Montréal - Chicago Fire 2-2 – Match de championnat (phase classique) joué le 03/10/2020

MONTRÉAL : Diop, Brault-Guillard, Camacho, Fanni, Raitala, Wanyama, Piette, Shome (78e Bayiha), Bojan, Urruti (86e Sejdic), Lappalainen

CHICAGO : Shuttleworth, Sekulic (86e Kappelhof), Pineda, Calvo, Navarro (72e Bornstein), Gimenez, Medran, Mihailovic (72 sup>e Collier), Herbers (72e Sapong), Aliseda, Beric (86e Bronico)

ARBITRE : M. Gonzales Jr

AVERTISSEMENT : Brault-Guillard, Piette

LES BUTS : 15e Beric (0-1), 22e Lappalainen (1-1), 67e Uruti (2-1), 73e Calvo (2-2)


Handicapé par un noyau décimé face à un adversaire joueur et de meilleure qualité que ce que n’indique son classement, Montréal n’a pas démérité et partagé l’enjeu 2-2 contre Chicago. Avec moins d’erreurs derrière et plus de poids devant, il aurait même pu revendiquer la victoire malgré son manque de fraîcheur.

Avec le paquet de blessés, en plus de Binks suspendu, Thierry Henry a dû faire avec les moyens du bord. La composition… du banc en est la preuve ultime, puisqu’on y retrouvait deux gardiens et, à partir du moins expérimenté, Giraldo, Yao, Waterman, Sejdic et Bayiha. Eh oui, ce dernier était le remplaçant avec le plus de vécu en MLS…

Alors, les autres étaient bons pour le service au coup d’envoi. L’entraîneur a quand même dû effectuer des choix. Yao avait déjà été titulaire pendant que Camacho était sur le banc, c’était le contraire ce soir. Et Shome avait reçu la préséance sur Sejdic, ce qui était prévu avec plan spécial puisqu’on assistait au retour d’une défense à trois, l’Albertain arpentant le flanc gauche. Devant, Bojan et Lappalainen étaient en soutien d’Urruti.

Même si Chicago commence habituellement beaucoup mieux ses rencontres qu’il ne les termine, c’est bel et bien Montréal qui prenait l’initiative dans les premières minutes. Sans toutefois se montrer menaçant.

Contre le cours du jeu, au quart d’heure, une mauvaise relance de Diop qui a essayé de trouver Shome mais n’a pas assez appuyé sa passe (et surtout choisi une option très difficile) a profité à Beric, bien plus prompt que les adversaires autour de lui : l’attaquant s’est emparé du ballon et a ouvert la marque d’un tir croisé (0-1).

La domination montréalaise se poursuivait : si la circulation de balle avait de quoi plaire, la défense de Chicago n’était absolument pas mise sous pression, ne devait pas reculer et personne ne pesait dessus très haut. Ainsi, les options de passe de finition étaient inexistantes ou presque. Au grand dam notamment de Bojan et Brault-Guillard, qui ont souvent réalisé une grande partie du travail préparatoire avant de ne voir personne se mettre en bonne position face au but.

Il fallut quasiment attendre la mi-temps pour voir la première occasion montréalaise qui, elle aussi, se termina au fond des filets. Après avoir avancé balle au pied, Bojan s’est dit qu’il pourrait refaire le coup de la semaine dernière avec un tir de loin (il avait d’ailleurs tenté sa chance plus tôt dans le match). Si l’envoi n’était pas extraordinaire, Shuttleworth l’a pourtant relâché : Lappalainen avait parfaitement suivi et a égalisé (1-1).

Alors que jusque-là, il avait fallu compter sur les approximations des gardiens pour s’amuser un peu, le match s’est soudainement ouvert avec des occasions plus nombreuses de part et d’autre. À commencer par une accélération de Navarro sur la gauche qui a vu Beric bien placé, mais son centre a été détourné par Fanni arrivé juste à temps pour le détourner en corner.

Peu avant la demi-heure, sur la droite du rectangle, Bojan, qui a confirmé les bonnes dispositions montrées lors des dernières rencontres, a glissé le ballon vers Urruti qui l’a prolongé dans la bonne direction mais Shuttleworth s’est interposé.

En toute fin de mi-temps, les Américains ont quelque peu haussé le rythme. Parfois beaucoup, comme quand Medran a effectué une montée à toute vitesse et cherché à centrer pour Beric : Camacho a coupé la trajectoire du ballon comme il pouvait… et l’a envoyé sur le poteau. La situation confuse s’est poursuivie mais l’action s’est terminée par un tir complètement raté de Sekulic. On peut en dire autant de la demi-volée de Mihailovic deux minutes plus tard, mais il était quand même en position dangereuse sur la droite du rectangle.

C’est toutefois Montréal qui a regagné les vestiaires en étant le dernier à s’être montré menaçant. Tirant un coup franc sur la gauche du rectangle, Urruti a tenté un hybride entre une passe et un tir, ballon dangereux que Shuttleworth a dû dévier en corner. Celui-ci a été repris de la tête par Wanyama : c’était cadré mais sans problème pour le gardien.

Au vestiaire, Raphaël Wicky (qui a eu droit aux félicitations de Thierry Henry après le match) semblait avoir donné les bonnes instructions pour que son équipe prenne le contrôle du ballon et puisse poser son jeu. Et longtemps, l’Impact fut dans ses petits souliers.

Si ce n’était pas une occasion à proprement parler, on peut difficilement ignorer l’enchaînement contrôle de la poitrine, contrôle pour faire passer le ballon au-dessus de Wanyama et volée de Gimenez. C’était magnifique, sauf son dernier geste qui a envoyé le ballon loin du cadre. Ça aurait mérité mieux, un arrêt de Diop tout aussi magnifique, par exemple.

Quelques instants plus tard, Aliseda a trouvé Herbers dans l’intervalle. Même si la défense était très bas, elle a été prise de vitesse mais le tir de l’Allemand, légèrement dévié par Fanni, a terminé dans le filet latéral.

Ballon dans l’intervalle et défense prise de vitesse, bis repetita, cette fois encore plus près du but et avec un ballon de Pineda pour Beric, mais Diop est bien sorti dans les pieds de ce dernier.

Au milieu de la mi-temps, l’inattendu s’est produit, à plus d’un titre. Montréal a marqué contre le cours du jeu (comme son adversaire en première mi-temps, n’oublions pas de le préciser), via Urruti, qui le reste du temps a de nouveau confirmé qu’il n’était vraiment pas fait pour jouer à la pointe de l’attaque.

Sur cette action, Brault-Guillard, qui a profité de la faiblesse défensive de son adversaire direct pour s’illustrer offensivement à de nombreuses reprises, a accéléré avant de tenter sa chance : un envoi dévié qui est arrivé devant l’Argentin, tenu de près mais qui a réussi à prolonger le ballon dans le but. Une fois de plus, il a marqué sans recevoir le ballon directement d’un partenaire.

Chicago a voulu répliquer rapidement. Tant directement dans le jeu - un centre de la droite a touché Fanni et traversé le petit rectangle sans qu’un joueur ne parvienne à le toucher - qu’en brassant les cartes en effectuant trois changements offensifs simultanés ! En voyant ça, quelques larmes ont sûrement coulé sur les joues de l’inconscient de Thierry Henry pensant aux solutions qu’il avait sur son banc. Ah, ceux qui croyaient naïvement que les cinq changements allaient équilibrer les chances…

La sanction n’a pas tardé : un excellent centre de Medran est passé au-dessus de Diop, auquel on peut une fois de plus davantage reprocher la mauvaise décision que le geste raté, ce qui aurait possiblement eu moins de conséquences si un de ses coéquipiers s’était donné la peine de sauter, ce que n’a pas oublié de faire Calvo, égalisant dès lors facilement de la tête (2-2).

Si Chicago voulait repartir avec les trois points, il a confirmé ses fins de match difficile : malgré son avantage en fraîcheur et sa domination, il n’a plus réussi à menacer sérieusement Diop. L’IMFC, lui, était pourtant sur les rotules. Plusieurs joueurs étaient à bout physiquement, tous ne pouvaient pas être remplacés, d’autant que le banc était pour le moins léger. Difficile de vouloir gagner sans avoir d’attaquant à faire monter au jeu…

Alors, dans les circonstances, l’Impact peut être très content de sa fin de match. Non seulement il n’a pas rompu face à un adversaire quand même motivé, mais il a osé aller au but quand il en avait la possibilité et s’est encore créé quelques situations, voire occasions, bien intéressantes.

La première par Piette qui, après avoir bien avancé, a vu qu’il y avait devant lui de l’espace mais aucune solution de passe. Il a alors pris la décision qui s’imposait : tenter sa chance. L’idée était bonne, l’exécution moins, le ballon est passé au-dessus du but.

En l’absence de Quioto, c’est Lappalainen qui a joué le premier rôle dans la pièce “Je suis crevé, j’ai parfois du mal à avancer, ne m’en demandez pas trop mais les fois où j’aurai le ballon, je donnerai tout”. Et ce tout aurait vraiment mérité d’être récompensé par son deuxième but de la soirée.

Son mouvement, tout le monde le connaît : il part de son flanc gauche, rentre dans le jeu et, à un moment, tente sa chance. La première fois, ce fut de l’intérieur du rectangle, un tir croisé qui partait bien. La seconde, de plus loin du but : cette fois, c’était puissant et bondissant. Mais les deux fois, Shuttleworth sortit un arrêt très important.

Jamais deux sans trois dit-on… Et à une minute de la fin du temps réglementaire, Lappalainen tenta de remettre le couvert, toujours de la même manière. Sauf que là, Chicago avait vu venir le coup et le Finlandais eut en un instant pas moins de cinq joueurs autour de lui ! Et pourtant, c’est bien lui qu’on vit sortir de la mêlée balle au pied ! Toutefois, il lui était devenu impossible d’avancer plus loin ou de tirer. Mais non loin de là, Piette avait bien suivi et s’était rendu disponible : la passe était possible, a été bien faite, le Québécois a envoyé un tir bourré d’effet qui n’est pas passé loin à côté.

Difficile de savoir si ce 2-2 est un point gagné ou deux points perdus. Honnêtement, les deux équipes ont des raisons de revendiquer la victoire et de se dire qu’elles ont été mal payées. Bien entendu, les trois points auraient été les bienvenus après la série de quatre défaites. Cela dit, compte tenu de l’hécatombe dans le noyau, et de ce que l’équipe a montré ce soir à de nombreux égards, elle peut être très satisfaite de son effort et de plusieurs aspects de son jeu.

Moins d’erreurs derrière, plus de poids devant, davantage de fraîcheur et de solutions sur le banc : avec le retour de quelques absents et l’arrivée de Toye, certains de ces problèmes devraient être résolus. Mais lors des deux prochaines rencontres, en plus des sélections en équipe nationale, un autre obstacle majeur va s’ajouter à la liste : la qualité de l’adversaire (même si Chicago vaut mieux que ce que n’indique son classement) puisqu’il faudra se farcir des déplacements à Columbus et Philadelphie mercredi et dimanche ! Encore des défis de taille !

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