Feu d’artifice offensif

CF Montréal - FC Cincinnati 5-4 – Match de championnat (phase classique) joué le 17/07/2021

 CF Montréal
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MONTRÉAL : Pantemis, Waterman, Camacho, Bassong, Choinière (72e Brault-Guillard), Wanyama, Maciel (57e Hamdi), Lappalainen (72e Ibrahim), Torres (90e Bayiha), Mihailovic, Toye (90e Johnsen)

CINCINNATI : Vermeer, Gyau, Vallecilla, Hagglund, Pettersson (90e Atanga), Castillo, Medunjanin, Kubo, Acosta, Barreal (77e Vazquez), Brenner

ARBITRE : M. Petrescu

AVERTISSEMENTS : Kubo, Vallecilla, Waterman, Brenner, Vermeer, Acosta, Brault-Guillard

LES BUTS : 6e Medunjanin (0-1), 14e Brenner (0-2), 22e Toye (1-2), 34e Torres (2-2), 42e Vallecilla (2-3), 46e Barreal (2-4), 73e Toye (pen., 3-4), 74e Hamdi (4-4), 87e Hamdi (5-4)


Mené 0-2 avant d’égaliser puis de compter à nouveau deux buts de retard, Montréal s’est imposé 5-4 contre Cincinnati dans un match on ne peut plus spectaculaire, au scénario complètement fou, de quoi ravir un public privé de stade depuis des lunes.

Fidèle à ses principes, Wilfried Nancy conservait son système à trois défenseurs centraux, Camacho étant entouré par Waterman et Bassong. Devant, en revanche, il tentait pour une rare fois d’avoir un homme seul en pointe, Toye, soutenu par deux partenaires, en l’occurrence Torres et Mihailovic. Il ne s’en plaindra certainement pas, le public non plus !

Le retour au stade était non seulement on ne peut plus appréciable pour des tonnes de raisons, mais immédiatement, il montrait aussi ses vertus. Le coup d’envoi à peine donné, on comprenait beaucoup mieux que devant de simples images télévisées - merci, entre autres, à la vue d’ensemble - la volonté montréalaise de jouer haut et les liens entre les différents éléments du système mis en place par l’entraîneur.

Mais pas le temps de se plonger dans des élucubrations tactiques car le feu d’artifice a débuté dès les tout premiers instants. Une reconversion rapide montréalaise arrivait sur la droite à Torres qui, après être rentré dans le jeu, a envoyé une solide frappe sur la transversale.

Cette occasion était la principale animation d’un début de rencontre plaisant pour le spectateur neutre, mais rempli de douches froides pour les Montréalais. La première s’est abattue après un peu plus de cinq minutes quand, légèrement décalé sur la droite, Brenner a lancé Acosta qui le dépassait e pleine course et a pu centrer vers Medunjanin, fin seul et bénéficiant de bien trop de latitude, ce qui lui a permis de placer un tir hors de portée de Pantemis (0-1).

Aussi glaciale fut elle, cette douche ne refroidissait pas les ardeurs montréalaises. Servi sur la droite du rectangle, Choinière a tenté le copier-coller de son premier but en MLS. Mais cette fois, son geste mi-centre, mi-tir a heurté le poteau. Le rebond est arrivé à Mihailovic, qui a envoyé cette occasion en or à côté.

L’enchaînement un tir sur le cadre - un but à la noix se poursuivait peu avant le quart d’heure. Recevant une passe en retrait de Camacho comme il s’en fait des tonnes, Pantemis s’est complètement raté et Brenner, à l’affût, a juste eu à mettre le pied pour envoyer le ballon dans le but (0-2).

Des cadeaux, en veux-tu ? En voilà ! Alors que Gyau pensait partir en contre dans un grand espace, il a buté sur… M. Petrescu : c’eût été un adversaire, il y aurait eu faute d’obstruction, mais là, Montréal en a profité pour récupérer le ballon et en bout de ligne, Wanyama a glissé le ballon à Lappalainen lancé sur la gauche. Le centre du Finlandais au deuxième poteau a trouvé la tête de Toye, qui réduisait l’écart (1-2).

Tout ça alors qu’on n’avait pas encore passé la moitié de la première mi-temps ! Trois minutes après le but, Acosta a piqué le ballon à Maciel à 25 mètres du but vers lequel il a foncé. Voyant Pantemis devant lui et Brenner bien placé, il a tenté de trouver ce dernier mais le gardien s’est jeté et sa déviation de la main a empêché le ballon d’arriver au Brésilien.

Cette première demi-heure complètement folle (et ce n’était pas fini - vous vous en doutez bien, on n’est qu’à trois buts marqués) se terminait par un coup franc des 25 mètres plein axe, sur lequel Mihailovic a tenté sa chance directement, obligeant Vermeer à plonger pour détourner le ballon.

Revigoré par son but, Montréal flairait la moindre possibilité de porter le danger. Comme quand Wanyama, voyant de l’espace devant lui plein axe, décida de s’y engouffrer et de tirer… nous faisant comprendre pourquoi il ne tente pas sa chance plus souvent. Son tir anodin fut toutefois très mal maîtrisé par Vermeer, qui rallongeait la liste des cadeaux de la soirée. Une offrande dont profitait Torres, qui avait parfaitement suivi, pour égaliser (2-2) !

Vous pensiez qu’on allait rentrer au vestiaire avec quatre buts ? Que nenni ! Il restait deux minutes avant le repos quand un coup franc de Barreal, légèrement dévié, arrivait à Vallecilla complètement oublié plein axe et à bout portant. Une générosité dont il profita pour rendre l’avance aux visiteurs (2-3)…

Et… il y allait encore y avoir du spectacle avant ce que dans les arts, on appelle l’entracte. On était à trois buts stupides encaissés par Montréal, il fallait bien un troisième tir sur le cadre. Il survint dans les arrêts de jeu. Tout commença par une récupération de Toye sur la droite du rectangle : le premier buteur montréalais du soir tenta sa chance, Vermeer repoussa le tir mais Cincinnati ne parvint pas à se dégager. Le ballon arriva à Torres, qui rentra dans le jeu avant d’envoyer un tir enroulé sur le poteau !

La reprise fut à l’image des 45 premières minutes. Une accélération sur la droite de Barreal lui permit de dépasser Camacho, envoyé au sol par un mélange entre une glissade et un courant d’air, puis de Brenner qui, de son côté, a profité de l’apathie collective des trois Montréalais dans ses parages et fit monter la note à 2-4.

Fort de son avance de deux buts, pour la deuxième fois de la soirée, Cincinnati changea son fusil d’épaule : plus question d’accepter que le rythme s’enflamme. Les visiteurs laissaient le ballon à leur adversaire et tentaient, par leur placement, de temporiser ses actions. Avec succès dans un premier temps, puisque si désormais, au lieu de courir d’un bout à l’autre du terrain, on ne jouait plus que dans un seul camp, la pluie d’occasions avait elle aussi cessé.

Le tournant du match ? Ce que beaucoup réclament corps et âme depuis le début de la saison : un joueur à dimension offensive aux côtés de Wanyama. C’est ce qu’il s’est produit quand Hamdi a remplacé Maciel. On ne peut pas dire que ça a fait pencher la balance, puisqu’elle n’était pas vraiment en équilibre à ce moment-là. Ça l’a, carrément, complètement renversée !

Après 20 minutes exceptionnellement sans occasion, Vermeer est sorti dans les pieds de Toye lancé sur la gauche du rectangle. Difficile de dire s’il l’accroche tant de notre position que du seul ralenti qu’on nous a montré, à retardement, toujours est-il que M. Petrescu accordait le penalty à Montréal, et que la victime prenait le gardien visiteur à contre-pied (3-4)

Cette fois, plus le temps de reprendre ses esprits. Torres nous gratifia d’un nouveau slalom déroutant au milieu des défenseurs adverses. Et alors qu’on se dit qu’il allait armer sa frappe, il s’effaça pour Hamdi, mieux placé, qui via le poteau égalisa (4-4) et fit exploser de joie les 5000 spectateurs présents !

Mais ce n’était qu’une répétition ! À trois minutes de la fin, un centre aérien de la droite était très mal repoussé de la tête, Hamdi bondit sur le ballon et inscrivit le neuvième but de la soirée (5-4) !

On est passé bien près du score de tennis à peine le ballon remis en jeu : lancé par Mihailovic, Toye s’est présenté devant Vermeer, mais le portier néerlandais a gagné le face-à-face.

Bien entendu, Cincinnati ne comptait pas repartir bredouille de Montréal après y avoir pris deux buts d’avance à deux reprises. Dans la dernière minute du temps réglementaire, Bassong a contré un tir adverse à distance consécutif à un centre de la gauche. C’était la dernière incursion des visiteurs qui, lors des 7 minutes d’arrêts de jeu, ont été réduits au silence par un Montréal bien organisé qui ne se contentait pas de défendre.

Difficile de se remémorer un match plus spectaculaire dans l’histoire récente du club. Gagner après avoir été mené une première fois, avoir égalisé, repris deux buts de retard et les avoir remontés, c’est un peu le scénario de folie idéal. Encore plus quand il coïncide avec un retour de plusieurs milliers de spectateurs au stade (aussi bruyant ce soir au quart de sa capacité que quand il est rempli) après presque deux ans d’attente. L’analyse sportive, on la laissera à l’entraîneur. Ce soir, la seule chose qu’on retiendra, c’est la régalade !

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