Ils ont gagné facilement… en souffrant

Houston Dynamo FC - CF Montréal 2-3 – Match de championnat (phase classique) joué le 13/08/2022

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HOUSTON : Clark, Valentin (69e Dorsey), Bartlow, Steres, Junqua (69e Lundqvist), Herrera, Quintero (84e Baird), Carrasquilla, Picault (84e Ulfarsson), Rodriguez (46e Micael), Ferreira

MONTRÉAL : Pantemis, Corbo, Camacho (58e Brault-Guillard), Miller, Johnston, Piette, Choinière (77e Wanyama), Lappalainen (77e Thorkelsson), Koné (46e Torres), Mihailovic, Quioto (77e Kamara)

ARBITRE : M. Gonzales

AVERTISSEMENTS : Corbo, Johnston, Quioto, Micael, Carrasquilla

LES BUTS : 12e Ferreira (1-0), 15e Quioto (pen., 1-1), 28e Johnston (1-2), 36e Steres (2-2), 69e Lappalainen (2-3)


Montréal s’est imposé à Houston pour la première fois de son histoire en MLS. Une victoire 2-3 qui, malgré pas mal de retournements de situation, une soirée physiquement éprouvante et le but de la victoire inscrit à seulement 20 minutes de la fin du temps réglementaire, a été acquise méritoirement, à l’issue d’un bon match dont la fin fut en outre très bien gérée malgré les conditions.

Alors que Waterman, suspendu, était remplacé par Corbo et Pantemis confirmé comme gardien titulaire, les vraies surprises de la compo étaient plus haut sur le terrain, avec Wanyama sur le banc, un axe de l’entrejeu Piette-Choinière et Koné aux côtés de Mihailovic en soutien de Quioto. Ce qui signifie aussi qu’on revenait à un schéma avec un homme seul en pointe.

Les premières minutes se sont quasiment passées dans un seul camp, tant la domination montréalaise était forte. On avait l’impression que l’équipe locale pliait déjà… alors que le match venait à peine de commencer. Mais elle ne concédait pas encore d’occasions. Et balançait devant, l’une des rares choses qu’elle fait efficacement sur son terrain cette saison.

Il n’a malheureusement fallu attendre que dix minutes pour s’en rendre compte. Herrera envoyait un long ballon presque un demi-terrain plus loin… droit dans les pieds de Ferreira, au cœur du rectangle. À son tour, il régala tout le monde d’une prouesse technique, un enchaînement contrôle-frappe qui mit tant Camacho que Pantemis dans le vent (certains diront qu’ils auraient pu faire mieux, mais il faut avant tout donner le mérite qui lui revient à l’attaquant texan) et lui permet d’ouvrir la marque (1-0).

Une joie de très courte durée pour Houston : on n’avait pas encore atteint le quart d’heure que Mihailovic, haut sur la gauche du rectangle, vit Clark lui sortir dans les pieds et les lui prendre de façon aussi maladroite qu’inutile. Le penalty était tout aussi net que le calme de Quioto au moment de le transformer (1-1).

Les pendules remises à l’heure, Montréal reprit le contrôle des débats. Avec, cependant, moins d’emprise qu’en tout début de match. Sauf qu’à domicile, Houston encaisse énormément lors des deuxièmes moitiés de première mi-temps. Et une fois ce cap passé, on a en effet vu l’équipe locale souffrir. Avec pour première alerte sérieuse une puissante frappe de loin de Mihailovic repoussée par Clark.

Montréal n’allait pas tarder à prendre l’avance. Hésitante sur un corner, la défense en orange a réussi à se dégager… tout en se compliquant la vie. Non seulement le ballon est allé droit dans les pieds de Piette plein axe, mais Johnston avait en outre été laissé complètement seul au cœur du rectangle. Le premier nommé avait parfaitement vu son partenaire et l’a immédiatement servi au meilleur endroit possible : celui lui permettant de reprendre immédiatement le ballon pour l’envoyer dans le but sans laisser la moindre chance au gardien (1-2).

Houston a eu un sursaut d’orgueil l’espace de quelques minutes. Avec, à l’origine, une erreur de Corbo et l’une des autres rares forces offensives de la formation locale, le tir de loin. L’Italien s’est fait subtiliser le ballon par Ferreira, qui l’a donné à Quintero dont l’enchaînement contrôle-frappe à distance aurait fini dans le plafond du but de Pantemis sans l’intervention de ce dernier.

Montréal ne parvint pas à se donner de l’air après le corner : le ballon est arrivé sur la gauche du rectangle avant d’être glissé dans les pieds de Quintero dont le tir a touché Camacho alors que Pantemis avait déjà entamé son plongeon… ce qui ne l’a pas empêché d’éviter l’égalisation grâce à un superbe réflexe !

Corner, encore… Et incapacité de se dégager, encore… Cette fois, le ballon est allé un peu plus loin, certes, mais sur le côté droit, où Rodriguez a pu envoyer un centre : bien ajusté, il avait en outre de nombreux destinataires potentiels puisque les joueurs défensifs étaient restés devant. Parmi eux, Steres devança tout le monde et égalisa (2-2).

La fin de la mi-temps fut montréalaise… ou plutôt, fut dominée par un très très long arrêt de jeu sur lequel on reviendra, mais l’équipe visiteuse fut la plus dangereuse des deux. Car avant cela, servi par Koné, Mihailovic a réussi une magnifique feinte pour mettre deux adversaires dans le vent et entrer dans le grand rectangle avant eux. Son tir partait bien mais a été détourné par Clark.

Et puis, l’action qui peut faire polémique… dans les deux camps. Johston, plus au moins à l’endroit où il avait marqué son but, a de nouveau tenté sa chance. Cette fois, Rodriguez était sur la trajectoire du ballon. Il heurta son bras pendant sa chute et l’arbitre siffla penalty. À part se les couper, on se demande quand même ce qu’il aurait pu faire pour éviter que le ballon touche l’endroit proscrit… Cela dit, à partir du moment où il a sifflé, s’il va voir la vidéo, l’arbitre ne doit pas déterminer s’il a pris la bonne décision mais bien s’il a commis une erreur manifeste. Et si elle est manifeste, il ne faut pas 35 siècles pour la voir. C’est peut-être bien le temps qu’a pourtant pris la décision à tomber.

On se disait alors que l’arbitre allait soit avantager Houston, en revenant sur sa décision, soit Montréal. Mais en y pensant bien, les deux scénarios étaient peut-être favorables aux joueurs locaux. Car pour le tireur, attendre aussi longtemps, ce n’est pas ce qu’il y a de plus évident. Et c’est peut-être une des raisons du raté de Quioto, qui a tiré dans les nuages.

Le Hondurien a quand même réussi à se mettre en évidence positivement avant le retour aux vestiaires, d’un centre au deuxième poteau qui a bondi juste devant Koné… qui a raté le ballon.

Dès le début de la deuxième mi-temps, Montréal a repris sa domination. Avec, après moins de deux minutes, Lappalainen déjà en vue sur la gauche du rectangle. Il a servi Quioto qui, dos au but, a remis le ballon à Mihailovic qui a choisi de le contrôler plutôt que de le reprendre en un temps, ce qui a surpris les défenseurs, lui laissant un espace de tir. La frappe, repoussée par Clark, est arrivée devant le rectangle où Choinière au rebond a tenté sa chance, mais son envoi a été dévié en corner.

Dix minutes après la reprise, une action a failli faire très mal dans les chiffres… et a fait très mal à Camacho. Ferreira s’est servi d’une feinte de filou pour s’en débarrasser et se retrouver en position de tir. Sauvé par sa transversale, Pantemis a ensuite devancé Picault servi d’une passe en cloche sur le deuxième ballon. Pendant ce temps-là, le défenseur français se tordait de douleur, une mauvaise chute qui a mis fin à son match.

À l’heure de jeu, on eut l’impression de revoir le deuxième but montréalais, mais de plein jeu cette fois. Un autre mauvais dégagement dans l’axe arrivait droit dans les pieds de Piette, et il y avait un Montréalais fin seul dans le rectangle. Pas Johnston, mais l’autre latéral, Lappalainen, qui a reçu le ballon et l’a bien placé mais un défenseur était sur la trajectoire de son tir pour le repousser.

Très impliqué depuis la reprise, Lappalainen a ensuite décidé de se débrouiller seul : il a étalé sa technique sur la gauche du rectangle (et les défenseurs locaux ont encore montré leur très mauvais sens de l’anticipation dans ces situations) avant de tirer dans le coin opposé : cette fois, personne n’était dans le chemin et c’était 2-3.

On ne peut pas dire que Montréal a neutralisé la suite du match, car elle n’a pas manqué d’intensité, ce qui rend le terme inapproprié. Mais pour le reste, ça y ressemblait quand même beaucoup : les joueurs de Wilfried Nancy étaient en contrôle, Houston voulait mais ne pouvait pas menacer Pantemis (dont on saluera aussi quelques très belles interventions tout au long du match, notamment sur des longs ballons et des actions dangereuses annulées après coup pour hors-jeu), et Montréal ne cherchait pas à attaquer à outrance, évitant tout risque inutile, sans prendre celui inverse de se contenter de défendre. L’absence d’occasion ne reflète pas les efforts fournis sur le terrain, mais est une conséquence de la très bonne gestion des visiteurs.

On notera quand même un coup franc de Mihailovic qui a fini dans le filet latéral. Mais pour que des points changent d’escarcelle, c’est de l’autre côté qu’il fallait un but. Qu’on n’a pas vu. Tout comme les occasions. De quoi aussi confirmer les bonnes fins de match de Montréal quand il mène cette saison, et sa condition physique peut-être la meilleure de son histoire en MLS. C’était d’autant plus remarquable dans les conditions infernales de l’été texan.

La victoire n’aura pas été facile, beaucoup de joueurs auront des plaies à panser au cours des prochains jours et ils seront encore plus nombreux à bien dormir cette nuit vu les efforts fournis. Compliquée aussi en raison du scénario de la rencontre. Mais elle est largement méritée. La meilleure des deux équipes a gagné, et le verdict ne souffre aucune contestation.

On notera aussi que dans son style, Houston a beaucoup de similitudes avec Miami. Ce duel une semaine après le résultat décevant face aux Floridiens et une prestation qui a laissé un goût amer à certains égards permettait de rapidement constater les corrections apportées. Parmi elles, le retour du schéma à un homme devant soutenu par deux partenaires. Coïncidence ou non, Mihailovic avait retrouvé ses sensations et les occasions ont été plus nombreuses que ces dernières semaines dans le cours du jeu. Alors, on peut plaider qu’en face, c’était seulement Houston. D’où le comparatif intéressant avec Miami… qui permet de donner davantage de poids à cette réflexion.

Quoi qu’il en soit, le résultat et la manière sont à confirmer lors du prochain match, à Montréal face à un adversaire au profil très différent : New England, englué en milieu de classement alors que bien du monde les voyait jouer la tête très aisément. Si sa défense tient la route, offensivement c’est difficile, il y a eu de nombreux transferts ratés (des joueurs arrivés en début de saison et déjà partis, notamment Jozy Altidore à qui les supporters québécois ne pourront donc pas montrer leur amour inconditionnel) et la pression monte. À Montréal, vu le classement, elle est de moins en moins forte (attention quand même à ne pas trop la relâcher), et ce sont les ambitions qui grimpent. Alors, on continue de regarder vers le haut ?

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