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CF Montréal - Cruz Azul 1-1 – Match de Ligue des champions joué le 16/03/2022

 CF Montréal
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MONTRÉAL : Breza, Johnston (79e Brault-Guillard), Camacho, Milller, Lappalainen, Wanyama, Kone (56e Miljevic), Thorkelsson (46e Kamara), Torres, Mihailovic, Quioto

CRUZ AZUL : Jurado, Rivero, Aguilar, Escobar, Aldrete, Abram, Lira, Antuna (90e Tabo), Rodriguez (57e Martinez), Romero (70e Huescas), Gimenez (70e Morales)

ARBITRE : M. Herrera (CRi)

AVERTISSEMENTS : Aguilar, Antuna, Quioto, Lira, Mihailovic, Wanyama, Jurado

LES BUTS : 44e Antuna (0-1), 79e Camacho (1-1)


Montréal et Cruz Azul ont partagé l’enjeu 1-1 en quart de finale retour de la Ligue des champions, permettant aux Mexicains de méritoirement passer au tour suivant. Dominateurs avant la pause, ils ont ouvert la marque… au moment où l’équipe locale était à son meilleur. La réorganisation à la pause à permis aux joueurs de Wilfried Nancy de reprendre le dessus par la suite, mais après un bon début de deuxième mi-temps, ils ont peiné à se créer des occasions malgré leur domination face à un adversaire dont, finalement, la qualification n’a jamais été menacée.

À la lecture des compositions d’équipe, on se demandait quels choix Wilfried Nancy avait effectué. Dès les premiers instants, ce fut très clair : on avait la meilleure défense centrale possible, et des flancs inusités avec Lappalainen à droite et Thorkelsson à gauche. C’est bel et bien là que l’entraîneur cherche des solutions car pour le reste, on avait sur le terrain ceux qui, à ses yeux, sont les meilleurs joueurs aux meilleures places en fonction des disponibilités du moment.

Malgré les bonnes intentions montréalaises affichées d’entrée de jeu, c’est Cruz Azul qui s’est créé la première occasion : un corner de Rodriguez trouvait la tête de Romero au deuxième poteau. Sa reprise provoquait des sueurs froides mais terminait à côté.

Au quart d’heure, un Montréal tourné vers l’offensive permettait d’envoyer un long ballon dans l’espace à Gimenez qui l’a prolongé en un temps en direction d’Antuna qui avait surgi dans le dos des défenseurs. Malgré les protestations, aucun des deux joueurs n’était hors-jeu. Mais d’un réflexe de la jambe droite, Breza détournait en corner la reprise en un temps de l’homme du match aller.

Dix minutes plus tard, à la bonne place, le gardien local eut un arrêt plus aisé à effectuer pour se coucher sur un envoi à distance de Rodriguez, servi par un ballon en retrait de Gimenez.

Même s’il y avait eu quelques situations chaudes dans les parages de Jurado, il fallut attendre la demi-heure pour assister à la première occasion montréalaise digne de ce nom : un centre de la droite de Lappalainen trouva la tête de Quioto bien placé mais incapable de redresser suffisamment sa reprise pour la cadrer.

Il faut dire que les situations potentiellement dangereuses pour l’équipe locale n’arrivaient pas à leur terme car il n’y avait soit personne à la réception du ballon menaçant, soit un adversaire sur son chemin (et on peut rajouter l’un ou l’autre hors-jeu). Ce qui, parfois, provoquait des corners. Et sur l’un d’entre eux, une reprise de la tête de Camacho obligea Jurado à intervenir.

Si la fin de mi-temps semblait montréalaise, il faut se souvenir que Cruz Azul a toujours de l’énergie à revendre avant le repos. Et les hommes de Wilfried Nancy l’ont appris à leurs dépens. Entouré par deux hommes, Kone a difficilement pu relancer, cherchant Thorkelsson qui, pendant 45 minutes, a montré qu’il n’avait pas les réflexes d’un latéral. Flairant le bon coup, Escobar a surgi pour s’emparer du ballon, a adressé une passe de construction à Romero dont le centre de la droite trouvait Antuna, démarqué et oublié au deuxième poteau, d’où il pouvait facilement faire 0-1 d’une volée proprement exécutée.

Sans démériter, Montréal avait montré jusque-là qu’il était inférieur à son, bon, adversaire. Cruz Azul pressait haut et occupait beaucoup mieux le terrain. Les Mexicains semblaient souvent en supériorité numérique de chaque côté de la ligne médiane. Ils ont aussi rapidement décelé les carences adverses, notamment (et on ne les blâmera pas) le fait que Kone devait trop souvent s’appuyer sur le seul Wanyama et que Thorkelsson n’est pas un joueur de flanc (il était par exemple bien souvent trop bas). On cite ces deux exemples car ce sont ceux qui ont mené au but d’ouverture. Mais il y en a bien d’autres. En face, on sentait un jeu (bien) travaillé mais avec une trop grande incapacité à sortir de sa zone de confort.

Certaines de ces carences n’avaient pas échappé à Wilfried Nancy, qui à la pause a sorti son défenseur islandais pour faire monter Kamara et réorganiser son échiquier. Kone prenait place sur le flanc gauche, Mihailovic reculait d’un cran, le Sierra Leonais devenait l’homme le plus avancé, soutenu par Torres et Quioto.

Une réorganisation payante, avec un Montréal franchement séduisant au retour des vestiaires. Et Jurado passait des minutes plus difficiles. Comme quand un beau geste de Torres lança Lappalainen sur la droite : le centre au deuxième poteau du Finlandais était bien travaillé mais un rien devant Kamara qui s’était jeté d’un bel élan mais heurta le montant (finalement sans mal) plutôt que le ballon.

Trois minutes plus tard, un ballon en profondeur de Mihailovic (qui n’en était pas à son coup d’essai depuis la reprise et faisait encore plus mal avec ses passes dans les espaces depuis cette position) était difficilement géré par la défense visiteuse, qui ne put que faire parvenir le ballon à Lappalainen qui, de la droite, centra vers Kamara : si l’attaquant devança la bonne sortie de Jurado, sa reprise de la tête finit au-dessus.

Ça semblait aller trop bien et quelques minutes plus tard, Miljevic remplaça Kone, source d’une autre réorganisation dont on vous passera les détails. D’autant que si elle n’empêchait pas Montréal de continuer à dominer (notamment avec un Torres qui se démenait sur la droite) et à enfoncer son adversaire, Cruz Azul arrivait à limiter les dégâts et, surtout, ne concédait plus d’occasion malgré l’un ou l’autre espoir pour le public local, qui en cas de but aurait été douché par le drapeau du juge de ligne levé pour hors-jeu.

Il fallut attendre les dix dernières minutes pour que la menace se précise à nouveau. Et de quelle manière ! Sur un premier corner, Kamara vit sa reprise contrée, pour obtenir un nouveau coup de coin. Au sol, l’attaquant était relevé par un joueur adverse qui n’avait pas conscience que le jeu avait repris : de quoi désorganiser le marquage visiteur et permettre à Torres de placer le ballon sur la tête de Camacho, qui égalisait (1-1).

Malgré cela, Montréal ne parvenait pas à menacer la défense adverse en place dans le cours du jeu. Le pressing ne manquait pourtant pas. Mais il fallut… une contre-attaque juste avant les six minutes d’arrêts de jeu pour voir Miljevic lancer Quioto en profondeur : filant vers le but, il se heurta à un Jurado qui avait bien fermé son angle pour repousser le ballon, sans pour autant empêcher le Hondurien d’hériter d’une deuxième chance, encore une fois annihilée par une très bonne intervention du gardien visiteur, auteur d’une toute bonne prestation alors qu’il avait dû remplacer le titulaire Corona au pied levé.

On ne niera pas que la meilleure des deux équipes sur 180 minutes est passée au tour suivant. Dans le positif, on retiendra de ce soir la volonté affichée en deuxième mi-temps mais surtout les dix premières minutes de celle-ci, peut-être les meilleures de Montréal cette année. Mais encore une fois, pour y parvenir, il faut une accumulation de bons choix, un alignement d’étoiles alors qu’un rien peut ensabler l’engrenage qui, dès que tout ne tourne pas à la perfection, peine encore à se montrer réellement menaçant.

Wilfried Nancy sera très certainement heureux de voir plusieurs joueurs revenir de blessure et de profiter de la trêve pour travailler certains principes, mais d’ici-là, il reste un match de championnat à disputer ce samedi à Atlanta pour ne pas rester collé en fond de classement avec la marque de zéro point au compteur. D’autant que si Montréal est loin d’être extraordinaire en ce début de saison, son potentiel est de loin supérieur à celui des cancres du championnat.

Quant au bilan de cette Ligue des champions, il n’est pas si mal. Une qualification contre Santos Laguna après un match très agréable au Stade Olympique et une élimination contre un Cruz Azul supérieur après avoir préservé ses chances de qualification à Mexico et offert quelques bons moments au public montréalais lors du match retour. Le tirage était difficile et, de ce qu’on a vu, on ne peut pas se plaindre des résultats ni du suspense de ces 360 minutes. Même si on rêvait mieux.

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