La passe de quatre

Joe Public - Impact Montréal 1-4 – Match de Ligue des champions joué le 08/10/2008

JOE PUBLIC : Figueroa, Mitchell (46e Spann), Harvey, Thomas, Springer, Saunders, Andrews (65eCalderson), Dwarika (63e Baptiste), Wolfe (60e Calderon), Nelson, Noray

MONTRÉAL : Jordan, Di Lorenzo, Joquviel, Pesoli, Gatti, Grande, Donatelli (80e Gregory), Testo (46e Pizzolitto), Placentino (67e Brillant), Gjertsen, Byers

ARBITRE : M. Wijngaarde (Sur)

AVERTISSEMENTS : Noray, Pizzolitto, Gatti

LES BUTS : 4e Placentino (0-1), 9e Noray (1-1), 12e Donatelli (1-2), 43e Byers (1-3), 78e Donatelli (1-4)


Quatre buts ! Ah, on allait voir ce qu'on allait voir... Il nous l'avait promis, l'entraîneur de Joe Public : le match retour serait très différent de celui à Montréal, et surtout, le résultat largement en faveur de son équipe. Et, oui, on a vu. Très bien vu même. Les quatre buts étaient là. Mais c'est son gardien qui les a encaissés. Score final : 1-4 !

Comme à Olimpia, les retardataires ont eu la mauvaise surprise de voir leurs favoris menés au score en arrivant au stade. Car à la quatrième (tiens, mais était-ce prémonitoire ?) minute à peine, Placentino reprenait, du plat du pied, un centre de Donatelli venu du côté droit. Grosse déception devant les écrans... le ballon roule derrière le but. Et pourtant... Rocco lève les bras. Mais... Il y a un trou dans le filet ! Par la suite, celui-ci s'est déplacé dans la défense locale.

Bon, allez, ils sont tellement forts les compatriotes de Jack Warner, qu'ils nous en ont laissé un d'avance. De toute façon, ils allaient en marquer quatre. Alors... Mais il ne leur fallait pas tarder, et 5 minutes à peine après l'ouverture du score, ils ont mis la machine en route. Un gros cafouillage dans la défense de l'Impact les a bien aidés : presque tous nos joueurs étaient sur le ballon sans pour autant parvenir à le dégager. Et quand l'objet de tous les désirs parti sur la droite, où Noray, qui avait laissé Di Lorenzo sur place, se retrouvait tout seul, l'issue fatale était inévitable. 1-1

Vous en voulez encore ? Non, c'est que la pluie de buts promise était bien là, on ne peut pas donner tort au brave coach adverse, qui n'a malheureusement pas pu vivre ça du banc puisqu'il était victime d'un virus (le deuxième puisqu'il souffre, apparemment de manière chronique, de celui de la langue pendue). Bon, allez, douzième minute. Di Lorenzo, à gauche et du gauche, centre pour Donatelli, presque à sa position préférée (le coin droit du rectangle, mais du grand plutôt que du petit cette fois). Le transfuge de Vancouver contrôle du pied droit puis tire de l'autre dans le coin opposé du but : une bien belle réalisation, et surtout 1-2 au marquoir !

Encore ? Oui, bon, faut pas exagérer non plus. On se calme ! Il faut quand même laisser un peu de places aux occasions qui font vibrer et se passer la main dans les cheveux, parce qu'elles sont ratées. Dommage ! ou Ouf ! selon les circonstances. Parlant d'attribut capillaire, il en manquait juste un peu à Testo quand il tenta, au deuxième poteau, de reprendre un corner tiré du côté droit. Deux minutes plus tard, c'est de l'axe du but que Byers allait menacer : après avoir fixé son défenseur, il envoya un tir brossé, à côté. Un centre en retrait de l'Antiguais aurait aussi pu faire très mal mais fut contré juste devant le but et envoyé en corner.

Bon, le jeu se calme... alors c'est le temps d'en lancer un autre. La question quiz du jour. Quels sont les deux plus anciens sur le terrain ? Pas par l'âge, mais par leur ancienneté au club (sans être parti ailleurs entre temps évidemment). Tic, toc, tic, toc... il n'y plus de sable dans le sablier, votre temps est écoulé. La réponse est : Di Lorenzo et Gatti, arrivés en 2006. Bon, ils ne sont pas beaucoup dans le noyau à être arrivés avant, mais point de Gervais, Pizzolitto, Biello, Leduc ou Ribeiro sur le terrain. Ils étaient même 6 (donc plus de la moitié) à être arrivés cette saison, dont 4 au cours de celle-ci ! C'est dire si la sauce a pris rapidement.

Oooooh, Joe Public menace. Un beau coup franc, qui se dirige vers le plafond du but de Jordan. Mais ce dernier est attentif et ne se laisse pas surprendre. On a quand même beaucoup de peine à reconnaître l'équipe qui a joué (et perdu) à Montréal. Bon, Baptiste est sur le banc, Richardson suspendu, mais les deux défenseurs centraux sont beaucoup moins présents, et surtout Dwarika bien discret. En réalité, ce sont Nelson et Noray qui ont animé les offensives adverses. Mais avec bien peu de percussion. Le premier nommé a quand même une belle technique, qu'il a notamment étalée en parvenant à tirer alors qu'il était entouré de trois montréalais, mais Pesoli dévia son envoi.

Bon, c'est bon, ça fait longtemps, vous en réclamez un autre. Mais faut pas exagérer, car après il n'en restera plus qu'un. Le voilà, votre but. Juste avant la mi-temps. Un ballon bien récupéré sur la droite par Gatti est arrivé à Grande au centre du terrain. D'une superbe ouverture sur la droite, il a lancé Gjertsen qui a contourné le gardien avant de centré pour Byers, qui avait plongé au petit rectangle. L'attaquant devança son adversaire direct et glissa le ballon au fond des filets, où il resta cette fois : 1-3.

La marque aurait pu être plus serrée au repos puisque dans les arrêts de jeu, un ballon en cloche pour Nelson qui avait pris la défense en défaut permit à celui-ci de tenter sa chance d'une petite balle lobée au-dessus de Jordan, qui échoua juste à côté du but. Sur ce, l'arbitre renvoya tout le monde aux vestiaires (enfin, sauf évidemment les spectateurs qui s'était pour la plupart postés tout en haut des tribunes, ce qui donnait au stade une impression de vide encore plus grand encore qu'en réalité).

Le troisième but était tombé à ce qu'on appelle le moment psychologique idéal, juste avant le repos. Mais on avait vu contre Esteli que cette donnée ne se vérifie pas toujours tant nos joueurs étaient alors revenus avec des jambes de coton sur le terrain. Cinq matches plus tard, et autant d'expérience en plus dans les guiboles, et le coton a fait place au calcium et aux protéines. En face, cet écart désormais de deux buts semblait avoir scié bras et jambes des joueurs locaux.

Ils ont quand même essayé de, d'abord, recoller au score. Très tôt en deuxième mi-temps, Noray prenait le dessus sur Pizzolitto et reprenait d'une puissante tête un centre de la gauche venu des pieds de Nelson. Hors-cadre. Il fallut quelques minutes plus tard un très beau retour de Joqueviel pour empêcher un joli une-deux dessiné sur la droite de se transformer en quelque chose de plus périlleux.

Même genre de mouvement à l'heure de jeu entre Gjertsen et Brillant peu avant l'heure de jeu, mais pas de défenseur pour le bloquer sur ce coup : l'Américain, qui avait bien accéléré sur cette action, envoya un tir dévié en corner. Mis à part une tentative de Donatelli, dans les nuages, un quart d'heure plus tard, les deux gardiens ne voyaient pas vraiment de frappe se diriger en leur direction.

Montréal s'était bien regroupé derrière et on sentait un peu la fatigue des deux derniers mois. Mais avec une confortable avance de deux buts, ils pouvaient se permettre de laisser venir, surtout que la toile d'araignée était toujours aussi solide. Les joueurs de Joe Public, bien peu inspirés, ne sont jamais parvenus à s'en dépêtrer.

Mais il fallait quand même donner raison à leur entraîneur (en partie à tout le moins, car c'était le nombre de buts et non l'écart qu'il avait prévu... et surtout pas dans le sens qu'il pensait) en alourdissant encore un peu la marque. C'est arrivé sur un contre bien dessiné, amorcé par une très belle passe de Brillant lançant Gjertsen (décidément dans presque tous les bons coups) sur la droite. Ceux qui ont vu la rencontre sur un écran se sont bien demandé à quoi il pensait en remettant le ballon dans l'axe, jusqu'à ce que Donatelli surgisse dans l'angle de la caméra, et surtout dans une position idéale pour tromper le portier local et inscrire son deuxième but de la soirée.

Mis à part un tir de loin tendu en direction du coin gauche du but de Jordan, qui effectua un beau plongeon, il n'y eut plus d'occasion réelle avant la fin du match. De toute façon, la messe était dite, et le prophète de malheur pouvait ravaler ses paroles. En inscrivant quatre buts à l'extérieur, Montréal réalisait une première depuis la victoire 0-4 à Calgary début juin 2003.

Toutefois, l'essentiel, ce n'est pas l'écart mais bien les trois points que rapporte cette victoire. Avec 10 unités, une victoire d'Atlante à Olimpia le soir même aurait déjà assuré la qualification ! Malheureusement, les Honduriens ont égalisé dans les derniers instants, et il faudra donc encore patienter. Toutefois, les choses sont bien engagées puisque même une défaite 0-1 lors du prochain match nous ouvrira les portes des quarts de finale ! Mais ce serait bien spéculer. Un point, dans un des deux derniers matches, sera suffisant. Et même en cas de zéro sur six, la qualification reste possible si Joe Public prend au moins une unité lors des deux dernières journées. Il faudrait vraiment un scénario catastrophe pour ne pas passer au tour suivant.

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